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Actualités musicales

1er - 10 juin 2008

 


Actualités musicales du 2 juin 2008

2 juin 2008
Olympia, Paris

Prix Pierre Delanoë
avec Francis Cabrel

Le Prix Pierre Delanoë sera remis à l'Olymlia le 2 juin 2008.

Cette cérémonie est placée sous le  haut patronage du Ministère de la Culture. Francis Cabrel, engagé depuis 1994 auprès des jeunes artistes via l’Association « Voix du Sud », a tout naturellement accepté d’être le parrain du Prix Pierre Delanoë 2008, et sera présent, y comprois en chansons, à la cérémonie..

Ce Prix a pour but de faire découvrir de jeunes artistes : auteurs, compositeurs et interprètes.

Choisis par un Comité Artistique composé uniquement de professionnels de la musique, des jeunes talents se produiront avec leurs créations inédites sur la scène de l’Olympia.

On met l’accent sur les chansons : le texte et la musique mais aussi l’interprétation qui en est donnée. Pour concourir, il faut  être interprète, seul ou en groupe, présenter des chansons inédites en langue française, être âgé de moins de 35 ans et ne pas être engagé avec une maison de disques ou un label. Tous les styles d’artistes et de chansons peuvent participer.

Cette année, ont été sélectionné :  Andy Scisco, Ben Mazué, Bœuf, Gaëtan Vassart, Jb Manis, Katia, Goldmann, Roberdam, Roxane K, Scotch Et Sofa, Tismé. On peut les retrouver à partir du site :
http://www.prix-pierre-delanoe.com/

Pierre Delanoë, est l'auteur de 5000 chansons, dont des centaines de succès, pour Hugues Aufray, Gilbert Bécaud, Nicoel Croisille, Dalida, Joe Dassin, Michel Fugain, Johnny Hallyday, Nicoletta, Yve Montand, Edith Piaf, Michel Polnareff, Michel Sardou, mais aussi pour Shirley Bassey, Lisa Minelli, Elvis Presley ou Frank sinatra.

L'Olympia, 28, boulevard des Capucines, 75009 Paris. Parking Madeleine - Tronchet, Place de la Madeleine. Métro : Ligne 3, 7, 8, 12 ou 14, Madeleine ou Opéra. Bus : Ligne 42 ou 52, Capucines - Caumartin. Vélib : Borne n° 9034, 2, rue de Godot de Mauroy ; Borne n° 8005, 4, place de la Madeleine. Prix des places : 30,80 € (catégorie 1) - 25,30 € (catégorie 2) - 19,80 € (catégorie 3)

Locations : 0 892 68 22 68 (0,34 €/min.) - http://www.olympiahall.com  - Points de vente habituels
http://www.prix-pierre-delanoe.com

« Press », la solitude du danseur Pierre Rigal
dans un espace oppressant

Claustrophobes, s'abstenir: dans « Press », le danseur Pierre Rigal est un corps en mouvement entre des parois qui se rapprochent, un solo impressionnant donné en première française vendredi soir lors des Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis.

Un homme élégant en costume, chemise, cravate et chaussures noirs est entouré d'assez près par trois murs blancs d'un parallélépipède: cet espace banal et dénudé — il n'y a là qu'un seul objet, une chaise pliante —, est dès le départ relativement confiné, froid et inquiétant.

Au bout d'un bras articulé, une lampe-robot semble surveiller ce dandy au grand corps dont les gestes et mouvements sont artificiels voire saccadés, à la façon d'un humanoïde.

A plusieurs reprises, son espace vital se rétrécit, sur un fond musical — joué en direct, en rapport avec le mouvement, par Nihil Bordures — saturé de basses, ce qui ajoute à l'angoisse.

L'homme lutte contre les murs qui l'enserrent, contre la machine qui l'observe, un combat sur tous les fronts qui reflète la paranoïa de notre époque.

Sous-titrée « tragédie chorégraphique ou l'inquiétante étrangeté de l'ordinaire », la pièce illustre un champ lexical cohérent à partir d'une même syllabe (« Press »): pression, dépression, compression, oppression...

Pierre Rigal, 33 ans, tisse facilement des correspondances entre ces mots et ses mouvements grâce à son physique d'athlète — il a été spécialiste du 400 mètres, avec ou sans haies — et à ses qualités de contorsionniste voire d'illusioniste, qui le font paraître en homme sans tête ou lui donnent la vélocité de déplacement d'un poisson dans son bocal.

Un solo d'une heure très dense et abouti, d'une rare intelligence, où la danse se frotte à la science fiction et défie la réalité non sans humour, quand les pieds sont au plafond et la tête au plancher, le tout avec un bel aplomb.

« Press » a été créée au Gate Theatre de Londres en février dernier à l'issue d'une résidence à Toulouse — la ville où la Compagnie dernière minute de Pierre Rigal est installée —, au Théâtre Garonne, qui accueillera la pièce du 28 janvier au 7 février 2009.

Après le Théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis (trois autres représentations samedi à 18h00 et 21h15 et dimanche à 16h30), ce solo sera interprété en tournée les 29 et 30 juillet à Périgueux (festival Mimos) puis les 25 et 26 septembre à Lyon (Biennale de la danse).

Le Festival d'Ahènes démarre,
combinant valeurs sûres et avant-garde

Le Festival d'Athènes - danse, théâtre et musique - démarre dimanche soir dans la capitale grecque, alternant valeurs sûres, comme Sylvie Guillem et Pina Bausch, et ouverture à l'avant-garde scénique et chorégraphique, avec Mathias Langhoff ou Alain Buffard.

Outre un concert de la chanteuse grecque Nana Mouskouri, qui doit conclure le 23 juillet sa tournée internationale d'adieu dans le théâtre romain d'Hérode Atticus, un programme hétéroclite propose aussi un hommage au chorégraphe français récemment décédé Maurice Béjart, avec les ballets de Tokyo et la danseuse étoile Sylvie Guillem, ont annoncé les organisateurs.

Un autre monstre sacré, Pina Bausch, chorégraphiera les 19 et 20 juillet Orphée et Eurydice de Gluck au théâtre antique d'Epidaure, dans le Péloponnèse, un des lieux phare annexés par le festival d'Athènes depuis sa reprise en main en 2006 par Yorgos Loukos, directeur du ballet de l'Opéra de Lyon.

Comme les années précédentes, le festival offrira aussi une ouverture sur la création contemporaine, tant grecque qu'étrangère.

Le chorégraphe grec Dimitris Papaïoannou, créateur acclamé des cérémonies des jeux Olympiques de 2004 à Athènes livrera ainsi sa lecture de la tragédie antique Médée du 1er au 5 juin dans le nouveau théâtre créé par le Festival dans une ancienne usine d'Athènes.

L'iconoclaste chorégraphe français Alain Buffard investira pour la première fois les lieux, les 15 et 16 juillet, avec (Not) a Love Song.

Plusieurs créations feront par ailleurs se rencontrer metteurs en scène européens et acteurs grecs, comme pour le Philoctète d'Heiner Muller, monté par l'allemand Mathias Langhoff à Epidaure les 27 et 28 juin.

Les arts plastiques feront enfin leur entrée à l'affiche du Festival, avec une exposition d'une partie de la collection de l'Italienne Patrizia Sandretto Re Rebaudengo, considérée comme une référence en matière d'art contemporain.

La Scala de Milan jouera en 2011
un opéra adapté du film d'Al Gore,
« Une vérité qui dérange »

Le compositeur italien Giorgio Battistelli travaille à l'élaboration d'un opéra tiré du livre et du film de l'ancien candidat malheureux à la présidentielle américaine Al Gore, « Une vérité qui dérange », sur le dérèglement climatique et ses conséquences.

Il a expliqué vendredi qu'il espérait que la forme de l'opéra aiderait les gens à voire les problèmes environnementaux sous un jour nouveau.

« L'opéra fait réfléchir », a-t-il déclaré lors d'un entretien téléphonique avec l'Associated Press. Les artistes en général « vous font voir les choses différemment, éclairent les choses d'une lumière nouvelle. Quand nous observons un tableau de Francis Bacon ou que nous regardons un film de Sydney Pollack, nous avons une idée très précise des problèmes de notre siècle. »

Batistelli a commencé à travaillé sur ce projet d'opéra l'année dernière. La Scala de Milan a prévu de présenté l'oeuvre en 2011, dans le cadre des célébrations du 150e anniversaire de l'unification de l'Italie en 1861.

« J'ai pensé que cela pourrait être une bonne idée d'aborder pour cette grande occasion un thème qui ne concerne pas seulement l'Italie, mais le monde », a confié le compositeur.

Crystal Castles,
samplers compulsifs
à la recherche du son neuf

Bercé au punk et au bruit, le duo canadien Crystal Castles, attendu dans les festivals cet été, a émergé sur la scène électro grâce à sa recherche de sons neufs et nourrit l'utopie de voir l'ère digitale accoucher de « la meilleure chanson que la Terre ait jamais produite ».

Crystal Castles jouera au Furia Sound Festival (Cergy) le 28 juin, aux Nuits digitales (Valence) le 9 juillet, aux Vieilles Charrues (Carhaix) le 19 juillet puis à l'Ososphère (Strasbourg) le 27 septembre.


Crystal Castles 

Formé en 2004 à Toronto, le duo est composé d'Ethan Kath (29 ans) et Alice Glass (20 ans), le faiseur de sons et l'ingénue qui devient furie micro en main.

« J'étais dans un groupe de heavy metal et Alice dans un groupe de noise-punk », raconte à l'AFP Ethan, frange dans les yeux sous sa capuche étroite. « Je commençais à fabriquer des chansons sur mon ordinateur quand je l'ai rencontrée, et je lui ai demandé de mettre des paroles sur mes morceaux ».

Ethan et Alice ne sont jamais entrés en studio pour enregistrer formellement. Leur premier album « Crystal Castles », sorti en mars, est une compilation élaborée par le label canadien Lies, qui voulait ramasser une production éparse.

« Je leur ai laissé mon ordinateur et leur ai dit servez-vous », reconnaît Ethan. Grand chercheur de sons qu'on n'entend pas ailleurs, il livre tantôt des morceaux bruitistes tantôt des mélodies imparables, et laisse Alice dérouler sa prose, comme sur « Alice practice », enregistré à l'insu de la chanteuse.

Crystal Castles, « Alice Practice »

Autant que par la fraîcheur de leur musique, ils ont été servis par plusieurs polémiques qui ont agité l'underground. La première avec l'artiste Trevor Brown, dont ils ont emprunté un visuel - Madonna avec un oeil au beurre noir - à l'origine sans le savoir, et sans parvenir à s'entendre plus tard sur les termes financiers.

