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Actualités musicales
mardi 25 mai 2010
______________________________ « Le Verfügbar aux Enfers » de Germaine Tillon
est représenté exceptionnellement dans la cour d'appel du camp de concentration de Ravensbrück
(ARTE).
Filmé le 17 maui 2010 à Ravensbrück
Texte de Germaine Tillion, écrit en déportation, Camille Slosse (Marguerite), Sophie Pondjiclis
(Havas), Patricia Fernandez (Marmotte), Claire Delgado-Boge (Nénette), Emmanuelle Goizé, Lulu de Belleville,
Béatrice Dupuy, Lulu de Colmar, Gérard Rouzier Le Naturaliste. Réalisateur : François Dubreuil
; Mise en scène : Géraldine Keiflin ; Décors : Bérénice Collet ; Ecriture / Compositeurs
: Restitution et composition musicale : Christophe Maudot / Direction musicale : Stéphane Petitjean.
A l'occasion du 65ème anniversaire de la libération du camp et en présence de 400
anciens déportés et de leurs familles, « Le Verfügbar aux Enfers » est représenté
exceptionnellement dans la cour d'appel du camp de concentration de Ravensbrück.
« Déportée à Ravensbrück le 21 octobre 1943, enregistrée comme »politique« ,
Germaine Tillion parvient à écrire une opérette-revue en 3 actes. Or, le fait de se procurer de l'encre
et du papier représentait une entreprise à haut risque. Se cacher pour écrire, mais aussi trouver le
temps d'écrire dans l'existence harassante du détenu. »
Réalisée comme acte de résistance à la barbarie nazie, cette œuvre de Germaine
Tillion n'est connue du public que depuis le printemps 2005, date de sa parution aux Editions de La Martinière.
Le Verfügbar aux enfers relève non seulement de la comédie musicale, mais du music-hall
: un genre tout à fait inattendu pour décrire la condition de détenus concentrationnaires.
Ni apitoiement sur soi, ni victimisation, ce refus délibéré de l'esprit de sérieux
est, pour l'auteur, une technique de combat. Présenter les torturés comme des antihéros, et ainsi mettre
à distance le présent comme le passé pour consacrer toutes ses forces à la survie.
mardi 25 mai 2010
______________________________ Eva Gina Runner, championne de France d'Air guitar
Pantalon de cuir, tunique serpent, choucroute sur la tête et clope à la bouche : Eva Gina
Runner a remporté lundi le championnat de France d'Air guitar, en clôture du festival Art Rock à Saint-Brieuc.
Cette discipline déjantée associe musique, mime et théâtralité à
une très forte dose d'autodérision et de loufoquerie. Il faut bien sûr s'inventer un personnage, qu'il
s'agit d'incarner jusqu'au bout, sans oublier de soigner le costume et le look qui vont avec.
Tout l'art consiste à mimer, sans guitare, le jeu de guitare d'un musicien, si possible dans un
morceau très rock'n roll, en donnant l'illusion de la réalité. Contrairement au play-back, ici, personne
n'est dupe. « C'est là qu'on reconnaît les plus talentueux », assurent les fans, comme Arnaud Gravade,
l'un des membres de la fédération nationale.
Eva Gina (prononcer Jaïna) Runner l'a remporté devant 15 autres candidats venus de tout le
pays, sur un morceau des Smashing Pumpkins mimé avec talent. Elle représentera la France aux Championnats du
monde d'Air Guitar, en août prochain, en Finlande.
« Merci à ma maman d'avoir pris du LSD pendant sa grossesse », a déclaré
la championne, embrassée sur la bouche par ses admirateurs, après le verdict du jury. Dans la vraie vie, Eva
Gina, qui assure avoir 34 ans mais en aurait plutôt 24, se dit « hair stylist » à Paris. Allez savoir...
Le champion du monde sortant de la discipline est un Français, Günther Love, qui a donné
un aperçu de son art sur la plage des Rosaires, dans la périphérie de Saint-Brieuc, où se déroulait
cette compétition.
Membre du jury, la chanteuse Yelle, qui tourne dans le monde entier depuis son premier CD en 2007, a avoué
à l'AFP pratiquer le Air Guitar avec son groupe en fin de concert: « c'est toujours très apprécié.
On peut faire participer le public. C'est un truc vraiment débile et en même temps nécessaire. C'est
cool de faire autant avec rien! ».
Le Air Guitar a été « inventé » par des étudiants finlandais en 1996.
Le premier championnat de France s'est déroulé en 2002.
Eva Gina Runner au championnat de Paris de Air Guitar à la Flèche d'Or le 31 janvier 2010
mardi 25 mai 2010
______________________________ A Art Rock, des chefs étoilés soignent les festivaliers aux petits oignons
Oubliés les frites grasses et autres hot dogs dégoulinants: à Art Rock à Saint-Brieuc,
des chefs étoilés, associés à des cavistes, soignent les festivaliers en leur offrant à
des prix abordables une cuisine simple mais de qualité, associée à un verre de bon vin.
