À propos du site
Statistiques du site
S'abonner au bulletin
Liste musicologie.org
Collaborations éditoriales

Biographies
Encyclopédie musicale
Discographies
Iconographies
Articles et études
Textes de référence

Analyses musicales
Cours d'écriture en ligne

Nouveaux livres
Périodiques

Annonces & annuaires
Forum
Téléchargements

Vu et lu sur la Toile
Presse internationale
Forums et listes

Colloques & conférences
Universités françaises
Universités au monde
Quelques bibliothèques
Quelques Institutions
Quelques éditeurs

Bulletin Officiel
Journal Officiel
Bibliothèque de France
Library of Congress
British Library
ICCU (Opac Italie)
München (BSB)
Deutsche Nationalbib.
BN Madrid
SUDOC
Pages jaunes
Presse internationale

musicologie.org
56 rue de la Fédération
F - 93100 Montreuil

Actualités musicales

vendredi 28 mai 2010

______________________________
L'Orchestre National de Barbès
est de retour

Leur nouvel album  « Rendez-Vous Barbès » s'ouvre sur un fou-rire, suivi du vrombissement d'un guellal: l'Orchestre National de Barbès (l'ONB), joyeux « band » de onze musiciens, est de retour avec son mélange festif de musiques maghrébines, de rock, ska ou reggae.

En 2008, l'ONB avait rompu neuf ans de silence discographique avec « Alik », un album de reprises.

Sur « Rendez-Vous Barbès » (Le Chant du Monde), la formation retrouve sa verve créatrice. Sept des dix chansons sont originales. La production met en valeur la richesse des timbres, le mariage coloré de l'accordéon et de l'orgue, les guitares rock, les voix, en respectant la spontanéité de la musique.

« On est revenu vers le gnawa, on a refait un morceau purement marocain, il y a aussi un alaoui de l'ouest algérien, du chaâbi. On est revenu en fait vers les origines du groupe, avec encore plus de rock et de ska », confie à l'AFP Youssef Boukella, bassiste et fondateur de l'ONB.

L'aventure a commencé en 1995. « C'est Youssef qui a eu l'idée de rassembler des musiciens croisés dans différents milieux musicaux », se souvient Taoufik Mimouni, le Marocain du groupe dont il est l'un des claviers.

Cette formation de musiciens chevronnés -Youssef Boukella était bassiste de Cheb Mami-, dont certains se connaissaient déjà depuis l'adolescence à Alger, commence à se faire remarquer par sa fusion enthousiasmante de musiques maghrébines et occidentales, qui reflètent les origines diverses des membres du groupe.

Reste à trouver un nom: l'Orchestre National de Barbès sonne comme une évidence.

« Barbès, c'était toujours un point de chute. En arrivant à Paris, je savais qu'un cousin travaillait dans une boucherie. Je n'avais pas son adresse, et naïvement je suis venu à Barbès », se souvient Taoufik Mimouni. « National, parce que Barbès, c'est une nation virtuelle, ouverte à tout le monde. C'est un petit clin d'œil pour dire qu'on peut construire une nation là où il y a plusieurs nations. »

Dans la seconde moitié des années 90, l'ONB fait un carton. Son tube « Salam » devient incontournable dans toutes les « teufs », avec « C'est comme ça » des Rita Mitsouko ou « Chebba » de Khaled.

Mais, usés par d'harassantes tournées, les membres de l'ONB décident de faire un break au début des années 2000.

Le groupe se ressoude aujourd'hui, avec six membres d'origine, un léger changement d'orientation musicale, encore plus de couleurs et toujours cette même gouaille.

L'ONB, c'est aussi ce musicien gnawa -les gnawas, descendants d'esclaves d'Afrique noire, jouent une musique de transe avec comme instrument emblématique le guembri-, en habit traditionnel. Figurant sur tous les disques et affiches, il est le passeport du groupe.