La deuxième guéguerre les oppose à la communauté des fanatiques de musique électronique à base de machines 8-bits (comme les consoles de jeu à l'ancienne). Certains de ces adeptes de la musique communautaire et gratuite les accusent de plagiat.

« On parle de démos que je faisais pour m'exercer au maniement d'un logiciel, qui n'étaient pas destinées à être diffusées », corrige Ethan.

Et la ressemblance entre le sample (échantillon musical) de leur titre « Courtship dating » et « Ayo Technology » du rappeur américain 50 Cent, produit par Timbaland ? « Moi qui suis un sampler compulsif, je me moque de savoir si Timbaland m'a piqué un son ».

N'est-ce pas l'inconvénient de la musique à l'ère digitale, où de nombreux sons sont accessibles et parfois difficiles à tracer, faciles à sampler mais pas toujours à créditer? Où internet est un grand réservoir qui donne l'impression que tout est à tout le monde?

« Au contraire, c'est une bonne chose, réplique le musicien canadien. Que tout le monde sample tout le monde, ça finira par donner la meilleure chanson que la Terre ait jamais produite ».

Manu Chao
de nouveau en tournée en France

Manu Chao, qui a donné jeudi à Toulouse le coup d'envoi d'une série de concerts en Europe sept ans après sa dernière tournée en France, retrouve la scène en offrant pour la première fois des chansons en français, lui qui a toujours usé de son autre langue, l'espagnol.

Manu Chao (2007)
Manu Chao (2007)

Accompagné des musiciens de « La radio bemba sound system », il alterne un son électrique très punk-rock avec des parties intimistes où il joue des chansons en acoustique dans la langue de Molière.

« Je ne pouvais pas venir en France sans chanter en français », dit-il très sérieusement, « On s'est jeté à l'eau, on avait le trac pour adapter pour la première fois sur scène des morceaux qu'on jouait habituellement au bistrot », explique-t-il.

A 47 ans, et devant 9.000 spectateurs déchaînés au Zénith de Toulouse, José Manuel Arturo Tomas, de son vrai nom, dit « avoir senti une belle émotion devant un public varié, ce qui pour moi est un honneur ».


Manu Chao, « clandestino »

Quinze autres dates, dont deux à Bercy les 11 et 12 juin, ponctueront la tournée qui se clôturera aux arènes de Bayonne le 31 juillet. Il quittera ensuite l'Hexagone pour s'envoler vers l'Europe: Croatie, Serbie, Roumanie, Pologne, Grèce, Italie, Hongrie, Angleterre....

Cette tournée fait suite à la sortie, le 1er septembre 2007, de son nouvel album, « La Radiolina », né après « Clandestino » (1998), « Proxima estacion: esperanza » (2001), et le live « Radio Bemba Sound System » (2002).

Rumba, ballades latinas ou reggae, très présents au début du concert, laissent ensuite place dans un long rappel au style punk-rock auquel Manu Chao avait habitué son public avec la Mano Negra.

Mais la reformation de la Mano Negra, groupe emblématique du rock français des années 90, « n'est pas à l'ordre du jour », confirme-t-il. « Ca ne me déplairait pas, mais j'ai tellement de projets et de choses que je voudrais faire dans ma vie, comme soigner les gens de mes mains en apprenant la chiropraxie, que je n'aurais pas le temps de tout faire », explique-t-il.

Manu Chao se réjouit d'avoir mené, en un an, deux projets qui lui tenaient à coeur: la Colifata, trois heures de musique enregistrées avec des pensionnaires d'un hôpital psychiatrique de Buenos Aires qui animent une radio, et Smod, du « hip-hop folk » enregistré à Bamako.

Figure altermondialiste adulée mais peu disert quand il est sur scène, le chanteur-musicien-voyageur explique qu'il « rêverait d'être un meilleur parleur », mais qu'à son grand regret « les mots n'arrivent pas à sortir ».

D'habitude peu enclin à donner le sens de son engagement politique, « c'est un acte citoyen qui m'appartient » dit-il, Manu Chao peut pourtant parfois aborder le registre de l'intime.

« Sincèrement, je veux mourir en Asie », dit-il, « sur ce continent que je ne connais pas mais où j'irai quand je serai vieux ». « Et je sais même où je veux mourir », confie-t-il... mais les confidences s'arrêtent là.

« Autant en emporte le vent »
retiré de l'affiche plus tôt que prévu

La comédie musicale « Autant en emporte le vent », adaptation du roman de Margaret Mitchell, présentée depuis avril à Londres, baissera le rideau trois mois plus tôt que prévu, après un très mauvais accueil du public et de la critique, selon la presse dominicale.

Les représentations devaient se poursuivre jusqu'au 27 septembre dans le West End, quartier qui est à Londres ce que Broadway est à New York, mais les producteurs ont décidé de limiter leurs pertes, selon le Times et l'Observer. La dernière représentation aura lieu le 14 juin, ajoutent les journaux.


Autant en Emporte le Vent,
« Nous ne sommes pas » (Laura Presgurvic)

L'oeuvre avait reçu un accueil glacial lors de sa sortie en avril. « Cela semble interminable », avait accusé le Daily Telegraph, même si la comédie avait été raccourcie de vingt minutes.

Montée au théâtre du New London, la comédie est produite par l'ex-directeur du Théâtre national Trevor Nunn, qui a participé aux succès « Cats » et « Les Misérables ».

Près de 36.000 fans attendus
au concert de McCartney
à Liverpool

L'ex-Beatle Sir Paul McCartney a rendez-vous dimanche soir avec près de 36.000 personnes pour un concert géant « plein de surprises » dans sa ville natale de Liverpool, capitale européenne de la culture pour 2008.

« Nous allons passer une bonne soirée, c'est tout ce que j'ai toujours souhaité faire », a déclaré vendredi Paul McCartney, 65 ans, à la chaîne de télévision BBC, promettant « plein de surprises » lors du concert « Liverpool sound » organisé dans le mythique stade d'Anfield de l'équipe de football du Liverpool FC.

Il a également rassuré son public sur son tour de chant: « Quand je vais voir le concert de quelqu'un, je veux entendre les hits ».

L'enfant chéri de Liverpool (nord-ouest) — ville qui a fêté ses 800 ans en 2007 — est la tête d'affiche d'un spectacle de quatre heures qui a commencé peu après 18H30 (17H30 ) avec The Zutons, groupe « liverpudlian » en pleine ascension formé à en 2001 dont le troisième album très attendu sort cette semaine.


PaulMc Cartney (Eric  Clapton,  Billy  Preston) , « Something »
(un hbollage à George Harrison)

Les Kaiser chiefs, originaires de Leeds (nord), devaient prendre la suite pendant un peu plus d'une heure jusqu'à l'entrée en lice de McCartney autour de 21H00 (20H00).

Quant à la « superstar internationale très spéciale » annoncée par les organisateurs sans dévoiler son identité, il s'agit de Dave Grohl, membre du groupe américain des Foo Fighters, a indiqué à l'AFP un proche de l'organisation.

Son nom avait été cité par les médias britanniques ces derniers jours, tandis que les rumeurs évoquaient aussi Radiohead, les Rolling Stones ou encore U2.

« Nous sommes là pour Macca », ont expliqué à l'AFP Brenda Baily, 62 ans, et Maureen McCarthy, 66 ans, fans de la première heure des Beatles. « C'est une légende. Nous avons vu Ringo en janvier, Macca est encore plus grand », ont-elles souligné, espérant entendre « Hey Jude ».

Comme leur idole, les fans ont pris de l'âge et les gradins d'Anfield étaient dimanche soir parsemés des chevelures grisonnantes des anciens teenagers des Sixties.

Mais les Fab Four continuent de conquérir les jeunes générations. Virginie et Sabine Brazet, soeurs de 28 et 32 ans, ont fait le voyage de Perpignan (sud de la France).

« On n'a pas connu les Beatles, on en profite tant qu'il est encore en vie », a confié Virginie, la « vraie » fan. « On veut entendre des classiques des Beatles et de McCartney », a-t-elle précisé.

En revanche, il n'y aura pas les retrouvailles tant espérées par certains avec le seul autre ex-Beatle toujours en vie, le batteur Ringo Starr. « Ca n'a jamais eu la moindre chance d'être au programme », a expliqué récemment Sir Paul au Liverpool Echo.

Ringo Starr, qui a pris part en janvier au lancement officiel de Liverpool 08, capitale européenne de la culture, avait déclaré: « Il n'y a aucune chance que Paul et moi nous remettions ensemble. (...) Paul et moi ne pouvons pas jouer ensemble ».

Le retour de McCartney sur la scène de Liverpool cinq ans jour pour jour après le dernier concert de sa tournée « Back in the World » est l'événement marquant de Liverpool 08.

« Etre capitale européenne de la culture est une bonne chose. Il y a une douzaine d'années, Liverpool était sur les rotules. Aujourd'hui, on assiste à une sorte de renaissance », s'est réjouit McCartney sur la BBC.

Tous les bénéfices seront reversés notamment au Liverpool Institute of Performing Arts (Lipa), établissement co-fondé en 1996 par McCartney dans le bâtiment qui avait abrité son collège et où il avait rencontré George Harrison, devenu ensuite guitariste des Fab Four.

Les quelque 36.000 billets ont été vendus entre 35 et 75 livres (45 à 96 euros) mais des places ont été offertes à des associations locales, des écoles et des organisations caritatives.

Le MRAP porte plainte
contre le groupe musical « Justice »

Le MRAP, dans un communiqué de presse du 15 mai 2008, a exprimé son inquiétude devant le message véhiculé par le clip musical « Stress », du groupe Justice, réalisé par le collectif « Kourtrajmé ».

Le MRAP constate encore une fois que le message du clip est porteur de stéréotypes et de clichés racistes et participe à une vision caricaturale de la réalité des quartiers populaires et de leurs habitants.

Le MRAP avait estimé que le seul moyen pour les auteurs du clip de démontrer leur bonne foi était de mettre immédiatement un terme à l’absence de discernement qui a présidé à cette diffusion en ligne, en arrêtant immédiatement toute diffusion commerciale de ce clip. Le MRAP a mis, le 25 mai 2008, en demeure la maison de disques « Because Music » afin d’agir vigoureusement auprès des hébergeurs pour obtenir le retrait immédiat des vidéos en ligne et de renoncer par avance à toutes les retombées commerciales, attendues ou non, de cette désastreuse opération.


Justice, « Stress »

Le MRAP a également constaté que le site internet Kourtrajme.com a repris le clip « Stress » et que dans une de ses pages du site, le numéro de téléphone du standard affiché n’est autre que celui du Front national (Standard Kourtrajmé 01.41.12.10.00)

Compte tenu de l’ensemble de ces éléments, et devant le silence des auteurs de ce clip face à la mise en demeure de notre mouvement, le MRAP considère que l’intention raciste est avérée et décide de déposer plainte contre les responsables de cette immonde production.

