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Musicologie.org 2008
56 rue de la Fédération
F - 93100 Montreuil

Actualités musicales

21— 30 juin 2008

 


Actualités musicales du 21 juin 2008  

21 juin-6 juillet 2008

Fuga Libre présente ses
Concerts d’été
en des lieux insolites à Paris

21 juin, 15h00, Pôle Simon Lefranc dans une cour du Marais, 9, rue Simon Lefranc, 4e (M. Rambuteau)

26 juin 2008, 20h00, Maison des étudiants canadiens, Cité Universitaire, 31, boulmevardjourdan, 14e (RER-tram Cité Universitaire)

6 juillet 2008, 17h00, l’ogre à plume,  café littéraire, 49-51, rue Jean-Pierre Timbaud, 11e (M. Parmentier)

Programme

Victoria, O quam gloriosum 
Vierdanck, Lobe den Herren
Haydn, Die Jahreszeiten
Schubert, Mirjam’s Siegesgesang
Mendelssohn, Psaume n° 95
Fauré, Les djinns (Victor Hugo)

Pianistes : Yvon Kerouanton, Marie Lavieville, François Thil
Soprani :  Yolande François-Haugrin, Eléna Souiller- Fedorenkova
Basse : Samy Jerrari
Direction : Emmanuel Dommergues

21 juin 2008
Beaucaire (Gard) 

Les troubadours
à Beaucaire

Les troubadours dans une ville d'art et d'histoire :
rencontre, visites et concert

10 h Château médiéval - place Raimond VII

Concert pédagogique  autour des troubadours. Une rencontre illustrée dans les mots et les sons, poésie et musique, chants et instruments par les musiciens de Troubadours Art Ensemble. La musique et les instruments, la langue occitane et l'interprétation des cansos : manuscrits et chansonniers médiévaux, trouveurs, jongleurs, instrumentistes, la notation musicale, les représentations d'instruments de musiques dans les enluminures, sculptures, fresques… Chanter les troubadours aujourd'hui à la lumière de nos connaissances actuelles.

14h30 Visite guidée du centre historique

17h -18h30 Visite guidée de l'abbaye troglodyte de Saint-Roman et moment musical avec GHAETTA, ensemble créé en 1996 par Denyse Dowling s'est donné pour but de diffuser les musiques des XIIIe s. et XIVe s. en les abordant spécifiquement sur le plan instrumental. Un répertoire dynamique d'Estampies italiennes, joué en duo, conçu particulièrement pour les églises et leur acoustique naturelle qui met en valeur la sonorité des instruments anciens.

Denyse Dowling flûtes à bec, chalémie et bombarde alto
Patrice Villaumé vielle à roue ténor

21h Concert en l'église Saint-Paul Ensemble Carmine et Troubadours Art Ensemble   (Tarif 10 € ; réduit : 8 €)

Ensemble Carmine : cantigas de Santa Maria, motets du Ms.Montpellier, organum Ms.Saint Martial et Calixtinus

C'est autour de leur passion pour la musique médiévale que les chanteuses et chanteur de l'Ensemble Carmine se sont rencontrés, chacun venant d'un univers musical différent. Et c'est autour d'un projet mené en 2002 de marche et concerts sur le chemin de St Jacques de Compostelle, afin de restituer cette musique dans les lieux qui l'avaient vu naître que l'ensemble s'est lancé. Carmine propose un voyage aux sources de notre musique occidentale (Xe au XIVe) siècles en latin, catalan, galicien, langue d'oc et d'oïl ; un voyage à travers le Manuscrit de Montpellier (XIIIe), des organums du Codex Calixtinus (XIIe) le livre des pèlerins de Compostelle… et écoutez bien les Cantigas (XIIIe), elles nous content en galicien des histoires merveilleuses où la vierge Marie aide les humains dans d'étranges situations. En explorant la richesse de cette musique médiévale située entre oralité et écriture Carmine emmènera l'auditeur dans un imaginaire en complète résonance avec l'homme du XXIe siècle.

Les chanteurs : Emmanuel Arnaud, Claire Chevalier, Kate Dezina, Catherine Fafa

Troubadours Art Ensemble

Troubadours Art Ensemble s'est constitué au fil des années autour de Gérard Zuchetto, chercheur, auteur, compositeur et interprète des troubadours. La recherche, comme voyage dans l'Art de Trobar, ainsi que l'interprétation vivante des chansons des troubadours s'appuient sur la connaissance du Moyen Âge occitan et du contexte poétique et musical de cet art lyrique. En parfaite conscience du sens profond des Cansos et en trouvant mots et mélodies dans les sonorités des instruments traditionnels et contemporains, et les ornementations vocales, Troubadours Art Ensemble donne à écouter une approche personnelle et originale de ce répertoire. Des sonorités premières de la langue occitane et des instruments anciens de Méditerranée. Cansos de trobar et compositions contemporaines.

