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Actualités musicales

Samedi 22 mai 2010

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En 2010-2011, l'Opéra de Nice veut
renouer avec son « histoire
prestigieuse »

L'Opéra de Nice a présenté jeudi à Paris sa saison 2010-2011, la première programmée par Jacques Hédouin et Alain Lanceron, dont la mission est de "renouer avec l'histoire prestigieuse" de la maison, a indiqué le maire de la ville, Christian Estrosi (UMP).

"Nous voulons redonner à Nice sa véritable image de marque", a déclaré à la presse le maire et ministre de l'Industrie.

La programmation comporte sept opéras, dont un en version de concert ("Fidelio" de Beethoven) et deux nouvelles productions: "La Cenerentola" de Rossini dirigée par Evelino Pido et mise en scène par Daniele Abbado, et "Orlando Furioso" de Vivaldi conduit par Jean-Christophe Spinosi dans un spectacle de Pierre Audi.

"Il était important de revenir aux fondamentaux, en présentant de grands ouvrages du répertoire dans les plus belles distributions possibles", a souligné M. Lanceron.

La saison s'ouvrira sur "Dialogues des Carmélites" de Poulenc, confiés à la baguette experte de Michel Plasson et présentés dans la production de Robert Carsen. Le spectacle marquera les débuts à Nice de chanteurs renommés (Sophie Koch, Sylvie Brunet, Paul Agnew...). Karen Vourc'h chantera Blanche de la Force, rôle auquel Natalie Dessay a renoncé après avoir jugé qu'il était "un peu tôt pour elle de le chanter", selon M. Lanceron.

L'Opéra de Nice présentera en outre un "Boris Godounov" de Moussorgski venu de Toulouse et dirigé par le maestro russe Guennadi Rojdestvenski, un "Elixir d'amour" de Donizetti étrenné à Rome et une "Elektra" de Richard Strauss créée à Saint-Pétersbourg.

Le Ballet, désormais appelé "Nice Méditerranée" et doté de huit solistes, donnera quatre programmes sous la direction artistique d'Eric Vu-An.

Le projet de rapprochement de l'Orchestre philharmonique de Nice avec celui de Cannes a été abandonné. Le nouveau directeur musical de la formation niçoise sera connu "dans les prochains jours", a annoncé M. Estrosi, qui a promis "un grand nom".

Le maire a regretté de ne bénéficier d'aucune aide de l'Etat pour son Opéra, "ce qui est une anomalie" selon lui, en espérant que cette maison qui figure parmi les plus importantes en région (21 millions d'euros de budget, 370 salariés) obtienne le label "national".

Samedi 22 mai 2010

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Deuxième jour de grève au Théâtre
de Chaillot, représentations annulées

Les représentations prévues jeudi soir au Théâtre national de Chaillot à Paris, dont celle de l'"Orphée" du duo Montalvo-Hervieu, ont été annulées en raison d'une grève d'une partie du personnel, pour la deuxième journée consécutive, a-t-on appris auprès de l'institution.

Les annulations concernent la pièce chorégraphiée sur le grand plateau Jean-Vilar par José Montalvo et Dominique Hervieu, directeur artistique et directrice du théâtre, ainsi qu'un autre spectacle de danse, "La Confidence des oiseaux" de Luc Petton, salle Gémier.

Les syndicats CGT et CFDT du théâtre, qui affirment que "le climat social de la maison s'est considérablement dégradé", avaient déposé un préavis de grève reconductible de 30 minutes pour jeudi (de 20h30 à 21h00), après un mouvement de 24 heures mercredi.

En fin d'après-midi, la grève a été votée à main levée par "une courte majorité" des participants à une assemblée générale, a précisé à l'AFP l'administrateur du théâtre, Patrick Marijon.

Même avec une demi-heure de grève, "on ne peut pas accueillir 1.500 personnes dans de bonnes conditions de sécurité", a justifié le responsable pour expliquer l'annulation des spectacles.

Selon lui, les revendications des grévistes, très diverses, concernent notamment des "problèmes d'organisation du travail", des "situations individuelles" ou encore la "renégociation de la convention collective".

"On a négocié durant 5h30 aujourd'hui, ont a fait beaucoup de propositions et on a beaucoup travaillé avec les représentants du personnel. On commence à ne plus comprendre pourquoi le préavis est maintenu, j'espère que la raison va l'emporter", a souligné M. Marijon.

Le Théâtre national de Chaillot est dirigé depuis juin 2008 par Dominique Hervieu, et sa programmation est centrée sur la danse depuis cette date. L'annonce du départ de la chorégraphe pour la Biennale et la Maison de la danse de Lyon, avec effet en janvier 2012, a suscité des inquiétudes quant au maintien du projet chorégraphique de Chaillot.

Samedi 22 mai 2010

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35e édition de Musiques Métisses
à Angoulême avec Ndour,
Kidjo et Keïta

Musiques Métisses, le plus ancien festival français de musiques du monde, fête de vendredi à dimanche à Angoulême sa 35e édition avec des valeurs sûres de la musique africaine telles que Youssou Ndour, Angélique Kidjo et Salif Keïta, mais aussi son habituel lot de découvertes.