Maître SEBAN, avocat au Barreau de Paris, représentera le MRAP dans cette affaire.

Fait à Paris, le 29 mai 2008

 


Actualités musicales du 3 juin 2008

« Belshazzar » de Haendel
au Staatsoper de Berlin
avant Aix-en-Provence

« Belshazzar » de Georg Friedrich Haendel, oratorio qui raconte l'effondrement de l'empire de Babylone, a été présenté dimanche soir au Staatsoper de Berlin sous la direction musicale du Belge René Jacobs avant de rejoindre le festival d'Aix en Provence en juillet.

A l'origine, l'oratorio en trois actes, écrit en anglais en 1744, n'a pas été créé pour la scène mais pour les salles de concert ou les églises.

« Cet oratorio est fait pour être mis en scène, comme un opéra religieux » et « le défi était de le rendre aussi vivant que possible », a affirmé René Jacobs à l'AFP à l'issue de la première représentation mise en scène par l'Allemand Christoph Nel et ovationnée plus de dix minutes par le public berlinois.

« Ce morceau est d'une telle actualité et si hautement politique qu'il ne serait pas bon de le montrer à la Maison Blanche », a ironisé le chef d'orchestre.

« Le metteur en scène a essayé d'être aussi simple et modéré que possible », explique M. Jacobs. Par le biais d'acrobaties, quatre artistes réussissent à vivifier ponctuellement une mise en scène qui privilégie peu d'accessoires et des costumes aux couleurs harmonieusement douces.

Tout commence par un récitatif chanté comme une méditation sur la naissance et la chute des empires par Nitocris, la mère du roi babylonien Belshazzar interprétée par la soprano galloise Rosemary Joshua. Une entrée en matière de l'histoire biblique tirée du livre de Daniel, le prophète qui prédit la fin du règne de Belshazzar par la conquête des troupes perses de Cyrus.

Christoph Nel présente un Belshazzar isolé, une hache en guise de sceptre à la main, qui trône en haut de l'élément central du décor du Suisse Roland Aeschlimann: des marches formant un mur de 15 mètres de largeur et 7 mètres de hauteur.

Un décor colossal qui a d'ailleurs contraint l'ensemble de 88 musiciens chanteurs et artistes à répéter dans une halle industrielle à Potsdam près de Berlin.

Au pied de cette structure amovible, les différents peuples — les Babyloniens, les Perses, et les Juifs — manipulés par ceux qui règnent, sont incarnés par deux formations berlinoises l'Akademie für Alte Musik et le RIAS Kammerchor.

C'est aussi le long de ce mur du palais que le sang dégouline, inscrivant en forme de code barre la sentence divine que seul Daniel, le prophète captif interprété par la Suédoise Kristina Hammarström, saura traduire. Tandis qu'au même moment, Belshazzar fait couler le vin à flot dans ses excès d'opulence où il festoie avec les coupelles sacrées des Juifs, blasphémant le Dieu d'Israël.

L'armée perse envahit alors la ville en marchant sur le lit desséché de la rivière Euphrate, représenté par un long drap noir, et Belshazzar est exécuté par Cyrus et le rideau se referme sur un long « amen ».

Un Cyrus qui est interprété par le contre-ténor Américain Bejun Mehta, plus convaincant que son compatriote Kenneth Tarver dans le rôle principal de Belshazzar.

Coproduit avec le festival autrichien Innsbrucker Festwochen der AltenMusik et le festival français d'Aix-en-Provence, Belshazzar sera présenté jusqu'au 10 juin à Berlin puis du 17 au 23 juillet au Grand Théâtre de Provence.

23e saison des Grands interprètes à Toulouse:
Grimaud, Masur, Monteverdi

La 23e saison des Grands Interprètes à Toulouse, qui accueille chaque année les grands noms de la musique classique, fera le plein, entre octobre 2008 et juin 2009, avec un programme diversifié autour d'Hélène Grimaud, de Kurt Masur ou Claudio Monteverdi, ont annoncé lundi les organisateurs.

La saison s'ouvrira le 16 octobre par l'Orchestre national de France, avec à la baguette son nouveau directeur musical, l'Italien Daniele Gatti, et se clôturera le 26 juin 2009, toujours avec l'ONF pour un concert hommage à Kurt Masur qui avait dirigé cet ensemble pendant huit ans.

Le piano sera à l'honneur avec au programme Hélène Grimaud (Bach, Beethoven) le 15 décembre, le Russe Evgueni Kissin (Prokofiev, Chopin) le 22 janvier ou le prodige norvégien Leif Ove Andnes pour un récital varié (Bach, Beethoven, Prokofiev, Chopin) le 22 avril.

Hélène Grimaud sera doublement présente cette saison puisqu'elle reviendra en janvier (le 26) pour un concert consacré à Richard Strauss, en compagnie du Chamber orchestra of Europe sous la direction de Vladimir Jurowski.

L'un des temps forts de la saison sera la production, les 17 et 18 décembre, du « Retour d'Ulysse », chef-d'oeuvre du maître italien Claudio Monteverdi (1567-1643), en version de chambre, mis en scène par William Kentdridge, avec musiciens, chanteurs, marionnettistes et même des personnages en bois.

Autre événement, le 2 décembre: la présence, pour la première fois à Toulouse en récital, du ténor Roberto Alagna, qui devrait suprendre en chantant des tarentelles et mélodies siciliennes.

Entouré de musiciens venus d'horizons divers (les guitaristes Claude Engel et Robert Le Gall notamment), il se produira avec aux arrangements et à la direction musicale Yvan Cassar (qui a travaillé aussi bien avec Charles Aznavour, Claude Nougaro ou Montserrat Caballé qu'avec le jeune Grégory Lemarchal ou Mylène Farmer).

« Cette saison sera l'occasion de donner carte blanche à des chefs d'orchestre, solistes, orchestres de chambre et symphonique, pour embrasser un répertoire sous soutes ses formes », a déclaré à la presse Catherine d'Argoubet, directrice musicale.

Le programme a également été enrichi avec un total de 15 concerts, tous prévus à la Halle aux grains, contre 12 pour la saison en cours.

Aurelia Vidal Quartet Flamenco,
Damily et Neco Novellas,
au Satellit Café de paris, les 3, 4, 5 juin 2008

Mardi 3 juin

Aurelia Vidal Quartet Flamenco, Damily. Le « Aurelia Vidal QUARTET Flamenco » c’est du Flamenco bien sûr, mais c’est surtout une magnifique rencontre entre une danseuse, comptant parmi les danseuses incontournables de Flamenco en France, et trois musiciens au sommet de leurs arts respectifs. Autour de ce projet se greffent les influences diverses de ces artistes, aux parcours enrichissants et exceptionnels, comme autant d’aspect d’un flamenco à la fois ancré dans la tradition du Flamenco « puro » et tourné vers l’avenir. Aurélia Vidal (danse), Tonio Cortes (chant, cajon), Stephen Bedrossian (contrebasse) et Javier Cerezo (guitare)  nous emportent dans un flot musical passionné et intense. Lors de ce spectacle, Aurelia Vidal nous fera découvrir la nouvelle création du quartet. A cette occasion, le quartet accueillera un invité spécial : le chanteur José Cortes.

Mercredi 4 juin

Damily, musique Tsapiky de Madagascar. Le groupe du guitariste Damily, c’est avant tout une superbe complicité musicale basée sur 15 ans de concerts et de cérémonies dans la région du Tuléar, au sud ouest de Madagascar. Le Tsapiky, (prononcer « tsapik’ ») est le style musical de Damily, un véritable hymne à la transe collective.  Pour leur deuxième tournée hexagonale, ces cinq musiciens complices dans l’art de faire la fête, proposent sur scène leur tsapiky électrique et des chants villageois nostalgiques à l’instrumentation dépouillée. Grâce à une rythmique basse - batterie débridée, véritable machine à danser, vous serez, vous aussi, entraîné dans des danses effrénées !

Jeudi 05 juin

Neco Novellas, musique du Mozambique et autres influences. Comment définir le style de Neco Novellas ? Neco et ses 4 frères et sœurs provenant du Mozambique interprètent un répertoire rare entre chants, jazz, influences brésiliennes et musique classique, se côtoyant avec mélodie et soul… Ajoutez à cela la profonde et soyeuse voix de Neco, leader du groupe, et vous obtenez un style musical qui va bien au-delà de la définition des musiques du monde. Neco Novellas a récemment été classé à la 4e place au World Music Charts Europe. Une vague musicale de chaleur envahira le Satellit Café... Alors ne manquez pas ce groupe exceptionnel pour sa seule date à Paris.

Rage Against The Machine
investit Bercy mercredi soir

Le groupe américain Rage Against The Machine, dont la musique contestataire a marqué les années 90 et qui s'est reformé l'an passé après une séparation de près de sept ans, sera en concert mercredi au Palais Omnisports de Paris-Bercy.

Cette soirée affiche complet. Rage Against The Machine donnera un autre concert en France le 20 août, au domaine national de Saint-Cloud, dans le cadre du festival Rock en Seine.


Rage Against The Machine, « freedom »

Ce groupe multiethnique a été fondé en 1991 à Los Angeles par le chanteur Zack de la Rocha, fils de l'artiste « chicano » Beto, et le guitariste métis Tom Morello, petit-neveu de Jomo Kenyatta, qui fut le premier président du Kenya de 1964 à 1978.

Rage Against The Machine (littéralement « Rage envers la machine », c'est à dire le système) a marqué les années 90 avec son mélange de rap, de punk et de métal et ses paroles contestataires. Engagé à l'extrême gauche, le groupe a promu dès ses débuts des idées anticapitalistes, antiracistes et violemment critiques envers la politique américaine.

Il a été révélé en 1992 par son premier album homonyme (avec la chanson « Killing in the name »), dont la pochette reproduisait la photo d'un bonze vietnamien s'immolant par le feu au début des années 60 pour protester contre le régime de Ngo Dinh Diem, soutenu par les Etats-Unis.

Séparé depuis octobre 2000 après la sortie l'année précédente de son troisième album, « The Battle of Los Angeles », Rage Against The Machine s'est reformé en avril 2007 à l'occasion du festival américain de Coachella.

Depuis la création du groupe, ses quatre membres ont notamment apporté leur soutien au condamné noir américain Mumia Abu-Jamal ou à la guérilla zapatiste du sous-commandant Marcos au Mexique.

Sur son site internet, RATM s'enorgueillit d'être le « seul groupe dont toutes les chansons figuraient sur la liste » des morceaux aux paroles « discutables » et subversives établie par le groupe de communication Clear Channel après le 11 septembre 2001.

