Musicologie.org 2008
56 rue de la Fédération
F - 93100 Montreuil
Actualités musicales
21— 30 juin 2008
Actualités musicales du 21 juin 2008
21 juin-6 juillet 2008
Fuga Libre présente ses
Concerts d’été
en des lieux insolites à Paris
21 juin, 15h00, Pôle Simon Lefranc dans une cour
du Marais, 9, rue Simon Lefranc, 4e (M. Rambuteau)
26 juin 2008, 20h00, Maison des étudiants
canadiens, Cité Universitaire, 31, boulmevardjourdan, 14e (RER-tram Cité
Universitaire)
6 juillet 2008, 17h00, l’ogre à plume,
café littéraire, 49-51, rue Jean-Pierre Timbaud, 11e (M.
Parmentier)
Programme
Victoria,
O quam gloriosum
Vierdanck,
Lobe den Herren Haydn,
Die Jahreszeiten Schubert,
Mirjam’s Siegesgesang Mendelssohn,
Psaume n° 95 Fauré,
Les djinns (Victor Hugo)
Pianistes : Yvon Kerouanton, Marie Lavieville, François Thil Soprani : Yolande François-Haugrin, Eléna Souiller-
Fedorenkova Basse : Samy Jerrari Direction : Emmanuel Dommergues
21 juin 2008
Beaucaire (Gard)
Les troubadours
à Beaucaire Les troubadours dans une ville d'art et
d'histoire :
rencontre, visites et concert
10 h Château médiéval -
place Raimond VII
Concert pédagogique autour
des troubadours. Une rencontre illustrée dans les mots et les sons, poésie
et musique, chants et instruments par les musiciens de Troubadours Art
Ensemble. La musique et les instruments, la langue occitane et
l'interprétation des cansos : manuscrits et chansonniers médiévaux,
trouveurs, jongleurs, instrumentistes, la notation musicale, les
représentations d'instruments de musiques dans les enluminures,
sculptures, fresques… Chanter les troubadours aujourd'hui à la lumière de
nos connaissances actuelles.
14h30 Visite guidée du
centre historique
17h -18h30 Visite guidée de
l'abbaye troglodyte de Saint-Roman et moment musical avec GHAETTA,
ensemble créé en 1996 par Denyse Dowling s'est donné pour but de diffuser
les musiques des XIIIe s. et XIVe s. en les abordant spécifiquement sur le
plan instrumental. Un répertoire dynamique d'Estampies italiennes, joué en
duo, conçu particulièrement pour les églises et leur acoustique naturelle
qui met en valeur la sonorité des instruments anciens.
Denyse Dowling flûtes à bec,
chalémie et bombarde alto
Patrice Villaumé vielle à roue ténor
21h Concert en l'église
Saint-Paul Ensemble Carmine et Troubadours Art Ensemble
(Tarif 10 € ; réduit : 8 €)
Ensemble Carmine : cantigas de Santa Maria, motets du Ms.Montpellier,
organum Ms.Saint Martial et Calixtinus
C'est autour de leur passion pour
la musique médiévale que les chanteuses et chanteur de l'Ensemble Carmine
se sont rencontrés, chacun venant d'un univers musical différent. Et c'est
autour d'un projet mené en 2002 de marche et concerts sur le chemin de St
Jacques de Compostelle, afin de restituer cette musique dans les lieux qui
l'avaient vu naître que l'ensemble s'est lancé. Carmine propose un voyage
aux sources de notre musique occidentale (Xe au XIVe) siècles en latin,
catalan, galicien, langue d'oc et d'oïl ; un voyage à travers le Manuscrit
de Montpellier (XIIIe), des organums du Codex Calixtinus (XIIe) le livre
des pèlerins de Compostelle… et écoutez bien les Cantigas (XIIIe), elles
nous content en galicien des histoires merveilleuses où la vierge Marie
aide les humains dans d'étranges situations. En explorant la richesse de
cette musique médiévale située entre oralité et écriture Carmine emmènera
l'auditeur dans un imaginaire en complète résonance avec l'homme du XXIe
siècle.
Les chanteurs : Emmanuel Arnaud,
Claire Chevalier, Kate Dezina, Catherine Fafa
Troubadours Art
Ensemble
Troubadours Art Ensemble s'est
constitué au fil des années autour de Gérard Zuchetto, chercheur, auteur,
compositeur et interprète des troubadours. La recherche, comme voyage dans
l'Art de Trobar, ainsi que l'interprétation vivante des chansons des
troubadours s'appuient sur la connaissance du Moyen Âge occitan et du
contexte poétique et musical de cet art lyrique. En parfaite conscience du
sens profond des Cansos et en trouvant mots et mélodies dans les sonorités
des instruments traditionnels et contemporains, et les ornementations
vocales, Troubadours Art Ensemble donne à écouter une approche personnelle
et originale de ce répertoire. Des sonorités premières de la langue
occitane et des instruments anciens de Méditerranée. Cansos de trobar et
compositions contemporaines.
Cette musique naît dans l'essence
de l'idée, le gaubi, le feeling, le tarab… et d'un art lyrique occitan au
fil du temps nourri des mots et des musiques d'une terre aux mille
passages.
Exposition
la vie quotidienne au moyen âge
- Musée Auguste Jacquet, jardins du château du 21 au
30 juin
30300 BEAUCAIRE
Rens. 04 66 59 71 34
Réservations : 06 19 10 92 89
festival Les Troubadours chantent l'art roman en
Languedoc-Roussillon
Un « Falstaff » de Verdi généreux
vocalement
au Théâtre des Champs-Elysées
Le Théâtre des Champs-Elysées à Paris achève sa saison
lyrique avec un « Falstaff » de Verdi un peu maigre sur le plan
scénique mais vocalement très généreux, à l'affiche depuis jeudi soir et
pour quatre autres représentations jusqu'au 29 juin.
Cette nouvelle production est dirigée par le jeune chef
Alain Altinoglu: pour ses débuts dans la fosse du TCE, il s'affirme comme
l'une des baguettes lyriques françaises les plus séduisantes, à la tête
d'un Orchestre de Paris qui ne passe pas à côté des richesses
instrumentales de la partition.
Le spectacle est réglé par Mario Martone, qui signe sa
première production en France. Le réalisateur et metteur en scène italien
procède à une actualisation recevable du livret de Boito — d'après
« Les joyeuses commères de Windsor » de Shakespeare — en situant
la comédie lyrique en trois actes (1893) de Verdi non pas au début du XVe
siècle mais à l'époque du compositeur.
L'action se déroule dans un décor très « théâtral
», fait de galeries et d'escaliers, qui fait souffler un petit air de déjà
vu, donne des teintes bien sombres à la farce et peine à s'animer, faute
d'idées fortes. Le dernier acte, le plus crépusculaire, affiche plus de
réussite visuelle, autour notamment d'un chêne sorti d'une toile de
Mondrian.
La production se singularise davantage par sa
distribution. Le baryton-basse italien Alessandro Corbelli ne donne pas
dans le Falstaff gargantuesque, préférant camper un personnage plutôt
subtil: les vaines intentions séductrices de cet arroseur arrosé trouvent
en lui une belle présence scénique, qui compense une voix pas toujours
pleinement épanouie.
La soprano italienne Anna Caterina Antonacci (Alice
Ford) est peut-être plus à son aise dans les rôles de tragédienne que dans
cet emploi comique, mais sa vocalité est comme toujours très théâtrale, et
son jeu pour tout dire assez irrésistible, notamment quand elle bondit
comme le cerf à l'acte III.
Les autres « commères » affichent également un
beau tempérament, à commencer par la contralto québécoise Marie-Nicole
Lemieux (Mrs Quickly), qui exhibe un bras en écharpe sans rien avoir perdu
de ses beaux moyens vocaux. Et à l'image de la soprano franco-algérienne
Amel Brahim-Djelloul (Nannetta), révélation dont le succès se confirme
grâce à une ligne de chant exquise en dépit d'un format limité, ce qui
s'entend quand elle chante en compagnie de l'amant un peu trop rayonnant
du ténor italien Francesco Meli (Fenton).
Mais le plaisir pur du chant, c'est le baryton Ludovic
Tézier (Ford) qui le procure avec le plus d'évidence, grâce à une voix
parfaitement libre et projetée, avec de surcroît un comportement sur scène
moins statique qu'à l'accoutumée.
Ce chanteur de haute école française domine un ensemble
qui montre sa virtuosité dans la fugue finale, où la mise en scène de
Mario Martone, avec ses personnages regardant fixement les spectateurs
(« tous dupés ! »), prend enfin tout son sens.
Festival d'Aix : 60 ans de
mutations,
et toujours « Mozart sous les étoiles »
Né en 1948, le Festival d'art lyrique d'Aix-en-Provence
(Bouches-du-Rhône) a depuis ouvert en grand son répertoire, diversifié ses
lieux et élargi son public au-delà du cercle des lyricomanes aisés, mais
ses opéras de « Mozart sous les étoiles » participent encore de sa
magie.
Aix n'a évidemment pas le monopole de Mozart, et les
festivals de Salzbourg (Autriche) et Glyndebourne (Grande-Bretagne) se
sont mis au service du compositeur « aimé des dieux » avant lui.
La manifestation aixoise n'a pas davantage l'apanage du
plein air: dans le seule domaine lyrique, à quelques dizaines de
kilomètres de là, les Chorégies d'Orange rivalisent elles aussi avec le
chant des cigales.
Mais cette célébration annuelle d'un, voire deux
opéra(s) de Mozart à la nuit tombée n'a qu'une adresse mondialement
connue: Aix-en-Provence.
L'aventure naît en juillet 1948 quand Gabriel
Dussurget, entreprenant directeur artistique, présente quelques concerts
et un seul opéra, « Cosi fan tutte », chef-d'oeuvre de Mozart alors
quasi-inconnu du public français.
« Je crois que la force du premier spectacle d'Aix
a été d'être un spectacle réussi, de grand goût, de très belle qualité
musicale, mais un spectacle d'amateurs », estime l'écrivain Edmonde
Charles-Roux, qui fut la première responsable de la communication de la
manifestation et en est aujourd'hui la présidente d'honneur, dans une
contribution à un essai (« Festival d'Aix 1948-2008 ») à paraître le
2 juillet chez Actes Sud.
Mais le festival affirme sa force et sa singularité
surtout l'année suivante avec un « Don Giovanni » décoré par le
peintre Cassandre et dont la presse, François Mauriac en tête, salue la
réussite.
Dans le plein air magique de l'archevêché, Dussurget
n'a pas de mal à fidéliser un grand chef comme l'Autrichien Hans Rosbaud,
parmi les gloires du festival des premières années dont se fait l'écho un
coffret de 6 CD que vient de publier l'Institut national de l'audiovisuel
(Ina).
A l'affût de jeunes voix stylées chez Mozart, comme
celle de la soprano américaine Teresa Stich-Randall, le
directeur-fondateur ouvre aussi le répertoire au baroque (Monteverdi) et à
la musique française (Poulenc, Sauguet).
Bernard Lefort lui succède de 1974 à 1982 et oriente le
festival vers l'opéra italien et notamment le bel canto romantique, avec
des stars nommées Caballé, Carreras, Horne ou Ricciarelli.
Les quinze années suivantes forment le règne de Louis
Erlo, qui fait d'Aix un haut lieu du renouveau baroque, avec par exemple
la création posthume des « Boréades » de Rameau sous la houlette du
Britannique John Eliot Gardiner, sans oublier des oeuvres du XXe siècle
signées Prokofiev ou Britten.