L'Afrique du Sud, pays vers lequel convergeront en juin tous les regards à l'occasion de la première Coupe du monde de football organisée sur le continent africain, n'est pas conviée cette année à la fête en Charente. "Ce n'est pas du snobisme, mais une question d'opportunité", précise le directeur artistique, Christian Mousset.

Musiques Métisses, rappelle-t-il, a déjà fait la part belle aux artistes sud-africains, tels Johnny Clegg, qui seront mis à l'honneur en juin au festival Rio Loco à Toulouse.

Festival défricheur des "musiques noires ou déclinées", le rendez-vous d'Angoulême s'offre quelques belles têtes d'affiche africaines avec notamment le Sénégalais Youssou N'Dour, le Malien Salif Keïta (un habitué du festival) et la Béninoise Angélique Kidjo.

L'enfant de Salvador de Bahia (Brésil) Carlinhos Brown et sa compatriote Margareth Menezes seront aussi de la partie, sur scène ensemble samedi.

Le festival tient par ailleurs à son rôle de tremplin pour des artistes moins connus en Europe avec, parmi la trentaine de groupes au programme de cette 35e édition "60% qui ne sont jamais venus", selon Christian Mousset.

La Marocaine Hindi Zahra, dont l'album folk "Handmade" lui a valu en début d'année des critiques flatteuses, ouvre le festival vendredi soir. A découvrir aussi, entre autres, Naby (reggae-soul sénégalais), Kareyce Fotso (Cameroun) ou les Espoirs de Coronthie (Guinée).

"Je ne prétends pas montrer toutes les musiques du monde, mais je parle des musiques qui sont nos sources d'inspirations et de cette histoire commune avec l'Afrique qui est à l'origine des musiques modernes qu'on écoute", souligne le patron de Musiques Métisses.

Au-delà des concerts -- payants -- sur la grande scène, la manifestation propose sur trois jours d'autres concerts -- gratuits -- ainsi que des rencontres avec des associations et des écrivains dans le "Village" posé sur les bords de Charente. "L'idée, c'est de faire un voyage sans quitter la ville", souligne l'organisation qui attend "50.000 à 60.000 personnes, dont 15 à 20.000 payantes". http://www.musiques-metisses.com

Samedi 22 mai 2010

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Philippe Herreweghe crée son label

Figure historique et majeure de la maison de disques arlésienne Harmonia Mundi, le chef d'orchestre et de choeur belge Philippe Herreweghe vient de créer avec la société bruxelloise Outhere un nouveau label, baptisé "phi" (la lettre grecque).

Le baroqueux flamand de 63 ans assumera la direction artistique de ce catalogue, qui aura désormais l'exclusivité de ses enregistrements avec le Collegium Vocale de Gand et l'Orchestre des Champs-Elysées.

"Le catalogue se déclinera, au rythme de quatre à cinq sorties annuelles à partir de 2011, en productions consacrées au grand répertoire symphonique et choral, à la polyphonie et, bien entendu, aux oeuvres de J.-S. Bach, que Philippe Herreweghe veut remettre sur le métier pour en donner des versions encore plus abouties que les précédentes", précise Outhere.

La première sortie, la "Quatrième symphonie" de Mahler, est programmée pour l'automne 2010, avant des motets de Bach au printemps 2011 puis des oeuvres de Josquin Desprez, Brahms et Beethoven ("Missa Solemnis").

Outhere édite et diffuse notamment les disques des catalogues AEon, Alpha, Fuga Libera, Ricercar et, depuis peu, ceux de Zig-Zag Territoires.

Samedi 22 mai 2010

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Stanislas de Barbeyrac prix lyrique
du Cercle Carpeau

Le prix lyrique du Cercle Carpeaux, qui récompense chaque année un jeune chanteur de l'Atelier lyrique de l'Opéra de Paris, a été décerné pour 2010 au ténor bordelais Stanislas de Barbeyrac.

Parmi ses projets, l'artiste tiendra le rôle de Fabrizio dans "Mirandolina" de Martinu, avec l'Atelier lyrique, du 24 au 31 juin prochains à la MC93 Bobigny.

Samedi 22 mai 2010

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Victoire du quatuor Zemlinsky au
 Concours de quatuor à cordes
de Bordeaux

Le premier prix du 6e Concours international de quatuor à cordes de Bordeaux a été attribué au Quatuor Zemlinsky (République tchèque), tandis que le prix de la critique musicale était décerné au Quatuor Zaïde (France).

Sur douze quatuors inscrits à cette compétition triennale, neuf ont concouru et ont été jugés sur leur interprétation d'oeuvres de Haydn, Zemlinsky, Arriaga, Schubert, Gilbert Amy et Schumann.

Les deux autres finalistes, le Quatuor Raphaël (France) et le Quatuor Galatea (Suisse), ont respectivement obtenu le 2e prix et le prix du ministère de la Culture. Le montant total de la dotation était de 75.000 euros, dont 20.000 euros pour le 1er prix, 10.000 euros pour le 2e et 5.000 euros pour le prix du ministère de la Culture.

France Musique diffusera la finale le 26 mai à 10h30 et le concert des lauréats le 7 juin à 16h00.

Samedi 22 mai 2010

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14 opéras et six ballets au
programme à la Scale, pour la
saison 2010-2011

Vingt productions, à savoir quatorze opéras et six ballets, seront proposées par la Scala pour la saison 2010-2011, a annoncé vendredi le célèbre théâtre milanais, précisant que son programme était désormais accessible sur internet (www.teatroallascala.org).