Décès de Bo Diddley,
pionnier du rock

Une page de la genèse du rock n'roll s'est tournée avec le décès lundi à 79 ans du guitariste américain Bo Diddley, cité parmi les influences essentielles de la transition du rhythm and blues vers ce qui a été le phénomène musical majeur de la seconde moitié du XXe siècle.


Bo Diddley

De santé fragile depuis quelques mois, victime de plusieurs attaques, Bo Diddley est mort d'un arrêt cardiaque dans sa maison d'Archer (Floride, sud-est), selon des chaînes de télévision locales et le magazine Rolling Stone.

Né Otha Ellas Bates le 30 décembre 1928 à McComb (Mississippi, sud), devenu Ellas McDaniel Diddley puis Bo Diddley, il était considéré comme l'un des « créateurs » du rock n'roll, aux côtés de géants comme Elvis Presley, Chuck Berry, Jerry Lee Lewis ou Little Richard.


Bo Diddley 

Sa musique était réputée avoir influencé Presley, Jimi Hendrix et de nombreux groupes de rock anglais, en premier lieu les Rolling Stones.

Ses lunettes noires et son style musical, ainsi que la forme carrée des ses guitares, étaient devenus légendaires dans les années 50-60, avec des tubes comme « I'm a Man », son premier succès, « Who Do you Love » et « Before You Accuse Me », un titre ensuite repris par Eric Clapton.

Il était arrivé à la musique par le violon classique, mais avait décidé de changer de style après avoir écouté John Lee Hooker (1917-2001), le fameux bluesman de « Boom Boom » et « Boggie Chillen ».

« Diddley n'a jamais vendu beaucoup de disques, au contraire de son rival au sein (du label de disques) Chess, Chuck Berry, mais (...) il a produit un catalogue de classiques qui rivalisent avec ceux de Berry en qualité« , affirme dans sa notice biographique le site spécialisé All Music Guide.

« Sur scène, Diddley était électrisant, utilisant ses guitares carrées et une distorsion pour produire de nouveaux sons qui préfiguraient les innovations de guitaristes des années 1960 comme Jimi Hendrix », selon la même source.

L'influence de Bo Diddley sur la « vague anglaise » de musiciens de rock au milieu des années 1960 avait également été déterminante.

Les Rolling Stones, dans leurs premières années, avaient emprunté sa rythmique chaloupée, notamment dans « Not fade away », décalque d'une des chansons de l'Américain, qui leur avait permis de décrocher leur premier gros succès au hit-parade.

D'autres groupes comme les Animals, les Yardbirds et les Pretty Things avaient quant à eux débuté leur carrière en reprenant les chansons de « Bo ».

Le chanteur des Rolling Stones, Mick Jagger, a rendu hommage lundi à Diddley et à la « grande influence«  qu'il a exercé sur sa formation.

« C'était un musicien formidable, original, qui était une force énorme dans la musique et a eu une grande influence sur les Rolling Stones. Il a été très généreux envers nous lors de nos débuts et nous avons beaucoup appris de lui. Nous ne reverrons jamais des gens comme lui » , a assuré Sir Mick, 64 ans.

Le plus célèbre bluesman américain en vie, BB King, a de son côté estimé que « Bo Diddley était un pionnier musical et une légende au style unique » .

 »Nous avons toujours eu du plaisir à jouer ensemble. Il nous manquera vraiment, mais son legs artistique restera pour toujours. Je suis fier d'avoir été son ami » , a affirmé King, 82 ans, dans un communiqué transmis à l'AFP.

Récompensé par un  « Grammy Award »  d'honneur pour l'ensemble de sa carrière, Diddley était membre du  »Rock and Roll hall of fame«  depuis 1987. Toujours actif jusqu'à ses problèmes de santé, il avait célébré en 2005 ses 50 ans de carrière par une tournée mondiale.

Paul McCartney enflamme Liverpool

L'ex-Beatle Sir Paul McCartney a offert dimanche soir à sa ville natale de Liverpool, capitale européenne de la culture pour 2008, un concert rock géant devant près de 36.000 spectateurs rassemblés dans le célèbre stade de football d'Anfield.

 »Nous allons passer une bonne soirée, c'est tout ce que j'ai toujours souhaité faire« , avait promis vendredi Paul McCartney, 65 ans, sur la BBC, promettant d'interprêter de nombreux hits lors du « Liverpool sound« , concert hommage à l'importante contribution de la ville à la musique.

Il n'a pas déçu en démarrant son tour de chant de près de deux heures avec un  »Hippy hippy shake«  endiablé, puis « Jet », « Drive my car » et « The long and winding road ».

Au fil de vingt-six morceaux, un Macca en pleine forme a ravivé les souvenirs de milliers de fans qui l'accompagnent depuis plus de quarante ans avec « Penny lane », « Eleanor Rigby » ou encore les tubes « Back in the USSR », « Live and let die » avec effets pyrotechniques, « Let it be », « Hey Jude » et « Yesterday ».

Pas besoin de fermer les yeux pour imaginer McCartney à l'époque des Fab four: vêtu d'un costume noir col cheminée et chemise blanche façon Beatles du début et silhouette de jeune homme, il semblait tout droit arriver des Sixties.

L'enfant chéri de Liverpool (nord-ouest) — ville qui a fêté ses 800 ans en 20O7 — était la tête d'affiche d'un spectacle de quatre heures ouvert peu après 18H30 (17H30 GMT) par The Zutons, groupe « liverpudlian » en pleine ascension formé à en 2001 dont le troisième album très attendu sort cette semaine.

Les Kaiser chiefs, originaires de Leeds (nord), ont enflammé pendant près d'une heure et demie avec entre autres leur hit « Ruby » un public qui attendait l'entrée en lice de McCartney. Le footballeur Wayne Rooney était présent et la veuve de John Lennon, Yoko Ono, avait indiqué vendredi qu'elle y assisterait.

Quand à la « superstar internationale très spéciale » annoncée par les organisateurs, il s'agissait de Dave Grohl, du groupe américain des Foo Fighters, qui a accompagné trois morceaux. Les rumeurs avaient évoqué Radiohead, les Rolling Stones ou encore U2.

Macca « est une légende. Nous avons vu Ringo en janvier, Macca est encore plus grand« , ont expliqué à l'AFP avant le spectacle Brenda Baily, 62 ans, et Maureen McCarthy, 66 ans, fans de la première heure des Beatles.

Si certains étaient venus voir ou revoir l'idole de leur adolescence, les plus jeunes ont profité de cette opportunité unique d'entendre en live un monument de la musique internationale.

Comme prévu, il n'y a pas eu de retrouvailles surprises avec le seul autre ex-Beatle toujours en vie, le batteur Ringo Starr qui a participé en janvier au lancement officiel de Liverpool 08, capitale européenne de la culture. Les deux hommes avaient indiqué chacun de leur côté ces derniers mois qu'il n'y avait aucune chance que cela se produise.

Le retour de McCartney sur la scène de Liverpool cinq ans jour pour jour après le dernier concert de sa tournée  »Back in the World«  était l'événement marquant de Liverpool 08.

« Etre capitale européenne de la culture est une bonne chose. Il y a une douzaine d'années, Liverpool était sur les rotules. Aujourd'hui, on assiste à une sorte de renaissance », avait souligné McCartney sur la BBC.

Les bénéfices de la soirée doivent être reversés notamment au Liverpool Institute of Performing Arts (Lipa), établissement co-fondé en 1996 par McCartney dans le bâtiment qui avait abrité son collège et où il avait rencontré George Harrison, devenu ensuite guitariste des Fab Four.

Quelque 36.000 billets avaient été vendus entre 35 et 75 livres (45 à 96 euros) et environ 500 places avaient offertes à des associations locales, des écoles et des organisations caritatives.

Le texte pour punir le « piratage »
probablement examiné à la rentrée

Le projet de loi destiné à lutter contre le piratage sur internet sera présenté au Conseil des ministres ce mois-ci mais probablement discuté au Parlement seulement à la rentrée, a déclaré la ministre de la Culture et de la communication, Christine Albanel.

« Nous faisons tout pour que (la loi) soit examinée en première lecture en juillet au Sénat, mais cela va être difficile de faire discuter de ce projet au Parlement avant l'été, car les débats au Sénat s'arrêteront le 14 juillet en raison des élections sénatoriales », a relevé la ministre dans une interview à paraître mardi dans Les Echos.

« En tous cas, nous excluons un examen en urgence avec une seule lecture », a précisé Mme Albanel, tout en indiquant compter toujours sur une entrée en vigueur du texte avant le 1er janvier 2009.

Mme Albanel a confirmé que l'avis du Conseil d'Etat sur le projet de loi baptisé « création et internet » était attendu « dans les jours qui viennent », et que le projet de loi « serait ensuite présenté le 11 ou le 18 juin en Conseil des ministres ».

La ministre indique « s'attendre à un avis réservé » de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), à propos de ce texte qui prévoit l'envoi d'avertissements aux internautes téléchargeant illégalement de la musique ou des films. En cas de manquements répétés, l'internaute risquerait une suspension de son accès à l'internet pouvant aller jusqu'à un an.

Cette disposition a été critiquée par le Parlement européen ainsi que par l'Association des services internet communautaires (Asic), qui regroupe notamment Google, Microsoft, Yahoo!, AOL, Dailymotion et MySpace.


Actualités musicales du 4 juin 2008

4 juin 2008, 19h00
Montpellier, Salle Molière
Les Mercredis d'Opera Junior

 L'humour en musique

Groupe Vocal Opera Junior
Direction musicale
Vladimir Kojoukharov
Valérie Sainte Agathe
Au piano : Kaoru Ohto

Au programme : œuvres de Mozart, Rossini, Saint-Saens, Bizet, Offenbach, Satie…

L'irrésistible duo Papageno / Papagena dans La Flûte, le Duo des Chats , le Duo de la Mouche dans « Orphée aux Enfers », la célèbre Chanson bohème (Carmen) dans un arrangement surprise, la Danse Macabre et Fou-rire… une vision contemporaine de l'art lyrique !

Des « chansons à boire » à faire tituber jusqu'aux chanteurs eux-mêmes, des « comic operas »  regorgeant de bonne humeur, des situations on ne peut plus cocasses, quelques cris d'animaux (musicaux) et autres miaulements, la musique regorge d'ouvrages imbibés d'humour « à mourir de rire ».

Imaginez en plus les caricatures d' Hoffnung ou de Sempé évoquant gestes, attitudes et autres mimiques de chanteurs célèbres (ou pas), chefs d'orchestre, instrumentistes plus qu' inspirés, et vous ressentirez à coup sur ces décalages qui provoquent l'hilarité. Les jeunes chanteurs du Groupe Vocal s'en donneront à cœur joie pour vous y entrainer… à chaudes gorgées !

