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mai 2009

29

mai
2009

25 mai 2009, Lyon, l'Ovale, 19h30
29 mai 2009, Paris, Atelier du Plateau, 20h30

Quatuor Béla
György Ligeti
1er quatuor « Métamorphoses nocturnes, 1953-1954
2
e quatuor, 1968

                                                                     © Sylvie Friess

Frédéric Aurier (violon)
Julien Dieudegard (violon)
Julian Boutin (alto)
Luc Dedreuil (violoncelle)

http://www.quatuorbela.com/

L'Ovale, 8 rue Garet, 69001, Lyon. Entrée libre, réservation conseillée : 06 11 71 66 07.

Atelier du Plateau, 5, rue du Plateau, 75019 Paris (Métro Jourdain ou Buttes Chaumont). Réservation : 01 42 41 28 22.  http://atelierduplateau.free.fr/ . Places 12 / 10 / 8 €.

Ce concert, marque pratiquement le 3e anniversaire de la disparition de György Ligeti, le 12 juin 2006. Né en 1923, peu encouragé dans ses premières études musicales, Hongrois sujet à l'ostracisme roumain, juif non pratiquant, victime de l'antisémitisme, échappant de peu à la déportation, il se disait, en quelque sorte, être de nulle part. Il est, après la guerre, professeur au Conservatoire Franz-Liszt de Budapest, et développe une œuvre très personnelle, sur les traces de Béla Bartók. Installé en Autriche, il prend part à l'activité de l'«avant-garde », mais reste un créatif très indépendant. Son œuvre pour grand orchestre, Atmosphères, créée le 22 octobre 1961, est considérée comme son manifeste esthétique, à partir duquel, chacune de ses compositions sera un événement. Sa musique, éminemment plastique, est reconnaissable par ses qualités sonores immédiates, et par l'absence de recherche rhétorique ou « narrative ». Il la décrit fort justement comme « une surface de timbres ».

Ces deux quatuors ont été composés dans un intervalle de 14 années. On aime entendre dans le premier de 1953-1954, l'influence de Béla Bartók, on jugera dans le second, si on veut, de l'indépendance de la maturité.

Pemier quatuor, Métamorphoses nocturnes, 1953-1954 (I. Allegro Grazioso ; II. Vivace, Capriccioso ; III. Adagio, Mesto ; IV. Presto ; V. Andante Tranquillo ; VI. Tempo Di Valse, Moderato, Con Eleganza, Un Poco Capriccioso ; VII. Allegretto, Un Poco Gioviale ; VIII. Prestissimo)

Deuxième quatuor, 1968 (I. Allegro nervoso ; II. Sostenuto molto calmo ; II. Come un meccanismo di precisione ; IV. Presto furioso, brutale, tumultuoso ; V. Allegro con delicatezza - toujours très doux, comme lointain)

Le Quatuor Béla, a été formé en 2003, par de jeunes musiciens, issus des Conservatoires nationaux de Paris et de Lyon. Ils ont l'envie, aussi bien dans leur carrière individuelle qu'avec le Quatuor, de participer à l'expérience musicale de leur temps. Ainsi mettent-ils en spectacle Black Angels, pour cordes électrifiées, de George Crumb, se retrouvent sur scène avec le génial OVNI Albert Marcœur, ou devant ses partitions, ou encore, celles de Kaija Saariaho, Giacinto Scelsi, ou Frédéric Kahn. Une expérience qui n'est pas sans rappeler celle du Kronos...


Le Quatuor Béla dans « Black Angels » de George Crumb (extrait, 2008).

29

mai
2009

29 mai 2009
Nanterre, Maison de la musique

Efji
Concert tm+

Martin Matalon
Trame VIII
pour marimba solo et flûte, clarinette,
cor, trompette, piano, violon, alto et contrebasse

Bruno Mantovani
Happy hours
pour violon pour violoncelle et piano

Patrick Marcland
Vocables
pour mezzo-soprano et ensemble :
clarinette, clarinette basse, cor, percussion,
harpe, piano, violon, alto et violoncelle

Laurent Cuniot
Efji
pour percussions solo

Bruno Mantovani
Streets
pour flûte, clarinette, basson, cor, trompette,
percussion, harpe, violon, alto et violoncelle

Avec Florent Jodelet (percussion solo) ; Sylvia Vadimova (mezzo soprano) ; Saori Furukawa (violon) ; Laurent Cuniot (direction)