"Il s'agit de l'offre de spectacles la plus importante depuis 20 ans", se réjouit la Scala dans son communiqué.

Sept auteurs italiens d'opéras sont au programme: Puccini, Mascagni, Leoncavallo, Verdi, Rossini, Monteverdi et une nouvelle composition de Luca Francesconi.

Une nouvelle production, "La Walkyrie", deuxième partie de la tétralogie de Wagner, ouvrira la saison de la Scala avec "les meilleures voix wagnériennes d'aujourd'hui: deux très grands mezzo-sopranos, Waltraud Meier et Ekaterina Gubanova, la soprano Nina Stemme et le ténor Simon O'Neill", a indiqué le directeur de la Scala, le Français Stéphane Lissner.

Daniel Barenboim dirigera l'orchestre et la mise en scène sera signée de Guy Cassiers.

La Scala s'enorgueillit pour 2010-2011 de "la présence des grandes voix d'aujourd'hui", que ce soit les ténors (Marcelo Alvarez, Jonas Kaufmann, Juan Diego Flórez), les sopranos (Nina Stemme, Diana Damrau, Anja Harteros, Violeta Urmana), les mezzo-sopranos (Waltraud Meier, Joyce Di Donato, Luciana D'Intino, Daniela Barcellona) ou les barytons (Bryn Terfel, Leo Nucci, Zeliko Lucic, Thomas Hampson).

Les nouvelles productions sont au nombre de dix: huit opéras et deux ballets.

En septembre 2010, la Scala échangera des productions avec le Staatsoper de Vienne qui proposera à la Scala "Arabella" de Strauss et un concert symphonique, tandis que la Scala montrera à Vienne son "Simon Boccanegra" avec Placido Domingo et un "Requiem" de Verdi.

Samedi 22 mai 2010

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Anciens et modernes de la
musique sud-africaine vont
se produire en France

Une sélection de musiciens d'Afrique du Sud, avec ses figures historiques (Johnny Clegg, Hugh Masekela...) et ses jeunes pousses (Tumi and the Volume, BLK JKS...), s'apprête à venir se frotter au public français, à l'heure où leur pays est sous le feu des projecteurs sportifs.

Alors que les "Bleus" se préparent à aller disputer le Mondial de football en Afrique du Sud, Johnny Clegg, qui fut un fer de lance de la lutte anti-apartheid, sera à la Grand Halle de La Villette à Paris samedi.

Le "zoulou blanc" sera ensuite au festival Rio Loco à Toulouse les 16 et 17 juin, puis écumera les festivals en juillet.

Dès les années 70, ce jeune blanc rebelle, aujourd'hui âgé de 56 ans, remua les consciences en épousant la cause zoulou, fréquentant les townships et s'affichant dans des formations multiraciales. Il devint une star dans les années 80, avec son rock zoulou et des tubes comme "Asimbonanga".

Hugh Masekela et les Mahotella Queens, qui ont débuté dans les années 60 dans les shebeens -cabarets clandestins des townships-, partagent l'affiche le 29 mai à La Villette et le 4 juin à Châteauvallon. Masekela (le 19 juin) et les "Queens" (le 21), joueront ensuite au Rio Loco.

Exilé très tôt aux Etats-Unis, Hugh Masekela a développé une fusion unique de jazz, soul, rythmes latino et musiques sud-africaines. Il intégra même plus tard dans sa musique le hip hop ou la techno. Ses compositions les plus intenses datent des années 70, dont le fameux "Stimela" -du nom du train qui emportait sous l'apartheid les mineurs noirs sud-africains au travail et à la mort.

Les Mahotella Queens interprètent depuis 46 ans le mbaqanga, un mélange chatoyant de mbube (style vocal zoulou) et de marabi, un hybride de styles locaux et de jazz né dans les "townships".

La nouvelle génération, incarnée par les rappeurs de Tumi and The Volume, le groupe pop-rock Desmond and The Tutus, ou la chanteuse Thandiswa Marzwai, sera rassemblée à Toulouse du 17 au 21 juin, au festival Rio Loco.

Certaines de ces formations post-apartheid s'ouvrent au marché international, comme Desmond and The Tutus ou BLK JKS. Ce dernier, un groupe de rock progressif souvent comparé aux Américains de TV on the radio, participera quelques jours avant sa venue à Toulouse à la cérémonie d'ouverture du Mondial aux côtés d'Alicia Keys et des Black Eyed Peas.

Samedi 22 mai 2010

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Selon Johnny Clegg, Le Mondial
est  «  la validation de notre
formidable combat »

L'organisation du Mondial-2010 est la "validation de notre formidable combat", près de vingt ans après la fin de l'apartheid en Afrique du Sud, s'enthousiasme le chanteur Johnny Clegg lors d'un entretien avec l'AFP avant son concert samedi à La Villette à Paris.

En raison du boycott du pays par la communauté internationale sous l'apartheid, "nous avons été exclus" de ce genre de manifestations "pendant des décennies", rappelle le "Zoulou blanc".