Mais alors que le festival est au bord du gouffre
financier, Stéphane Lissner le relance à partir de 1998. Fidèle à l'esprit
de Dussurget, il crée l'Académie européenne de musique, prolongement du
festival en direction des jeunes talents.
Il convainc aussi les tutelles de la nécessité de
rénover ou de compléter les lieux du festival, jusqu'à l'ouverture du
Grand théâtre de Provence, qui permet de pallier les aléas climatiques...
et de présenter un « Ring » de Wagner de prestige avec le
Philharmonique de Berlin.
Parti à La Scala, Lissner passe le témoin en 2007 à
Bernard Foccroulle. Lequel affirme sa volonté d'ouvrir le festival à
d'autres cultures, mais la conjugue encore et toujours avez Mozart, à
l'image du « Cosi » que présentera le 4 juillet le cinéaste iranien
Abbas Kiarostami.
« Le renouveau de France Musique
est une urgence »,
selon son directeur
Le nouveau directeur de France Musique, Marc-Olivier
Dupin, a estimé vendredi que « le renouveau » de cette chaîne était
« une urgence », lors de la présentation à la presse des grandes
lignes de la grille de rentrée de la radio musicale publique.
« On a réellement la perception que l'image de la
chaîne se dégrade auprès du public parce qu'elle souffre d'une grille pas
tout à fait lisible, d'un ton jugé très lointain et d'une image un peu
conservatrice », a déclaré M. Dupin, arrivé en mars à la tête de France
Musique.
Le directeur a évoqué une « transformation assez
grande » de la grille, avec le départ d'« une dizaine » des 57
producteurs (présentateurs des émissions) de la chaîne. « Sept ou
huit » producteurs devraient faire leur arrivée, a précisé Marc Voinchet,
directeur-adjoint chargé des programmes et de l'antenne.
Parmi les partants figureront notamment des producteurs
« ayant atteint l'âge de 65 ans », a reconnu M. Dupin, qui n'a pas
souhaité donner de noms avant la présentation officielle de la grille le
25 août.
Le directeur espère favoriser « une plus grande
proximité entre la musique et l'auditeur » avec notamment « des
formats d'émissions plus clairs ».
M. Dupin voudrait aussi avoir sur sa chaîne « les
Jean-Pierre Vernant et Fernand Braudel (historiens, ndlr) de la musique,
c'est à dire des gens qui puissent expliquer avec des mots simples des
choses très compliquées ».
Le directeur, qui est aussi compositeur, a annoncé que
la présence à l'antenne de la musique contemporaine serait plus importante
qu'aujourd'hui, de même que celle des « musiques non classiques »,
avec de nouvelles émissions sur les musiques du monde, le rock ou la
comédie musicale.
M. Dupin souhaite en outre ramener le nombre de
captations de concerts, opéras et récitals effectué chaque année de 700 à
environ 450. Un choix, selon lui, d'abord guidé par « l'exigence
musicale » et non par des critères financiers.
France Musique subit une forte concurrence de la part
de la chaîne privée Radio Classique (DI Group, pôle médias de LVMH) depuis
près de deux ans.
La radio publique s'est toutefois redressée ces
derniers mois puisqu'elle est passée de 1,4 point d'audience cumulée
(pourcentage de personnes qui ont écouté la radio au moins une fois dans
la journée) en septembre-octobre 2007 à 1,6 point en
novembre-décembre.
Elle est même repassée devant Radio Classique lors de
la dernière étude de Médiamétrie (janvier-mars 2008), avec 1,8 point
d'audience cumulée contre 1,6.
Marc-Olivier Dupin a affirmé que le PDG de Radio
France, Jean-Paul Cluzel, ne lui avait donné « aucune consigne » en
terme d'audience et s'est dit engagé dans « un travail de fond dont
on ne va pas recueillir les fruits du jour au lendemain ».
Il a aussi dit son souhait de « désamorcer les
tensions avec Radio Classique », évoquant « une guéguerre qui ne
profite à personne » et estimant que la concurrente de France Musique
« a fait progresser l'auditorat de la musique classique ».
« Restons modeste sur notre position de niche », a
souligné M. Dupin.
Actualités musicales du 22 juin 2008
22 juin 2008, 16h00
Paris, Église Saint-Sulpice
association Boëllmann-Gigout
Concert exceptionnel 4e Symphonie « Eucharistique
»
du chanoine Auguste Fauchard
par Michèle Guyard
lauréate du Concours international de piano de Genève
organiste honoraire de Saint-Merry (Paris)
et Emmanuel Hocdé
grand prix de Chartres
organiste de Saint-Éloi (Paris)
Concert en hommage au père Paul
Roumanet, Curé de Saint-Sulpice, à l’occasion de son départ.
Libre participation.
l’association Boëllmann-Gigout,
travaille à l’édition de la Symphonie « Eucharistique » et des
mémoires du chanoine Fauchard (1881-1957), le produit de la collecte
servira exclusivement à soutenir l’édition de cette œuvre.
De l'Australie au Maghreb, de Paris à Londres et à
Rome, les amateurs de musique se retrouvaient samedi pour des milliers de
concerts.
Au total, la Fête de la musique sera cette année
célébrée dans plus de 100 pays et 340 villes.
Et, en France le choix du thème de la 27e édition s'est
porté sur la musique de film, dont on célèbre le centenaire. C'est en
effet en 1908 que le public a pu entendre la première musique de film
originale, composée par Camille Saint-Saëns pour « L'assassinat du
duc de Guise » d'André Calmettes et Charles Le Bargy.
Dans le monde, et pour la première fois, Melbourne
(Australie), Sacramento (Etats-Unis), Erbil (Kurdistan irakien), Cebu
(Philippines), Port-Moresby (Papouasie Nouvelle-Guinée), Hanovre
(Allemagne), Ostrava (République tchèque), Malaga (Espagne) ou Québec
(Canada) seront de la fête.
Dans le sud-ouest de la France, l'opéra de Bordeaux
avait organisé une fête pour les petits enfants qui se bousculaient sur
les marches du Grand Théâtre.
Et dans le sud, la fête est entrée en prison dans la
région Provence-Alpes-Côte d'Azur et en Corse.
En Grèce, des concerts gratuits de musique folklorique,
moderne, classique ou de jazz sont organisés dans 17 villes.
A Londres, le « Music Day » regroupe « plus
de 150 spectacles musicaux et trente événements, expositions et
présentations d'ensembles architecturaux. La Fête de la musique a en effet
décidé de s'allier au « London Festival of Architecture ».
Les spectacles se dérouleront un peu partout dans la
capitale britannique avec en particulier une apparition du couple aveugle
malien Amadou et Mariam dont l'univers mélange le blues-rock, le funk et
la musique traditionnelle malienne.
A Milan, dans le nord de l'Italie, trente artistes se
sont succédé toute la journée de samedi pour un grand concert de musique
électronique à l'intérieur d'un parc. Au programme samedi soir à Rome, un
concert de l'orchestre de Piazza Vittorio dont les 16 musiciens sont
originaires de neuf pays et qui joue toutes les musiques du monde.
Au Maroc, deux festivals sont organisés à l'occasion de
la fête de la musique. A Salé, près de Rabat, 16 troupes musicales seront
en lice et à Fès le festival célébrera le 1.200e anniversaire de la
création de la ville.
Mais si la Fête de la musique, d'année en année, ne
devait laisser qu'un souvenir, ce serait sans doute celui de promeneurs se
laissant guider par leur pas au hasard des rues, et de milliers de
musiciens amateurs se prenant pour U2 ou les Clash sur « Sunday
Bloody Sunday » ou « Should I stay or should I go », avec parfois des
fausses notes, mais toujours avec du coeur.
« Louise » de Charpentier
retrouve le chemin de l'Opéra Bastille
L'Opéra de Paris abat, depuis vendredi soir, la
dernière carte de sa saison lyrique 2007-2008 avec la reprise de sa
production 2007 de « Louise » de Gustave Charpentier, dans la mise en
scène réaliste, toujours très applaudie, du Français André Engel.
Huit représentations à l'Opéra Bastille jusqu'au 12
juillet sont prévues de cette oeuvre créée en 1900 et devenue plutôt rare
alors qu'elle était l'une des plus jouées dans la première partie du XXe
siècle, à Paris mais aussi à Berlin, Vienne, New York, Buenos Aires...
Cette reprise bénéficie de la présence au pupitre de
l'Orchestre de l'Opéra de Patrick Davin qui succède à Sylvain Cambreling.
Ce jeune chef belge ne gène jamais l'épanouissement des voix, tout en
révélant d'infinis détails — les grands thèmes et les thèmes
secondaires, les rares modulations, les infinies variations de phrases
— de la partition du « roman musical » de Gustave Charpentier
(1860-1956).
« Louise » s'inscrit dans une esthétique
naturaliste à la Zola et met en scène le petit peuple de Paris sur fond
d'exaltation de l'amour libre revendiqué par l'héroïne, une fille
d'ouvriers tombée amoureuse d'un poète, Julien, que les parents de Louise,
bourrés de préjugés, récusent.
Avec son habituel décorateur Nicky Rieti, André Engel a
transposé l'action de la fin du XIXe siècle dans les années 1930, avec
sept décors différents d'un réalisme léché. Sa direction d'acteurs reste
précise, mais sage pour illustrer un propos ouvertement sensuel.
La distribution, en partie renouvelée, surmonte les
difficultés des principaux rôles. Le baryton Alain Vernhes remplace
vocalement avantageusement le Belge Van Dam (le père). La soprano Mireille
Delunsch (Louise) retrouve le personnage de Louise, qui réclame des écarts
difficiles à tenir. Deux Américains, la mezzo Jane Henschel (la mère) et
le ténor Gregory Kunde (Julien) chantent dans un français
irréprochable.
Guy-Pierre Couleau
à la tête de l'Atelier du Rhin
La ministre de la Culture, Christine Albanel, a nommé
Guy-Pierre Couleau à la direction de l'Atelier du Rhin, centre dramatique
régional d'Alsace à Colmar, a annoncé samedi le ministère, dans un
communiqué.
Il succèdera à Mathew Jocelyn le 1er juillet.
M. Couleau « s'inscrira dans la continuité du
projet mené depuis dix ans par Matthew Jocelyn et son équipe, tout en
tissant de nouveaux liens avec les Jeunes Voix du Rhin, installées au sein
du théâtre mais désormais placées sous la responsabilité de l'Opéra du
Rhin », précise le ministère.
Une troupe d'acteurs sera constituée chaque saison et
un pôle de production sera mis en oeuvre pour faire vivre les projets de
création, accompagner les metteurs en scène invités et soutenir la
professionnalisation des équipes indépendantes, ajoute le ministère.
Un important travail sera également entrepris en
direction des quartiers de Colmar, des communes avoisinantes et des
théâtres de Suisse et d'Allemagne, afin de poursuivre l'ouverture de
l'Atelier du Rhin à tous les publics.
D'abord comédien puis metteur en scène, M. Couleau a
fondé en 1998 sa compagnie « Des lumières et des ombres », avec
laquelle il s'est « attaché à mettre en valeur les textes des grands
auteurs du répertoire français ou européen à travers des spectacles qui
bénéficient d'une importante diffusion sur le territoire national », comme
« Le baladin du monde occidental » de John Millington Synge ou
« Les justes » d'Albert Camus, souligne le ministère.
Opéra du Rhin : un franc
succès
pour les premières enchères
au profit de la lutte
contre la maladie d'Alzheimer
Les amateurs se sont bousculés samedi à Strasbourg pour
acquérir une perruque, un costume ou un accessoire d'un spectacle de
l'Opéra du Rhin à une vente aux enchères qui a permis de recueillir plus
de 13.000 euros au profit de l'association Alsace Alzheimer.