« Ce personnage se prête bien à notre musique. Le gnawa chez nous commence à peine à être reconnu. Donc ça nous plaisait de voir qu'il y a des minorités en France, mais aussi au bled », estime Kamel Tenfiche, l'un des membres d'origine et percussionniste.

L'ONB sera en concert à Châtellerault (28 mai), Luzy (29), Le Mans (5 juin), Pantin (Fête de la Musique/21), Toulouse (25), Paris (Fête de la Goutte d'Or/26), Carmaux (3 juillet), Fondettes (11), Narbonne (17), Néoules (22), Valence (23), Sète (26), La Marsa (Tunisie/28), puis sera à l'affiche, dans le cadre d'une tourné d'automne, du Cabaret Sauvage à Paris du 26 au 31 octobre.

vendredi 28 mai 2010

______________________________
9e festival Musilac de Aix-les-Bains

Le festival Musilac, pour sa 9e édition, du 16 au 18 juillet sur les bords du lac du Bourget à Aix-les-Bains (Savoie), propose une affiche très éclectique avec, entre autres, les papys du rock ZZ Top, Indochine ou des talents plus jeunes comme Cœur de Pirate ou Renan Luce.

Autres « monuments historiques » invités cette année, Mika, M, Peter Doherty ou encore Phœnix, les pop-rockeurs versaillais (oubliés des Victoires de la Musique mais pas des Grammy Awards), quelques valeurs sûres comme les rockers français de BB Brunes ou les guitaristes acoustiques mexicains, Irlandais d'adoption, Rodrigo y Gabriela.

Trois exclusivités sont également à l'affiche: Paul Weller, parrain respecté de la jeune « brit-pop », qui s'inspire de la tradition britannique des sixties, Seasick Steeve, bluesman débarqué des Etats-Unis dans les années 70 avec dix dollars en poche, et Devendra Banhart, un Texan inspiré à ses débuts par le folk et la musique hindoue, et connu en France depuis 2005 après la sortie de son album « Cripple Crow ».

Au total, une trentaine d'artistes sont programmés sur les trois scènes de Musilac.

« L'an dernier, nous avons enregistré 48.000 visiteurs payants. Cette année, nous avons déjà enregistré 52.000 locations », a expliqué jeudi lors d'un point presse Roland Zennaro, cofondateur et coprogrammateur du festival.

« Nous comptons désormais plus de 10.000 amis sur facebook et nous devrions franchir le cap des 70.000 entrées cette année », a-t-il ajouté.

Le festival, qui propose des formules pour passer trois jours sur place, avec des campings aménagés, tente, selon Roland Zennaro, de « contrôler son succès. L'an dernier, 96% des visiteurs sont venus en voiture. Cette année, nous avons passé un accord de partenariat avec les TER Rhône-Alpes, qui accordera des billets à demi-tarifs aux festivaliers ».

vendredi 28 mai 2010

______________________________
Ça danse en Seine-Saint-Denis,
aux Rencontres chorégraphiques
et à l'école

Depuis plus de deux semaines, dans le cadre des Rencontres chorégraphiques, des danseurs du monde entier investissent les scènes de Seine-Saint-Denis, un département qui fait la part belle à la danse dans les quartiers et les établissements scolaires.

Boyzie Cekwana est venu d'Afrique du sud pour présenter deux spectacles. Les thèmes: le racisme, la ségrégation. La représentation semble peu accessible et pourtant, il y a plusieurs jeunes dans le public. « On a travaillé, on les a préparés », explique Anita Mathieu, la directrice du festival.

« Un jeune est venu me voir pour me dire merci pour le spectacle. Il avait à peine 14 ans », raconte le chorégraphe, étonné et enthousiaste.

« Sa problématique rejoint le département: il sait ce que c'est l'exclusion », souligne Anita Mathieu.

Une chorale composée de collégiens et d'adultes de Seine-Saint-Denis est d'ailleurs mise à contribution dans une représentation de Boyzie Cekwana. Pour lui, les Rencontres chorégraphiques sont « un rendez-vous important » dans le calendrier des festivals.