« Rock'n toques », c'est le nom cette opération, unique dans les festivals. « Nous
avons eu envie de nous associer à Art Rock à notre manière, à partir de ce que nous savons faire,
la cuisine », explique Christophe Le Fur, une étoile au Michelin, qui tient l'Auberge Grand Maison à Mûr-de-Bretagne
(Côtes d'Armor).
Installés en plein cœur du festival qui se prolonge jusqu'à lundi, sous un chapiteau où
se succèdent les concerts gratuits, ces jeunes chefs officient au vu de tous et sans protocole. La veste de travail
habituelle et la toque blanche ont laissé la place au tee shirt rouge de Rock'n toques, uniformément revêtu
par le chef et sa brigade.
Une seule règle imposée: « ne travailler que des produits locaux, frais et de qualité
»,
résume Mathieu Aumont, des Pesked (une étoile) à Saint-Brieuc. Il en rajoute malgré tout une
seconde: « il faut aussi que le plat soit assez copieux pour nourrir notre festivalier! »
Des menus différents -« on essaie de coller notre cuisine au festival »- sont proposés
midi et soir au tarif de 6 euros pour le plat principal et 3 euros pour le dessert. « Chacun fait un peu selon sa spécialité:
du porc pour Christophe ou du poisson pour Mathieu », détaille Nicolas Adam, qui tient La Vieille Tour (une étoile)
à Plérin.
Lui a mis au point un « Corn dog », burger à la sauce cacahuètes, mais aussi un
« Madison Square Garden », un burger aux légumes légèrement caramélisés.
Christophe Le Fur sert des « patates au lard ». « Où je suis, en centre-Bretagne, on
travaille beaucoup le cochon. C'est une recette que me faisait mon grand-père et que j'adorais. Sauf que là,
je l'ai modernisée avec une émulsion de pommes de terre à la truffe et de la poitrine de porc confite
à 100 degrés pendant huit heures... »
Les desserts ou goûters sont à l'avenant, préparés par des maîtres pâtissiers.
Quant aux boissons, pour les festivaliers qui rêvent d'autre chose que d'un gobelet de bière chaude, ils ont
le choix entre cidre et jus de pomme bio d'un producteur du crû ou les « coups de cœur » de trois cavistes
de la ville qui associent leurs vignerons préférés.
Alain Ecobichon est dans le collectif depuis ses débuts, il y a deux ans. « C'est parti d'un
délire: on avait envie de sortir de nos boutiques, de faire un truc un peu fou. De casser aussi cette image selon
laquelle il faudrait un certain statut pour rentrer chez nous », raconte le caviste du centre-ville.
Christophe Le Fur ne dit pas autre chose: « on a plein de jeunes qui viennent prendre un plat. En
temps normal, on sait bien qu'ils n'oseraient pas passer nos portes... »
Bonne humeur et convivialité sont les maîtres mots. Les équipes des différents
chefs, qui ferment leurs restaurants le temps d'Art Rock, apprennent à se connaître et à s'épauler,
souligne Nicolas Adam.
Etre là, au cœur du festival, l'un des rares en France à investir un centre-ville, « ça
nous fait du bien à nous aussi », disent-ils tous.
« La mise en danger aussi, ça fait du bien », assure Mathieu Aumont, avant de lancer dans
un grand éclat de rire: « servir 1.000 personnes à la fois, c'est la seule fois dans l'année où
ça nous arrive! »
mardi 25 mai 2010
______________________________ Les Rolling Stones en tête des charts pour la première fois depuis 16 ans
Les Rolling Stones occupent à nouveau et pour la première fois depuis seize ans la tête
du classement des albums les plus vendus en Grande-Bretagne avec la réédition du mythique « Exile on Main
Street ».
Les vieux rockeurs ont délogé le groupe de musique électronique Faithless pour occuper
une place qu'il n'avait plus réussi à conquérir depuis « Voodoo Lounge », sorti en 1994.
En vente depuis le 17 mai, « Exile on main street » (Universal), présenté en version
remasterisée avec dix titres inédits, est considéré comme un des meilleurs albums de l'histoire
du rock. Ce double-album influencé par l'instabilité sociale et politique de la fin des années 60 est
imprégné de musique américaine: rock, blues, gospel, soul.
« Stones en exil », un documentaire de 90 minutes sur l'enregistrement de cet album, sera mis
en vente en juin.
mardi 25 mai 2010
______________________________ Le dernier coin malfamé de Montréal lutte pour sa survie
En plein cœur de Montréal, un cabaret burlesque et érotique, vestige d'un quartier jadis
pittoresque autant que malfamé, revendique sa différence culturelle et livre une bataille acharnée contre
un promoteur qui veut le déloger.