Dès le début de la vente, organisée sous un ciel
radieux sur le parvis de l'Opéra, Fabienne s'est offert un « gros
ours » sorti du spectacle Reigen, ainsi que les deux lyres et la trompette
d'Orphée.
« J'y tenais beaucoup et en plus, c'est pour la
bonne cause! », explique cette quadragénaire férue d'opéra.
Plus tôt samedi matin, elle a fait partie des quelque
quatre cents amateurs venus admirer les 108 pièces exposées avant la vente
dans la salle Ponelle du Grenier d'Abondance, près de l'Opéra. Elle en a
profité pour faire « quelques repérages » et avoue désormais viser
« le beau fauteuil rouge de
L'Affaire Makropoulos mais à mon avis, ça va monter très haut! »,
rigole-t-elle.
Le « beau fauteuil rouge », c'est Marc Berthel qui
se l'adjuge pour 300 euros. Secrétaire général de l'association de soutien
aux familles de malades Alsace Alzheimer, il entend « offrir cette
belle pièce à la maison de retraite Le Bois fleuri » à Strasbourg, une
institution qui accueille des personnes souffrant de cette maladie.
Boudés par le public, un rutilant taxi jaune et une
insolite voiture-miroirs, issus tout deux d'Orfeo et Euridice, ont malgré
tout trouvé preneur en la personne d'Yves, un Strasbourgeois de 47 ans.
Pour 450 euros, il s'est adjugé les deux véhicules qu'il compte bien
installer chez lui.
« La voiture-miroirs, elle ira très bien dans mon
salon, j'en ferai peut-être un bar. Et le taxi, il sera très bien dans mon
jardin », explique-t-il, faisant mine de s'étonner « que personne
n'en ait voulu ». « C'est peut-être un peu encombrant...« ,
suggère-t-il.
Monique Formery-Graff, fille de l'artiste Arthur Graff,
ne cache pas sa joie d'avoir décroché le mythique brigadier de l'opéra, ce
« bâton » qui sert à frapper les trois coups avant le lever du
rideau.
« Je vais le mettre derrière ma porte d'entrée
pour sonner les trois coups quand mes amis arrivent chez moi. Je m'en
réjouis à l'avance! », s'amuse cette coquette septuagénaire. Avant de
s'inquiéter subitement du prix: « 110 euros, vous ne trouvez pas que
c'est cher pour un brigadier? »
Plusieurs pièces se sont encore taillées un franc
succès, tel le costume de cour de Médée (saison 1992-93), mis aux enchères
à 150 euros et férocement débattu avant d'être adjugé à 520 euros. La
délicate ombrelle beige de Madame Butterfly (1991-92), mise en vente à 40
euros, s'est arrachée à 400 euros.
Les 13.155 euros produits par cette vente, la première
organisée par l'Opéra du Rhin, seront intégralement reversés à Alsace
Alzheimer.
Actualités musicales du 23 juin 2008
Céline Dion élue responsable
du pire « affront musical » au monde
La chanteuse canadienne Céline Dion a été élue
responsable du pire « affront musical » au monde par le magazine
britannique Total Guitar, pour son interprétation « sacrilège » d'une
chanson du groupe de hard-rock AC/DC « You Shook Me All Night Long
».
Céline Dion n'a pas enregistré sa version de la chanson
mais l'avait interprétée avec l'Américaine Anastacia il y a six ans lors
d'un concert à Las Vegas.
La vidéo du spectacle a suscité d'abondants
commentaires sur le site YouTube. « Mes pauvres oreilles », écrit
l'un d'eux.
L'interprétation est si mauvaise qu'elle a reçu le
label « sacrilège » que le mensuel réserve au premier du classement
des « pires transpositions ». Céline Dion est suivie par Girls
Aloud/Sugababes pour leur interprétation de « Walk This Way » (Run
DMC and Aerosmith).
La meilleure transposition est en revanche due à Jimi
Hendrix pour sa version de « All Along The Watchtower » de Bob Dylan,
selon le magazine.
Appel de 52 artistes
contre le piratage sur le net
52 artistes, parmi lesquels Etienne Daho, Johnny
Hallyday, Diam's et Charles Aznavour, se mobilisent contre piratage sur le
net dans un appel intitulé « Ne pillez pas nos oeuvres », publié dans
le Journal du Dimanche (JDD).
Ils se disent « très inquiets » par le
téléchargement illégal de leurs oeuvres. « Ne soyons pas hypocrites
», lancent-ils à ceux qui « essaient de faire croire que la liberté
(...) de faire tout et n'importe quoi sur internet est un droit de l'homme
que rien ne saurait contrarier ».
Ils indiquent également soutenir le projet de loi
anti-piratage proposé par la ministre de la Culture.
Christine Albanel a présenté mercredi dernier en
conseil des ministres un projet de loi pour dissuader les internautes de
télécharger illégalement des oeuvres, d'abord en leur envoyant des
avertissements puis en suspendant provisoirement leur abonnement à
internet.
Ci-dessous les signataires de l'appel:
Etienne Daho, Christophe Maé, Kery James, Sinik,
Francis Cabrel, Patrick Bruel, Jean-Jacques Goldman, Jenifer, Stanislas,
Raphaël, M Pokora, Keren Ann, Thomas Dutronc, Eddy Mitchell, Isabelle
Boulay, Maxime Le Forestier, Martin Solveig, Marc Lavoine, Calogero,
Gérard Darmon, Pascal Obispo, Jacob Devarrieux, Elie Seimoun, Alain
Bashung, Bernard Lavilliers, Rachid Taha, Bob Sinclar, Psy4delarime, Abd
Al Malik, Anis, André Manoukian, Charles Aznavour, Alain Souchon,
Mademoiselle K, Soprano, Arthur H, BB Brunes, Liane Foly, Emmanuelle
Seigner, Ridan, Renan Luce, Zita Swoon, Johnny Hallyday, Empyr, Kenza
Farah, Shine, Camaro, Diam's, Renaud, Romane Cerda, Cali et la Grande
Sophie.
Actualités musicales du 24 juin 2008
Décès du metteur en scène
Klaus Michael Grüber
Le metteur en scène de théâtre et d'opéra allemand
Klaus Michael Grüber, l'un des plus grands noms de la scène allemande, est
décédé dans la nuit de dimanche à lundi à Belle-Île-en-Mer (Morbihan) à
l'âge de 67 ans, a-t-on appris lundi dans son entourage professionnel.
Formé notamment par l'Italien Giorgio Strehler au
Piccolo Teatro de Milan, Klaus Michael Grüber a été l'une des figures de
proue de la radicale Schaubühne de Berlin.
Paris a pu l'applaudir autant dans des réalisations
théâtrales que lyriques, et notamment pour « Bérénice » de Racine à
la Comédie-Française en 1984. Il a aussi mené un long compagnonnage, à
partir de 1976, avec le Festival d'automne à Paris, qui a annoncé lundi
matin son décès, des suites d'une longue maladie.
Klaus Michael Grüber s'est beaucoup illustré à l'opéra,
chez Rossini, Wagner, Verdi ou Berg, notamment à Francfort, Amsterdam,
Bruxelles, Salzbourg et Aix-en-Provence.
Il sera incinéré mercredi à Lorient (Morbihan).
Sara Baras ouvre magistralement
« Montpellier Danse 2008 »,
avec son ballet, « Carmen »
L'étoile du flamenco et chorégraphe Sara Baras a ouvert
dimanche, de façon magistrale, l'édition 2008 du festival Montpellier
Danse, avec Carmen, un ballet en trois actes, hymne à la liberté de la
femme qui a valu à la danseuse, dès la tombée du rideau, une
standing ovation.
Sara Baras
Le Carmen de Sara Baras abandonne la partition de
Georges Bizet, à laquelle elle ne fait qu'allusion, au profit de
compositions de Paco de Lucia et Javier Rubial notamment, jouées sur scène
par cinq musiciens et trois chanteurs.
De même, elle quitte les habits de la bohêmienne
provocatrice, cigarière à la manufacture de tabac, pour revêtir les robes
rouge sang d'une femme qui lutte pour ses droits et sa liberté, au risque
d'y perdre la vie.
Amoureuse, Carmen est sensuelle, gracieuse, mais aussi
désespérée. Qu'on se dresse en travers de ses desseins, elle entre en
résistance.
Sara Baras, Andalouse née à Cadix, qui a commencé son
apprentissage du flamenco dès l'âge de 8 ans, met alors au service du
combat de son héroïne pour l'indépendance une technique et une puissance
impressionnantes, faisant la démonstration de son incroyable maîtrise du
zapateado (frappe des pieds au sol).
Sara Baras, « Farruca »
Le ballet, d'une grande rigueur, met aussi en pleine
lumière, parmi les douze danseurs qui accompagnent Sara Baras, Luis
Ortega, dans le rôle de Don Jose, et Jose Serrano, dans celui du torero.
Ce dernier signe les chorégraphies de ses deux solos.
Au total, quatorze créations — dont « Silent
Ballet » et « Sixty Four », d'Emanuel Gat (le 1er juillet), mais
aussi neuf pièces présentées pour la première fois en France, dont
« Heterotopia » de William Forsythe (les 26, 27 et 28 juin) et
« Miroku » du japonais Saburo Teshigawara (les 25 et 26 juin)
— sont au programme du festival de danse de Montpellier, qui se
déroule jusqu'au 5 juillet.
Sont aussi particulièrement attendus Akram Khan,
chorégraphe né à Londres, d'origine bangladeshi, qui présentera les 29 et
30 juin « Bahok », une pièce issue d'une collaboration avec le Ballet
national de Chine, ainsi qu'Alonzo King, chorégraphe afro-américain.
Alonzo King revient les 4 et 5 juillet à Montpellier
avec ses danseurs du Lines Ballet accompagnés par des moines Shaolin.
Solomon Burke, Herbie Hancock,
têtes d'affiche du La Défense Jazz Festival
Solomon Burke et Herbie Hancock sont à l'affiche du La
Défense Jazz Festival, qui a commencé lundi et a lieu jusqu'à dimanche sur
l'esplanade du quartier d'affaires parisien, avec les concerts de jeunes
talents sélectionnés par concours.
Créé en 1977, le Concours national de jazz de la
Défense récompense de jeunes talents triés sur le volet dans diverses
catégories (« soliste », « orchestre », « composition
»...).
Le trompettiste Eric Le Lann (en 1979), le saxophoniste
Julien Lourau (en 1993), le trompettiste Erik Truffaz (en 1993), Médéric
Collignon (trompette de poche, en 2001), sont quelques-uns des musiciens
primés ayant fait depuis leur chemin.
La réputation de la compétition grandissant, ses
organisateurs y ont greffé depuis une quinzaine d'années des concerts,
acquis le label « festival » et sont passés d'un week-end à une
semaine de programmation gratuite.
Au programme cette année: un concert chaque jour de la
semaine entre 12h00 et 14h00, dont celui jeudi du jeune pianiste Yaron
Herman en trio, et deux soirées samedi et dimanche.
Celle du samedi sera animée par Solomon Burke, une des
vedettes actuelles du rhythm'n blues, dont le style emprunte largement au
gospel et se teinte parfois de country. Le show, haut en couleurs de ce
chanteur sexagénaire à la voix étonnamment juvénile, rappelle les
prestations scéniques de James Brown.
Le pianiste Herbie Hancock, ancien complice de Miles
Davis, se présentera dimanche au sein d'un sextette comprenant notamment
Dave Holland, autre ancien musicien de Miles Davis.
Quant aux douze formations ou musiciens retenus pour le
Concours national de la Défense, il se succéderont sur scène samedi et
dimanche de 13h30 à 18h00.
