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« Que nous dit la théorie
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28{ |
avril |
Trente-cinq ans après les faits, un ancien militaire a été arrêté mardi pour la mort du chanteur et poète emblématique de la gauche chilienne Victor Jara, torturé et exécuté en 1973 dans les jours suivant le coup d'Etat militaire d'Augusto Pinochet.
Jose Adolfo Paredes Marquez, un ex-soldat de 54 ans, a été placé en détention en tant « qu'auteur matériel du meurtre » de Jara, le 16 septembre 1973 dans un stade de Santiago, a déclaré à des journalistes le juge Juan Eduardo Fuentes, qui l'a entendu.
« Je suis innocent ! » a lancé Paredes à la presse, avant d'être conduit à une prison haute sécurité. « Il faut aller chercher les hauts commandements, je n'étais qu'un gamin ! »
Le juge n'a donné aucune indication sur d'éventuels commanditaires.
Jara, auteur-compositeur-interprète et homme de théâtre, était une des figures les plus connues du monde artistique et musical chilien à sa mort, à 39 ans. Il est devenu un symbole de la violence, dès les premières jours, de la dictature Pinochet (1973-90) qui fit plus de 3.000 morts et disparus.
Arrêté dans les heures suivant le putsch du 11 septembre, Jara fut conduit dans un stade où les militaires détenaient quelque 5.000 personnes. Là, il fut longuement frappé et torturé, ses doigts brisés à coups de crosse et de bottes, avant d'être abattu à la mitraillette, avec d'autres détenus.
La détention de Paredes est un revirement spectaculaire dans l'enquête, qui avait été close par le juge Fuentes en 2008 faute d'éléments probants, avec comme seul accusé potentiel l'officier en charge du stade à l'époque.
Elle avait été rouverte mi-2008 après l'appel de l'avocat de la veuve de Jara, la Britannique Joan Turner, qui a réagi mercredi dans la presse: « Il y a ici d'autres coupables. Ceux qui ont ordonné la torture et l'execution ».
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28{ |
avril |
Eclectisme et innovation sont au menu de la 26ème édition du festival Art Rock à Saint-Brieuc qui, de jeudi à dimanche, propose têtes d'affiche internationale et jeunes pousses à découvrir, mixant musique, danse, vidéo et arts numériques.
« On porte une attention toute particulière aux artistes prometteurs qui ont le potentiel pour se révéler des pépites à l'avenir », résume Jean-Michel Boinet, directeur artistique et fondateur de ce festival associatif en centre-ville, qui avait réuni 60.000 spectateurs en 2008.
Parmi ces « pépites » en devenir se classent Maximo Park, « une bombe en Grande-Bretagne, très peu connu en France », ou, dans un autre registre, la marocaine Hindi Zahra, qualifiée de « fille spirituelle de Django Reinhardt et de Billie Holiday » par le magazine américain « The Wire », ou encore les Espagnols de Laxula au flamenco-rock décoiffant.
Au nombre des têtes d'affiche, les Britanniques Tricky, Ting Tings, les Américains Cold War Kids, l'icône ivoirienne de l'afro-reggae Alpha Blondy, et les nouveaux chouchous des scènes que sont le dandy Charlie Winston ou les Canadiens du Pascale Picard Band.
La « carte blanche » du festival, permettant à un artiste -ou un groupe d'artistes- de bâtir sa programmation, est confiée cette année à Neneh Cherry et Cirkus avec le projet de « sortir des sentiers battus des concerts habituels dans l'esprit de générosité, de convivialité et d'esprit de famille qui les caractérise », se réjouit Jean-Michel Boinet.
Parmi les invités du collectif basé en Suède, le chanteur Eagle Eye Cherry -frère de Neneh- qui offrira dimanche « un concert exceptionnel, piano voix solo », ou les Japonaises Nisennenmondai.
Le volet danse sera marqué par la création du chorégraphe japonais Saburo Teshigawara, connu pour la recherche de ses projets s'appuyant sur des formes d'expression très diverses (vidéos, installations, opéras). Il y présentera vendredi et samedi « Obsession-Un chien A », une chorégraphie en duo, inspirée par « Un chien andalou » écrit par Luis Bunuel et Salvador Dali.
En clin d'oeïl à Fulgence Bienvenüe, père fondateur du métro parisien, originaire d'Uzel, à une vingtaine de km de Saint-Brieuc, une dizaine d'artistes de la RATP se produisant habituellement dans le métro seront au rendez-vous pour un tour du monde musical de vendredi à dimanche, du milieu de journée à tard dans la nuit.