L'Humour en Musique ?

« Un chanteur d'opéra, c'est un type qui reçoit un coup de couteau dans le dos et qui, au lieu de saigner, se met à chanter » déclarait Henri Jeanson…

On doit reconnaître en tout cas
Que grâce à Monsieur Lafontaine
Très peu de chanteurs d'opéras
Chantent aujourd'hui la bouche pleine
(Le Corbeau et le Renard in Le petit Perret des fables ; Editions JC Lattès/Paris)

A vérifier !

Vladimir Kojoukharov

Tarif normal 10 € ; tarif réduit 5 € ; moins de 12 ans 3 €. Location : Opéra Comédie et Corum 04 67 60 19 99, le lundi de 14h00 à 18h00 ; du mardi au samedi de 12h00 à 18h00. Salle Molière - Opéra Montpellier, place Molière, 34000 Montpellier

La chorégraphe Robyn Orlin
mutile « Porgy »
sous les images d'un township

Chorégraphe habitée par son Afrique du Sud natale, Robyn Orlin monte jusqu'au 20 juin à l'Opéra-Comique à Paris « Porgy and Bess » de George Gershwin, qu'elle illustre d'images tournées dans un township sans vraiment faire vivre, en contrebas, ce drame qui est aussi un conte.

Plutôt rare sur les scènes européennes en raison des exigences de sa distribution — qui doit être entièrement noire ou métisse, selon le voeu du compositeur — l'opéra créé en 1935 bénéficie d'une exposition exceptionnelle en France en ce printemps.

L'Opéra de Lyon a achevé dimanche de présenter un « Porgy » visuellement foisonnant sous la houlette des chorégraphes José Montalvo et Dominique Hervieu.

La Salle Favart lui a emboîté le pas lundi soir avec une nouvelle production placée sous la direction musicale du Britannique Wayne Marshall, qui sera ensuite donnée à Caen (26-30 juin) et Luxembourg (7-11 octobre).

Chez les Montalvo-Hervieu, la danse s'immisçait un peu partout, trop même, sous des formes « afro » et urbaines. Elle est quasiment inexistante dans le spectacle de Robyn Orlin, qui semble laisser ses chanteurs-acteurs se mouvoir à leur guise, dans des tenues occidentales banales (tee-shirts de couleur) et un espace immaculé, neutre voire froid.

Il n'y a là qu'une longue table, des chaises et des tissus blancs sur lesquels on projette des images parfois filmées sur le vif (un visage, une silhouette, des vagues...), selon un procédé très répétitif.

Au lieu de représenter le ghetto noir du Charleston des années 1930, Robyn Orlin a choisi d'évoquer sur un mode documentaire la vie d'aujourd'hui dans le bidonville de Kliptown, près de Soweto, sur un grand écran incurvé et pivotant en surplomb de la scène.

Des images qui ne sont pas toujours étrangères à la rude vie des Afro-Américains décrite par le livret (pauvreté, deuil...), mais qui peinent à dépasser le stade de l'illustration.

D'autant que sur scène, le drame de Porgy, cet infirme essayant de sauver Bess des griffes de son souteneur Crown et de son dealer Sportin' Life, peine à trouver toute sa dimension politique et populaire, faute de vie et de chair.

Le spectacle n'est pas complètement sauvé par la musique et le chant, qui manquent un peu de subtilité dans la bonbonnière de Favart, manifestement trop petite pour des prestations en forme de concours de décibels.

Robyn Orlin avait fait preuve de plus d'inventivité en mettant en danse « L'Allegro » de Haendel, en avril 2007, aux commandes du Ballet de l'Opéra de Paris.

Une étape importante dans la carrière de cette artiste iconoclaste de 53 ans dont la préparation a suscité un documentaire de Philippe Lainé et Stéphanie Magnant, « Robyn Orlin, de Johannesburg au Palais Garnier », qui sera diffusé sur Arte le 16 juin (22h40).

Comme pour chacune de ses productions, l'Opéra-Comique a pour sa part concocté un mini-festival de « rumeurs » en écho aux représentations, avec notamment des récitals des Américaines Joyce DiDonato (7 juin) et Kim Criswell (13).

Emily Loizeau, Thomas Dutronc
et Grégory Lemarchal distingués par la Sacem

Thomas Dutronc, Emily Loizeau, Stanislas ou Grégory Lemarchal, à titre posthume, font partie des artistes lauréats d'un des seize Prix de printemps décernés par la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem).

Les compositeurs de musique contemporaine Karol Beffa, Thierry Machuel et Tristan Murail ont également été distingués.

Ces prix, qui seront remis à leurs lauréats mercredi 11 juin au siège de la Sacem à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), récompensent des auteurs et des compositeurs de variétés ainsi que de musique contemporaine.

Palmarès 2008

  • Prix René Jeanne: Guesch Patti
  • Prix Sacem des jeunes compositeurs: Karol Beffa
  • Prix Vincent Scotto: « De temps en temps » (Grégory Lemarchal/Davide Esposito)
  • Prix de la meilleure création contemporaine électroacoustique: Frédéric Kahn pour « Humeur changeante et idées noires »
  • Prix de violon Georges Enesco: Nicolas Dautricourt
  • Prix Roger Seiller du groupe français: Superbus
  • Prix Francis et Mica Salabert: Thierry Machuel pour « Un étranger avec, sous le bras, un livre de petit format »
  • Prix Francis Lemarque: Emily Loizeau
  • Prix Claude Arrieu: François Narboni
  • Prix Raoul Breton: Thomas Dutronc
  • Prix Hervé Dugardin: Krystof Maratka
  • Prix Francis Baxter: Delphine Lemoine
  • Prix de la meilleure création contemporaine instrumentale: Tristan Murail pour « Contes cruels »
  • Prix Pierre et Germaine Labole: Jean-Jacques Werner
  • Prix Rolf Marbot: « Le manège«  (Amaury Salmon/Stanislas)
  • Prix André-Didier Mauprey: Boris Bergman

Ravi Shankar à Pleyel en septembre

Les deux concerts que le maître indien du sitar Ravi Shankar aurait dû donner les 18 et 24 mai à Paris, mais qui avaient été annulés pour raisons de santé, auront finalement lieu les 1er et 2 septembre à la Salle Pleyel. Le premier fait partie de sa tournée européenne d'adieux. Le deuxième sera une « leçon de musique« , séance pédagogique lors de laquelle il livrera des explications sur son art. Dans les deux cas, il sera notamment accompagné par sa fille Anoushka, également joueuse de sitar. Ravi Shankar, 88 ans, a été dès la fin des années 50 l'acteur majeur de la popularisation de la musique indienne en Occident, et a notamment dispensé son enseignement dans les années 60 au Beatle George Harrison.


Ravi Shankar, « Raga Rangeela Piloo »

Mariee Sioux,
une Amérindienne à Paris

L'Américaine Mariee Sioux sera en concert à Paris à trois reprises au mois de juin: le 21 à L'Olympia lors de la soirée organisée par la radio FIP pour la Fête de la musique (avec également Thomas Dutronc, Bernard Lavilliers et Zuco 103), puis les 25 et 26 au Sunset. Mariee Sioux est la meilleure amie et la complice artistique de la révélation folk américaine de 2007, Alela Diane. Après avoir participé au premier album de cette dernière, elle-même a sorti son premier disque, « Faces in the rocks » , en février. Cette jeune chanteuse et guitariste amérindienne joue un folk acoustique ancré dans la tradition américaine, auquel elle incorpore des éléments de musique de la tribu sioux (flûtes, tambours...) pour donner naissance à de douces mélopées au charme rustique.

 
Mariee Sioux

La Philharmonie de Berlin
rouvre après un incendie

L'orchestre philharmonique de Berlin a répété mardi pour la première fois à la Philharmonie depuis l'incendie qui avait endommagé le toit de la grande salle de concert, a indiqué mardi une porte-parole de la Philarmonie.

Les activités ont repris « tout à fait normalement » , deux semaines après l'incendie. « La reprise lundi soir a très bien marché avec un concert de l'orchestre symphonique allemand et la programmation fonctionne actuellement tout à fait normalement », a affirmé à l'AFP Marie-Louise Schneider.


Le bâtiment de la philharmonie de Berlin

La première répétition de l'orchestre philharmonique depuis l'incendie se tenait dans la matinée sous la direction de Sir Simon Rattle à la Philharmonie, l'une des salles de concert les plus prestigieuses du monde.

Il s'agit de la répétition de « Siegfried » de Richard Wagner pour le festival d'Aix en Provence cet été, a-t-elle ajouté.

Le feu avait pris le 20 mai au-dessus de la grande salle de concert. Près de 150 pompiers avaient été mobilisés. Le toit avait été en partie détruit mais la grande salle de concert n'avait pas été endommagée.

« Le toit a été provisoirement fermé et une réparation définitive sera réalisée d'ici cet hiver », a indiqué Mme Schneider.

La Philharmonie de Berlin, conçue par l'architecte Hans Scharoun, est un ensemble de deux salles de concert, inauguré en 1963. L'acoustique y est considérée comme l'une des meilleures au monde.

Peine « particulièrement significative »
requise contre un rappeur de « La Rumeur »

L'avocat général de la cour d'appel de Versailles a demandé mardi qu'une peine « particulièrement significative » soit prononcée à l'encontre de l'un des rappeurs du groupe « La Rumeur », Hamé, poursuivi par le ministère de l'Intérieur pour des propos dénonçant des policiers « assassins ».

L'avocat général, Daniel Renaut, s'en est « remis » à la cour pour le quantum de la peine, requérant une peine « particulièrement significative » à l'encontre de l'auteur de propos « clairement de nature à déconsidérer une institution oeuvrant au service de l'intérêt général ».


La Rumeur, « Le cuir usé d'une valise »

Cette audience est intervenue au terme d'un long feuilleton judiciaire qui a valu au rappeur de 32 ans deux relaxes, dont la dernière cassée par la Cour de Cassation en juillet 2007.

En juin 2006, la cour d'appel de Paris avait confirmé la relaxe prononcée par le tribunal correctionnel en faveur d'Hamé, poursuivi pour des propos publiés en avril 2002 dans un fanzine accompagnant la sortie d'un album de son groupe, à une époque où Nicolas Sarkozy était ministre de l'Intérieur.

« Les rapports du ministère de l'Intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces de police sans qu'aucun des assassins n'ait été inquiété », avait notamment écrit Mohamed Bourokba, dit Hamé.

« Il s'agit d'allégations outrancières qui portent atteinte à l'honneur et à la considération de la police nationale dont on affirme qu'elle agit criminellement sans jamais confondre ceux qui, en son sein, commettent de tels crimes », a déclaré M. Renaut.

