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samedi 29 mai 2010
______________________________ Inauguration près de Lyon du premier centre chorégraphique dédié
au hip hop
L'inauguration vendredi dans la banlieue lyonnaise du "pôle Pik", centre chorégraphique
entièrement dédié à la création et à la diffusion du hip hop, marque "une
nouvelle étape" pour cette danse née dans la rue, se réjouit son conseiller artistique, le chorégraphe
Mourad Merzouki.
"Le hip hop a besoin d'un espace comme celui-là pour progresser", estime l'artiste lyonnais,
créateur de la compagnie Käfig, pour qui le pôle Pik "représente une nouvelle étape"
pour cette discipline en favorisant sa création et son enseignement.
Si deux centres chorégraphiques nationaux ont déjà été confiés
à des danseurs issus du hip hop --Créteil à Mourad Merzouki en 2009 et La Rochelle à Kader Attou
en 2008--, la nouvelle structure inaugurée à Bron se présente comme "la première du genre
en France".
"C'est une évolution naturelle pour la compagnie Käfig", née à Bron
en 1996, "qui naviguait de théâtre en théâtre et avait besoin d'un lieu pour créer
et accueillir d'autres compagnies", explique à l'AFP Sébastien Garcia, administrateur du pôle Pik.
Après seize mois de travaux, le centre a ouvert ses portes en septembre 2009 et accueilli "une
quinzaine de compagnies en résidence depuis", venues de la région Rhône-Alpes et issues de la danse,
de la musique et du cirque, détaille-t-il.
"A terme, on souhaite que le pôle ait une dimension nationale. Si une compagnie lilloise nous
sollicite, nous ne la refuserons évidemment pas", précise Sébastien Garcia.
Après les deux jours d'inauguration, vendredi et samedi, le pôle compte développer
ses autres missions, en particulier la formation des danseurs professionnels et amateurs et la préparation du festival
de hip hop Karavel, dont la quatrième édition se tiendra en octobre à Bron.
Doté de deux studios de danse et représentant un budget d'investissement de 2,2 millions
d'euros, le bâtiment a été financé par les collectivités locales --ville, département
et région--, le ministère de la Culture et l'Agence nationale pour la rénovation urbaine.
samedi 29 mai 2010
______________________________ Le Musée d'art moderne de Paris rouvrira le 10 juin pour « Dynasty
»
Le Musée d'art moderne de la Ville de Paris, fermé depuis le vol spectaculaire de cinq de
ses toiles dans la nuit du 19 au 20 mai, rouvrira ses portes le 10 juin pour l'inauguration de l'exposition "Dynasty",
a-t-on appris vendredi auprès du musée.
Organisée conjointement par le Palais de Tokyo et le Musée d?Art moderne de la Ville de
Paris, cette exposition présente la jeune création française.
Les deux établissements culturels, dont l'un dépend de l'Etat et l'autre de la mairie, sont
abrités chacun dans une aile du même bâtiment de style Art Déco construit en 1937.
Le vernissage sera ouvert au public le 10 à partir de 20h00, a précisé le Musée
d'art moderne de Paris. L'exposition se tiendra du 11 juin au 5 septembre.
Les cinq toiles volées (Picasso, Matisse, Braque, Léger et Modigliani) ont une valeur estimée
à environ 100 millions d'euros, selon la mairie de Paris.
samedi 29 mai 2010
______________________________ Des centaines de salariés sans papiers sur les marches de l'opéra
Bastille
Plusieurs centaines de salariés sans-papiers, 1.500 selon la CGT, occupaient vendredi soir depuis
24 heures les marches de l'opéra Bastille à Paris pour réclamer un texte définissant des critères
de régularisation échappant à l'arbitraire préfectoral.
Les salariés sans-papiers ont élu domicile devant l'opéra jeudi à l'issue
de la manifestation parisienne contre la fin de la retraite à 60 ans, reprochant au gouvernement de "tergiverser".
"On ne bouge pas", a indiqué vendredi soir à l'AFP au nom des onze syndicats et
associations soutenant le mouvement Raymond Chauveau, responsable CGT, reprochant au ministère de l'Immigration de
"nous faire lanterner".
Ce nouveau piquet de grève a reçu le double soutien vendredi du PCF et du PS au travers
de la venue sur les lieux de la secrétaire nationale du Parti communiste, Marie-George Buffet, et de Pascale Boistard,
adjointe PS chargée de l'intégration à la mairie de Paris.