Maison de la musique, 8 rue des anciennes-mairies, Nanterre. Accès : RER A, arrêt Nanterre Ville, sortie rue Maurice- Thorez, puis suivre le fléchage. Tarifs : de 4 à 22 €, forfaits 4 spectacles à 36 €, 10 places à 75 €. Réservations : 39 92

Le percussionniste Florent Jodelet a su développer dans ses interprétations un sens du phrasé et de la couleur exceptionnels : il est le héros de cette soirée ! Dans la musique de Martin Matalon, le percussionniste oscille entre sa position de soliste au marimba et celle de musicien au sein d’un ensemble de huit musiciens. Ses déplacements « géographiques » illustrent les différentes fonctions musicales de la percussion au sein de l’œuvre, nourrie par la variété des timbres et l’énergie rythmique. Dans Efji, il a élaboré avec le compositeur Laurent Cuniot un « instrumentarium » particulièrement riche et original qui associe des instruments très divers, parfois rares, présents dans les musiques occidentales et extra européennes. Les auditeurs sont ainsi invités à un voyage au cœur du son dans tous ses états, du silence à l’explosion, entre attaques et résonances, gravité et fulgurances. Le mouvement, la vitesse, se retrouvent aussi dans Streets de Bruno Mantovani, inspirée par la densité d’activités humaines simultanées des rues de New-York. Loin de ce tumulte, la nouvelle œuvre de Patrick Marcland mettra particulièrement en valeur les qualités théâtrales et la belle voix de mezzo de Sylvia Vadimova à partir d’un texte de Jean-Christophe Bailly.

29

mai
2009

Les musiques européennes
résonnent à Clermont-Ferrand

Clermont-Ferrand se met à l'heure de l'Europe durant cinq jours avec le festival Europavox, battant au rythme des musiques européennes actuelles, en présence de jeunes « ambassadeurs » issus des 27 pays de l'Union.

Electro, folk, pop, rock: au total, une soixantaine d'artistes vont se succéder pour cette quatrième édition qui a commencé mercredi soir avec Olivia Ruiz et se déroule jusqu'à dimanche dans la capitale auvergnate avec d'autres têtes d'affiche comme Charlie Winston, Bloc Party ou la chanteuse britannique punk montante Ebony Bones.

Des sons tchèques, islandais, danois, belges, néerlandais, polonais, italiens, espagnols, soit une vingtaine de nationalités différentes, résonneront également tout au long du festival, offrant une palette variée de talents émergents.

« En fait, tous sont des têtes d'affiche dans leur pays mais inconnus ailleurs, notre but est de les faire découvrir », explique François Missonnier, directeur du festival.

Europavox est concentré dans un quartier de la ville transformé en « village » autour de la coopérative de Mai, salle de concert clermontoise partie prenante du festival, également soutenu par le Conseil régional.

A la veille des élections européennes, cette édition prend une dimension particulière avec la venue de 54 jeunes (une fille et un garçon de chaque pays) âgés de 20 à 30 ans sélectionnés sur concours et invités au festival.

Ces « ambassadeurs » ont pour mission d'apporter un « regard neuf » sur l'Europe et sa musique.

« Je pense fondamentalement que l'Europe est un projet extraordinaire. Pour que les jeunes s'y intéressent et votent, il est important de parler d'autre chose que de la politique agricole commune, et la musique est un des angles qui me semble parfait pour en parler différemment », commente M. Missonnier.

Le festival avait accueilli en 2008 près de 15.000 personnes.

29

mai
2009

Riccardo Muti dans trois pays
avec un opéra rare du 18e siècle

Le maestro italien Riccardo Muti dirigera à partir de vendredi soir, jusqu'en juillet, un opéra napolitain rare du XVIIIe siècle, « Demofoonte » de Niccolo Jommelli (1714-1774), à Salzbourg (Autriche), Paris puis Ravenne (Italie), a-t-on appris auprès des organisateurs.

A la tête de son Orchestre de jeunes Luigi Cherubini, le chef napolitain de 67 ans débutera vendredi et dimanche cette série de représentations, mises en scène par l'Italien Cesare Lievi, dans le cadre du Festival de Pentecôte de Salzbourg.

Puis la production sera donnée cinq fois (du 13 au 21 juin) à l'Opéra de Paris.

Peu auparavant (les 7 et 8 juin), le chef italien ouvrira le Festival de Saint-Denis, à la basilique-nécropole des rois de France, avec le « Requiem » de Verdi. Il sera alors à la tête de l'Orchestre national de France, dont il est l'invité régulier depuis plus d'un quart de siècle.