Pour lui, la diffamation est constituée car ces déclarations font référence à des « faits suffisamment précis » qui renvoient aux événements dans « les cités et les quartiers populaires, même si on s'efforce d'élargir le champs spatial et temporel du débat ».

Durant l'audience, Hamé a expliqué avoir parlé « au nom de la mémoire collective des victimes des violences policières », faisant référence aux expériences subies par « trois générations d'immigrés », qui du 17 octobre 1961 (manifestation d'Algériens violemment réprimée à Paris, ndlr) en passant par le décès emblématique de Malik Oussékine jusqu'à des bavures plus récentes, « ensanglantent la mémoire collective des quartiers populaires ».

« J'estime traduire dans un langage articulé un sentiment général d'injustice », s'est-il justifié parlant de la nécessité d'un tel débat pour une question de « salubrité publique ».

Le rappeur encourt une peine maximale de 45.000 euros d'amende. La cour a mis sa décision en délibéré au 23 septembre.

Radiohead prévoit des concerts écolo
et met les journalistes à vélo

Le groupe anglais Radiohead, qui veut placer sa tournée sous le signe de l'écologie, encourage les spectateurs à ne pas se rendre en voiture aux concerts qu'il donnera les 9 et 10 juin à Paris-Bercy, et organise un concours à vélo entre les journalistes qui souhaitent y assister.

« Il n'y aura pas de liste d'invités mais une opération sera mise en place pour sensibiliser les médias sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre », a indiqué dans un communiqué la maison de disques Beggars, distributeur du dernier album de Radiohead, qui entamera sa tournée européenne vendredi à Dublin.

« Les 50 premiers journalistes en vélo ou en Vélib' qui se présenteront devant les locaux de Beggars Group France (à Paris) le jeudi 5 juin, à 12h, pourront obtenir une place pour l'un des deux Bercy », poursuit le texte.

Le groupe « encourage ses fans à faire du covoiturage ou à utiliser les transports en commun pour se rendre à ses concerts », selon ce communiqué, qui précise que Radiohead a fait appel à une agence spécialisée pour calculer « l'impact écologique de sa tournée ».

« Le groupe a fait des efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de sa tournée en utilisant des éclairages économes en énergie, en transportant leur matériel par train ou bateau plutôt que par avion, et en utilisant des matériaux recyclés », prétend le texte.

Radiohead a invité l'association écologiste Les Amis de la Terre à le rejoindre pour la partie européenne de sa tournée mondiale, afin de sensibiliser le public à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Le groupe a débuté sa tournée mondiale le 5 mai aux Etats-Unis. Son volet européen s'achèvera le 8 juillet. Outre les deux Paris-Bercy, Radiohead se produira en France à Nîmes (14-15 juin) et Arras (Main Square Festival, 6 juillet).

Le site web Baidu
menacé de perdre des contrats de publicité
pour cause de piratage

Des représentants de l'industrie du disque en Chine ont mis en garde mardi le premier moteur de recherche chinois, Baidu, contre la perte de contrats publicitaires, en l'accusant une nouvelle fois de cautionner le piratage de fichiers musicaux.

« Riposter vigoureusement à Baidu, le plus important et plus incorrigible pourvoyeur de musique piratée en Chine, est devenu un objectif commun à toute l'industrie du disque », a déclaré Qu Jingming, directeur général de la Société chinoise des droits d'auteur musicaux (MCSC).

Baidu, qui est coté sur le NASDAQ à la Bourse de New York, fait déjà l'objet de nombreuses procédures judiciaires lancées cette année par la MCSC et par les grands labels musicaux Universal, Warner et Sony BMG, qui l'accusent de fournir des liens vers des sites de musique piratée.

« Nous mènerons des efforts concertés pour marginaliser les pirates en ayant recours non seulement à des actions en justice mais aussi à des initiatives économiques ou administratives, à l'opinion publique et tous autres moyens », a déclaré M. Qu lors d'un point de presse.

La MCSC, ainsi que des producteurs et des éditeurs de musique et d'autres associations représentant le secteur, ont appelé les publicitaires à « s'interroger soigneusement afin de décider s'ils doivent continuer à placer de encarts sur des supports pratiquant le piratage », a ajouté M. Qu.

Les principaux labels musicaux réclament neuf millions de dollars de compensation à Baidu, a indiqué mardi Guo Biao, le représentant chinois de la Fédération internationale de l'industrie phonographique (IFPI).

Selon M. Guo, 56% du piratage musical sur internet en Chine est commis via les moteurs de recherche, soit aux trois-quarts via Baidu.

Selon l'IFPI, 99% des téléchargements en Chine sont illégaux. Les ventes légales de musique dans le pays n'ont représenté que 76 millions de dollars en 2006, moins de 1% du marché mondial.


Actualités musicales du 5 juin 2008

La voix à l'honneur durant Agora,
le festival de l'Ircam

Agora, le festival annuel de l'Institut de recherche et de coordination acoustique/musique (Ircam) à Paris, s'ouvre dès mercredi soir avec une programmation 2008 centrée jusqu'au 20 juin sur la voix et l'oeuvre du compositeur Gérard Grisey, disparu il y a dix ans.

Figure de l'écriture spectrale (basée sur l'étude du timbre et la décomposition du spectre du son), Gérard Grisey (1946-1998) est honoré dès le prologue du festival, avec « Le Noir de l'étoile », rencontre entre six membres des Percussions de Strasbourg et le signal sonore d'un astre.

Le concert d'ouverture proprement dit aura lieu jeudi soir à la Cité de la musique avec la première mondiale de « Speakings » du Britannique Jonathan Harvey, qui ambitionne de faire naître un « orchestre parlant » par des moyens purement instrumentaux.

Parmi les autres événements d'Agora figure la création mondiale au Palais Garnier, le 9 juin, d'un opéra de l'Autrichien Georg Friedrich Haas, « Melancholia », fruit d'une commande de l'Opéra de Paris, dans une mise en scène de Stanislas Nordey.

Deux jours plus tard, le Châtelet accueillera la création française de « Com que voz », rencontre entre le compositeur italien Stefano Gervasoni et l'univers de la chanteuse portugaise de fado Cristina Branco: une oeuvre symbolique de l'ouverture de l'Ircam, lieu d'avant-garde, à de nouveaux publics.

En outre, dans le cadre de la saison « 100% Finlande », l'Institut finlandais proposera du 5 au 28 juin une installation musicale et visuelle de la compositrice finlandaise installée à Paris Kaija Saariaho, « Nox Borealis », écho d'un voyage au cercle polaire.

Leonard Cohen
promu Grand officier de l'Ordre national
du Québec

La chanteur et poète Leonard Cohen a été promu au rang de Grand officier de l'Ordre national du Québec, a annoncé mardi le conseil des ministres de la Province francophone.

Le chanteur à la voix grave reçoit ainsi la décoration la plus prestigieuse du Québec, sa région d'origine.


Leonard Cohen, « The Stranger Song »

Comme les 48 autres personnalités honorées cette année, M. Cohen sera officiellement décoré par le premier ministre québécois, Jean Charest, le 18 juin prochain.

Agé de 73 ans, Leonard Cohen doit entamer vendredi à Toronto sa première tournée mondiale depuis 15 ans.

Frédéric Mitterrand est nommé
directeur de la Villa Médicis

L'animateur de télévision, cinéaste et écrivain Frédéric Mitterrand a été nommé à la tête de l'Académie de France à Rome, dite Villa Médicis, annonce l'Elysée dans un communiqué.

« Sur proposition de la ministre de la Culture, Mme Christine Albanel, le président de la République a décidé de nommer M. Frédéric Mitterrand directeur de l'Académie de France à Rome », écrit la présidence de la République.

Dix personnalités avaient été sélectionnées pour prendre la direction de la Villa Médicis, où résident des artistes.

Elles ont été entendues par la commission, présidée par l'ancien directeur de l'opéra de Paris Hugues Gall, mise en place par l'Elysée après la polémique née fin mars autour d'une éventuelle nomination à ce poste de Georges-Marc Benamou, à l'époque conseiller de Nicolas Sarkozy pour la culture et la communication.

La ministre de la Culture, Christine Albanel a ensuite fait une recommandation au chef de l'Etat.

Agé de 60 ans, Frédéric Mitterrand a été professeur à Paris avant d'entamer une carrière d'écrivain, de réalisateur et d'animateur de télévision.

Le neveu de l'ancien président François Mitterrand a réalisé des films et animé de nombreuses émissions à la radio et à la télévision comme « Etoiles et toiles » ou « Du côté de chez Fred ». Il a adapté au cinéma l'opéra de Puccini « Madame Butterfly » (1995).

Directeur des programmes de TV5 de 2003 à 2005, il a aussi écrit des essais et des romans, dont « La mauvaise vie » (2005).

Entretiens de Valois :
pas de clôture
mais un « rapport d'étape » fin juin

Les Entretiens de Valois sur les politiques publiques pour le spectacle ne s'achèveront pas avant l'été mais donneront lieu à un « rapport d'étape » fin juin, a indiqué mercredi le nouveau directeur de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles (DMDTS) au ministère de la Culture, Georges-François Hirsch.

Ce cycle de discussions a été lancé le 11 février pour renouveler les politiques publiques dans le domaine du spectacle, alors que de nombreux professionnels craignent un désengagement de l'Etat, et devait initialement s'achever en juin.

« La fin des Entretiens le 15 juin ce n'est pas possible, c'est trop court. Ce sera un premier rapport d'étape », a estimé le DMDTS devant plusieurs directeurs d'opéras réunis à Paris pour la présentation d'une coproduction du « Voyage à Reims » de Rossini dans 16 maisons entre octobre 2008 et mars 2010.

« Le premier cycle des Entretiens de Valois s'achèvera fin juin. La ministre (de la Culture Christine Albanel) s'exprimera sur le rapport d'étape », a ajouté M. Hirsch.

« La période jusqu'à fin décembre » sera mise à profit pour débattre des « idées » nées des Entretiens de Valois, « en trouver d'autres et les faire expertiser techniquement », a-t-il poursuivi.

La nomination à la DMDTS de M. Hirsch, 63 ans, qui a succédé le 7 mai à Jean de Saint Guilhem, a suscité quelques remous dans la profession puisque la ministre a enrôlé ainsi son principal interlocuteur parmi les organisations d'employeurs dans le cadre des Entretiens de Valois.

« Cette direction (la DMDTS, NDLR) revient à la profession, cela me paraît extraordinairement important. Depuis quelques années, elle lui avait échappé », a souligné M. Hirsch, ancien directeur général du Théâtre des Champs-Elysées, de l'Orchestre de Paris et ex-administrateur de l'Opéra de Paris.