« La force de ces Rencontres est de présenter de nouveaux talents de la danse contemporaine, qu'on va retrouver plus tard et plus grands », explique Vincent Moisselin, directeur de la Culture au conseil général de Seine-Saint-Denis.

A l'origine de ce festival: le concours de Bagnolet, créé en 1969. Toute la « nouvelle danse » (Dominique Bagouet, Jean-Claude Gallotta, Maguy Marin, Angelin Preljocaj...) est passée par là. Les Rencontres, elles, naîtront en 2003, sous l'impulsion d'Anita Mathieu.

Cette année, le festival présente jusqu'à dimanche vingt compagnies de quinze pays dans dix villes du département. Le conseil général finance à hauteur de 70% du budget, qui s'élève à près d'un million d'euros.

Mais au-delà du festival, des actions sont menées toute l'année. « On a travaillé sur 18 villes cette année », explique Anita Mathieu. Le chorégraphe Thierry Thieû Niang est venu dans des écoles et des quartiers de Stains pour travailler sur le thème « Mon corps, mon lieu », la relation entre l'environnement et l'espace intime.

Sur leurs heures de cours, une centaine de collégiens sont allés au Louvre avec des chorégraphes pour décrypter des œuvres. « On est débordés par les demandes d'enseignants », assure Anita Mathieu.

« Aujourd'hui, c'est quand même très violent dans des établissements scolaires », souligne l'organisatrice. « On essaie de sortir de la tension et de l'agressivité pour arriver à communiquer avec l'autre », poursuit-elle. Il a par exemple fallu faire travailler ensemble des collégiens de Montreuil et Bagnolet qui se détestaient, raconte-t-elle.

Pour Vincent Moisselin, ce genre d'action « est essentiel, surtout dans un département en crise comme la Seine-Saint-Denis ». « Il faut faire en sorte que les jeunes aient la possibilité de rencontrer les artistes impliqués dans la création contemporaine », dit-il.

Il cite d'autres lieux se consacrant à la danse dans le département: les scènes de Tremblay-en-France, Bagnolet, le hip-hop à Aulnay-sous-Bois... Le Centre national de la danse à Pantin est également très actif.

Anita Mathieu dénonce, elle, le manque de soutien financier de l'Etat, son « désengagement des projets d'éducation artistique ». De même pour la région Ile-de-France: « La région ne nous donne rien; je suis très furieuse contre (le président PS) Jean-Paul Huchon ». « On sent qu'on est de l'autre côté du périph' », lâche-t-elle.

vendredi 28 mai 2010

______________________________
Roger Waters repart en tournée
avec « The Wall »

Ancien membre du groupe de rock Pink Floyd, Roger Waters a annoncé jeudi qu'il allait repartir en tournée pour interpréter « The Wall », l'album culte du groupe, en Amérique du nord et en Europe.

Cet album du groupe anglais, sorti en 1979 et fondé sur le personnage Pink, largement inspiré de Roger Waters, traite de thèmes complexes comme l'isolation et l'aliénation, et est fermement pacifiste.

« Cette version de The Wall est beaucoup plus politique, générale, universelle et englobe beaucoup plus de choses que celle de 1980, qui était plus un exercice autobiographique », a souligné le chanteur, bassiste et auteur âgé de 66 ans en présentant le projet à Londres.

Dans l'album « The Wall », Pink qui a perdu son père pendant la Seconde Guerre mondiale, se bat contre les obstacles tout au long de sa vie, entre une mère trop protectrice et les abus de ses professeurs.

Le musicien qui, comme son personnage, a perdu son père pendant la guerre, a expliqué que cet épisode de sa vie avait eu une grande influence sur le projet.

Faisant le parallèle avec les conflits récents en Irak et en Afghanistan, Roger Waters a dit avoir « une énorme empathie pour ceux qui ont perdu leurs proches, particulièrement dans ces deux conflits ».

