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musicologiemardi 25 octobre 2016

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La cinétique des arts : Colloque International Interdisciplinaire dans le cadre du Festival aCROSS'17

15-17 mai 2017, Rouen et Paris.

Maison de la Recherche, Université de Rouen Centre Saint Charles, Université de Paris 1, Paris 15e, Centre tchèque, Paris 6e

Le terme « cinétique » est le plus souvent utilisé comme adjectif : énergie cinétique – énergie du mouvement –, art cinétique – œuvre d'art dont certaines parties sont en mouvement ou paraissent l'être. Mais dans le titre de ce colloque il est en position nominale, c'est-à-dire fait référence à la théorie physique définissant un phénomène à partir du mouvement des composantes du système dans lequel il apparaît. Pour les arts, cela voudrait donc dire qu'une forme d'art peut être conçue comme un phénomène apparaissant dans un système dont le mouvement des parties pourrait être décrit en sorte d'en rendre raison… De fait, cela peut sembler assez rationnel que certaines musiques de Iannis Xenakis, par exemple Pithoprakta (1955-1956), composées par un calcul inspiré de la théorie cinétique des gaz puissent rendre un effet esthétique qui évoque des trajectoires, des chocs de particules, et c'était en tout cas son idée que certaines structures algébriques puissent être appréhendées par nos sens.

De même, on peut concevoir que des technologies, des techniques ou des médias offrent autant d'occasions de donner des équivalents sensibles de schémas dynamiques : l'acousmonium du GRM pour la musique électroacoustique ou, plus récemment, le système de diffusion sonore spatialisée « Dolby Atmos » pour le cinéma. Mais s'agissant d'un « système des arts » dans lequel apparaîtrait telle ou telle forme particulière comme simple effet de l'agencement et du mouvement de ses constituants, ce n'est plus seulement une affaire d'esthétique, de sensations ou d'émotions induites.
La « cinétique » apparaîtra, dans ce milieu plus général, comme une approche spécifique, à l'instar de l'archéologie, de l'histoire, de la sémiologie, de la musicologie, de l'esthétique elle-même… Par exemple, on pourra imaginer que, dans le référentiel constitué par une académie, des institutions  d'exposition  et  une  axiologie  régissant  les  échanges  de  ses  productions,  un « manifeste » comme L'Arte dei Rumori puisse faire mouvement, circuler, voire mettre en mouvement et bousculer les constituants du système dans lequel il est introduit. La cinétique consistera donc à décrire ce mouvement et à en étudier les effets, et ce jeu pourra être raffiné autant qu'on voudra en changeant de référentiel, voire en observant les influences que les objets composant le référentiel exercent sur celui qui est placé dans leur champ… Car après tout ce sont tous des objets, des « faits construits » dès lors qu'on les place dans le cadre d'une étude empirique.

Ainsi conçue, l'approche « cinétique » des arts pourrait favoriser l'étude de certaines productions et n'être que d'une moindre utilité pour d'autres. Elle aurait donc pour corollaire de faire émerger une nouvelle catégorie. Mais dans tous les cas, il importera que chaque exercice qui en suivrait le principe fasse clairement apparaître ses limites, qui sont celles de toute approche expérimentale.

Pour le dire de manière synthétique, les propositions de communications pour le colloque « La cinétique des arts » seront examinées selon deux critères pour les « études de cas » : la prise en compte du caractère instrumental, analytique, du concept de « cinétique » ; le choix de l'objet étudié puisque tous ne sont pas également susceptibles d'être observés par ce dispositif. Les propositions pourront également porter sur une critique de la méthode « cinétique » par l'examen de ses limites et, en particulier, de la menace scientiste que toute approche empirique comporte inévitablement, comme cela a été largement démontré avec l'histoire de l'esthétique.

Le colloque international est organisé dans le cadre de la 6e édition des Rencontres scientifiques, artistiques et pédagogique - Festival aCROSS. Les organisateurs inviteront danseurs, plasticiens, musiciens, compositeurs, littéraires et scientifiques pour traiter du sujet en mouvement dans les arts des cent dernières années.

Les propositions de communications ou d'articles peuvent être soumises en français ou en anglais. Elles sont à envoyer à l'adresse suivante : festival.across@orange.fr

Chaque proposition fera entre 1500 - 3000 signes (espaces comprises) précisant le thème dans lequel la communication s'inscrit. Ce résumé inclura une présentation du contexte, de la problématique théorique et de la démarche méthodologique, ainsi que les informations suivantes : trois mots clés ; nom et prénom de l'auteur (des auteurs) ; statut et institution ; adresse électronique.

Réception des propositions : 15 décembre 2016
Acceptation des propositions : 30 janvier 2016

Comité scientifique : Christophe d'Alessandro – Directeur de Recherche, CNRS / Université de Paris Sud ; David Christoffel, Producteur à Radio France, membre de l'Institut ACTE, Sorbonne Paris 1 & CNRS Xavier Hautbois – Maître de conférences, Université de Versailles-Saint Quentin-en-Yvelines François Delalande – Chercheur émérite, GRM ; Miguel Almiron – Maître de conférences, Université de Paris Est ; Pierre-Albert Castanet – Professeur des Universités, Université de Rouen Florent di Bartolo – Maître de conférences, Université de Paris Est ; Gérard Pelé – Professeur des Universités, ENS Louis-Lumière, Institut ACTE, Sorbonne Paris1 & CNRS Makis Solomos – Professeur des Universités, Université de Paris 8 ; Lenka Stransky – Chercheuse associée, Institut ACTE,Sorbonne Paris 1 & CNRS ; GRHis, Université de Rouen Patrick Otto – Maître de conférences, Université de Rennes II

Comité d'organisation : Pierre-Albert Castanet, Gérard Pelé, Lenka Stransky Information :
http://www.across-science-art-creation-formation.com
http://www.institut-acte.cnrs.fr/arts-sonores/

 

organisé par l'Institut ACTE, UMR 8218, Sorbonne Paris 1 & CNRS ; le Groupe de Recherche d'Histoire, EA 3831, Université de Rouen,n en coopération avec, le Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines,
UMR 2448, Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines/ UPSay et le Centre tchèque à Paris.

 

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56 rue de la Fédération
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ISSN  2269-9910

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Mardi 25 Octobre, 2016 23:12