10e Solidays : NTM enrôlé
pour le concert anniversaire
Le duo NTM, groupe phare du hip hop français, qui a
annoncé sa reformation pour une série de concerts à Bercy en septembre, se
produira le 5 juillet à l'hippodrome de Longchamp au concert anniversaire
pour les dix ans de Solidays, en faveur de la recherche sur la sida.
Joey Starr et Kool Shen rejoindront sur la scène, dès
23H00, Abd Al Malik, Renan Luce, Raphaël, Yaël Naïm, Asa, la Grande
Sophie, Tété, Thomas Dutronc, Jeanne Cherhal, Didier Wampas, Grand Corps
Malade et Louis Bertignac, entre autres, a annoncé lundi Luc Barruet,
directeur et fondateur de l'association Solidarité Sida.
Du 4 au 6 juillet, Solidays accueillera 200 artistes à
l'occasion de 80 concerts. Mot d'ordre, cette année: « rock chic et
électro choc ». Cali, Micky Green, Gossip, MC Solaar, Richie Havens,
Cesaria Evora, IAM, Aaron ou les Têtes Raides sont annoncés.
Pour la première fois, des « Pass Nuit Solidaire »
sont mis en vente au tarif de 20 € et seront valables à partir de minuit
les 4 et 5 juillet pour une série de performances mettant en scène Laurent
Garnier, Vitalic, Etienne de Crécy, Beat Torrent, Midnight...
Solidays, qui marie concerts et actions de prévention
contre le sida, a été créé en 1999 et avait attiré l'an passé quelque
110.000 spectateurs.
http://www.solidays.com
Actualités musicales du 25 juin 2008
25 juin 2008
Lyon, auditorium
Paolo Conte &
l'ONL Psychée
Création mondiale
Paolo Conte, piano, chant
Bruno Fontaine, direction et arr.
Orchestre National de Lyon
Daniele Di Gregorio, piano, drums, marimba
Jino Touche, basse, guitare
Daniele Dall'omo, guitare
Massimo Pitzianti, piano, keyboard, accordéon, bandonéon, clarinette,
saxophone
Claudio Chiara, basse, keyboard, accordéon, saxophone, Flûte
Luca Velotti, saxophone, clarinette
Lucio Caliendo, hautbois, basson, percussions
Piergiorgio Rosso, violon
1ere partie - Paolo Conte et ses musiciens
2e partie - Paolo Conte, ses musiciens et l’ONL
Lors de son passage à
l’Auditorium de Lyon en février 2005, Paolo Conte a interprété les
chansons de son nouveau disque, Elegia. Cet album a pulvérisé les records
de vente dans la plupart des pays européens, et la sortie d’un DVD début
2006 a consacré ce succès. Paolo Conte nous revient à présent pour la
création d’un nouveau spectacle, avec orchestre symphonique. Il présentera
un choix de morceaux appartenant à différentes périodes de sa carrière et
qu’il souhaitait reprendre sur scène, dans ces arrangements toujours
éblouissants dont Bruno Fontaine a le secret : Max, Impermeabile, Alle
prese con una verde milonga, Madeleine, Bartali, Dancing, Chiama mi
adesso, Regno del Tango, Luxury band, Gioco d’azzardo, Come - di, Via con
me… A l’Auditorium de Lyon, c’est l’Orchestre national de Lyon qui aura le
privilège d’accompagner sa voix à la raucité inimitable.
Ce projet est venu d’une idée
lancée par nos amis français consistant à réunir un grand orchestre
symphonique de 60 musiciens, mes musiciens et moi pour une série de
concerts réservés pour le moment à l’étranger (hors Italie). En première
partie de concert, c’est moi et mes musiciens comme toujours, mon groupe
historique et en deuxième partie nous serons avec le grand orchestre
symphonique. Le répertoire est composé des chansons les plus connues et de
quelques autres nouvelles. Pour moi, c’est une nouvelle expérience que
j’attends avec impatience et avec une grande curiosité
artistique.
TARIF : 45 et 55 € selon la série + Tarif réduit 42
et 52 € - Auditorium de Lyon – 04 78 95 95 95 ;
http://www.auditorium-lyon.com
La municipalité d'Aubagne
annule le festival Aire libre,
prévu les 5 et 6 Juillet 2008
Face à un récent revirement de position de la Mairie
d’Aubagne à l’encontre des Aires libres programmées les 5 et 6 Juillet
prochains au Parc Jean Moulin (refus définitif de l’autorisation de
buvette, retrait des soutiens logistiques et techniques prévus),
l’association A1’unisson se voit contrainte d’envisager aujourd'hui
l’annulation de cette prochaine session de son festival aux portes de
Marseille.
En effet, le fragile équilibre économique de notre
événement gratuit étant rompu, nous préférons ne pas aller au devant de
risques financiers trop importants, et avec une Mairie dont on ne sait
plus si elle est avec ou contre nous.
A l’heure où nous publions ces lignes, et malgré nos
demandes réitérées depuis la semaine dernière, nous sommes toujours dans
l’attente d’une communication officielle sur la position du Maire et les
raisons de cette décision soudaine, à trois semaines de la manifestation
(Contact Mairie d’Aubagne : 04 42 18 19 19).
Avec des perspectives par ailleurs tellement
réjouissantes pour la rentrée, et notamment la date du 7 septembre à la
forêt de St Pons (Gémenos), avec peut-être le plus magique de tous les
sites investis jusque là et une très belle prog’ à l’affiche, A1 choisit
d’aller de l’avant et promet même dans l’intervalle une série de surprises
et autres rebondissements à venir pour ses publics: des Appels d’aires en
terrasse, une soirée en plein air le 5 juillet dans un lieu bientôt
dévoilé aux abonnés de la newsletter,
Dernière minute : les Aires Libres seront
présentes aux Siestes Electroniques de Toulouse le Samedi 28 juin et
présenteront avec la soutien de la Région PACA, un live découverte de
l’artiste marseillaise LU&NL en ouverture de la soirée#4 au Bikini
(aux côtés de Turzi, Sébastien Tellier, Lindstrom, Damian Lazarus !
http://www.les-siestes-electroniques.com
A suivre : DIMANCHE 7 SEPTEMBRE: Aire libre A St Pons,
Domaine Départemental de St Pons (Ste Baume/Gémenos) - de 12h à 20h -
Gratuit.
L'Aire Libre féérique ! Une abbaye du XII° siècle, des
cascades, un moulin... Le week-end de la rentrée, la forêt de Saint Pons
se livre comme un écrin à une programmation précieuse, à la fois soyeuse
et débridée, pointue et accessible.
Programmation en cours…
PILOOSKI (Dirtysound system/ Astrolab rec./Paris) DJ,
DIRTY sound system (Diamondtraxx/Paris) DJ, KALABRESE
(Stattmusik/Perlon/Phictiv/Zurich) DJ, DOUBLE U (Shitkatapult/Montpellier)
Live, ALIF TREE (Compost/Marseille) DJ, A1 sound system + …
Un nouveau périodique :
« Les Cahiers de Francis Poulenc ».
Premier numéro prévu pour le 15 septembre
Le 15 septembre 2008, L' Association &
Fondation Francis Poulenc publieront le premier numéro des « Cahiers de
Francis Poulenc », un périodique sur, et autour du compositeur.
Ce périodique publiera des articles témoignant de
l’état de la recherche « Poulencien » dans les domaines musicologiques,
historique et esthétique. Il restituera le compositeur dans le contexte
artistique de son époque, compte tenu des relations particulièrement
privilégiées que ce musicien entretenait avec les poètes et les artistes
plasticiens, et autres. Il informera, grâce à des rubriques régulières
(chronique, bibliographie, discographie et vidéographie), l’actualité
concernant la diffusion de l’oeuvre du compositeur. Il annoncera les
évènements, concerts, expositions et créations.
Le Comité de rédaction est constitué : Simon Basinger ;
rédacteur en chef ; Myriam Chimènes, David Grayson, Denis Herlin,
Alexandra Laederich, Edmond Lemaître, Natacha Pulman.
La diffusion et la vente seront assurées par les
libraires, les intermédiaires ou directement par l’Association Francis
Poulenc, elles se feront également lors de concerts & d'évènements, en
exclusivité, aux Opéras Garnier et Bastille.
http://www.poulenc.fr ; Cahiers
Francis Poulenc, AAFP Paris,28 rue Brey, 75017 Paris.
Montréal : la voix de Leonard Cohen est
intacte
lors de son 1er concert, en 15 ans
« Hallelujah », Leonard Cohen a chanté « jusqu'au bout
de l'amour » pour son premier concert après 15 ans d'absence sur scène
dans sa ville natale, sa voix grave, sensuelle, envoûtante, n'ayant rien
perdu de sa superbe.
Leonard Cohen, « Hallelujah »
Vêtu d'un complet gris, un chapeau mou sur la tête, les
épaules voûtées, les genoux fléchis, Cohen est apparu sur scène à la fois
souriant et ému devant une salle comble de 3.000 spectateurs en extase qui
lui a réservé une ovation avant même qu'il ne pousse sa première
chanson.
« Ça me touche profondément, vraiment », a-t-il lancé
dans un français mâtiné d'un accent anglais craquant. « Danse avec moi
jusqu'au bout de l'amour », a-t-il demandé à la foule, hypnotisée pendant
plus de trois heures par sa poésie, ses mélodies et surtout sa « voix d'or
».
Cette longue absence sur scène entre 1993 - date de sa dernière tournée -
et aujourd'hui, a étrangement préservé, voire bonifié, la voix du poète
anglo-montréalais.
Entouré de neuf musiciens y compris trois choristes
angéliques, Cohen a décliné plus d'une vingtaine de ses classiques, de «
Everybody knows » à « I'm your man » en passant par un « Hallelujah » un
brin gospel chaudement salué par le public et l'incontournable « Suzanne
».
Il a interprété cette chanson seul, caressant les
cordes de sa guitare comme s'il s'agissait des cheveux ondulés de sa
première amante. Après deux heures trente, l'apôtre de l'amour s'est
retiré de la scène pour mieux y revenir.
« On n'est pas pressé », a-t-il soufflé avant
d'additionner neuf chansons dans un rappel aux allures de communion entre
le public montréalais et l'enfant prodigue dont le concert marquait un
retour attendu dans sa ville d'origine, la presse locale consacrant des
dossiers fouillés à cet artiste qui a su cultiver la rareté.
Leonard Cohen, « Everybody Knows »
Cohen s'est retiré dans un monastère bouddhiste près de
Los Angeles de 1993 à 1999. Et après les attentats du 11 septembre 2001
aux Etats-Unis, il a cherché la tranquillité en Inde où il a passé un
total de neuf mois.
« Parfois, je me demandais si je ne chanterais plus
jamais sur scène. Ce n'était pas tragique, mais pendant que je faisais mon
lit ou que je cuisinais - j'étais un cuisinier au monastère - je me
disais: « C'est donc ça ma vie, je ne chanterai plus jamais en public,
c'est fini », déclarait-il récemment au quotidien La Presse, dans une rare
entretien.
Si les chansons de Leonard Cohen évoque toujours le
spleen ou une certaine mélancolie, l'homme est apparu radieux sur scène,
ironisant sur sa propre vie, son parcours, sa consommation
d'antidépresseurs et sa lutte contre l'alcoolisme.
« J'ai lutté contre la bouteille, mais il fallait que
je sois ivre pour le faire », a-t-il plaisanté, se confiant à son public
comme s'il s'agissait d'amis de longue date retrouvés au terme d'un long
voyage.