La musique et les paroles de la nouvelle tournée seront fidèles aux précédentes, mais « c'est l'interprétation qui sera différente », a-t-il précisé.

Roger Waters a indiqué qu'il travaillait sur des vidéos et des images qui seront projetées sur un mur placé sur la scène et qui servira d'écran géant. Des effets spéciaux et des marionnettes géantes sont aussi prévus.

« The Wall » a été interprété sur scène pour la dernière fois en 1990 à Berlin par Roger Waters qui menait alors une carrière solo après avoir quitté les Pink Floyd en 1984.

La tournée « The Wall » commencera à Toronto au Canada en septembre 2010, se poursuivra aux Etats-Unis juqu'à la fin de l'année, puis en Europe de mars à juin 2011 avec une trentaine de concerts.

Fondé en 1965, le groupe Pink Floyd s'est dissout en 1996. Les membres du groupe ont reformé les Pink Floyd en 2005 exceptionnellement pour le concert de charité « Live 8 ».

vendredi 28 mai 2010

______________________________
L'Opéra de Rio rouvre après
deux ans de travaux

L'Opéra de Rio de Janeiro -inspiré de l'Opéra Garnier à Paris- rouvre ses portes en grande pompe jeudi soir, en présence du président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva après plus de deux ans de travaux de rénovation pour un coût de 35 millions de dollars.

Le gouverneur de Rio, Sergio Cabral, a invité le président Lula à la cérémonie de réouverture réservée à quelques privilégiés qui pourront assister à un concert et à un ballet classiques. Les compositeurs brésiliens Antonio Carlos Gomes (1836-1896) et Heitor Villa-Lobos (1887-1959) sont notamment au programme.

Samedi, le théâtre rouvrira ses portes au public avec l'opéra le « Trouvère » de Giuseppe Verdi.

Inauguré en juillet 1909, le « Theatro Municipal » situé sur la Place Cinelandia, dans le centre-ville, a retrouvé sa première jeunesse.

Quelque 219.000 feuilles d'or et 57 tonnes de cuivre ont notamment été utilisées pour recouvrir son toit et ses coupoles ainsi que le grand aigle les surmontant, dont tout le monde avait oublié qu'il était doré.

Les vitraux et les peintures ont été restaurés tout comme le système d'air conditionné, les machines, ainsi que les installations électrique et hydraulique qui ont demandé plus de 11.000 mètres de nouveaux tuyaux.

Le cuir des fauteuils -qui faisaient du bruit quand le public bougeait, selon les chefs d'orchestre, - a été remplacé par du velours et les 1.500 lustres ont été rénovés. La moquette a été arrachée pour faire place à un parquet en bois, ce qui a amélioré l'accoustique, affirment les experts.

« Le public va découvrir un espace magnifique, comme une boîte à bijoux. Tous vont voir les peintures et l'art qui y étaient cachés », a déclaré à la presse la cinéaste Carla Camurati, la présidente de l'Opéra.

La nouveauté de l'Opéra de Rio est un dénommé « Boulevard Café », une sorte de place à l'air libre avec un café, sur une avenue piétonne sur un côté du théâtre.

Coïncidence, il rouvre ses portes trois jours après un autre temple sud-américain de l'art lyrique, le théâtre Colon de Buenos Aires, qui était fermé depuis 2006.

vendredi 28 mai 2010

______________________________
Elton John a émerveillé à Rabat
près de 40.000 spectateurs

Le chanteur britannique Elton John a interprété dans la nuit de mercredi à jeudi ses grands succès devant un public marocain enthousiasmé de quelque 40.000 personnes, selon les organisateurs, sous un dispositif impressionnant de sécurité, a constaté l'AFP.

« Je suis ici depuis plus de trois heures avec ma femme et un couple d'amis. C'est notre chanteur préféré. Lorsque j'ai appris qu'il se produirait à Rabat, je n'ai pas hésité », a déclaré, sourire aux lèvres, un Marocain âgé d'une quarantaine d'années.

