Atelier du Plateau, 5, rue du
Plateau, 75019 Paris (Métro Jourdain ou Buttes Chaumont). Réservation : 01
42 41 28 22. http://atelierduplateau.free.fr/ . Places
12 / 10 / 8 €.
Ce concert, marque pratiquement
le 3e anniversaire de la disparition de György Ligeti, le 12 juin 2006. Né
en 1923, peu encouragé dans ses premières études musicales, Hongrois sujet
à l'ostracisme roumain, juif non pratiquant, victime de l'antisémitisme,
échappant de peu à la déportation, il se disait, en quelque sorte, être de
nulle part. Il est, après la guerre, professeur au Conservatoire
Franz-Liszt de Budapest, et développe une œuvre très personnelle, sur les
traces de Béla Bartók. Installé en Autriche, il prend part à l'activité de
l'«avant-garde », mais reste un créatif très indépendant. Son œuvre pour
grand orchestre,
Atmosphères,
créée le 22 octobre 1961, est considérée comme son manifeste esthétique, à
partir duquel, chacune de ses compositions sera un événement. Sa
musique, éminemment plastique, est reconnaissable par ses qualités
sonores immédiates, et par l'absence de recherche rhétorique ou «
narrative ». Il la décrit fort justement comme « une surface de timbres
».
Ces deux quatuors ont été
composés dans un intervalle de 14 années. On aime entendre dans le premier
de 1953-1954, l'influence de Béla Bartók, on jugera dans le second, si on
veut, de l'indépendance de la maturité.
Pemier quatuor,
Métamorphoses
nocturnes, 1953-1954 (I. Allegro Grazioso
; II. Vivace, Capriccioso ; III. Adagio, Mesto ; IV. Presto ; V. Andante
Tranquillo ; VI. Tempo Di Valse, Moderato, Con Eleganza, Un Poco
Capriccioso ; VII. Allegretto, Un Poco Gioviale ; VIII.
Prestissimo)
Deuxième quatuor, 1968 (I.
Allegro nervoso ; II. Sostenuto molto calmo ; II. Come un meccanismo di
precisione ; IV. Presto furioso, brutale, tumultuoso ; V. Allegro con
delicatezza - toujours très doux, comme lointain)
Le Quatuor Béla, a été formé en
2003, par de jeunes musiciens, issus des Conservatoires nationaux de Paris
et de Lyon. Ils ont l'envie, aussi bien dans leur carrière individuelle
qu'avec le Quatuor, de participer à l'expérience musicale de leur temps.
Ainsi mettent-ils en spectacle
Black Angels,
pour cordes électrifiées,
de George Crumb, se retrouvent sur scène avec le
génial OVNI Albert Marcœur, ou devant ses partitions, ou encore, celles de
Kaija Saariaho, Giacinto Scelsi, ou Frédéric Kahn. Une expérience qui
n'est pas sans rappeler celle du Kronos...
Le Quatuor Béla
dans « Black Angels » de George Crumb (extrait, 2008).
29
mai
2009
29 mai 2009
Nanterre, Maison de la musique
Efji
Concert tm+
Martin Matalon Trame VIII pour marimba solo et flûte, clarinette,
cor, trompette, piano, violon, alto et contrebasse
Bruno Mantovani Happy hours pour violon pour violoncelle et piano
Patrick Marcland Vocables
pour mezzo-soprano et ensemble :
clarinette, clarinette basse, cor, percussion,
harpe, piano, violon, alto et violoncelle
Laurent Cuniot Efji pour percussions solo
Bruno Mantovani Streets pour flûte, clarinette, basson, cor, trompette,
percussion, harpe, violon, alto et violoncelle
Maison de la musique, 8 rue des anciennes-mairies,
Nanterre. Accès : RER A, arrêt Nanterre Ville, sortie rue Maurice- Thorez,
puis suivre le fléchage. Tarifs : de 4 à 22 €, forfaits 4 spectacles à 36
€, 10 places à 75 €. Réservations : 39 92
Le percussionniste Florent Jodelet a su développer dans
ses interprétations un sens du phrasé et de la couleur exceptionnels : il
est le héros de cette soirée ! Dans la musique de Martin Matalon, le
percussionniste oscille entre sa position de soliste au marimba et celle
de musicien au sein d’un ensemble de huit musiciens. Ses déplacements «
géographiques » illustrent les différentes fonctions musicales de la
percussion au sein de l’œuvre, nourrie par la variété des timbres et
l’énergie rythmique. Dans Efji, il a élaboré avec le compositeur Laurent
Cuniot un « instrumentarium » particulièrement riche et original qui
associe des instruments très divers, parfois rares, présents dans les
musiques occidentales et extra européennes. Les auditeurs sont ainsi
invités à un voyage au cœur du son dans tous ses états, du silence à
l’explosion, entre attaques et résonances, gravité et fulgurances. Le
mouvement, la vitesse, se retrouvent aussi dans Streets de Bruno
Mantovani, inspirée par la densité d’activités humaines simultanées des
rues de New-York. Loin de ce tumulte, la nouvelle œuvre de Patrick
Marcland mettra particulièrement en valeur les qualités théâtrales et la
belle voix de mezzo de Sylvia Vadimova à partir d’un texte de
Jean-Christophe Bailly.