Leonard Cohen, en 1970, au fetsival de l'ïle de Wight
Le chanteur folk, qui a entamé au début du mois de juin
à Toronto une tournée mondiale qui doit le conduire en France, en Belgique
et en Suisse, avoue candidement avoir besoin de ces spectacles pour se
refaire un coussin financier après avoir été ruiné par son ex-manageur,
Kelley Lynch.
« J'espère que malgré les prix gonflés (des billets)
vous ne serez pas déçus », blaguait-il en lever de rideau. « Mon amour,
j'espère que tu as été satisfaite... Il y a longtemps que je t'aime,
jamais je ne t'oublierai », a-t-il conclu.
A Central Park, Yael Naïm
séduit en hébreu, anglais et français
La chanteuse franco-israëlienne Yael Naïm, auteure du
tube mondial « New Soul », qui s'est produite à New York pour la deuxième
fois, a enthousiasmé un public parlant les mêmes langues que ses chansons:
un peu d'hébreu, un peu d'anglais, un peu de français.
Accompagnée de son « partenaire musical » et
percussionniste David Donatien, et de trois musiciens, elle était revenue
à Manhattan, après un concert donné en mai à l'occasion du 60e
anniversaire d'Israël.
Sur la scène du festival « Summerstage » à Central
Park, la chanteuse s'est fait rappeler à l'ordre par les organisateurs: le
concert avait dépassé l'heure limite de 22h00.
Yael Naim, « Toxic »
Mais le public en redemandait et parlait de Yael Naïm
avec flamme.
« Désolée tout le monde, je crois qu'on s'amuse trop,
et ici, la règle c'est la règle! » a-t-elle lancé, ironique dans sa légère
robe jaune, aux 2.000 spectateurs qui réclamaient un bis. « Deux
secondes...? Allez, OK, on a la permission! » annonce-t-elle enfin,
victorieuse.
« J'étais tout près, elle est si belle! » s'exclame
El-ad Sela, un Israëlo-Américain de 27 ans qui travaille à New York. « Sa
musique est très profonde, vraiment pas commune, elle connecte plein de
gens entre eux (...) Je l'adore! »
Depuis la sortie de son deuxième album, qui porte son
nom, en octobre 2007 en France, Yael Naïm a connu un succès éclair aux
Etats-Unis. Sa chanson « New Soul », choisie en janvier 2008 par Apple
pour une campagne publicitaire, a été catapultée à la première place dans
i-tunes avec près d'un million de ventes.
« C'est sûr que le fait que « New Soul » fasse partie
de la publicité pour Macintosh nous a révélés aux Etats-Unis », explique
Yael Naïm. D'ailleurs, « c'est normal que des gens l'attendent, c'est
marrant », dit-elle à propos des fans qui, dès le début du concert,
réclamaient cette chanson.
« Passer du salon de Yael à une échelle plus nationale,
déjà c'était incroyable, mais le fait que ça nous ait ouvert des fenêtres
dans tous ces pays c'est incroyable; là c'est New York, mais il y a 10
jours c'était Tokyo », confie David Donatien.
Après 15 ans passés à travailler séparément, sans
succès comparable, Yael Naïm et David Donatien se sont rencontrés en 2004
et « il y a eu une fusion musicale, j'ai trouvé une complicité, une
complémentarité », explique la chanteuse.
Le résultat, un album pop-folk composé et enregistré
dans le deux-pièces parisien de la chanteuse, qui intègre les bruits du
voisinage, du plancher qui craque et des oeufs dans la poêle. Trilingue,
l'album s'est vendu à 500.000 exemplaires dans le monde, dont 250.000 en
France, d'après le label indépendant Tôt ou Tard. Et a remporté une
Victoire de la musique dans la catégorie « Musiques du monde » en
mars.
A Central Park, les spectateurs dodelinent de la tête,
yeux fermés, seuls ou enlacés. Et lorsque « Yael » transforme le public en
gigantesque choeur, elle achève de convaincre Marie-Céline, Française en
vacances, de ses talents de scène: « Elle met du rythme, change
d'instruments, présente tous les musiciens, nous fait danser et chanter
(...) Elle est super géniale! »
Yael Naïm et David Donatien continuent leur tournée
nord-américaine avec quatre dates sur la côte ouest et au Canada.
En juillet et août, une vingtaine de concerts sont
prévus en Europe, notamment au festival Solidays à Paris.
Entretiens de Valois :
rapport définitif le 15 décembre
Un rapport définitif sur les politiques publiques pour
le spectacle sera remis le 15 décembre dans le cadre des Entretiens de
Valois, a indiqué mardi la ministre de la Culture, Christine Albanel, au
terme de la troisième assemblée plénière.
Avant la remise de ce rapport définitif, Mme Albanel
réunira une nouvelle assemblée plénière des Entretiens de Valois le 9
septembre pour fixer « les modalités d'organisation du travail pendant le
dernier trimestre 2008 », a-t-elle indiqué dans son discours de
clôture.
Elle a prévu de recevoir en juillet les responsables
des fédérations professionnelles d'employeurs et de salariés.
Un rapport d'étape a été présenté mardi lors de cette
assemblée plénière.
Son contenu n'a pas été rendu public mais Mme Albanel a
défini trois axes de réflexion: « la clarification des politiques
publiques, et notamment nos systèmes de soutien aux structures et aux
équipes artistiques, les méthodes pour une politique de l'emploi du
spectacle vivant » ainsi que « l'inscription de ces politiques dans un
cadre communautaire et international ».
Les Entretiens de Valois, cycle de discussions entre
professionnels, élus territoriaux et représentants du ministère de la
Culture, ont été lancés en février pour renouveler les politiques
publiques dans le domaine du spectacle, alors que de nombreux
professionnels et artistes craignent un désengagement de l'Etat. Ils
devaient initialement s'achever fin juin.
Le 17 juin, le Syndicat national des arts vivants
(Synavi), qui regroupe de nombreuses compagnies indépendantes, a annoncé
son départ des Entretiens de Valois, estimant qu'il n'est « pas possible
de dialoguer dans la confiance » avec l'Etat.
Le 8e Concours international de
piano
« SAR la Princesse Lalla Meryem »,
du 1er au 8 juillet à Rabat
La huitième édition du Concours international de Piano
« Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem » sera organisée, du 1er au
8 juillet prochain à Rabat, à l'initiative de l'association « les Amitiés
Musicales ».
Un concert inaugural sera à cette occasion donné le 1er
juillet par les pianistes français, Théodor Paraschivesco, et portugais,
Adriano Jordao, qui présidera le jury.
Au total, ils seront 301candidats de 28 nationalités
différentes dont de jeunes pianistes marocains à participer à cette
manifestation.
Présidé par Adriano Jordao (Portugal), le jury sera
composé de Béatrice Berthold (Allemagne), Khadija Doghmi (Maroc), Joanna
Domanska (Pologne), Ghizlane Hamadi (Maroc), Nibal Sayed Mohamed Mounib
(Egypte), Antonio Baciero (Espagne), Paolo Dirani (Italie), André Gorog
(France), Jan Gottlieb Jiracek, (Autriche), Kostas Loukos (Grèce), Théodor
Paraschivesco (France).
La cérémonie de clôture qui se tiendra, le 8 juillet au
théâtre Mohammed V, comportera le concert des lauréats, la remise du Grand
Prix de SAR la Princesse Lalla Meryem ainsi que la distribution de
nombreux Prix, Prix spéciaux, Concerts et Bourses.
L'Association « les Amitiés Musicales » s'est investie,
depuis 1994, à contribuer à la formation des jeunes dans le domaine
pianistique. RABAT (MAP)
Actualités musicales du 26 juin 2008
Musica 2008 : hommages
à Messiaen et Stockhausen,
dans le « désordre lyrique »
Le festival Musica 2008 rendra hommage, à l'automne
prochain, à deux compositeurs emblématiques du 20e siècle, Olivier
Messiaen et Karlheinz Stockhausen, illustrant avec Alain Bashung,
notamment, les « désordres lyriques et les passions humaines ».
En 39 évènements, 56 compositeurs, 97 oeuvres et 28
créations et premières françaises, la 26e édition du festival, qui se
tiendra du 20 septembre au 4 octobre, constitue l'un des rendez-vous
majeurs de la création et de la diffusion musicales contemporaines en
Europe.
Musica célèbre le centenaire de la naissance de
Messiaen avec une dizaine de pièces dont l'imposante Transfiguration de
notre Seigneur Jésus-Christ, « vaste oratorio pour plus de 200
exécutants dont le compositeur disait qu'elle était son oeuvre la plus
réussie », a indiqué le directeur du festival, Jean-Dominique Marco, lors
de la présentation publique à Strasbourg.
Deux chefs-d'oeuvres de Stockhausen, récemment disparu,
rythmeront le festival: « Gruppen », une pièce écrite pour trois
orchestres, et « Stimmung » qui anticipe dès 1968 la musique
spectrale avec un remarquable dispositif vocal. Les jeunes compositeurs
(16 ont moins de 35 ans) côtoieront des noms consacrés comme Georges
Aperghis, Pierre Boulez, Peter Eötvös, Ivan Fedele ou György Ligeti.
L'orgue tient aussi une place remarquable cette année
dans le festival, servi par des interprètes comme Caroline Schuster
Fournier, Bernard Ficroulle, Benoît Mernier et Olivier Latry.
Musica, ce sont aussi des « Nuits », qui offrent
des métissages avec d'autres musiques comme le jazz ou la musique
électronique. On y entendra par exemple Alain Bashung, rocker français
nourri de multiples expériences musicales et poétiques, en conclusion du
festival.
La veille, le quartet « Jus de Bocse » de Médéric
Collignon utilisera cornet de poche, voix et bugle pour faire entendre des
improvisations de jazz, en se souvenant de Miles Davis, Louis Sclavis,
Andy Emler ou Claude Barthélémy.
Musica associera aussi musique populaire et composition
savante avec un concert de fados du répertoire d'Amalia Rodrigues.
Six spectacles musicaux, dont un pour enfants, seront
en outre programmés, dont « Passion », de Pascal Dusapin, « I
went to the house but did not enter », de Heiner Goebbels, « Massacre
», de Wolfgang Mitterer et « Kafka-Fragmente », de Gyorgy Kurtag.
David Reinhardt ouvre jeudi
le festival Django Reinhardt
à Samois-sur-Seine
La 29è édition du festival Django Reinhardt s'ouvre
jeudi, dans l'île du Berceau à Samois-sur-Seine, avec le guitariste David
Reinhardt, petit-fils du célèbre manouche qui avait élu domicile dans
cette commune de Seine-et-Marne à la fin de sa vie et s'y éteignit en
1953.
Né en 1968 à l'initiative d'une poignée d'amoureux du
jazz manouche, le festival se résumait au début à une soirée entre amis
musiciens. Il est devenu depuis 1980 un rendez-vous annuel et attire
aujourd'hui un public nombreux (10.000 entrées en 2006, 12.000 en 2007
selon l'organisation), avec une bonne part de gens du voyage et
d'Anglo-saxons.
Plusieurs guitaristes réputés, garants du swing
manouche, qu'ils modernisent pour certains et ouvrent parfois à d'autres
courants, vont se succéder jusqu'à dimanche sur la scène entourée de
marronniers centenaires.
Biréli Lagrène, dont le style, brillant, fait la
jonction entre le swing aérien de Django Reinhardt et le groove de George
Benson, jouera jeudi soir. Christian Escoudé, guitariste complet à la
croisée du swing et du bebop, se produira dimanche après-midi dans son
« Trio Gitan ». Stochelo Rosenberg clôturera le festival.
Didier Lockwood, qui a rendu en cette année du
centenaire de sa naissance plusieurs hommages à Stéphane Grappelli,
administrera vendredi soir la preuve que le violon est, avec la guitare,
l'autre instrument-roi du swing manouche.