« Je remercie le Maroc, le palais royal et le festival de m'avoir invité. Je suis fier de chanter au Maroc », a déclaré en français le chanteur au début du spectacle sur une esplanade, noire de monde, du quartier huppé du Souissi (Rabat).

La prestation a commencé à 20h30 GMT par un long prélude musical suivi d'une chanson à succès.

« Plus de 40.000 personnes ont assisté à ce concert », a déclaré à l'AFP Aziz Daki, directeur artistique du festival de musique Mawazine (rythmes) de Rabat, l'un des plus importants du monde arabo-musulman.

Pendant trois heures environ, Elton John a interprété ses grands classiques.

Les islamistes du parti Justice et Développement (PJD, opposition) ont dénoncé il y a quelques jours la participartion d'Elton John au motif qu'il était homosexuel.

« J'ai payé un billet d'avion de 250 euros de Bruxelles pour venir voir en chair et en os Elton John », a déclaré Elissa Bonnet, une ressortissante belge de 32 ans debout loin de la grande scène.

« Je ne trouverai pas une aussi bonne occasion », a-t-elle ajouté.

Le concert d'Elton John était gratuit pour le grand public mais les premières rangées devant la scène étaient accessibles moyennant un billet d'entrée de 600 dirhams (60 euros) par personne.

Dans une nuit fraîche mais rendue chaleureuse par un public averti et nombreux, un autre fan d'Elton John, étudiant marocain, assure être venu de Casablanca mercredi après-midi pour suivre le concert de près.

« J'aime la voix d'Elton John. C'est un artiste accompli. Je suis arrivée juste au moment où le concert a commencé. J'ai pu glisser aux premiers rangs. J'ai de la chance », souligne cette jeune Française installée depuis peu au Maroc.

« Je suis venu de Tanger (nord) pour voir ce chanteur. Je vais passer la nuit chez des membres de ma famille mais pour moi, ça valait le coup », a affirmé de son côté un jeune Marocain, la vingtaine.

Yasmina Faraoui, 45 ans, femme au foyer, estime qu'Elton John est un des « meilleurs pianistes du monde ».

Pour le wali (super-gouverneur) de Rabat Hassan Amrani, le public marocain « a donné la preuve de son ouverture sur les autres cultures du monde ». « Le plateau de la 9ème édition de Mawazine est exceptionnel », a-t-il indiqué à l'AFP.

Elton John a participé au festival Mawazine (du 21 au 29 mai) parmi plusieurs autres chanteurs dont Julio Iglesias, Mika, BB King, Carlos Santana.

« Près de 1.500 artistes et une centaine de concerts sont programmés cette année, avec un budget global de 27 millions de dirhams (2,5 millions d'euros) », selon le directeur artistique du festival.

vendredi 28 mai 2010

______________________________
Uffie, Rocé et Gush au festival
Fnac Indétendances

La sensation électro américaine Uffie, les rappeurs Rocé et Casey, les Plasticines, Gush et le barde celtique Alan Stivell sont à l'affiche du festival FnacIndétendances, qui se tiendra du 23 juillet au 14 août dans le cadre de Paris Plages. Le festival organisera huit soirées gratuites sur le parvis de l'Hôtel de Ville, dont une carte blanche à JP Nataf, une soirée autour des musiques actuelles et traditionnelles bretonnes et un bouquet final électro.

vendredi 28 mai 2010

______________________________
Sting version symphonique

Sting va entamer le 2 juin à Vancouver une tournée mondiale avec le Royal Philharmonic Concert Orchestra. Le Britannique interprètera ses plus grands tubes en solo ou avec The Police dans des versions réorchestrées par Michel Legrand, Jorge Calandrelli, Steven Mercurio, Robert Sadin... Le chanteur sera cet automne en Europe, avec un passage prévu à Paris. Pour accompagner cette tournée, Sting publiera cet été « Symphonicities », un album studio commémorant l'expérience « live » de ces concerts.