29
mai
2009
Les musiques européennes
résonnent à Clermont-Ferrand
Clermont-Ferrand se met à l'heure de l'Europe durant
cinq jours avec le festival Europavox, battant au rythme des musiques
européennes actuelles, en présence de jeunes « ambassadeurs » issus
des 27 pays de l'Union.
Electro, folk, pop, rock: au total, une soixantaine
d'artistes vont se succéder pour cette quatrième édition qui a commencé
mercredi soir avec Olivia Ruiz et se déroule jusqu'à dimanche dans la
capitale auvergnate avec d'autres têtes d'affiche comme Charlie Winston,
Bloc Party ou la chanteuse britannique punk montante Ebony Bones.
Des sons tchèques, islandais, danois, belges,
néerlandais, polonais, italiens, espagnols, soit une vingtaine de
nationalités différentes, résonneront également tout au long du festival,
offrant une palette variée de talents émergents.
« En fait, tous sont des têtes d'affiche dans leur pays
mais inconnus ailleurs, notre but est de les faire découvrir », explique
François Missonnier, directeur du festival.
Europavox est concentré dans un quartier de la ville
transformé en « village » autour de la coopérative de Mai, salle de
concert clermontoise partie prenante du festival, également soutenu par le
Conseil régional.
A la veille des élections européennes, cette édition
prend une dimension particulière avec la venue de 54 jeunes (une fille et
un garçon de chaque pays) âgés de 20 à 30 ans sélectionnés sur concours et
invités au festival.
Ces « ambassadeurs » ont pour mission d'apporter un «
regard neuf » sur l'Europe et sa musique.
« Je pense fondamentalement que l'Europe est un projet
extraordinaire. Pour que les jeunes s'y intéressent et votent, il est
important de parler d'autre chose que de la politique agricole commune, et
la musique est un des angles qui me semble parfait pour en parler
différemment », commente M. Missonnier.
Le festival avait accueilli en 2008 près de 15.000
personnes.
29
mai
2009
Riccardo Muti dans trois pays
avec un opéra rare du 18e siècle
Le maestro italien Riccardo Muti dirigera à partir de
vendredi soir, jusqu'en juillet, un opéra napolitain rare du XVIIIe
siècle, « Demofoonte » de Niccolo Jommelli (1714-1774), à Salzbourg
(Autriche), Paris puis Ravenne (Italie), a-t-on appris auprès des
organisateurs.
A la tête de son Orchestre de jeunes Luigi Cherubini,
le chef napolitain de 67 ans débutera vendredi et dimanche cette série de
représentations, mises en scène par l'Italien Cesare Lievi, dans le cadre
du Festival de Pentecôte de Salzbourg.
Puis la production sera donnée cinq fois (du 13 au 21
juin) à l'Opéra de Paris.
Peu auparavant (les 7 et 8 juin), le chef italien
ouvrira le Festival de Saint-Denis, à la basilique-nécropole des rois de
France, avec le « Requiem » de Verdi. Il sera alors à la tête de
l'Orchestre national de France, dont il est l'invité régulier depuis plus
d'un quart de siècle.
Après Paris, il achèvera au Festival de Ravenne la
présentation du « Demofoonte » de Jommelli, opéra en trois actes écrit sur
un livret de Metastase par un compositeur considéré comme l'un des
fondateurs du style classique.