« Les moyens de l'Etat sont à périmètre contraint, c'est la vérité », a admis le haut fonctionnaire. « La situation est difficile, je n'en disconviens pas », a-t-il ajouté.

Mais pour M. Hirsch, les Entretiens de Valois sont « une fenêtre de tir qui ne se représentera pas dans les 20 ans qui viennent ».

« Il faut que la profession et l'Etat trouvent ensemble des solutions, c'est la raison de ma nomination », a-t-il fait valoir.

Peter Gabriel lance « The Filter »

The Filter, la version définitive du site de recommandation musicale et cinématographique soutenu par l’ex-Genesis Peter Gabriel, a fait l’objet d’un lancement hier. Après plusieurs mois de bêta qui lui auront permis d’engranger quelque 5 millions de chansons et 330 000 films, il offre aux utilisateurs de 164 pays la possibilité d’identifier leurs préférences en important leur bibliothèque musicale et leur profil Last.fm pour ensuite se voir proposer une page personnalisée réunissant des oeuvres susceptibles de leur plaire. Selon Peter Gabriel, le service aurait déjà atteint 70% de son potentiel dans la musique et 30% dans les films


Actualités musicales du 6 juin 2008

Ravel, Offenbach ou Django Reinhardt
pour la saison 2008-2009
de l'Orchestre National de Lille

Placée sous le thème de la narration, la saison 2008-2009 de l'Orchestre national de Lille (ONL), dirigé par Jean-Claude Casadesus, rendra hommage à Ravel, Offenbach ou Django Reinhardt et mettra également à l'honneur le compositeur contemporain Bruno Mantovani.

La narration d'une riche « littérature symphonique », tour à tour « comique » avec L'Heure espagnole de Ravel, « historique » avec la Symphonie n°12 de Mahler ou « pleine de gouaille » avec Le Mandarin merveilleux de Bartok, sera le thème majeur de la saison de l'ONL, selon Jean-Claude Casadesus, qui en a présenté jeudi à Lille le programme.

Agé de 34 ans, Bruno Mantovani sera en résidence dans la capitale des Flandres à partir de septembre 2008 jusqu'en 2010. Il dirigera à plusieurs reprises l'orchestre. Plusieurs de ses oeuvres seront jouées au cours de la saison.

Pour accompagner les événements festifs et culturels de « Lille 3000 », centrée en 2008 sur l'Europe centrale et orientale après l'Inde en 2006, l'orchestre nordiste programmera un grand cycle sur l'Europe centrale autour notamment d'oeuvres de Liszt, Bartok ou Enesco.

Deux soirées d'hommage à Django Reinhardt et Stéphane Grappelli par le violoniste Florin Nicolescu seront également programmées dans ce cadre.

Le festival annuel « Lille piano(s) festival » sera décliné en deux éditions lors de la saison, autour de « De Bach à Beethoven » en novembre 2008 et pour une anthologie Chopin en juin 2009.

Poursuivant des expériences déjà menées, l'ONL reprendra également ses soirées « musique et cinéma », avec la projection sur grand écran du Cuirassé Potemkine accompagnée en direct par l'orchestre, et son cycle « Les Classivores » dédié au jeune public.

Il rendra aussi hommage à Offenbach, avec en décembre notamment la « Magie Offenbach », qui offrira un florilège d'extraits de La Belle Hélène, les Contes d'Hoffmann ou La Périchole.

Des décors et accessoires de l'Opéra du Rhin
vendus aux enchères contre Alzheimer

Une centaine d'éléments de décors, costumes, accessoires et perruques originaux provenant des spectacles de l'Opéra du Rhin seront mis aux enchères à Strasbourg le 21 juin au profit de l'association Alsace Alzheimer, a-t-on appris auprès de l'opéra.

La tarte aux fraises factice du « Chevalier à la Rose » (saison 1995-96) est mise à prix à seulement 5 euros, contre 40 euros pour une délicate ombrelle beige de « Madame Butterfly » et 150 euros pour la Vierge en polystyrène et fibre de verre ayant appartenu à la production « Héloïse et Abélard » (2000-2001).

Les trompettes de Jéricho d'Aïda, deux lyres et une trompette d'Orphée sont également proposées aux prix très abordables de 20 à 15 euros le lot, tandis que les superbes costumes du marquis de la Force (Dialogue des Carmélites) ou du chef Nambikwara (rôle tenu par William Saint-Val en cape de plumes roses et coiffe, dans Tristes tropiques) sont mis à prix entre 100 et 150 euros.

Le fétichiste et le collectionneur pourront aussi acquérir des perruques de Lohengrin (10 euros pièce), un costume de mariée, ou encore un costume de none en lainage noir, avec son scapulaire en lainage blanc et sa cornette confectionnée à partir d'une carcasse en corde à piano recouverte de lycra blanc et d'une cagoule blanche.

Les amateurs d'opéra qui ont de la place à la maison pourront se constituer une collection d'une dizaine de véhicules sans moteur: un camion de pompier en contre plaqué rouge, une calèche, la voiture-miroirs d'Orfeo ed Euridice, le tacot de Griselidis, le très beau carrosse-cheval de l'Elixir d'amour (150 euros), ou encore, à prix cassés (30 euros), la cloche de Die Tote Stadt (233 kg).

Le public est invité dès la veille, vendredi 20 juin, à venir contempler les objets convoités qui seront exposés dans la salle Ponelle du Grenier d'Abondance, près de l'Opéra.

Samedi après midi, la vente aura lieu sur le parvis de l'Opéra, à l'abri des colonnades.

Première tournée mondiale depuis 15 ans
pour Leonard Cohen

Le chanteur folk canadien Leonard Cohen entame vendredi sa première tournée mondiale en près de 15 ans, un retour sur scène très attendu pour le poète juif à la voix envoûtante converti dans l'intervalle à l'ascèse bouddhiste.

Chantre de l'errance, apôtre de l'amour, Leonard Cohen a bercé des générations par sa voix grave, sensuelle, mystérieuse, immortalisée dans ses odes « Suzanne », « So long, Marianne », « Everybody knows » et la mélancolique « I'm your man ».

Cohen, 73 ans, commence sa tournée vendredi dans la métropole canadienne Toronto où il jouera quatre soirs à guichets fermés avant de s'envoler pour l'Irlande et la Grande-Bretagne.

Le Montréalais anglophone fera un retour dans sa ville natale à la fin du mois de juin dans le cadre d'une série de prestations en salle au Festival de Jazz de Montréal qui organise un spectacle hommage à ce monument vivant de la chanson avec notamment la pop star francophone Garou.

Après ces rendez-vous intimes, Leonard Cohen retournera sur le continent européen pour une tournée des festivals y compris Glastonbury, au Royaume-Uni, ceux de Jazz de Montreux, de Nice et les Nuits de Fourvière à Lyon. La tournée comprend au total une trentaine de rendez-vous dans une dizaine de pays.

Cohen qui, selon sa maison de disque Sony, ne donnera aucune interview au cours de sa tournée, a rodé depuis mai son spectacle dans des petites salles de l'est canadien.

« Sa voix est excellente (...) Sur scène pendant plus de deux heures trente, Cohen faisait certainement son âge, il était un peu voûté mais très élégamment vêtu avec un complet et un chapeau mou qu'il replaçait pour prendre une pause entre les chansons », a constaté le journal de The Globe and Mail.

Le poète, compositeur et interprète a joué 16 de ses succès sans ajouter de nouvelles pièces au répertoire, notait le quotidien canadien.

Depuis son départ de la scène au début des années 90, Leonard Cohen s'est consacré à l'ascèse bouddhiste au monastère du mont Baldy en Californie où il a été ordonné moine zen et pris le nom de Jikan, le « silencieux ».

« J'étais seulement un enfant de 60 ans avec des rêves fous », a-t-il déclaré au public lors d'un spectacle à Fredericton, en faisant allusion à son départ de la scène fin 1993, date de sa dernière tournée immortalisée sur un album live mâtiné de synthétiseur et d'orchestrations un brin kitch.

« Leonard Cohen ne voulait pas fuir son identité juive: il voulait se fuir lui-même, masquer l'identité de Leonard » et non celle de Cohen, expliquait il y a quelques années son traducteur en français, le Québécois Michel Garneau.

Cohen, qui est né dans le quartier anglophone Westmount de Montréal, a publié des recueils de poésie avant de faire carrière dans la chanson à la suite de la parution de son premier album, le classique « Songs of Leonard Cohen », en 1967.

Il a inspiré des artistes comme R.E.M ou Nick Caves qui lui consacrent un album hommage, « I'm your fan », voire Alain Bashung qui a repris en version française « Suzanne » sur son dernier album « Bleu Pétrole ».

Et plusieurs réalisateurs, dont l'Italien Nanni Moretti et le Canadien Atom Egoyan, ont juxtaposé sa musique sur leurs images donnant une nouvelle vie à ses classiques.

Leonard Cohen a été promu cette semaine au rang de Grand officier de l'Ordre national du Québec, la plus prestigieuse décoration de la province francophone. Il a reçu l'ordre du Canada en 2003 et a été intronisé en mars dernier au « temple de la renommée » du rock, à New York.


Actualités musicales du 7 juin 2008

7-8 Juin et 14-15 Juin 2008
Roseraie du Val de Marne

Parfums de musiques
6e Édition
Deux week-ends de musiques traditionnelles du monde

Nouvelle formule pour cette sixième édition des Parfums de Musiques à la Roseraie départementale du Val-de-Marne : la série de quatre concerts ne se déroulera plus chaque dimanche du mois de juin mais sera condensée sur deux week-ends. Ce changement nous a été dicté essentiellement par la necessité d’installer une nouvelle structure couvrante au dessus du Théâtre de Verdure, ce qui nous permettra en cas de pluie de mettre à l’abri notre public toujours plus nombreux et d’avoir ainsi la certitude de maintenir tous les concerts.

Cette nouvelle formule plus ressérée dans le temps nous incite également à nous éloigner de la notion de thématique géographique ou esthétique que nous avions suivie les années précédentes, pour aller vers une programmation plus diverse.

Nous restons toutefois fi dèles à la volonté de présenter les traditions musicales d’aujourd’hui de manière vivante, dans le mouvement de leurs évolutions, mais en respectant aussi ce qui fait leur force et leur singularité.

Nous pensons en effet que c’est cette diversité d’esthétiques et d’infl uences mutuelles qui confère leur richesse et leur originalité à ces expressions musicales, et non pas les assemblages réducteurs qui consistent le plus souvent à ne puiser dans ces musiques que quelques touches d’exotisme que l’on vient plaquer sur les même canevas commerciaux.