Cerise sur le gâteau, les chefs de plusieurs restaurants réputés des Côtes d'Armor proposeront pendant le festival une gastronomie « de rue » réalisée sur place, « une cuisine de haute volée à des prix festivaliers », selon le mot du fondateur d'Art Rock.
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28{ |
avril |
La chorégraphe Anne-Marie Reynaud, qui fut à la fois une figure et un soutien actif de la danse contemporaine française émergente, est décédée dans la nuit de lundi à mardi, a-t-on appris mercredi auprès de la Société des auteurs, compositeurs et auteurs dramatiques (SACD).
Née en 1945, cette danseuse et pédagogue a fait la rencontre, déterminante de la chorégraphe américaine Carolyn Carlson, qui l'a distribuée dans cinq de ses créations au sein du Groupe de recherche de l'Opéra de Paris (GRTOP) dès 1974.
Elle a ensuite fondé avec Odile Azagury, en 1976, le Four Solaire, collectif pluridisciplinaire de recherche et de production où elle chorégraphiera plusieurs pièces jusqu'au milieu des années 1980.
Directrice du Centre chorégraphique national (CCN) de Bourgogne de 1989 à 1994, Anne-Marie Reynaud a ensuite rejoint l'équipe d'Île-de-France Opéra et Ballet, avant de prendre les rênes de l'Institut de pédagogie et de recherche chorégraphiques au Centre national de la danse (CND), à sa création en 1998.
« Les années 80 n'ont pas seulement vu l'émergence d'une pépinière de jeunes talents. Ces talents ont été soutenus, aidés par des personnes comme Anne-Marie Reynaud qui ont su voir au-delà d'eux-mêmes », a estimé dans un communiqué d'hommage Daniel Larrieu, administrateur délégué à la danse à la SACD.
Le groupe Phoenix jouit d'un statut à part sur la scène musicale française: fleuron de la pop hexagonale, il est encore plus coté à l'étranger que dans son propre pays, une tendance qui pourrait s'infléchir avec la sortie de son nouvel album, « Wolfgang Amadeus Phoenix ».
Début avril, le quatuor est devenu le premier groupe français à jouer dans l'émission télévisée culte américaine « Saturday Night Live ». Selon le Bureau Export, organisme qui aide au développement des artistes français à l'étranger, Phoenix partage même avec U2, Paul McCartney ou Coldplay l'honneur d'avoir pu y interpréter trois morceaux au lieu de deux.
« Ce qui nous plaît, c'est le grand écart: après le Saturday Night Live, on a joué à la Cartonnerie de Reims! », sourit Thomas Mars, le chanteur du groupe également composé de Christian Mazzalai, Deck D'Arcy et Branco.
« Wolfgang Amadeus Phoenix », le quatrième album studio de Phoenix, est sorti lundi dans le monde entier et a déjà reçu d'excellentes critiques du magazine anglais NME ou de la revue américaine Rolling Stone. Le groupe a entamé une tournée qui passait jeudi par le festival espagnol Primavera avant de se poursuivre en Europe, aux Etats-Unis, en Asie et en Australie.
« Quand on joue à l'étranger, on se sent hyper français. Bien qu'ils soient en anglais, nos textes parlent de nos vies à Paris et donc de choses très françaises, avec un point de vue différent des Anglo-Saxons », estime Thomas Mars qui, à la ville, est le compagnon de la réalisatrice américaine Sofia Coppola.
Fondé à la fin des années 90, Phoenix est originaire de Versailles, comme une autre formation française réputée à l'étranger, Air. Avant cela, Branco faisait partie du groupe Darlin' avec Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo, qui ont ensuite formé le duo Daft Punk, autre poids lourd de la musique française à l'export.
L'une des chansons du quatuor, « Everything is Everything » (2004), était incluse dans la bande originale de la série télévisée américaine « Six Feet Under ». Un autre de ses morceaux figurait dans celle de « Lost in Translation » de Sofia Coppola et le groupe a fait une apparition dans son film suivant, « Marie-Antoinette ».
Depuis ses débuts, Phoenix a l'image du groupe français qui réussit à l'étranger. La donne a cependant commencé à changer avec son précédent album, « It's Never Been Like That » (2006), qui avait été nommé au Prix Constantin, et la tournée qui avait suivi.