"Pour nous, c'est comme si, après 16 ans de démocratie, nous étions parvenus à un moment où nous pouvons être traités comme des participants normaux à la tradition sportive mondiale. Psychologiquement pour les Sud-Africains, c'est la validation de notre formidable combat", témoigne-t-il.

Le musicien, qui publie le 31 mai "Spirit is the journey" (EMI), un best of retraçant ses 30 ans de carrière, est un symbole de la lutte contre l'apartheid, notamment grâce à la chanson "Asimbonanga", écrite pour Nelson Mandela, alors prisonnier sur une île au large du Cap.

Né en Angleterre, d'un père anglais et d'une mère zimbabwéenne, Clegg a émigré à l'âge de sept ans dans le pays "arc-en-ciel".

Dès la fin des années 70, il brave l'interdiction des concerts interraciaux avec ses groupes Juluka puis Savuka. Alors que leur musique, mêlant influences occidentales et zouloues, est censurée à la radio dans le pays, ils vendent plus de 5 millions de disques dans le monde.

Aujourd'hui, l'ancien étudiant en anthropologie, âgé de 56 ans, reste toujours aussi passionné par son pays.

"Etre Sud-Africain, c'est avoir de multiples identités", pouvoir se définir à la fois comme "Zoulou, ouvrier, polygame...". "Le pays est une énorme expérimentation, c'est une période palpitante", s'enthousiasme-t-il, notant qu'à l'heure de la mondialisation, tous les pays seront tôt ou tard concernés par cette "schizophrénie".

Aujourd'hui, "si vous écoutez du rap sud-africain, vous entendrez de l'afrikaans, de l'anglais, du zoulou, du sotho, même de l'espagnol et du portugais" en provenance du Mozambique voisin, explique-t-il.

En même temps, "ce n'est pas simple. Certaines personnes se sentent marginalisées, disent : +Je suis Afrikaner, donc je n'écoute que de la musique afrikaner+", souligne Clegg.

Lui-même a attendu 2007 et l'album "One Life" pour utiliser l'afrikaans, la langue qui symbolisait le régime de l'apartheid. "C'était un geste délibéré de ma part, de revendiquer l'afrikaans comme ayant une place en Afrique, comme étant un moyen valable de communiquer", explique-t-il.

Les défis qui attendent l'Afrique du Sud ne sont pas des moindres, reconnaît-il : "combattre la pauvreté, le Sida, la xénophobie, le racisme, créer des emplois... Mais, le plus grand défi, c'est l'éducation : nous devons enseigner à nos enseignants".

N'a-t-il jamais songé à s'engager en politique ? "Non, je suis un franc-tireur !, s'exclame-t-il. Pour être politicien, vous devez être discipliné, suivre la ligne définie par votre parti et je n'en serais pas capable".

Si aux yeux du monde le message de Johnny Clegg est avant tout politique, le musicien explique qu'il a surtout cherché pendant 30 ans à "définir qui (il) était, en tant qu'Africain, en tant qu'immigré en Afrique du Sud".

Un nouvel album, enregistré à Bruxelles, avec des musiciens belges et français est prévu en octobre. Cet été, Johnny Clegg sera à l'affiche de nombreux festivals, notamment samedi à la Grande Halle de la Villette à Paris, les 16 et 17 juin à Toulouse et le 20 juillet au Paléo Festival de Nyon.

Samedi 22 mai 2010

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Dominique Hervieu défend son
projet à Chaillot

Contestée pour sa nomination à la Biennale de la danse de Lyon ou sa participation au Conseil de la création artistique, visée par une grève, la chorégraphe Dominique Hervieu défend sa liberté et la réussite de son projet au Théâtre national de Chaillot.

Alors que la saison 2009-2010 touche à sa fin, la directrice est fière de son bilan après deux ans de mandat: 130.000 spectateurs et en moyenne 90% de remplissage de ses trois salles, "au lieu de 68%" lors du dernier exercice de son prédécesseur, Ariel Goldenberg.

De quoi prendre un peu plus de risques artistiques la saison prochaine, par exemple en amplifiant les "temps forts": outre sa programmation de flamenco, Chaillot consacrera deux semaines (quatre jours cette saison) au hip hop et autant au festival expérimental Anticodes.

La saison comportera 285 représentations, avec un fil rouge "autour du savant et du populaire", qui permettra de mettre à l'honneur le butô, les claquettes, mais aussi le Bolchoï avec Angelin Preljocaj... "L'idée est que Chaillot soit une sorte d'agora de la danse actuelle, sans exclusion de genre, avec la qualité comme critère premier", souligne Dominique Hervieu.

Fallait-il vouer l'institution de Jean Vilar et Antoine Vitez à la danse ? Le milieu théâtral s'en est ému quand la chorégraphe a été portée à la tête de Chaillot. Les critiques ont de nouveau fusé lorsqu'elle a été nommée, en mars dernier, à la direction de la Biennale et de la Maison de la danse de Lyon, avec effet en janvier 2012: qu'allait devenir Chaillot ?

"J'aurais été extrêmement triste que mon départ à Lyon soit synonyme pour Chaillot de l'arrêt de la danse", dit Dominique Hervieu, qui se réjouit que le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, ait confirmé depuis la vocation chorégraphique du lieu.