29
mai
2009
Jean Boillot a été nommé directeur
du Centre dramatique national de Thionville
Le metteur en scène Jean Boillot a été nommé directeur
du Centre dramatique national (CDN) de Thionville-Lorraine, avec effet le
1er janvier 2010, a annoncé le ministère de la Culture jeudi dans un
communiqué.
Il succèdera à Laurent Gutmann, 42 ans, qui « aura su
», en six ans de mandat, « transformer le centre dramatique régional de
Thionville-Lorraine en centre dramatique national et lui offrir un nouveau
lieu de représentation, le Théâtre en bois », précise le texte.
Né en 1970, M. Boillot a fondé en 1995 sa propre
compagnie, La Spirale, aujourd'hui en résidence au Théâtre Auditorium de
Poitiers (TAP), et a mis en scène des spectacles musicaux et lyriques en
lien avec l'ensemble de musique contemporaine Ars Nova.
Son projet pour Thionville « privilégie la
collaboration d'artistes européens », avec prochainement une production de
« Periclès » de Shakespeare interprétée par des acteurs franco-allemands,
selon le ministère.
« Sa volonté de faire rayonner le CDN dans les pays
frontaliers se double d'une ambition régionale, avec une ouverture aux
compagnies de Lorraine », ajoute le communiqué.
M. Boillot prévoit enfin « de mêler théâtre et musique,
de développer un festival de formes brèves et d'associer un conteur, un
auteur et un metteur en scène à l'ensemble des activités du centre ».
Le CDN de Thionville-Lorraine, subventionné par l'Etat,
la ville et la région, est l'un des quelque 40 centres dramatiques
nationaux ou régionaux, maillon essentiel du réseau de production et de
diffusion théâtrales en France entre les cinq théâtres nationaux et les
soixante-dix scènes nationales.
29
mai
2009
Musiques Métisses
se recentre sur l'Afrique
Musiques Métisses, le plus ancien festival français de
musiques du monde, se recentre sur l'Afrique pour sa 34e édition, de
vendredi à lundi à Angoulême, avec plusieurs stars du continent comme
l'Ivoirien Alpha Blondy, la Malienne Oumou Sangaré et l'Algérien
Khaled.
Les deux premiers, qui sont d'énormes vedettes
africaines, seront à l'affiche de la soirée de dimanche.
Khaled, de retour à la scène après plusieurs années de
silence, chantera samedi soir lors d'une soirée où la musique arabe sera à
l'honneur avec également l'Anglo-Egyptienne Natacha Atlas, qui mêle depuis
ses débuts musique orientale et électro.
Dans son nouveau disque, « Liberté », Khaled privilégie
un raï acoustique et plus authentique que celui de ses tubes « Didi » et «
Aicha ».
Plusieurs chanteurs d'Afrique noire se produiront dans
l'île de Bougines, lieu emblématique du festival au pied du centre
historique d'Angoulême, parmi lesquels Victor Démé, Erik Aliana, Blick
Bassy, So Kalmery.
Victor Démé, chanteur et guitariste burkinabè dont le
folk blues évoque son aîné Boubacar Traoré, s'est révélé au public
européen l'année dernière seulement, alors que sa carrière dure depuis
près de trente ans.
Le Camerounais Erik Aliana appartient à la tradition
des chanteurs et conteurs des régions des pygmées de la forêt
camerounaise. Le style de musique de Blick Bassy, lui aussi Camerounais,
est plus moderne, ouvert à la soul music ou à la bossa.
Le Congolais So Kalmery est le principal dépositaire du
« brakka », un style de musique à la gaieté communicative.
Musiques Métisses a par ailleurs invité une petite
légende de la musique guinéenne, le saxophoniste Mamadou Barry. Ce
musicien, qui appartient à l'âge d'or de la musique guinéenne, celle des
grands orchestres d'Etat des années 70, est aujourd'hui l'arrangeur et le
directeur musical des Amazones de Guinée et anime son « Gombo Jazz » à
Conakry.
Au-delà de cette programmation africaine, le swing
manouche, avec le chanteur Sanseverino et le Trio Rosenberg, et les
nouvelles musiques urbaines brésiliennes, avec Pedro Luis e A Parede,
seront également présents au festival.