vendredi 28 mai 2010

______________________________
La saga NTM dans Les Inrocks

Les Inrockuptibles publient un hors-série consacré à NTM, quelques semaines avant le concert exceptionnel que donnera le duo au Parc des Princes à Paris le 19 juin. Au menu, un entretien avec Kool Shen et JoeyStarr, une interview de leur manager Sébastien Farran, l'histoire de NTM, des portraits croisés, un portfolio du photographe Richard Aujard... 100 pages, 6,90 euros.

vendredi 28 mai 2010

______________________________
Peter Doherty et IAM à Nice

Le festival Crazy Week !!! prend du 6 au 10 juillet à Nice la succession des Enfants du Rock, qui depuis 2006 faisaient vibrer la Baie des Anges au rythme du rock'n'roll. Produit par la même équipe (Ivoire Music) il sera plus long (cinq soirées au lieu d'une) et plus éclectique: le Théâtre de Verdure accueillera pour cette première édition la folk de Tété, la pop de Superbus, le pop-rock de Peter Doherty, le reggae de Tom Frager et le rap d'IAM.

vendredi 28 mai 2010

______________________________
40e anniversaire du festival
Popanalia à Biot,

Quarante ans après sa première édition, le festival Popanalia revient à Biot, le 9 juillet, dans les jardins du musée Fernand Léger dont c'est le cinquantième anniversaire. Au programme de cette seconde mouture, Archie Shepp et Gong, déjà invités en 1970, mais aussi Trilok Gurtu, Omar Sosa et Paolo Fresu, qui donneront un concert commun. La première édition avait été victime de son succès: des nombreux artistes invités (Pink Floyd, Eric Clapton, Soft Machine, Art Ensemble of Chicago...) seule Joan Baez avait pu se produire, les organisateurs, débordés par l'affluence, ayant annulé le reste de la manifestation.

vendredi 28 mai 2010

______________________________
Tchekhov, Feydeau : Alain Françon
poursuit en indépendant sa quête

Après avoir dirigé deux centres dramatiques et un théâtre national, le metteur en scène Alain Françon, 65 ans, poursuit avec bonheur son itinéraire artistique en indépendant, entre un Tchekhov à la Comédie-Française et des Feydeau à Strasbourg et au Marigny.

La Salle Richelieu accueille jusqu'au 16 juillet puis reprendra la saison prochaine « Les Trois Sœurs », nouvelle incursion tchékhovienne d'un artiste qui a déjà monté « La Mouette », « La Cerisaie » (deux fois, au Français puis à La Colline), « Ivanov » et « Platonov ».

Comme pour sa dernière « Cerisaie », qui lui a valu le Molière du metteur en scène 2010, Alain Françon a consulté pour « Les Trois Sœurs » le « cahier de régie » (indications de mouvements, notations psychologiques...) de Constantin Stanislavski, créateur de la pièce en 1901 au Théâtre d'art de Moscou.

« J'ai dû voir dix mises en scène des Trois Sœurs. Là, ce qui m'intéressait plutôt, c'était de revenir à l'origine », explique Alain Françon à l'AFP.

« On sait qu'il y avait au Théâtre d'art une profonde cohérence, une intelligence, une luminosité dans la façon de monter Tchekhov. C'est pour ça que je regarde le cahier de régie », ajoute-t-il.

Guidé sans être muselé par le travail de Stanislasvki, le metteur en scène peut se concentrer sur sa direction d'acteurs, fine et subtile, d'une absolue loyauté vis-à-vis de Tchekhov. « J'ai souvent vu des représentations où tout est embrouillé, ce qui n'a aucun intérêt », commente Alain Françon, qui voit le théâtre tchékhovien comme « une littérature mineure mais prodigieuse, qui a un vrai rapport avec l'humilité ».

Nourri de cette vision, le metteur en scène montre avec une modestie éclairante le sort de ces trois jeunes sœurs qui rêvent de Moscou, de travail et de mariage mais dont le quotidien se défait quand la belle-sœur prend possession de la maison familiale et que les militaires quittent leur vie.