Le petit quartier a été surnommé Red Light à cause de la présence de
différentes branches de l'industrie du sexe.
Mais aujourd'hui, le Café Cléopâtre, boulevard Saint-Laurent, point de ralliement
depuis 35 ans d'amateurs de spectacles érotiques et soirées fétichistes, fait tache dans un environnement
devenu politiquement correct avec la création du Quartier des spectacles dont plusieurs salles institutionnelles accueillent
notamment les Francofolies et le Festival de Jazz de Montréal.
Entouré de façades condamnées, son bâtiment vétuste fait l'objet d'une
procédure d'expropriation au bénéfice d'un promoteur, la Société de développement
Angus (SDA) qui veut construire à sa place le « Quadrilatère Saint-Laurent », devant accueillir sur
cinq étages des bureaux du géant énergétique Hydro-Québec et des magasins.
Le propriétaire du cabaret, Johnny Zoumboulakis, ne veut pas céder et refuse des offres
de rachat de plus d'un million de dollars et de déménagement dans le voisinage. L'affaire est actuellement
entre les mains de la justice.
Zoumboulakis est soutenu par la compagnie burlesque Club Sin qui se produit régulièrement
au Café Cléopâtre. Son producteur, Eric Paradis, a affirmé à l'AFP que les propositions
n'étaient pas « équitables ».
« On veut nous déplacer à six pâtés de maisons de là, mais les locaux
sont trop petits et on n'a aucune chance de survie », dit-il.
« Contrairement aux gros événements d'été, notre cabaret vit sans subvention,
c'est un lieu underground qui pousse à la créativité. Le Quartier des spectacles veut imposer un monopole
culturel, avec des spectacles lisses comme celui de Lionel Richie qui ouvrira le festival de Jazz », affirme Paradis.
Si la majorité des Montréalais ne s'apitoient pas particulièrement sur son sort,
le cabaret reçoit des marques de soutien de plusieurs intellectuels.
Pour Viviane Namaste, titulaire de la chaire sur la santé sexuelle à l'Université
Concordia et personnalité impliquée dans la vie de la communauté transsexuelle montréalaise,
« il ne faut pas nier l'esprit du quartier, les danseuses, les prostituées, les travestis et les transsexuels
font partie du patrimoine ».
Jean-François Mary, de l'association Cactus qui travaille parmi les marginaux du centre-ville,
déplore lui aussi la transformation du Red Light, et notamment le rachat d'un bâtiment qui servait entre autre
d'hôtel de passe.
« La SDA a racheté l'hôtel Boléro à prix d'or. Depuis la fermeture, les
travailleuses du sexe ont dû changer de quartier car la police ne tolère pas la prostitution quand elle se voit.
Les filles se retrouvent sur les trottoirs du quartier Hochelaga où personne ne peut intervenir si elles tombent sur
un mauvais client », explique-t-il.
Psychiatre et professeur adjoint à la prestigieuse université McGill, Jean Leccia vit dans
un appartement huppé du quartier, mais n'hésite pas à soutenir le cabaret. Le centre ville, dit-il,
devrait être un concentré des diversités culturelles et sociales, plutôt que de se transformer
en « ghetto culturel » du Quartier des spectacles.
L'un des phares de ce quartier, le Théâtre du nouveau monde (TNM) programmera en juin la
pièce de Robert Lepage, « Le Dragon bleu ». Une œuvre qui dénonce la destruction des quartiers historiques
de Pékin pour laisser place à des tours. Une coïncidence curieuse quand on sait que le TNM soutient le
projet immobilier du promoteur SDA.
Interrogée sur sa position, la mairie de Montréal n'a pas voulu commenter le conflit.
mardi 25 mai 2010
______________________________ Paul MacCartney jouera à la Maison Blanche en juin
L'ancien Beatle Paul McCartney jouera pour le président américain Barack Obama en juin quand
il se rendra à la Maison Blanche pour recevoir un prix, a annoncé le musicien lundi.
« Mercredi 2 juin, le président et la Première dame (Michelle Obama) vont accueillir
un concert (...) en l'honneur de Paul McCartney, qui recevra le troisième prix Gershwin pour les chansons populaires
décerné par la bibliothèque du Congrès », indique un communiqué posté sur le
site du musicien.
Le prix, nommé d'après le compositeur américain George Gershwin et son frère
Ira, parolier, est décerné à des musiciens pour l'ensemble de leur œuvre. Il avait été
attribué l'an dernier à Stevie Wonder.
Paul McCartney, âgé de 67 ans, avait donné des indices à ses fans la semaine
dernière pendant un chat en ligne : « s'il y a une annonce qui mentionne la Maison Blanche, rappelez-vous où
vous l'avez entendu pour la première fois », a-t-il indiqué.