Cette musique naît dans l'essence de l'idée, le gaubi, le feeling, le tarab… et d'un art lyrique occitan au fil du temps nourri des mots et des musiques d'une terre aux mille passages.

Exposition la vie quotidienne au moyen âge - Musée Auguste Jacquet, jardins du château du 21 au 30 juin

30300 BEAUCAIRE
Rens. 04 66 59 71 34
Réservations : 06 19 10 92 89
festival Les Troubadours chantent l'art roman en Languedoc-Roussillon

Un « Falstaff » de Verdi généreux vocalement
au Théâtre des Champs-Elysées

Le Théâtre des Champs-Elysées à Paris achève sa saison lyrique avec un « Falstaff » de Verdi un peu maigre sur le plan scénique mais vocalement très généreux, à l'affiche depuis jeudi soir et pour quatre autres représentations jusqu'au 29 juin.

Cette nouvelle production est dirigée par le jeune chef Alain Altinoglu: pour ses débuts dans la fosse du TCE, il s'affirme comme l'une des baguettes lyriques françaises les plus séduisantes, à la tête d'un Orchestre de Paris qui ne passe pas à côté des richesses instrumentales de la partition.

Le spectacle est réglé par Mario Martone, qui signe sa première production en France. Le réalisateur et metteur en scène italien procède à une actualisation recevable du livret de Boito — d'après « Les joyeuses commères de Windsor » de Shakespeare — en situant la comédie lyrique en trois actes (1893) de Verdi non pas au début du XVe siècle mais à l'époque du compositeur.

L'action se déroule dans un décor très « théâtral », fait de galeries et d'escaliers, qui fait souffler un petit air de déjà vu, donne des teintes bien sombres à la farce et peine à s'animer, faute d'idées fortes. Le dernier acte, le plus crépusculaire, affiche plus de réussite visuelle, autour notamment d'un chêne sorti d'une toile de Mondrian.

La production se singularise davantage par sa distribution. Le baryton-basse italien Alessandro Corbelli ne donne pas dans le Falstaff gargantuesque, préférant camper un personnage plutôt subtil: les vaines intentions séductrices de cet arroseur arrosé trouvent en lui une belle présence scénique, qui compense une voix pas toujours pleinement épanouie.

La soprano italienne Anna Caterina Antonacci (Alice Ford) est peut-être plus à son aise dans les rôles de tragédienne que dans cet emploi comique, mais sa vocalité est comme toujours très théâtrale, et son jeu pour tout dire assez irrésistible, notamment quand elle bondit comme le cerf à l'acte III.

Les autres « commères » affichent également un beau tempérament, à commencer par la contralto québécoise Marie-Nicole Lemieux (Mrs Quickly), qui exhibe un bras en écharpe sans rien avoir perdu de ses beaux moyens vocaux. Et à l'image de la soprano franco-algérienne Amel Brahim-Djelloul (Nannetta), révélation dont le succès se confirme grâce à une ligne de chant exquise en dépit d'un format limité, ce qui s'entend quand elle chante en compagnie de l'amant un peu trop rayonnant du ténor italien Francesco Meli (Fenton).

Mais le plaisir pur du chant, c'est le baryton Ludovic Tézier (Ford) qui le procure avec le plus d'évidence, grâce à une voix parfaitement libre et projetée, avec de surcroît un comportement sur scène moins statique qu'à l'accoutumée.

Ce chanteur de haute école française domine un ensemble qui montre sa virtuosité dans la fugue finale, où la mise en scène de Mario Martone, avec ses personnages regardant fixement les spectateurs (« tous dupés ! »), prend enfin tout son sens.

Festival d'Aix : 60 ans de mutations,
et toujours « Mozart sous les étoiles »

Né en 1948, le Festival d'art lyrique d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) a depuis ouvert en grand son répertoire, diversifié ses lieux et élargi son public au-delà du cercle des lyricomanes aisés, mais ses opéras de « Mozart sous les étoiles » participent encore de sa magie.