Mais l'artiste de 47 ans ne se voyait pas repousser l'offre lyonnaise, qui "n'arrive qu'une fois dans une vie". L'idée de diriger le plus grand festival de danse au monde l'a "fait craquer". "Mon premier cachet de danseuse, je l'ai gagné à Lyon, et depuis la Biennale nous a été très fidèle, à José Montalvo (son complice artistique) et moi".

Qu'elle ait été choisie alors qu'elle n'était pas candidate, ce qui a provoqué des remous dans la profession, Dominique Hervieu "n'y peut rien". "J'ai la conscience tranquille, je n'ai pas grenouillé dans l'ombre", dit-elle.

De fait, rien ne lui aura été épargné ces dernières semaines, pas même une grève d'une partie du personnel de Chaillot, qui a déjà eu raison des deux premières représentations (mercredi et jeudi) d'"Orphée", la dernière création du duo Montalvo-Hervieu.

Certaines attaques ont pris un tour franchement violent. Membre du Conseil de la création artistique (CCA) de Marin Karmitz, elle y est menacée d'une procédure au pénal pour "prise illégale d'intérêts" par un syndicat de directeurs de scènes.

"Je suis très heureuse de préparer +Imaginez maintenant+ (une expérimentation du CCA du 1er au 4 juillet dans neuf villes, ndlr), au service de jeunes créateurs qui sont un peu sur le carreau. Je ramène deux millions d'euros, cela fait plus d'argent pour la culture. Tout ça c'est bénévole, je n'en tire pas un centime", plaide-t-elle.

D'aucuns la disent ambitieuse et pressée, elle dit n'avoir qu'un moteur: "la liberté et la passion pour (son) art". "Quand j'ai un désir puissant et légitime par rapport à mon parcours - pas ma carrière -, j'y vais, je n'hésite pas", fait-elle valoir.

Samedi 22 mai 2010

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Lady Gaga, icône pop pour la
génération du net

Des costumes extravagants, des concert démesurés et un personnage hors-norme... Lady Gaga, en concert en France à partir de vendredi, est devenue en moins de deux ans une star planétaire qui fascine le grand public et attire les créateurs, un phénomène inédit depuis Madonna.

Lady Gaga a vendu 10,5 millions d'albums dans le monde avec "The Fame" (2008) et "The Fame Monster", une nouvelle édition agrémentée d'inédits parue en 2009. Elle est la première artiste dont les clips ont été visionnés plus d'un milliard de fois sur internet, selon la société d'études Visible Measure.

Comme Rihanna, Katy Perry ou Beyoncé, elle mélange dance, pop et rock sur des titres efficaces ("Poker Face", "Paparazzi", "Bad Romance"...), affiche un look ultra-sexy et produit des shows à la mise en scène hollywoodienne.

Mais, à seulement 24 ans, c'est elle qui a été élue "personnalité la plus influente" dans le domaine artistique en 2010 par le magazine Time.

"Le rôle d'un artiste est de prendre un instantané reflétant ce que c'est de vivre à un moment donné. Lady Gaga capte la période actuelle", expliquait la chanteuse Cindy Lauper dans le prestigieux hebdomadaire.

Née dans les beaux quartiers de New York, Stefani Germanotta de son vrai nom est passée par la réputée université de Tisch School of the Arts et s'est frottée au monde de la nuit en enchaînant les boulots de serveuse et de gogo-danseuse.

C'est là que cette fan de Bowie et de Queen a construit un univers, mélange de "monstrueux, de bizarre, d'absurde et de légèreté dans l'extravagance", selon les mots de Jean-Charles Castelbajac, un des couturiers qui travaillent régulièrement avec elle.

"Elle nous parle d'une autre beauté, transcendée par la monstruosité", souligne auprès de l'AFP M. de Castelbajac, qui a dessiné la robe noire et blanche aux immenses épaules qu'elle porte au début du clip "Telephone".

"Elle ne fait pas semblant d'être belle, elle met en avant qui elle est", poursuit-il. Ce qui donne à la star, icône fashion sans pour autant être prescriptrice de mode, une "dimension politique et militante".

Comme Madonna, Lady Gaga sait s'entourer -- notamment du styliste-star Nicola Formichetti --, tout en gardant le contrôle sur son personnage.

Aidée par un collectif de stylistes et de designers baptisé "Haus of Gaga", elle travaille comme un bureau de style, collectant extraits de films, imagerie vintage, croquis de mode...

"Elle a une capacité à se renouveler assez impressionnante. Les gens n'ont pas le temps de s'y habituer et donc de se lasser et de passer à autre chose", témoigne Guénaël Geay, directeur marketing international de Polydor (Universal).

Lady Gaga sait aussi pleinement utiliser les codes de la célébrité "made in internet" pour durer.

Pour pallier les réductions budgétaires des maisons de disques, elle n'hésite pas à truffer de sponsors ses vidéos aux allures de véritables films.

Cajolant ses fans, elle supervise son compte Twitter et sa page Facebook et a publié des oeuvres et des photos de ses "petits monstres" dans le livret de l'édition "super deluxe" de The Fame Monster, qui contenait même une mèche de sa perruque.

"Elle est à la fois inaccessible et accessible. Elle a le côté inaccessible, parce que complètement hors-normes, des stars des années 80, et le côté accessible de 2010, où les gens ont besoin d'avoir un lien direct avec l'artiste. Et c'est ça qui plaît", souligne Guénaël Geay.