"Leur désarroi, palpable lors de ce rassemblement, incite à la plus grande humanité
dans le traitement de ces situations particulières", a déclaré Mme Buffet, dans une lettre ouverte
au Premier ministre.
Deux nouvelles réunions ont eu lieu avec les services d'Eric Besson, ministre de l'Immigration
les 14 et 20 mai, au sujet des travailleurs sans titre de séjour pour lesquels syndicats et associations demandent
des critères clairs et identiques de régularisation.
Mais selon eux, le ministère "semble vouloir retarder le plus possible les échéances".
Ce faisant, estiment associations et syndicats, M. Besson se rend "complice des patrons-voyous" exploitant de la
main d'oeuvre sans titre de séjour et "laisse porter atteinte à tout le monde du travail".
En début de soirée, le ministère de l'Immigration a fait savoir à l'AFP qu'une
nouvelle réunion pourrait avoir lieu "courant juin".
Dans l'après-midi, le directeur de cabinet du ministre a réuni l'ensemble des secrétaires
généraux des préfectures concernées (notamment Paris et l'Ile de France), selon la même
source.
"La démarche de bilan de l'application de la circulaire du 24 novembre 2009, évoquée
lors de la dernière réunion avec les partenaires sociaux, est donc engagée", a fait valoir le ministère.
"Par ailleurs, le ministère est toujours en attente des exemples précis et concrets
des éventuels traitements hétérogènes des demandes de régularisations par les préfectures
évoqués par les partenaires sociaux", ajoute le communiqué.
Syndicats et associations reçoivent le soutien de plus en plus ouvert de dirigeants patronaux (Veolia
Propreté, De Richebourg, association Ethic, CGPME, Association nationale des directeurs de ressources humaines ou
ANDRH).
Eux aussi font le constat que la circulaire de novembre 2009, censée comme la précédente
clarifier l'application de la loi du 20 novembre 2007 sur la régularisation pour motif professionnel, n'est pas appliquée
de la même façon d'un salarié à l'autre et d'une préfecture à l'autre.
samedi 29 mai 2010
______________________________ Carlos Santana : « je ne jouerai pas en Israël »
Carlos Santana, le célèbre chanteur américain d'origine mexicaine, a déclaré
vendredi à Rabat qu'il ne pouvait pas jouer pour le moment en Israël à cause de "la peur et la tension"
avec les Palestiniens.
"Je ne joue pas (dans un endroit) lorsqu'on exécute. Je me rendrai en Israël pour y jouer
quand il y aura moins de tension, moins de conflit et de peur" avec les Palestiniens, a déclaré Carlos
Santana, lors d'une conférence de presse tenue vendredi en marge du festival de musique Mawazine (rythmes) de Rabat.
"Ce qu'ils font (les autorités israéliennes, ndlr) n'est pas constructif et Dieu lui-même
ne se serait jamais rendu (en Israël) dans une situation pareille", a déclaré Carlos Santana, un
des meilleurs guitaristes contemporains".
Il n'a pas cité nommément les Palestiniens dans sa déclaration.
"Je n'ai pas annulé mon concert en Israël, il a été reporté, c'est
une question de temps", a-t-il dit au début de sa réponse.
Carlos Santana devait interpréter vendredi soir à Rabat ses plus célèbres
oeuvres dans le cadre de Mawazine, l'un des plus importants festival de musique du monde arabo-musulman.
"J'aime l'Afrique, mon amour pour le continent est très fort. 95% de mes mélodies s'inspirent
de l'Afrique", a ajouté Carlos Santana avant de conclure: "j'aime aussi les femmes. Je respecte les traditions
en Afrique mais il faut respecter et honorer la femme dans ce continent".
Le festival Mawazine s'achève samedi soir. Le chanteur britannique Elton John a réuni dans
la nuit de mercredi à jeudi plus de 40.000 spectateurs.
samedi 29 mai 2010
______________________________ Début du Festival du film de Transylvanie, un des plus importants des
Balkans
Le Festival international du film de Transylvanie (TIFF), un des plus importants des Balkans, s'est ouvert
vendredi à Cluj (nord-est) pour une 9e édition qui accueille 240 films de 47 pays et le metteur en scène
allemand Wim Wenders en invité spécial.
"Malgré la crise économique, c'est l'édition la plus ambitieuse du festival",
a souligné son président, Tudor Giurgiu lors d'une conférence de presse.