Aix n'a évidemment pas le monopole de Mozart, et les festivals de Salzbourg (Autriche) et Glyndebourne (Grande-Bretagne) se sont mis au service du compositeur « aimé des dieux » avant lui.

La manifestation aixoise n'a pas davantage l'apanage du plein air: dans le seule domaine lyrique, à quelques dizaines de kilomètres de là, les Chorégies d'Orange rivalisent elles aussi avec le chant des cigales.

Mais cette célébration annuelle d'un, voire deux opéra(s) de Mozart à la nuit tombée n'a qu'une adresse mondialement connue: Aix-en-Provence.

L'aventure naît en juillet 1948 quand Gabriel Dussurget, entreprenant directeur artistique, présente quelques concerts et un seul opéra, « Cosi fan tutte », chef-d'oeuvre de Mozart alors quasi-inconnu du public français.

« Je crois que la force du premier spectacle d'Aix a été d'être un spectacle réussi, de grand goût, de très belle qualité musicale, mais un spectacle d'amateurs », estime l'écrivain Edmonde Charles-Roux, qui fut la première responsable de la communication de la manifestation et en est aujourd'hui la présidente d'honneur, dans une contribution à un essai (« Festival d'Aix 1948-2008 ») à paraître le 2 juillet chez Actes Sud.

Mais le festival affirme sa force et sa singularité surtout l'année suivante avec un « Don Giovanni » décoré par le peintre Cassandre et dont la presse, François Mauriac en tête, salue la réussite.

Dans le plein air magique de l'archevêché, Dussurget n'a pas de mal à fidéliser un grand chef comme l'Autrichien Hans Rosbaud, parmi les gloires du festival des premières années dont se fait l'écho un coffret de 6 CD que vient de publier l'Institut national de l'audiovisuel (Ina).

A l'affût de jeunes voix stylées chez Mozart, comme celle de la soprano américaine Teresa Stich-Randall, le directeur-fondateur ouvre aussi le répertoire au baroque (Monteverdi) et à la musique française (Poulenc, Sauguet).

Bernard Lefort lui succède de 1974 à 1982 et oriente le festival vers l'opéra italien et notamment le bel canto romantique, avec des stars nommées Caballé, Carreras, Horne ou Ricciarelli.

Les quinze années suivantes forment le règne de Louis Erlo, qui fait d'Aix un haut lieu du renouveau baroque, avec par exemple la création posthume des « Boréades » de Rameau sous la houlette du Britannique John Eliot Gardiner, sans oublier des oeuvres du XXe siècle signées Prokofiev ou Britten.

Mais alors que le festival est au bord du gouffre financier, Stéphane Lissner le relance à partir de 1998. Fidèle à l'esprit de Dussurget, il crée l'Académie européenne de musique, prolongement du festival en direction des jeunes talents.

Il convainc aussi les tutelles de la nécessité de rénover ou de compléter les lieux du festival, jusqu'à l'ouverture du Grand théâtre de Provence, qui permet de pallier les aléas climatiques... et de présenter un « Ring » de Wagner de prestige avec le Philharmonique de Berlin.

Parti à La Scala, Lissner passe le témoin en 2007 à Bernard Foccroulle. Lequel affirme sa volonté d'ouvrir le festival à d'autres cultures, mais la conjugue encore et toujours avez Mozart, à l'image du « Cosi » que présentera le 4 juillet le cinéaste iranien Abbas Kiarostami.

« Le renouveau de France Musique
est une urgence »,
selon son directeur

Le nouveau directeur de France Musique, Marc-Olivier Dupin, a estimé vendredi que « le renouveau » de cette chaîne était « une urgence », lors de la présentation à la presse des grandes lignes de la grille de rentrée de la radio musicale publique.

« On a réellement la perception que l'image de la chaîne se dégrade auprès du public parce qu'elle souffre d'une grille pas tout à fait lisible, d'un ton jugé très lointain et d'une image un peu conservatrice », a déclaré M. Dupin, arrivé en mars à la tête de France Musique.

Le directeur a évoqué une « transformation assez grande » de la grille, avec le départ d'« une dizaine » des 57 producteurs (présentateurs des émissions) de la chaîne. « Sept ou huit » producteurs devraient faire leur arrivée, a précisé Marc Voinchet, directeur-adjoint chargé des programmes et de l'antenne.

Parmi les partants figureront notamment des producteurs « ayant atteint l'âge de 65 ans », a reconnu M. Dupin, qui n'a pas souhaité donner de noms avant la présentation officielle de la grille le 25 août.