Chaque jour en ouverture, un concert présentera la
jeune génération.
Celui de dimanche, avec le groupe « Selmer 607 »
-du nom de la marque de guitare qu'utilisait Django Reinhardt-, avec cinq
guitaristes, ravira les amoureux de la « gratte ».
Le festival accueille d'autres styles de jazz.
Le Sacre du Tympan, le big band du bassiste Fred
Pallem, qui pastiche des musiques de films signées François de Roubaix ou
d'autres d'André Popp, est ainsi à l'affiche vendredi, le saxophoniste
alto Stefano Di Battista, samedi, et le guitariste américain Pat Martino,
héritier de Wes Montgomery, dimanche.
Actualités musicales du 27 juin 2008
27 juin - 13 juillet 2008
Dans le Bourbonnais
25e Nuits de
Musiques vivantes
Festival itinérant de musique
classique, cette 25ème édition des « Nuits de Musiques Vivantes »
attisera la curiosité des uns et assouvira l’envie des
autres.
De la Musique Baroque à celle du
XXIème siècle, une nouvelle génération d’artistes reconnus
internationalement (David Greilsammer, Wilhem Latchoumia, David Grimal)
vous fera découvrir et savourer de nouvelles émotions musicales. La
passion de ces musiciens se transmettra à l’occasion de moments de
convivialité et d’échange.
Alors laissez-vous tenter par ce
parcours insolite !
Nous avons souhaité pour cette
nouvelle édition, mettre à l’honneur le piano sous toutes ses formes : de
John Cage, interprété par le plus enthousiaste et novateur musicien de sa
génération : W. Latchoumia, à Mozart, que David Greilsammer, artiste
audacieux, lauréat d’une Victoire de la Musique 2008 nous fera redécouvrir
à sa manière.
2008 verra également le retour du
lyrique, permettant ainsi d’ouvrir le festival à un plus large public :
car la voix est certainement l’instrument le plus fédérateur. Et surtout
quand il s’agit de celle de la soprano Liliana Faraon, remarquable par ses
nombreuses interprétations dans les Opéras les plus célèbres, tels que la
Flûte enchantée.
Par sa liberté d’interprétation et
sa volonté de transmettre sa passion, cette nouvelle vague de musiciens
que nous aurons le plaisir d’accueillir, apporte un grand vent de
fraîcheur.
C’est pourquoi nous avons décidé
cette année de donner carte blanche à David Grimal et à son Quatuor Orféo,
pour les deux concerts de clôture du festival. Leur jeu plein de
spontanéité et de virtuosité rend ces moments musicaux
inoubliables.
Le partage, l’échange, telles sont
les opportunités que veut donner l’association Musiques Vivantes à son
public à travers « Les Nuits de Musiques Vivantes ».
La démocratisation de la musique
Classique passe par les rencontres et la pratique, c’est pourquoi le jeudi
10 juillet 2008 de 14h00 à 16h00 dans la cour des Bénédictins à Saint
Pourçain sur Sioule, se déroulera un atelier Piano et Toys Pianos dirigé
par Wilhem Latchoumia .
Ouvert à tous les curieux
!
A travers ce festival Musiques
Vivantes s’attache également à mettre en lumière le patrimoine bâti,
culturel et culinaire du territoire qui l’accueille, par des visites et
repas avant ou après concert.
Tarif concert : de 10 à 18 €.
Possibilité de repas et de visites de l’artisanat local avant ou après
concert sous réservation. Association Musiques Vivantes, 56 avenue
Victoria - 03 200 Vichy. 04 70 31 15 00
Jeune, Pascal Dusapin n'était pas un amateur d'art
lyrique, mais il a fait du chemin depuis: le Festival d'Aix-en-Provence
créera dimanche le sixième opéra en vingt ans de celui qui est devenu un
des compositeurs français vivants les plus joués dans le monde.
« Passion », mis en scène par l'Italien Giuseppe
Frigeni et dirigé dans la fosse du Théâtre du Jeu de Paume par Franck
Ollu, affiche comme source d'inspiration la figure fondatrice du genre
lyrique il y a quatre siècles.
« Monteverdi était l'idée-déclic. Mais ce n'est
pas un opéra d'après Monteverdi, bien loin de là », explique à l'AFP
Pascal Dusapin, 53 ans, qui a travaillé notamment sur les livrets des
opéras du compositeur italien.
« La question centrale, chez Monteverdi, était
l'expression des passions. Donc j'ai fait des espèces de séries d'affects,
en excisant les phrases et les mots qui me paraissaient les plus forts »,
ajoute le compositeur-librettiste.
Comme toujours chez Pascal Dusapin, créateur
d'avant-garde indépendant qui ne s'est pas laissé enfermer dans une
chapelle, ce sixième opéra ne ressemblera pas au précédent.
Dans « Faustus » (2003-2004), son cinquième opus
lyrique, Pascal Dusapin abordait le mythe de Faust « de façon très
frontale, en le nommant ».
« Ici, j'ai préféré accroître la dimension
métaphorique en la rendant la plus proche de la psyché humaine: au fond,
tout cela est une histoire que nous connaissons bien, celle des rapports
homme-femme », explique le compositeur.
Les rôles n'ont pas de noms et se limitent à Lui (le
baryton autrichien Georg Nigl), Elle (la soprano canadienne Barbara
Hannigan) et Les Autres (les chanteurs de l'ensemble Musicatreize).
Les instruments de l'Ensemble Modern de Francfort
forment « une sorte d'excroissance de la voix », précise Pascal
Dusapin. L'orchestration est enrichie par le recours à une électronique
« très douce », le compositeur ayant fait fabriquer des capteurs
« transformant la respiration » dans le cadre intimiste du Jeu de
Paume.
« J'avais envie de ce petit théâtre car mes deux
derniers opéras (
Perelà en 2001 puis
Faustus ndr) étaient de très grosses machines. Pour une relation
plus chambriste, c'était le lieu idéal », estime Pascal Dusapin.
« Passion », programmé à Aix jusqu'au 10 juillet,
partira en tournée à Strasbourg, Rouen, Luxembourg, en Allemagne et en
Autriche, signe de l'intérêt suscité par l'un des rares compositeurs
contemporains dont les opéras font l'objet de reprises et de nouvelles
productions.
« Chez moi, l'opéra est arrivé par le désir de
théâtraliser la musique. Je n'étais pas du tout amateur quand j'étais
jeune compositeur. Quand j'ai fait mon premier ouvrage lyrique,
»Roméo et Juliette« (1985-1988), je me distinguais par des
déclarations fracassantes sur l'opéra », dit-il.
« L'opéra est un art extrêmement passionnel et
très impur, c'est ce qui en fait son principal intérêt et en même temps
explique que la génération de mes pères s'en sont éloigné », souligne
Pascal Dusapin, qui invoque les « compromis permanents » nés de la
confrontation de « plusieurs auteurs » (compositeur, metteur en
scène, décorateur...).
Aujourd'hui, « l'enjeu est différent. Chaque
compositeur, malgré la difficulté de produire, répond de manière
diversifiée à la question lyrique, qui est loin d'être morte », estime
Pascal Dusapin.
Lui réfléchit déjà à son prochain projet lyrique:
« Pour mon septième opéra, je dois partir ailleurs. J'ai beaucoup de
propositions, mais il faut surprendre et se surprendre ».
Jazz à Vienne : festival de stars
avec Diana Krall et Sonny Rollins
La chanteuse Diana Krall, le saxophoniste Sonny
Rollins, le pianiste Herbie Hancock, le groupe Return To Forever sont
parmi les nombreuses têtes d'affiche du festival Jazz à Vienne, où les
plus grands noms du jazz s'apprêtent à défiler au Théâtre antique.
« Nous avons la plus belle programmation de
festival », résume Jean-Paul Boutellier, cofondateur de Jazz à Vienne,
dont la 28e édition se déroulera à partir de vendredi et jusqu'au 11
juillet.
Des propos fondés au regard d'une affiche prestigieuse,
sans égale cet été en France.
Le concert de Diana Krall, l'une des grandes chanteuses
de jazz actuelles, doublée d'une excellente pianiste, complet depuis
plusieurs semaines, s'annonce samedi comme le premier temps fort.
Diana Krall, qui a bâti son succès dans les années 90,
possède aujourd'hui un répertoire assez large, allant de standards (Nat
King Cole, Cole Porter) à d'autres reprises plus contemporaines (Tom
Waits), en passant par des compositions personnelles peaufinées avec son
mari Elvis Costello.
Autres chanteuses au programme: Roberta Flack, qui eut
un immense succès dans les années 70 avec son mélange
jazz-folk-soul-gospel, qui remplacera le 5 juillet Etta James récemment
hospitalisée, et Stacey Kent, la plus française des anglo-saxonnes,
programmée lors de la nuit de clôture.
La prestation de Sonny Rollins le 8 juillet sera un
autre événement. Malgré le poids des ans, ce « géant » du saxophone
continue à 77 ans d'interpréter un jazz festif, coloré et généreux, et de
délivrer ses chorus sans fin.
Plusieurs anciens musiciens de Miles Davis, s'étant
depuis émancipés du « maître » et imposés comme de grands leaders,
feront halte à Vienne: Herbie Hancock, pour une relecture des compositions
de Joni Mitchell, Wayne Shorter, John McLaughlin, Steve Grossman...
Jean-Luc Ponty, violoniste de jazz-fusion, rendra le 10
juillet hommage à Frank Zappa, avec lequel il a joué dans les années
70.
Ornette Coleman exposera le 3 juillet un jazz plus
free.
Parmi les big band, celui de la compositrice
new-yorkaise Maria Schneider, aux compositions et mariages de timbres
surprenants et raffinés, semble le plus passionnant. Il jouera le 7
juillet.
Le festival, qui cherche à représenter tous les
courants liés au jazz, s'ouvrira avec un hommage à James Brown lors d'une
soirée intitulée « Still black, still proud », clin d'oeil à un des
standards du roi du funk. Deux de ses anciens cuivres, Pee Wee Ellis et
Fred Wesley, confronteront musique africaine et funk.
La soirée du 6 juillet sera blues avec les guitaristes
Buddy Guy et Eric Bibb.
Des soirées thématiques autour de l'Afrique ou du
Brésil rythmeront également la quinzaine, avec notamment la rencontre des
frères Belmondo et de Milton Nascimento le 3 juillet, et une soirée
mandingue la veille avec le joueur de kora Toumani Diabaté et le chanteur
Salif Keita.
A noter également la venue le 9 juillet de
« Return to forever », groupe mythique du jazz-rock reconstitué, avec
Chick Corea, Stanley Clarke, Al Di Meola et Lenny White.
En préambule à ce feu d'artifice, le saxophoniste Manu
Dibango donne vendredi une leçon de musique à 6.000 enfants de la région
de Vienne dans le cadre d'un voyage aux origines du jazz.
Outre les dates au Théâtre antique, Jazz à Vienne, ce
sont aussi les concerts en toute fin de soirée au Club de minuit et au
Jazz Mix.
Les festivals de l'été
SUD-EST
Calvi on the Rocks, du 4 au 7 juillet - La ville corse
accueille une belle affiche rock et électro, avec notamment Soulwax, 2
Many DJ's, James Murphy, Para One ou, dans un genre différent, les
régionaux de l'étape, le groupe de polyphonies A Filetta.
Charlie Jazz Festival, du 4 au 6 juillet, à Vitrolles
(Bouches-du-Rhône) - Trois temps forts avec le 4 juillet le quartet de la
pianiste Carla Bley accompagné du trompettiste Paolo Fresu, le lendemain
un trio de choc composé d'Aldo Romano, Louis Sclavis et Henri Texier.