Outre la compétition officielle qui donne la part belle à des premières oeuvres européennes,
le Festival (www.tiff.ro) propose également des sections thématiques: "profession actrice" ou "Less
is more" consacré aux films collectifs, un genre méconnu mais qui a récemment été
popularisé par des films comme "Contes de l'âge d'or" (Roumanie) ou "Paris, je t'aime".
Cette dernière section accueillera entre autre le film collectif "Revolucion", réalisé
par 10 metteurs en scène mexicains pour donner leur vision de leur pays, 100 ans après la révolution.
Une section entière sera consacrée au cinéma israélien avec 15 films et la
présence du réalisateur de "Lebanon", Samuel Maoz.
Environ 40 court-métrages seront également présentés en compétition
ainsi que les dernières créations du cinéma roumain, un des plus dynamiques en Europe.
Wim Wenders, président de l'Académie européenne du film, sera un des invités
spéciaux et donnera une master-class jeudi.
Pour la première année, des projections en plein air sont également organisées
sur la place Unirii de Cluj, une des plus grandes places médiévales d'Europe de l'Est.
Le palmarès sera connu un jour avant la clôture, samedi 5 juin.
samedi 29 mai 2010
______________________________ Rome s'offre deux musées d'art contemporain à l'architecture
spectaculaire
Journée historique à Rome pour l'art contemporain: la Ville éternelle a dévoilé
jeudi deux nouveaux espaces à l'architecture spectaculaire qui lui sont dédiés et ont pour ambition
de rivaliser avec les plus grandes institutions mondiales.
Le Musée national des arts du XXIe siècle (MAXXI - www.maxxi.beniculturali.it), un ovni
de béton, verre et acier sorti de terre après dix longues années de travaux, est signé par l'Anglo-Irakienne
Zaha Hadid, figure de l'architecture internationale.
L'architecte a expliqué avoir voulu "rendre hommage à la tradition de Rome, qui superpose
différentes époques et dispose d'une lumière fantastique". La lumière est de fait le personnage
central du musée, parfois aux dépens des oeuvres exposées, écrasées par la lumière
crue inondant le ciel romain.
Construit sur le site d'une ancienne caserne dans le nord de la ville, le MAXXI, qui alterne courbes et
angles aigus, joue sur les effets-miroir avec les édifices environnants, pour la plupart construits au XIXe siècle
dans des dominantes ocres et jaunes.
Pour son baptême, le musée offre aux visiteurs quatre expositions. Il y en a pour tous les
goûts: du peintre-sculpteur italien "Gino De Dominicis - L'immortel" à l'architecte Luigi Moretti
("Du rationalisme à l'informel") en passant par l'artiste turc Kutlug Ataman ("Dramaturgies mésopotamiennes").
La quatrième exposition, intitulée "Spazio" ("Espace"), constitue la
première exposition thématique des collections permanentes d'art et d'architecture du MAXXI. "C'est un
véritable joyau", a commenté pour l'AFP l'ex-ministre de la Culture Giovanna Melandri.
"Le MAXXI n'est pas seulement un musée, mais aussi un centre culturel composé d'un
tissu dense d'espaces intérieurs et extérieurs qui se croisent et dialoguent les uns avec les autres, à
travers un entrecroisement de galeries qui s'ouvrent sur une grande place", a expliqué Zaha Hadid.
Coût de ce bâtiment, prévu pour accueillir entre 200.000 et 400.000 visiteurs par an:
150 millions d'euros pour 21.200 mètres carrés, dont 10.000 mètres carrés d'espaces d'exposition.
Pour un coût bien moindre (20 millions d'euros), le Musée d'art contemporain de Rome (MACRO
- www.macro.roma.museum), qui existait déjà au sein d'un bâtiment à l'architecture classique,
s'est offert une extension de 10.000 m2 au design audacieux et réussi dessinée par la Française Odile
Decq.
Du noir intense et du rouge flambant pour les espaces de circulation, en contraposition avec le blanc
immaculé des espaces destinés à accueillir les collections permanentes et les expositions temporaires.
Un énorme coeur tout rouge à facettes, planté dans le foyer, abrite un auditorium
d'une centaine places, et l'ancienne glacière du bâtiment, une ex-brasserie, accueille entre autres des oeuvres
d'Yves Klein et Lucio Fontana.
Plus loin, une immense salle aux proportions harmonieuses sert de cadre à diverses installations,
dont les voiles colorées de l'artiste grec Kounellis.
samedi 29 mai 2010
______________________________ L'acteur Ben Kingsley honoré par une étoile à Hollywood
L'acteur britannique Ben Kingsley, qui a remporté un Oscar en 1983 pour son incarnation de Gandhi,
a reçu jeudi son étoile sur le fameux "boulevard de la gloire" à Hollywood.