Lady Gaga sera en concert vendredi et samedi à Paris-Bercy et le 25 mai à Strasbourg, puis le 22 octobre à Paris-Bercy et le 2 décembre à Lyon.

Samedi 22 mai 2010

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Roberto Alagna chante Luis
Mariano au disque et en tournée

Le ténor vedette Roberto Alagna publiera le 25 mai un nouvel album en hommage au chanteur d'opérette Luis Mariano, avant de lui consacrer une tournée estivale de huit concerts, a annoncé jeudi sa maison de disques, Universal.

Ce double CD à paraître sous étiquette Deutsche Grammophon, intitulé "C'est magnifique !", comportera les morceaux de son premier album chez DG ("Roberto Alagna chante Luis Mariano", 2005) ainsi que de nouveaux titres, "inédits pour la France" ou "chantés en espagnol", selon un communiqué.

Sa tournée en hommage à Mariano fera étape le 26 juin à Maillezais (Vendée), en juillet à Bayonne (le 24), Carcassonne (26), Béziers (28) et Marseille (31), puis en août à Nîmes (6 juin), Golfe-Juan (9) et Monaco (21).

Le chanteur franco-italien, qui aura 47 ans le 7 juin, aura un été chargé puisqu'il signera en outre sa 12e participation aux Chorégies d'Orange en se produisant dans "Tosca" de Puccini les 15 et 18 juillet, le deuxième soir en direct sur France 2.

Samedi 22 mai 2010

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Ouverture du festival de musique
de Rabat

Plusieurs stars de la chanson mondiale dont le britannique Elton John participeront à la 9e édition du festival Mawazine-rythmes du monde vendredi à Rabat, selon les organisateurs.

Une cinquantaine de pays participent du 21 au 29 mai à ce festival, créé en 2001. Parmi les artistes attendus également figurent l'Américain Al Jarreau, le Britannique Sting, la Libanaise Majda el-Roumi, le Libano-Américain Mika, le groupe du continent américain Santana et l'Espagnol Julio Iglesias.

"Près de 1.500 artistes et une centaine de concerts sont programmés cette année, avec un budget global de 27 millions de dirhams (2,5 millions d'euros)", a indiqué jeudi à l'AFP Aziz Daki, directeur artistique du festival.

"A travers ce festival, nous voulons véhiculer les valeurs d'ouverture à l'autre, de tolérance et de respect de la diversité. Nous voulons aussi donner à Rabat un statut international", a-t-il ajouté.

Les spectacles se dérouleront au Chellah (vestige d'une ville romaine) et dans l'espace du Bouregreg (fleuve séparant Rabat et Salé).

Le 7 mai, le parti islamiste Justice et développement (PJD, opposition) avait appelé "à interdire" la participation à ce festival du Britannique ouvertement homosexuel Elton John car cela risquait "d'encourager l'homosexualité".

Mais, selon les organisateurs, "nous ne pouvons renoncer au concert d'un artiste au motif de son homosexualité, sans porter atteinte au respect de la vie privée et sans ébranler certaines valeurs sur lesquelles repose le festival".

"Elton John et les autres stars mondiales animeront ce festival", a assuré Aziz Daki. "Au festival Mawazine nous invitons les artistes sur la base de la qualité de leur performance sur scène et par rapport à leur carrière artistique".

Les artistes arabes participent également à la "fête de Rabat". Ils sont pour la plupart libanais (Majda el-Roumi, Elissa, Rami Ayach notamment), mais il y aura aussi des Egyptiens tels Amal Maher et Tamer Hosni.

Plusieurs chanteurs marocains sont programmés, dont Abdelhadi Belkhayat "la voix d'or du Maroc", écrit le journal Le Matin du Sahara.

L'Afrique sera aussi représentée avec le Sénégalais Ismaël Lô.

Samedi 22 mai 2010

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Obsèques d'Yvonne Loriod mardi
à la Trinité, la tribune de Messiaen

Les obsèques de la grande pianiste Yvonne Loriod, décédée lundi à l'âge de 86 ans, seront célébrées mardi 25 mai à 15H00 en l'église parisienne de la Trinité, dont son mari Olivier Messiaen a tenu le grand orgue de 1931 jusqu'à sa mort en 1992, a annoncé vendredi la paroisse.

L'homélie sera prononcée par le père Jean-Rodolphe Kars, ancien pianiste-concertiste, 1er prix du concours de piano contemporain Olivier Messiaen en 1968.

Au grand orgue, Olivier Latry, organiste à Notre-Dame de Paris et grand interprète de Messiaen, interprétera des oeuvres du compositeur, "selon les dernières volontés d'Yvonne Loriod-Messiaen", précise un communiqué.

Pédagogue recherchée et figure du piano au XXe siècle, muse et principale interprète de Messiaen, Yvonne Loriod, fervente catholique, s'est éteinte à la maison de retraite des Petites Soeurs des Pauvres à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), où elle avait été admise trois ans plus tôt.

Samedi 22 mai 2010

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Mort d'Alain Ollivier, metteur en
scène et ex-directeur du Théâtre
de Saint-Denis

L'acteur et metteur en scène Alain Ollivier, ancien directeur du Studio-Théâtre de Vitry puis du Théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis, est décédé vendredi matin dans un hôpital parisien des suites d'une longue maladie, à l'âge de 72 ans, a-t-on appris dans son entourage.