Enfin, la Marmite infernale, un big band suivi du Nelson Mandela
Metropolitan Choir, un choeur mixte qui propose des chants traditionnels
et des chants de liberté datant de l'époque de la lutte contre l'apartheid
en Afrique du sud.
Jazz à Porquerolles (Var) du 5 au 11 juillet - Sur
l'île de Porquerolles, le fort Sainte-Agathe accueille en ouverture les
Argentins du Cuarteto Cedron, pour une leçon de tango argentin. A
l'affiche encore le batteur Daniel Humair et un trio composé de la
saxophoniste Géraldine Laurent, d'Henri Texier et d'Aldo Romano. Le
saxophoniste américain Archie Shepp est attendu mercredi 9 tandis que
résonneront jeudi 10 les sonorités afro-cubaines de l'Afreecanos Omar
Quartet.
Les Nuits Guitares, du 3 au 5 juillet à
Beaulieu-sur-Mer (Alpes-Maritimes) - Trois soirées autour de la guitare
dans les jardins de l'Olivaie : en ouverture, le blues énergique de Lucky
Peterson. Soirée féminine le 4 avec le folk rock de l'Américaine Ilene
Barnes. La jeune Rose clôturera cette 9e édition. (04 93 01 02 21)
Mandopolis, du 4 au 6 juillet à Puget-Theniers
(Alpes-Maritimes) - Ce festival propose concerts, ateliers et rencontres
autour de la mandoline et des musiques du monde. Invité d'honneur de
l'édition 2008, Marco Cesar se produira avec le Melonious Quartet. Seront
également présents le duo franco-brésilien Claire Luzi et Cristiano
Nascimento, les Espagnols du Trio Assi et le Valeri Dimchev Trio de
Bulgarie. (04 93 05 05 05)
EST
Eurockéennes de Belfort, du 4 au 6 juillet - Pour leur
20e édition, les Eurockéennes proposent, comme à leur habitude, une
programmation pointue, alléchante et extrêmement fournie. Quelque 70
concerts sont au programme sur les cinq scènes du festival. Parmi les
artistes attendus, Ben Harper, Calvin Harris, Cat Power, dEUS, Massive
Attack, Soko, Camille, CSS, Daniel Darc, NERD, The Do, Tunng, Sébastien
Tellier, BabyShambles, Gnarls Barkley, Moby ou la sensation du moment,
MGMT.
Festival transfrontalier « Stimmen » 2008, du 2 au
27 juillet (Allemagne, France et Suisse) - Leonard Cohen et Paul Simon
seront les grandes vedettes du festival de Lörrach (Allemagne) qui se
consacre depuis 15 ans à toutes les expressions musicales de la voix.
L'édition 2008 est transalpine avec notamment le chant et la danse du
Mezzogiorno, dans « Viva Italia - Taranta Festa ». La « Nuit
hypnotique » réunira le 5 juillet dans le couvent des Dominicains de
Guebwiller (Haut-Rhin) les stars de la scène électronique internationale
sur fond de spectaculaires installations lumineuses. « La Flûte
enchantée » de Mozart, dans une production de l'Opernstudio de Fribourg,
est programmée le 9 juillet à Lörrach. (00.49.7621.94089.11 ou 12)
Festival international de Colmar, du 2 au 14 juillet -
Un hommage sera rendu au violoncelliste Mstislav Rostropovitch lors de ce
festival qui fête sa 20e année sous la direction du violoniste et chef
russe Vladimir Spivakov, successeur en 1989 de Karl Munchinger. Les 25
concerts au programme sont dominés par les cordes, avec notamment au
violoncelle Alexandre Buzlov, Gautier Capuçon et Ophélie Gaillard. (03 89
20 68 97)
Festival international de musique de Sarrebourg
(Moselle), du 5 au 13 juillet. Pour sa 21e édition, le festival offre plus
de 40 concerts et rencontres musicales autour des « musiques funèbres
et des passions ». La nouvelle version de la « Passion selon saint
Jean », de Bach, proposée par La Chapelle Rhénane sera un moment
particulièrement attendu. La Grande Écurie et la Chambre du Roy, les
Jeunes Musiciens Baroques du Paraguay, le tout jeune ensemble des
Traversées baroques ou la Colombina sont également au programme. Le 13
juillet, la fastueuse Royale Compañia de Opera de Camara proposera la
restitution de l'opéra « Artaxerxès » dans les ruines de la villa
gallo-romaine de Saint-Ulrich. (03.87.03.19.33)
PARIS / ÎLE-DE-FRANCE
Solidays, du 4 au 6 juillet à l'hippodrome de Longchamp
- Belle affiche pour la dixième édition du festival militant contre le
sida, avec le duo NTM, qui s'est reformé, Abd Al Malik, Renan Luce,
Raphaël, Yael Naim, Cali, Micky Green, Gossip, Richie Havens, IAM, Laurent
Garnier, Midnight Juggernauts, Vitalic, Cocoon ou Vampire Weekend.
Enghien Jazz Festival, du 2 au 6 juillet - Le bluesman
Buddy Guy, Terez Montcalm, John McLaughlin, Al Jarreau et Madeleine
Peyroux sont au programme de cette édition 2008.
OUEST
Festival des Terre-Neuvas de Bobital, du 4 au 6 juillet
- Le festival affiche pour sa 11e édition une légende du punk avec les Sex
Pistols, mais aussi The Pogues, The Verves, Boy George, Scorpions,
Deportivo, Cali, Massilia Sound System ou encore Alain Bashung, qui
mettront le feu au petit village breton.
Festival de Poupet à Saint-Malo-du-Bois, du 4 juillet
au 1er août - Cette 22e édition attend plus de 40.000 spectateurs avec 35
concerts en 15 dates, de Yael Naim à James Blunt en passant par Bernard
Lavilliers, Pink Martini, Matmatah ou encore Vanessa Paradis et, en
clôture, la RFM Party 80, avec Dominique Dupuis et Loreena McKennitt.
(Pass de 80 à 130 euros. Renseignements au 02.51.65.11.32 )
Les Tombées de la nuit à Rennes du 1er au 6 juillet -
Au programme, une trentaine de spectacles décalés ou insolites, dont dix
créations, dans plusieurs lieux publics de Rennes. « Tabù »,
spectacle de « cirque aérien spectaculaire et excentrique à 360
degrés », sera notamment offert pour la première fois en France par les
Gallois de Nofit State Circus.
Festival Rayons frais à Tours, du 4 au 6 juillet - Le
festival convie les Tourangeaux à partager gratuitement un souffle
artistique, urbain, contemporain et pluridisciplinaire avec des spectacles
de théâtre, de danse, de musique ainsi que des expositions.
Avoine Zone Blues, du 3 au 6 juillet - Pour sa 9e
édition, le festival accueille l'Anglais John Mayall, les Blues Brothers,
qui se produiront juste avant leur passage à L'Olympia à Paris, et Bernard
Lavilliers. Le Jamaïcain Jimmy Cliff clôture le festival.
(02.47.98.11.15)
Tous sur le Pont à Blois, du 4 au 13 juillet - La
sixième édition invite Etienne Daho, en ouverture dans la cour pavée du
château. Jordi Savall se produira dans la cathédrale Saint-Louis,
Salvatore Adamo et Aaron à la Halle aux grains tandis qu'Alpha Blondy
clôturera le festival par un spectacle gratuit sur le pont Jacques
Gabriel. (02.54.58.84.56.)
CENTRE-EST
Festival de Beaune (Côte-d'Or), du 4 au 27 juillet -
L'un des grands rendez-vous de la musique baroque en Europe aborde son
deuxième quart de siècle d'existence en réaffirmant son goût pour la
recréation d'ouvrages oubliés des XVIIe et XVIIIe siècles. Parmi les
quatre opéras en concert au programme, deux, napolitains, seront l'objet
d'une recréation française, « Ottavia, restituita al trono » de
Domenico Scarlatti et « Adriano in Siria » de Pergolèse. Le
Britannique Paul McCreesh dirigera « Didon et Enée » de Purcell. La
directrice artistique du festival, Anne Blanchard, réaffirme en outre sa
confiance au jeune Jérémie Rhorer, de retour pour « Orphée et
Eurydice » de Gluck.
Festival Les Arts Jaillissants à Montsapey, du 5 au 19
juillet - Au coeur de la Maurienne, dans l'un des plus petits villages
savoyards, le festival rend hommage à l'Europe de Marguerite d'Autriche,
Duchesse de Savoie, au moment où la France préside l'Union européenne.
Parmi les invités figurent Emmanuel Le Roy Ladurie, l'Ensemble Doulce
Mémoire, la Maîtrise des Pays de Loire, les Jardins de Courtoisie, la
violoncelliste Emmanuelle Bertrand, le Quatuor Elysée et la pianiste Anne
Queffélec.
SUD
Festival de la Cité à Carcassonne, du 5 au 30 juillet -
Au programme, opéra, musique classique, danse, théâtre, variétés
nationales et internationales. ZZ Top ou Deep Purple représenteront le
rock anglo-saxon tandis que Bernard Lavilliers, Alain Bashung, Christophe
Maé, Yael Naim, Camille et Vanessa Paradis seront là côté français. Les
spectateurs pourront également entendre l'opéra « Les contes
d'Hoffmann » dans une mise en scène de Julie Depardieu ou voir la pièce
« Antichambre » avec Danièle Lebrun, Roger Dumas et Sarah
Biasini.
NORD
Festival Clef de Soleil, à Lille, jusqu'au 28 août - Ce
festival de musique classique propose un concert chaque jeudi consacré
cette année à l'univers de Franz Liszt, avec notamment les pianistes
chinois Siheng Song et russe Vladimir Sverdlov, ou encore la
violoncelliste Suzanne Ramon. (08 91 56 2004,
Festival Juventus, à Cambrai du 3 au 14 juillet - Des
jeunes solistes européens, anciens lauréats du festival et les six
lauréats de l'année, mettent à l'honneur la musique de chambre. Les 6
lauréats de cette 18e édition sont le violoncelliste allemand Valentin
Radutiu, le clarinettiste français Johnny Teyssier, la violoniste
(baroque) française Marie Rouquié, le pianiste belge Julien Libeer, la
violoniste russe Liana Gourdjia et l'altiste belge Nathan Braude. (03 27
74 55 20, )
Main Square Festival, à Arras, du 4 au 6 juillet -
Nouvelles ambitions pour ce festival, associé désormais au festival rock
de Werchter (Belgique) : il propose cette année, sur la grand'place
d'Arras, une affiche cinq étoiles avec The Chemical Brothers, Justice,
Mika, Sigur Ros, Radiohead ou Vampire Week-End.
L'Espagne honorée
au 4e Festival international
de viole de gambe d'Asfeld
L'Espagne sera à l'honneur du Festival international de
viole de gambe, organisé ce week-end dans l'église Saint-Didier du village
d'Asfeld (Ardennes), un édifice baroque de la fin du XVIIe siècle dont le
plan audacieux reprend la forme d'une viole.
L'hommage à la musique ancienne espagnole commencera
dès samedi soir avec un concert du Catalan Jordi Savall, gambiste et chef
de choeur, qui a contribué à la renommée de la viole de gambe en composant
en 1991 la bande originale du film « Tous les matins du monde » du
réalisateur Alain Corneau.
Dans l'église édifiée vers 1680 par l'architecte et
moine dominicain François Romain, et dont les murs ne suivent aucune ligne
droite, Jordi Savall voyagera de l'Espagne à l'Italie des XVIe et XVIIe
siècles en interprétant des pièces de Diégo Ortiz, José Marin et Tarquinio
Merula.