Les artistes que nous accueillons le premier week-end des 7 et 8 juin sont particulièrement représentatifs de cette volonté de s’appuyer sur une parfaite maîtrise de leurs traditions respectives tout en se plaçant dans une démarche de création : Annie Ebrel en confrontant le chant breton à l’univers du jazz ; la Familha Artus en menant les répertoires traditionnels gascons à la rencontre des musiques électroniques et en revendiquant ainsi «une attitude radicale de résistance à la mondialisation sonore».

Pour le second week-end des 14 et 15 juin, la créativité des musiques traditionnelles d’aujourd’hui s’exprimera moins par la confrontation esthétique entre des langages traditionnels et contemporains, que par la rencontre et le métissage de cultures musicales plus ou moins lointaines : Teofi lo Chantre, capverdien de Paris qui compose entre autres pour Césaria Evora, fait résonner dans ses mornas et coladeras des infl uences venues du Bresil et d’Amerique Latine ; Oneira, le nouveau groupe réuni autour du percussioniste iranien Bijan Chemirani, se propose quant à lui d’explorer les liens qui unissent les musiques de la Méditerranée et du Moyen-Orient.

Nous sommes heureux de pouvoir vous accueillir désormais au cours des second et troisième week-ends de juin, pour aller à la rencontre de cette diversité culturelle et de cette vivacité que nous aimons retrouver dans les musiques traditionnelles du monde d’aujourd’hui.

Didier SENDRA
Directeur

http://www.adiam94.org/page-txt.php?p=3&file=roseraie.php

Roseraie du Val-de-Marne
Théâtre de verdure
Rue Albert Watel
94 240 L’Haÿ-les-Roses

7-15 juin 2008
Nord

Les voix polyphoniques de Géorgie
En tournée dans le Nord

Depuis leur classement par l'UNESCO au patrimoine oral immatériel de l'humanité en mai 2001, les chants polyphoniques de Géorgie ont acquis une renommée internationale.

L'ensemble SIMI, composé de 7 chanteurs et musiciens venus de Géorgie, interprète des chants sacrés a cappella et des chants traditionnels populaires a cappella ou en s'accompagnant d'instruments typiques du pays (pandouri, tchongouri, salamouri).

Dans le cadre d'une septième tournée en France organisée du 6 au 16 juin 2008, l'Ensemble SIMI donnera plusieurs concerts au Nord de Paris.

samedi 7 juin - 20h : Boulogne-sur-Mer (62),    Cathédrale Notre-Dame – Parvis Notre Dame

dimanche 8 juin – 16h : Cysoing (59), église Saint Calixte – Saint Evrard – Rue Allende

mardi 10 juin – 20h : Lambersart (59), église Saint Calixte – Place des Frères Thomas

mercredi 11 juin – 20h : Saint-Amand-les-Eaux (59), église Saint Martin – Place du 11 Novembre

jeudi 12 juin - 20h : Mouvaux (59), église Sacré Cœur – Place du Maréchal Leclerc

vendredi 13 juin – 21h : concert en l’église Notre-Dame dans le cadre du Festival d’Auvers-sur-Oise (95)

samedi 14 juin – 20h : Beauvais (60), église Notre-Dame de Marissel – Rue de Marissel

dimanche 15 juin – 16h : Noeux-les-Mines (62), centre culturel Georges Brassens – Rue Guillon

Tarifs : Pour les 7, 8, 10, 11, 12 et 14 juin : 16 € individuel. 12 € étudiants, jeunes (12 à 18 ans), groupe à partir de 10 personnes. Gratuit pour les – 12 ans — Pour le 13 juin : tarif spécifique au Festival — Pour le 15 juin : tarif unique de 14 € (gratuit pour les – 12 ans). Billetterie et réservation : Billetterie FNAC-Carrefour-GEANT 0 892 68 36 22 (0,34€/min) http://www.fnac.com  — Billetterie Offices de Tourisme : Boulogne-sur-Mer : 03 21 10 88 10 ; Cysoing : 03 20 79 46 15 ; Lambersart  : 03 20 08 44 67 ; Saint-Amand-les-Eaux : 03 27 48 39 65 ; Beauvais : 03 44 15 30 30 — Billetterie sur place 1 heure avant le concert — Réservation par téléphone au 06 09 62 81 60

Contact : Marie-Annick Poulain  03.20.57.57.00
contact@nsorganisation.com

6-8 juin 2008
Chapelle du Calvaire, Paris

Quatuors à Saint-Roch

Née d’une rencontre inattendue avec un lieu exceptionnel et un mécène enthousiaste, cette nouvelle série mettra en lumière la formation du quatuor à cordes, la plus pure sans doute, qui permet des émotions individuelles et collectives universelles, allant de la musique baroque à la musique contemporaine.

Après des années d’abandon et de déshérence, la Chapelle du Calvaire de l’église Saint-Roch vient de connaître une magnifique restauration grâce au soutien d’un mécénat très généreux et aux précieux conseils du père Thierry de l’Épine, curé de Saint-Roch. Les travaux qui ont duré deux ans (2004-2006) ont été menés admirablement sous l’égide de Alain-Charles Perrot, Architecte en chef des Monuments Historiques et Daniel Imbert, Conservateur en chef à la Ville de Paris.

La première pierre de la chapelle fut posée le 13 août 1754 par le Maréchal de Noailles. Les travaux d’architecture furent confiés au célèbre architecte Louis Etienne Boullée (XVIIIe siècle). Cet ensemble, qui fit sensation, a été bouleversé sous la Révolution et fut reconstitué sous la Restauration pour connaître d’autres dégradations et transformations dans la deuxième moitié du XIXe siècle.

Aujourd’hui, vous pouvez découvrir ce bel espace, en musique, du 6 au 8 juin 2008 !

Une programmation variée mêlant musique du XXe siècle, répertoire classique (Schumann et Brahms, entre autres, par le quatuor Renoir) et oeuvres rares comme le premier quatuor de Lucien Durosoir interprété par le Quatuor Diotima à l’occasion de la sortie de leur disque (Alpha/Harmonia Mundi), consacré à ce violoniste et compositeur français, ami et compagnon d’armes de Maurice Maréchal et André Caplet.

Le quatuor Parisii et le quatuor Modigliani seront présents aussi pour «lancer» leur nouveau disque, consacré à Schubert (Saphir) pour le premier et à Haydn (Mirare) pour le second.

Musique raffinée, puissante, connue ou à découvrir, servie par des interprètes exceptionnels, dans un nouveau lieu parisien.

Vendredi 6 juin 20h00
Quatuor Parisii

Josef Haydn
Quatuor en ré majeur opus 64 n°5 L’Alouette
Anton Webern
Cinq Mouvements pour quatuor opus 5
Franz Schubert
Quatuor n°14 en ré mineur D. 810
La Jeune fille et la mort

Samedi 7 juin 16h00
Quatuor Renoir

Johannes Brahms
Quatuor n°1 en ut mineur opus 51 n°1
Robert Schumann
Quatuor n°3 en la majeur opus 41 n°3

Samedi 7 juin 20h00
Quatuor Diotima

Igor Stravinsky
Trois pièces pour quatuor à cordes
Lucien Durosoir
Quatuor n°1 (1920)
Claude Debussy
Quatuor en sol mineur opus 10

Dimanche 8 juin 20h00
Quatuor Modigliani

Anton Webern
Langsamer Satz
Josef Haydn
Quatuor en si bémol majeur opus 76 n°4
Le lever du soleil
Maurice Ravel
Quatuor en fa majeur

Chapelle du Calvaire, 24 rue Saint-Roch, Paris 1er. Places 20 €. (15 €, pour les adhérents d'Ars Mobilis, les étudiants et les chômeurs). 01 46 32 02 26 - http://ars-mobilis.com

Cinéma, internet :
la musique et l'opéra
explorent de nouvelles voies

Opéras retransmis en direct dans les cinémas, concerts visibles en temps réel sur internet : les professionnels de la musique classique explorent de nouvelles voies pour élargir leur public et réagir face aux problèmes de diffusion en DVD et à la télévision.

Plusieurs plate-formes audiovisuelles avec des noms de domaine en .tv ont fleuri sur la Toile, comme MonteVerdi aux Pays-Bas, Classics24 en Grande-Bretagne ou Medici en France.

Cette dernière s'est notamment illustrée en diffusant en février dernier le concert historique de l'Orchestre philharmonique de New York en Corée du Nord.

Dans les semaines qui viennent, Medici.tv a prévu de proposer aux internautes de visionner gratuitement et en direct 50 concerts ou représentations d'opéras en « streaming », sans possibilité de téléchargement.

Une façon d'attirer et de fidéliser le client pour une plate-forme qui propose déjà l'achat (« downloading ») ou la location (« streaming ») de dizaines de films musicaux en VOD (vidéo à la demande), et en proposera bientôt 200.

Cette nouvelle offre intervient en pleine crise de la commercialisation du CD et du DVD (-23,2% pour le marché de gros au premier trimestre 2008, tous répertoires confondus).

« Le problème de la circulation des oeuvres devient assez cruel », explique à l'AFP Hervé Boissière, responsable DVD et nouveaux médias chez Medici Arts, la société qui exploite Medici.tv.

« Les DVD musicaux sont de moins en moins disponibles dans les magasins. Quant à la télévision, il y a une pression d'audience telle qu'elle repousse les émissions de musique classique à des heures scandaleuses », détaille ce professionnel.

Les nouvelles plate-formes veulent croire qu'elles représentent un modèle alternatif durable pour la diffusion des programmes musicaux.

« On avance à vue mais les scores qu'on a déjà réalisés sont forts », affirme Hervé Boissière, qui cite le chiffre de 150.000 visiteurs différents et d'un million de vidéos regardées pour les 30 concerts diffusés lors du Festival de Verbier (Suisse) à l'été 2007.

« On se dit que la combinaison de l'internet et de l'image permettra de faire découvrir des artistes à de nouveaux publics. C'est une clé d'entrée que l'on espère plus sexy, moins intimidante et moins convenue que de faire la démarche d'acheter un DVD ou une place de concert », ajoute-t-il.

Sur un mode plus communautaire, dans des cinémas et pas dans le salon du spectateur, le Metropolitan Opera de New York a pour sa part fait le choix en 2006 de diffuser certaines de ces productions en direct et en haute définition.

En 2007-2008, cette opération intitulée « The Met: Live in HD » a touché quelque 900.000 spectateurs dans 600 salles de 17 pays, dont près de 10.000 lors de deux dates en France.

« C'est une façon d'amener aux gens de grands spectacles, à un tarif beaucoup moins élevé (18 euros en France, NDLR) que le prix moyen d'un billet à l'opéra », explique Marc Welinski, directeur général de CielEcran, qui assure la vidéotransmission par satellite des productions du Met sur les écrans français.

Reste le coût de ces op