"Chers amis, le fait d'être ici parmi vous aujourd'hui est une des nombreuses choses que je
n'aurais jamais imaginé vivre lorsque j'ai grandi en Angleterre, et pourtant c'est arrivé et j'en suis très
heureux", a dit Ben Kingsley, 66 ans, en recevant la 2.410e étoile du "Walk of Fame".
L'acteur, qui a été quatre fois sélectionné pour les Oscars, a été
applaudi par une centaine de badauds lors de la cérémonie. Il était entouré de son épouse,
de son fils et de l'acteur Bruce Willis.
Il incarne le méchant Nizam dans le film "Prince of Persia", tiré d'un jeu vidéo,
qui sort sur les écrans nord-américains vendredi.
Né Krishna Pandit Bhanji à Scarborough, en Grande-Bretagne, d'une mère anglaise et
d'un père d'origine indienne, il a débuté à Londres au théâtre en 1966. Il a ensuite
choisi le pseudonyme de Ben Kingsley, rejoint la Royal Shakespeare Company in 1967 et entamé sa carrière cinématographique
en 1972 dans le thriller "Fear is the key".
C'est son incarnation de Gandhi dans le film éponyme de Richard Attenborough qui lui vaudra la
célébrité une décennie plus tard.
Le producteur Jerry Bruckheimer a rendu hommage jeudi au talent de sir Ben Kingsley --il a été
anobli par la reine Elizabeth II--, en soulignant qu'"au moment où on quitte le cinéma, on reste toujours
hanté par sa performance".
samedi 29 mai 2010
______________________________ Polémique autour de Ardi, plus ancien ancêtre connu des humains
Des scientifiques américains ont remis en cause l'assertion des anthropologues ayant découvert
Ardi, plus ancien ancêtre connu des humains, selon laquelle cet hominidé de 4,4 millions d'années vivait
dans des zones forestières, indique leur analyse publiée jeudi.
Utilisant les mêmes indices et isotopes que ceux des auteurs de la découverte de Ardi, annoncée
en septembre 2009 dans Science, huit géologues et anthropologues américains sont parvenus à des conclusions
radicalement différentes dans une analyse technique parue dans la même revue datée du 28 mai.
Selon eux, la région, où ont été mis à jour en Ethiopie dans les années
1990 des os fossilisés d'une femelle "Ardipithecus ramidus", baptisée Ardi, était chaude et
semi-aride, avec une végétation formée de buissons et d'arbres clairsemés.
Cette différence paraît mineure mais est, en fait, importante pour déterminer si les
premiers hominidés ont bien commencé à marcher debout parce que les changements environnementaux les
auraient poussés à ne plus vivre sans la forêt.
L'habitat forestier décrit comme étant celui de Ardi par les scientifiques l'ayant découvert
allait à l'encontre de l'hypothèse la plus communément admise selon laquelle les premiers hominidés
ont commencé à marcher debout dans la savane.
Ces chercheurs, qui avaient publié onze études dans Science sur Ardi, indiquaient que cet
hominidé avait, comme les singes, un gros orteil opposable aux autres orteils, ainsi que des mains souples pour attraper
les branches des arbres.
En outre, ces anthropologues, dirigés par Tim White de l'Université de Californie à
Berkeley (ouest), avaient découvert les os fossilisés d'au moins 36 spécimens de cette même espèce.
Ils avaient aussi trouvé sur le même site du bois et des graines fossilisés, ainsi que 150.000 fossiles
de plantes et d'animaux, dont des singes, des perroquets et des escargots. Selon ces chercheurs, tous ces indices indiquaient
un environnement boisé et de prairies avec un climat plus frais et plus humide qu'aujourd'hui.
Ardi représente apparemment un nouveau jalon vers l'ancêtre commun à l'homme et au
singe.
samedi 29 mai 2010
______________________________ Un tableau de Frida Kahlo adjugé 1,2 million de dollars à New York
Un rare miniature de l'artiste mexicaine Frida Kahlo a été adjugée mercredi à
1,2 millions de dollars (980.000 euros) à Christie's à New York.
"Sobreviviente", une huile sur métal d'à peine 17 cm sur 12 cm représente
un Dieu précolombien. Kahlo a peint cette oeuvre en 1938. Sa valeur estimée avant les enchères oscillait
entre 100.000 et 150.000 dollars.
L'identité de l'acquéreur n'a pas été révélée
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