Né le 21 février 1938 à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), Alain Ollivier a fait ses débuts dans le théâtre professionnel en 1960, après avoir suivi les cours de Georges Wilson et Alain Cuny à l'école Charles-Dullin.

Primé en 1967 au Concours des jeunes compagnies d'Arras pour "La Poudre d'intelligence" de Kateb Yacine, il interrompt cependant son activité de metteur en scène pour privilégier son parcours d'acteur.

Il interprète ainsi des auteurs classiques et contemporains, notamment sous la direction de Bernard Sobel, Jacques Lassalle, Roger Planchon, Philippe Adrien, Peter Brook ou encore Antoine Vitez. La critique lui décerne le prix du meilleur acteur en 1977.

A partir de 1979, il était revenu progressivement à la mise en scène, introduisant en France le théâtre de l'Autrichien Thomas Bernhard puis celui du Brésilien Nelson Rodrigues. Il a aussi collaboré avec Pierre Guyotat à la réalisation de deux spectacles, "Bond en avant" en 1973 et "Bivouac" en 1987.

De 1983 à 2002, Alain Ollivier a animé le Studio-Théâtre de Vitry (Val-de-Marne), qu'il a établi dans un entrepôt de chiffonnier de papiers reconverti par Patrick Bouchain.

Ensuite, de 2002 à 2007, il a dirigé le Théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis, l'un des principaux centres dramatiques nationaux (CDN) installés en banlieue parisienne.

Il y a mis en scène Genet ("Les Nègres"), Brecht ("L'Exception et la Règle"), Olivia Rosenthal ("Les Félins m'aiment bien"), Pessoa ("Le Marin"), Corneille ("Le Cid") et un "Pelléas et Mélisande" de Maeterlinck qui a été primé par la critique pour sa lumière (Dominique Bruguière) et sa scénographie (Daniel Jeanneteau).

Une cérémonie religieuse aura lieu à sa mémoire en l'église Saint-Roch, la paroisse parisienne des artistes, à une date qui sera connue ultérieurement. Il sera enterré à Saint-Malo dans l'intimité familiale, a indiqué son entourage.

Samedi 22 mai 2010

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Line Renaud revient à la chanson,
avec un nouvel album en 2010

Après 30 ans d'absence, Line Renaud va revenir à la musique avec l'enregistrement d'un album de chansons inédites dont la sortie est prévue avant la fin de l'année, a annoncé vendredi la maison de disques Warner Music.

"C'est pour moi une nouvelle aventure à laquelle je ne m'attendais pas. Aujourd'hui, j'ai le coeur qui bat très fort, comme une débutante", s'est enthousiasmée Line Renaud, 81 ans, citée dans le communiqué.

L'ex-meneuse de revue du Casino de Paris, repérée à 16 ans lors d'un concours à Lille, a vendu plus d'une dizaine de millions de disques dans le monde.

Avec l'aide de son pygmalion et mari, le compositeur Loulou Gasté, elle a incarné des titres devenus des classiques de la chanson française comme "Ma cabane au Canada", "Le chien dans la vitrine", "Mademoiselle" ou "Ma petite folie".

Citoyenne d'honneur de Las Vegas, elle avait décidé au début des années 80 de se lancer dans une nouvelle carrière de comédienne au théâtre, au cinéma et à la télévision.

Samedi 22 mai 2010

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Une quarantaine d'acteurs et
cinéastes demandent la libération
du réalisateur iranien Panahi

Une quarantaine d'acteurs et cinéastes, dont Robert Redford, Bertrand Tavernier, Isabelle Huppert, Marjane Satrapi et Jim Jarmush, ont signé une pétition pour la libération du cinéaste iranien Jafar Panahi, mise en ligne par "La règle du jeu", a annoncé vendredi cette revue.

Michael Moore, Steven Spielberg, Oliver Stone, Martin Scorsese, Robert de Niro et les frères Coen, qui avaient déjà signé début mai un premier appel à libérer le cinéaste, figurent également parmi les signataires de cette pétition.

Ce texte en ligne sur le site de la revue dirigée par Bernard-Henri Lévy demande aux autorités iraniennes la libération "immédiate et inconditionnelle" du cinéaste détenu à Téhéran depuis mars et qui avait été invité à rejoindre le jury du 63e Festival de Cannes.

Parmi les autres signataires figurent Bertrand Tavernier, Isabelle Huppert, Agnès Varda, Amos Gitaï, Josiane Balasko, Claude Lanzmann, Danièle Thompson, Emmanuel Carrère, Bernard-Henri Lévy, Marjane Satrapi, Anouk Aimée, Pierre Richard, Abderrahman Sissoko, Jim Jarmusch, Ang Lee et Steven Soderbergh.

Jafar Panahi, 49 ans, est détenu à la prison Evin de Téhéran depuis début mars. Il avait alors été arrêté pour un film en préparation sur les manifestations qui avaient suivi l'élection en 2009 de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence de la république islamique.

Jafar Panahi avait été invité à rejoindre le jury du 63e Festival de Cannes qui dure jusqu'à dimanche. Le gouvernement français et le jury du Festival présidé par le cinéaste américain Tim Burton ont appelé à sa libération.