Alain Françon parle d'un « théâtre mine de rien ». Chez Tchekhov, comme chez le contemporain Michel Vinaver, autre de ses auteurs fétiches, « c'est tel quel, c'est ainsi, il n'y a pas de jugement sur les personnages, je trouve que c'est très bien », confie le metteur en scène.

Ce qui ne l'empêche pas de monter avec un égal bonheur Edward Bond, l'un des plus grands auteurs britanniques vivants, et Henrik Ibsen, qui développent un discours plus âpre sur l'homme et le monde.

« Les jours où je suis fatigué, je préfère dire avec Tchekhov et Vinaver: c'est ainsi. Et il y a des fois où je suis en colère et où je dis plutôt, comme Bond ou Ibsen: non », s'amuse Alain Françon.

Ancien directeur du Centre dramatique national (CDN) du Huitième à Lyon puis de celui de Savoie, le metteur en scène a quitté La Colline en janvier dernier, après douze saisons à sa tête. Depuis, il a fondé sa propre compagnie, conventionnée pour trois ans par le ministère de la Culture.

« On nous accompagne tout en nous disant qu'on est des privilégiés, qu'il ne faudrait pas prendre ça pour une rente, c'est très désobligeant », estime Alain Françon. « Ce n'est pas parce qu'on arrête de diriger une institution que le projet artistique est fini », fait-il valoir.

La preuve : le metteur en scène a plusieurs créations en préparation, dont une tétralogie de pièces de Georges Feydeau au TNS à Strasbourg et au Théâtre Marigny. Loin du boulevard, Alain Françon considère Feydeau comme un auteur majeur. « La description de la société bourgeoise de son époque, il ne l'a pas ratée. C'est un auteur à mon avis beaucoup plus noir que tous les autres », dit-il.

vendredi 28 mai 2010

______________________________
Un mobile de Calder réalisé pour
Jean Vilar mis aux enchères
lundi à Paris

Un grand mobile du sculpteur américain Alexander Calder réalisé vers 1955 pour l'homme de théâtre Jean Vilar, sera mis en vente lundi à Paris par la maison d'enchères Artcurial qui l'a estimé entre 500.000 et 800.000 euros.

« On devrait dépasser sans effort cette estimation », a déclaré jeudi à l'AFP le commissaire-priseur Hervé Poulain, qui sera au marteau pour cette vente.

Alexander Calder (1898-1976) « était très généreux. Il donnait facilement. Mais là, il a fabriqué ce mobile spécialement pour Jean Vilar », indique M. Poulain. Sur une des plaques du mobile, le sculpteur a inscrit « Pour Vilar » et signé de ses initiales.

L'épouse de Jean Vilar, Andrée, a raconté que l'artiste avait frappé un jour à la porte de l'appartement parisien de la famille, avec un paquet sous le bras contenant son mobile. Il s'était ensuite mis à quatre pattes dans le salon pour agencer les éléments de l'œuvre en métal peint, d'une envergure de près de deux mètres.

Le mobile est resté depuis dans la famille. Après le décès d'Andrée Vilar en 2009, ses enfants ont décidé de le mettre en vente. Le produit de la vente ira à la Fondation Vilar à Avignon.

L'amitié entre Calder et Vilar (1912-1971) était née en 1953 à l'occasion de la création au TNP d'une pièce d'Henri Pichette « Nucléa » par Jean Vilar et dont le sculpteur avait conçu les décors et les costumes.

Hervé Poulain a lui aussi connu Calder. « Ca a sans doute compté pour être désigné comme vendeur alors que la maison d'enchères Sotheby's était sur les rangs », a déclaré le commissaire-priseur.

Le mobile est exposé samedi et dimanche au siège d'Artcurial, à l'hôtel Marcel Dassault, au rond-point des Champs-Elysées. Il sera vendu lundi soir dans le cadre d'une vente d'art contemporain de la maison d'enchères.


©Musicologie.org 2010