« Pendant notre dernière tournée en France, on a senti que cette image s'estompait par rapport à nos tout premiers concerts, où on se sentait un peu comme des lions en cage que les gens regardaient », estime Thomas Mars. « Je ne sais pas si c'est nous qui avons changé ou le public, sans doute un peu des deux ».
« Wolfgang Amadeus Phoenix » pourrait encore renforcer la notoriété du groupe, dans comme hors de l'Hexagone. Album le plus abouti de Phoenix, il fait le lien entre ses précédents disques en mêlant énergie pop et textures plus synthétiques.
Outre cet album, dont le titre amusant évoque à Thomas Mars « un enfant lâché dans un musée qui fait la moustache à la Joconde », Phoenix a réalisé l'un des volumes de la série de compilations « Kitsuné Tabloid ». Ce disque réunit dix-huit morceaux qui ont influencé le groupe, signés d'artistes aussi divers que Kiss, Chris Bell, Dusty Springfield ou Lou Reed.
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28{ |
avril |
Plus de cent personnes ayant participé à un concert dans le sud de l'Iran ont été arrêtées et présentées comme membres d'un « groupe d'adorateurs de Satan » censés avoir bu de l'alcool et « sucé du sang », a rapporté mercredi le quotidien Jam-e Jam.
« Cent quatre membres d'un groupe d'adorateurs de Satan ont été arrêtés lors d'une fête et d'un concert immoral à Shiraz (sud) » dimanche, a déclaré le responsable local des Gardiens de la révolution, Abbas Hamidi, cité par le journal.
« La fête se tenait dans un jardin près de la ville et la cérémonie satanique était diffusée à travers le monde via internet », a-t-il dit encore.
Selon lui les participants « buvaient de l'alcool, se blessaient et suçaient du sang ».
Les autorités iraniennes assimilent généralement les concerts de musique rock et notamment de hard rock, qui sont interdits dans la République islamique, à des cérémonies sataniques. La consommation d'alcool est aussi prohibée, même si elle est répandue.
Le journal a reproduit une photo d'une batterie et d'amplificateurs disposés sur une scène et une autre de jeunes hommes assis dos à la caméra après leur arrestation.
M. Hamidi a expliqué que l'arrestation de dimanche était le résultat d'une opération de surveillance par les forces de renseignement de la milice des Bassidji, qui dépend des Gardiens de la révolution, de « groupes liés à l'étranger ».
La police avait arrêté en 2007 environ 230 personnes ayant participé à un concert de rock illégal près de Téhéran en les accusant d'appartenir à un groupe d'adorateurs de Satan.
Les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime, et les Bassidjis ont mis l'accent récemment sur la nécessité de combattre les manifestations de « décadence » qui font partie selon eux d'une offensive culturelle de l'occident contre la République islamique.
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28{ |
avril |
La vente des souvenirs du mime Marcel Marceau, mardi et mercredi à l'Hôtel Drouot, a totalisé 490.00 euros sans les frais, a annoncé la salle de ventes mercredi soir.
Parmi les pièces emblématiques de l'artiste, le costume de Bip a été adjugé mercredi 5.717 euros et « le chapeau de Bip avec sa fleur » 3.201 euros. Un ensemble de 200 pancartes de spectacle en tissu est parti à 3.430 euros.
Plusieurs lots ont été préemptés au cours des deux journées. D'autres ont été achetés par l'association « Un musée pour Bip », dont l'objectif était d'acquérir un maximum de pièces pour les rassembler dans « un lieu culturel consacré à l'art du mime en France ».
Lors de la première journée, le montant des ventes, notamment de tableaux et livres anciens, s'était élevé à 244.870 euros. A notamment été vendu un tableau signé André Quellier intitulé « Bip, les masques » adjugé 20.583 euros.
Plusieurs oeuvres peintes du mime lui-même ont été préemptées par le Département des arts et du spectacles de la Bibliothèque nationale (BNF), notamment un « Bip sur scène » pour 6.861 euros. Un cahier que le mime utilisait pour prendre des notes et un ensemble de tapuscrits l'ont été pour 2.972 euros.
A sa mort, le 22 septembre 2007 à 84 ans, Marcel Marceau avait laissé de nombreuses dettes. La vente de ses souvenirs était organisée sur décision de justice. Né en 1923 à Strasbourg, le mime Marceau était apprécié dans de nombreux pays, notamment aux Etats-Unis, au Japon ou en Russie.
©Musicologie.org 2009