Il sera accompagné de son épouse, la soprano Monserrat
Figueras, et du guitariste baroque norvégien Rolf Lislevand.
Dimanche, le violiste italien Paolo Pandolfo se livrera
au jeu de l'improvisation sur les partitions des compositeurs espagnols
Diego Ortiz et Bartolomé Selma y Salaverde, sous les coupoles de
l'imposante église entièrement construite en briques.
Outres les concerts spontanés organisés pendants deux
jours sous le péristyle de l'édifice, un grand ensemble, réunissant
quelque 250 musiciens amateurs, interprètera le recueil « Musique à
la Cour d'Espagne » sous la baguette du musicien français Jean-Louis
Charbonnier.
En marge des concerts du festival organisé tous les
deux ans, un salon de lutherie ancienne et de l'édition musicale se
tiendra pendant le week-end.
Camille, The Do, Gossip, Foals
et des découvertes à Evreux
Camille, The Do, Gossip ou Foals font partie de la
quarantaine d'artistes à l'affiche du festival Le Rock dans tous ses
états, qui fête sa 25e édition vendredi et samedi à Evreux avec une
programmation éclectique et aventureuse.
« On essaie de présenter ce qui a fait l'actualité
musicale de l'année, trouver des niches qui ne sont pas grand public mais
ont un intérêt artistique et donner envie aux gens de fréquenter les
salles de concert dans l'année à venir avec des découvertes », explique le
directeur artistique Patrice Budzinski.
Camille, The Do, les Américains de Gossip et leur
exubérante chanteuse Beth Ditto, le couple malien Amadou et Mariam ou les
Australiens de John Butler Trio seront les têtes d'affiche du
festival.
Egalement au programme, les Anglais de Foals, les
Canadiens de Patrick Watson, les DJ français Birdy Nam Nam, les folkeux de
Moriarty ou les Mexicains Rodrigo y Gabriela, virtuoses de la guitare
acoustique qui n'hésitent pas à revisiter du heavy metal façon
flamenco.
Au rayon découvertes, Le Rock dans tous ses états a
misé sur Caravan Palace, qui combine électro et jazz manouche, Curry &
Coco (récent gagnant du concours CQFD des Inrockuptibles) ou les Anglais
de Chrome Hoof, « la rencontre improbable de Sun Ra et de Boney M »
selon Patrice Budzinski.
« Il faut combiner l'identité du festival, qui
dispose d'une vraie assise publique, avec la sacro-sainte réalité
économique, dans un secteur très concurrentiel », indique-t-il.
« Certains artistes ne sont plus accessibles
financièrement. Il y a de moins en moins de groupes anglais ou américains
à moins de 10.000 euros et c'est difficile de lutter contre de gros
festivals comme Glastonbury » (en Angleterre), souligne le programmateur,
en estimant qu'un festival comme le sien doit « continuer à être
sincère et se concentrer sur son parti-pris artistique » pour tirer son
épingle du jeu.
Les organisateurs espèrent attirer 15 à 20.000
spectateurs.
Le Rock dans tous ses états s'est associé au Fonds
mondial pour la nature (WWF-France) « dans une démarche de progrès
environnemental » selon ce dernier (gobelets consignés, tri sélectif...).
Le WWF sera également présent au Furia Sound Festival, samedi et dimanche
à Cergy-Pontoise.
Les Tombées de la nuit
réinvestissent le coeur de Rennes
Le festival des Tombées de la nuit, qui propose
spectacles décalés et rendez-vous insolites jouant sur les échanges avec
le public, réinvestit le centre de Rennes du 1er au 6 juillet avec une
trentaine de spectacles à l'affiche, dont dix créations.
« Nous ne voulons pas être classés comme un
festival des arts de la rue », affirme Claude Guinard, le directeur
artistique des Tombées. « Nous sommes sur de nouveaux espaces de
représentation, de nouveaux territoires. Le but est de faire découvrir de
nouveaux quartiers en se reposant sur les habitants, les associations, les
écoles ».
Il prend pour exemple la « kermesse un peu décalée
» de la compagnie belge Victor B qui aura lieu pour la première fois dans
la cité scolaire Emile Zola, ou encore la création « Printemps »,
« environnement chorégraphique contemporain » imaginé par Julie
Desprairies. Cette plasticienne-chorégraphe veut « s'emparer des
volumes » de l'espace culturel des Champs Libres au travers d'un travail
bâti en amont avec 150 personnes - professionnels et amateurs - de
l'agglomération rennaise.
De même, la place centrale de l'Hôtel de ville et les
bâtiments qui l'ensèrent vont devenir le théâtre d'un « opéra urbain
et méditerranéen » sur le thème de l'Odyssée d'Homère, mis en scène par
Pierre Sauvageot. « 60 habitants postés aux fenêtres donneront la
réplique à des chanteurs professionnels postés au milieu du public »,
selon Claude Guinard.
« Tabù », spectacle de « cirque aérien
spectaculaire et excentrique à 360 degrés » proposé pour la première fois
en France par les Gallois de Nofit State Circus, envahit l'esplanade
Charles-de-Gaulle, un vaste espace du centre-ville en plein réaménagement
urbain.
Côté danse, le festival propose de découvrir sur la
dalle du centre commercial Colombier « Meio-fio » (« bord du
trottoir », en portugais), performance hip-hop « contre un mur
politique chorégraphié » montrant toute la violence des inégalités
sociales au Brésil.
La musique n'est pas en reste avec, entre autres, le
folk épuré et universel en langue imaginaire de Julien Jacob, la pop
intimiste de l'Américain Chris Garneau, le music-hall psychotique du
Catalan Pascal Comelade ou encore le jazz électro oriental du
Franco-Libanais Ibrahim Maalouf.
Les Tombées de la nuit, créées en 1980, ont réuni en
2007 quelque 11.000 spectateurs payants, la moitié des spectacles étant
gratuits. Les organisateurs, qui disposent cette année d'un budget de 1,2
million d'euros, dont 84% de subventions, comptent sur la vente de plus de
12.800 entrées.
Mi-Woodstock mi-parc d'attractions,
Rock in Rio à Madrid en attendant Pékin
Avec Bob Dylan, The Police ou Amy Winehouse en tête
d'affiche, la grosse machine du festival Rock in Rio débarque à Madrid à
partir de vendredi, avec l'ambition de devenir une « marque
internationale » s'exportant jusqu'en Chine.
Plus de 60 concerts sont au programme de la première
édition espagnole de ce festival à mi-chemin entre Woodstock et parc
d'attraction familial, lancé en 1985 sur une plage de la mythique baie de
Rio de Janeiro par un des gourous brésiliens de la communication, Roberto
Medina.
Divisé en trois scènes, « Monde » (têtes
d'affiche), « Hot Stage » (groupes moins connus), et
« électronique », Rock en Rio, parrainé par deux grands groupes
espagnols cotés en bourse, a installé sa caravane sur 20 hectares à
Arganda Del Rey, à une vingtaine de kilomètres de Madrid.
Les 27-28 juin et du 4 au 6 juillet, il espère faire
vibrer 100.000 fans par jour aux décibels des guitares seventies de Lenny
Kravitz, de la samba-pop de Carlinhos Brown ou des platines du roi
français de l'électro David Guetta.
Rock in Rio poursuit ainsi en Espagne, pays
bouillonnant de festivals, son appétit d'expansion. Organisé trois fois à
Rio (1985, 1991 et 2001), il a été accueilli en 2004 et 2006 à Lisbonne,
où s'est jouée au printemps la première mi-temps de l'édition 2008.
Son fondateur voit loin. « Je vais à Pékin fin
septembre pour discuter la possibilité » d'organiser Rock in Rio en Chine,
a confié Roberto Madina à l'AFP.
Pour le moment, « l'objectif est de l'étendre à un
pays d'Europe chaque année impaire. Beaucoup de personnes venues de
nombreux pays d'Asie et d'Europe qui veulent l'accueillir vont venir en
parler » ici, assure-t-il.
En attendant, en 2010 et 2012, Rock in Rio devrait
encore avoir lieu à Lisbonne et Madrid.
Ses organisateurs ne le considèrent pas comme un simple
festival. Ils souhaitent en faire un événement familial.
Le festival couvre ainsi plusieurs générations. Outre
Dylan ou The Police, il affiche notamment Neil Young, Franz Ferdinand,
Alanis Morissette, Jack Johnson, Jamiroquai, Shakira, Tokio Hotel, Suzanne
Vega et de nombreux espagnols, dont Alejandro Sanz, plusieurs fois primé
aux Grammy Awards.
Des attractions pour tous âges sont prévues: piste de
neige artificielle pour snowboards, skate-park, grande roue, podium de
défilés de mode, boutiques, bars et restaurants... et même une
garderie.
Plus de 600 agents assureront la sécurité de
l'enceinte, où l'eau d'une fontaine cybernétique « dancera » au
rythme de la musique, tandis que des danseurs évolueront sur des
plateformes futuristes surplombant les spectateurs de la scène
électro.
Seul alcool servi: de la bière. Tous les visiteurs, VIP
compris, seront fouillés à l'entrée de la « Cité du Rock », desservie
gratuitement jusqu'à l'aube par 350 bus.
« C'est une expérience différente, unique au
monde. Normalement, on organise juste un spectacle, là parents et enfants
peuvent venir ensemble passer toute une journée », explique Roberto
Medina.
Le prix d'entrée, entre 49 et 69 euros par jour et
personne, a toutefois de quoi rebuter de nombreuses familles.
L'organisation communique beaucoup sur l'aspect
« social » et l'engagement « écologique » pour le développement
durable du festival, qui va planter 25.000 arbres à Arganda del Rey. Sans
trop s'étendre sur la facture environnementale de la « Cité du Rock
», qui a coûté 24 millions d'euros, et de sa piste en neige artificielle
entretenue sous la canicule madrilène.
« Plus que juste de la musique », Rock in Rio
« est un endroit pour être heureux et passer du temps », vante sa
vice-présidente, Roberta Medina, sûre que son label « made in Brasil
» lui confère « une qualité toute particulière: parce que nous sommes
optimistes, chaleureux et sociables ».
Opéra : signature d'un partenariat
Education-festival d'Aix-en-Provence
Le festival d'art lyrique d'Aix-en-Provence et le
ministère de l'Education nationale devraient signer vendredi une
convention triennale visant à mettre en oeuvre « des projets
artistiques en direction des élèves, mêlant sensibilisation, création et
formation ».
Selon des communiqués du ministère et du festival, la
convention doit être signée à Aix-en-Provence le jour de l'ouverture du
festival, par Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale et Bruno
Roger, président du conseil d'administration du festival.
« Il s'agit d'amener le plus de jeunes possible à
l'opéra » a indiqué le festival.
Des ateliers de créations (confection de décors,
costumes, maquillage, lumière) et une sensibilisation à certains livrets
d'opéras sont déjà conduits par le festival en milieu scolaire.
Deux projets seront présentés ce week-end en marge du
festival : l'un autour de l'opéra de Wagner, Siegfried, mené en
collaboration avec le Philharmonique de Berlin. L'autre, baptisé
« choeur de 600 enfants », mettant en scène des élèves de 9 à 15 ans
venus d'Aix et de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, qui se produira
juste avant l'ouverture officielle du festival.
Le ministère a précisé qu'il avait déjà signé des
conventions du même type avec les festivals d'Avignon (théâtre), Cannes et
Sarlat (Cinéma) et le festival photo d'Arles.
Teknival en Pays de la Loire :
la préfecture demande des engagements
Le collectif organisateur ces dernières années des
teknivals bretons de