Le cinéaste a annoncé avoir commencé une grève de la faim dimanche pour obtenir sa libération, et a dénoncé les "mauvais traitements subis dans la prison d'Evin".

Samedi 22 mai 2010

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Vol de tableaux au Musée d'Art
moderne: système d'alarme
partiellement défaillant

Le vol sophistiqué de cinq tableaux du Musée d'Art moderne de la Ville de Paris illustre la vulnérabilité des musées français qui peinent à assurer la sécurité des chefs d'oeuvre en leur possession.

Jeudi, le monde des musées était sous le choc de ce vol d'oeuvres d'art, le plus important depuis des décennies en France. Les cinq toiles d'art moderne, de Picasso, Matisse, Braque, Modigliani et Léger, sont évaluées entre 90 millions et 100 millions d'euros par la mairie.

Mais cela ne représente pas la valeur marchande de ces toiles, propriété de la Ville, si elles devaient être mises sur le marché de l'art.

Impossible d'obtenir le moindre commentaire du musée d'Art moderne, dirigé par Fabrice Hergott, la communication étant entièrement centralisée par la mairie de Paris. "Pour ne pas gêner l'enquête policière", se borne à dire le musée.

Pas de commentaire non plus au ministère de la Culture, où on souligne que le vol est intervenu dans un musée municipal et non de l'Etat.

Pour Christophe Girard, adjoint au maire de Paris chargé de la Culture, le vol des tableaux a été réalisé "avec un niveau de sophistication extrême qui laisse penser à une opération de grand banditisme". Il y avait trois professionnels de la sécurité sur place comme chaque nuit, qui n'ont rien vu, a indiqué M. Girard.

Dans un communiqué, le maire de Paris Bertrand Delanoë fait néanmoins état d'un "dysfonctionnement partiel" du système d'alarme dans une partie du musée. Problème qui avait été signalé à la société prestataire, fin mars, soit il y a presque deux mois.

Le maire a demandé que soit lancée "sans délai" une enquête administrative pour voir "si des carences techniques ou humaines ont contribué à rendre possible l'effraction".

Le 31 décembre dernier, c'est le musée Cantini de Marseille qui avait été confronté au vol d'un pastel d'Edgar Degas, "Les choristes", prêté par le musée d'Orsay pour une exposition temporaire et estimé à 800.000 euros. Ce vol en douceur n'avait été découvert par le personnel que le lendemain matin, à l'ouverture de l'établissement. L'oeuvre n'a toujours pas été retrouvée.

Le musée Picasso à Paris a lui été frappé en juin 2009 par le vol d'un carnet de dessins et de croquis du grand maître, lui aussi toujours porté disparu. La ministre de la Culture de l'époque, Christine Albanel, avait estimé "autour de trois millions d'euros" la valeur de ce carnet.

Le musée d'Orsay, lui, a connu une intrusion en pleine nuit de cinq jeunes en état d'ébriété en octobre 2007. Alors que le musée disposait d'un PC de sécurité avec des agents, les jeunes étaient restés une dizaine de minutes sur place, dégradant une toile de Claude Monet "Le Pont d'Argenteuil".

Les cinq toiles volées au musée d'Art moderne de la Ville de Paris sont "invendables", souligne Christophe Girard. "Mais cela peut intéresser des réseaux mafieux qui agissent avec des motivations particulières", ajoute-t-il.

La société Art Loss Register, une société basée à Londres, qui recense les oeuvres d'art volées, partage cette analyse. "Avec le recul, on peut penser que ces chefs d'oeuvre volés servent de monnaie d'échange sur des marchés parallèles comme la drogue et le trafic d'armes", affirme Aline le Visage, représentante à Paris de cette société.

Elle ne croit pas à un vol commandité par un collectionneur.

"C'est un rêve de penser qu'il y a des collectionneurs avec des oeuvres volées cachées dans les caves obscures avec des chandeliers et des miroirs", déclare de son côté le responsable d'un musée national à Paris. "Ce qui fait la valeur d'une collection, c'est son affichage", dit-il.

"Le risque c'est que le voleur détruise l'oeuvre s'il panique devant les estimations avancées", ajoute ce responsable.

Samedi 22 mai 2010

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Patrick Modiano, lauréat du Prix
mondial 2010 de la Fondation del Duca

L'écrivain Patrick Modiano a été couronné par le Prix mondial 2010 de la Fondation Simone et Cino del Duca, doté de 300.000 euros, a annoncé jeudi l'Institut de France.

Le jury, composé notamment de membres de l'Académie française et de l'Académie des sciences, souhaite par ce prix récompenser plus de quarante ans de carrière et une oeuvre de plus de 35 romans, récits, scénarios et livres pour enfants.

Ce prix sera remis le 9 juin sous la Coupole lors de la cérémonie des Grands Prix des Fondations de l'Institut de France.

Avec cette récompense, "j'ai la même impression qu'au moment où j'ai commencé à écrire, celle de m'introduire dans un milieu en compagnie de personnes qu'on admire, comme Borges. Et ce qui m'émeut dans ce prix, c'est qu'il n'est conforme à rien", a confié Patrick Modiano à Hélène Carrère d'Encausse, membre de l'Académie française, lors d'un entretien disponible fin mai sur le site www.institut-de-france.fr.


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