Après Paris, il achèvera au Festival de Ravenne la présentation du « Demofoonte » de Jommelli, opéra en trois actes écrit sur un livret de Metastase par un compositeur considéré comme l'un des fondateurs du style classique.

29

mai
2009

Jean Boillot a été nommé directeur
du Centre dramatique national de Thionville

Le metteur en scène Jean Boillot a été nommé directeur du Centre dramatique national (CDN) de Thionville-Lorraine, avec effet le 1er janvier 2010, a annoncé le ministère de la Culture jeudi dans un communiqué.

Il succèdera à Laurent Gutmann, 42 ans, qui « aura su », en six ans de mandat, « transformer le centre dramatique régional de Thionville-Lorraine en centre dramatique national et lui offrir un nouveau lieu de représentation, le Théâtre en bois », précise le texte.

Né en 1970, M. Boillot a fondé en 1995 sa propre compagnie, La Spirale, aujourd'hui en résidence au Théâtre Auditorium de Poitiers (TAP), et a mis en scène des spectacles musicaux et lyriques en lien avec l'ensemble de musique contemporaine Ars Nova.

Son projet pour Thionville « privilégie la collaboration d'artistes européens », avec prochainement une production de « Periclès » de Shakespeare interprétée par des acteurs franco-allemands, selon le ministère.

« Sa volonté de faire rayonner le CDN dans les pays frontaliers se double d'une ambition régionale, avec une ouverture aux compagnies de Lorraine », ajoute le communiqué.

M. Boillot prévoit enfin « de mêler théâtre et musique, de développer un festival de formes brèves et d'associer un conteur, un auteur et un metteur en scène à l'ensemble des activités du centre ».

Le CDN de Thionville-Lorraine, subventionné par l'Etat, la ville et la région, est l'un des quelque 40 centres dramatiques nationaux ou régionaux, maillon essentiel du réseau de production et de diffusion théâtrales en France entre les cinq théâtres nationaux et les soixante-dix scènes nationales.

29

mai
2009

Musiques Métisses
se recentre sur l'Afrique

Musiques Métisses, le plus ancien festival français de musiques du monde, se recentre sur l'Afrique pour sa 34e édition, de vendredi à lundi à Angoulême, avec plusieurs stars du continent comme l'Ivoirien Alpha Blondy, la Malienne Oumou Sangaré et l'Algérien Khaled.

Les deux premiers, qui sont d'énormes vedettes africaines, seront à l'affiche de la soirée de dimanche.

Khaled, de retour à la scène après plusieurs années de silence, chantera samedi soir lors d'une soirée où la musique arabe sera à l'honneur avec également l'Anglo-Egyptienne Natacha Atlas, qui mêle depuis ses débuts musique orientale et électro.

Dans son nouveau disque, « Liberté », Khaled privilégie un raï acoustique et plus authentique que celui de ses tubes « Didi » et « Aicha ».

Plusieurs chanteurs d'Afrique noire se produiront dans l'île de Bougines, lieu emblématique du festival au pied du centre historique d'Angoulême, parmi lesquels Victor Démé, Erik Aliana, Blick Bassy, So Kalmery.

Victor Démé, chanteur et guitariste burkinabè dont le folk blues évoque son aîné Boubacar Traoré, s'est révélé au public européen l'année dernière seulement, alors que sa carrière dure depuis près de trente ans.

Le Camerounais Erik Aliana appartient à la tradition des chanteurs et conteurs des régions des pygmées de la forêt camerounaise. Le style de musique de Blick Bassy, lui aussi Camerounais, est plus moderne, ouvert à la soul music ou à la bossa.

Le Congolais So Kalmery est le principal dépositaire du « brakka », un style de musique à la gaieté communicative.

Musiques Métisses a par ailleurs invité une petite légende de la musique guinéenne, le saxophoniste Mamadou Barry. Ce musicien, qui appartient à l'âge d'or de la musique guinéenne, celle des grands orchestres d'Etat des années 70, est aujourd'hui l'arrangeur et le directeur musical des Amazones de Guinée et anime son « Gombo Jazz » à Conakry.

Au-delà de cette programmation africaine, le swing manouche, avec le chanteur Sanseverino et le Trio Rosenberg, et les nouvelles musiques urbaines brésiliennes, avec Pedro Luis e A Parede, seront également présents au festival.

©Musicologie.org 2009