Le directeur espère favoriser « une plus grande proximité entre la musique et l'auditeur » avec notamment « des formats d'émissions plus clairs ».

M. Dupin voudrait aussi avoir sur sa chaîne « les Jean-Pierre Vernant et Fernand Braudel (historiens, ndlr) de la musique, c'est à dire des gens qui puissent expliquer avec des mots simples des choses très compliquées ».

Le directeur, qui est aussi compositeur, a annoncé que la présence à l'antenne de la musique contemporaine serait plus importante qu'aujourd'hui, de même que celle des « musiques non classiques », avec de nouvelles émissions sur les musiques du monde, le rock ou la comédie musicale.

M. Dupin souhaite en outre ramener le nombre de captations de concerts, opéras et récitals effectué chaque année de 700 à environ 450. Un choix, selon lui, d'abord guidé par « l'exigence musicale » et non par des critères financiers.

France Musique subit une forte concurrence de la part de la chaîne privée Radio Classique (DI Group, pôle médias de LVMH) depuis près de deux ans.

La radio publique s'est toutefois redressée ces derniers mois puisqu'elle est passée de 1,4 point d'audience cumulée (pourcentage de personnes qui ont écouté la radio au moins une fois dans la journée) en septembre-octobre 2007 à 1,6 point en novembre-décembre.

Elle est même repassée devant Radio Classique lors de la dernière étude de Médiamétrie (janvier-mars 2008), avec 1,8 point d'audience cumulée contre 1,6.

Marc-Olivier Dupin a affirmé que le PDG de Radio France, Jean-Paul Cluzel, ne lui avait donné « aucune consigne » en terme d'audience et s'est dit engagé dans « un travail de fond dont on ne va pas recueillir les fruits du jour au lendemain ».

Il a aussi dit son souhait de « désamorcer les tensions avec Radio Classique », évoquant « une guéguerre qui ne profite à personne » et estimant que la concurrente de France Musique « a fait progresser l'auditorat de la musique classique ».

« Restons modeste sur notre position de niche », a souligné M. Dupin.


Actualités musicales du 22 juin 2008  

22 juin 2008, 16h00
Paris, Église Saint-Sulpice
association Boëllmann-Gigout 

Concert exceptionnel
4e Symphonie « Eucharistique »
du chanoine Auguste Fauchard


par Michèle Guyard
lauréate du Concours international de piano de Genève
organiste honoraire de Saint-Merry (Paris)
et Emmanuel Hocdé
grand prix de Chartres
organiste de Saint-Éloi (Paris)

Concert en hommage au père Paul Roumanet, Curé de Saint-Sulpice, à l’occasion de son départ.

Libre participation.

l’association Boëllmann-Gigout,  travaille à l’édition de la Symphonie « Eucharistique » et des mémoires du chanoine Fauchard (1881-1957), le produit de la collecte servira exclusivement à soutenir l’édition de cette œuvre.

contact : 22, rue Montgallet 75012 Paris.
Tél. : 01 43 40 22 61

La musique en fête dans le monde

De l'Australie au Maghreb, de Paris à Londres et à Rome, les amateurs de musique se retrouvaient samedi pour des milliers de concerts.

Au total, la Fête de la musique sera cette année célébrée dans plus de 100 pays et 340 villes.

Et, en France le choix du thème de la 27e édition s'est porté sur la musique de film, dont on célèbre le centenaire. C'est en effet en 1908 que le public a pu entendre la première musique de film originale, composée par Camille Saint-Saëns pour « L'assassinat du duc de Guise » d'André Calmettes et Charles Le Bargy.

Dans le monde, et pour la première fois, Melbourne (Australie), Sacramento (Etats-Unis), Erbil (Kurdistan irakien), Cebu (Philippines), Port-Moresby (Papouasie Nouvelle-Guinée), Hanovre (Allemagne), Ostrava (République tchèque), Malaga (Espagne) ou Québec (Canada) seront de la fête.

Dans le sud-ouest de la France, l'opéra de Bordeaux avait organisé une fête pour les petits enfants qui se bousculaient sur les marches du Grand Théâtre.

Et dans le sud, la fête est entrée en prison dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et en Corse.

En Grèce, des concerts gratuits de musique folklorique, moderne, classique ou de jazz sont organisés dans 17 villes.

A Londres, le « Music Day » regroupe « plus de 150 spectacles musicaux et trente événements, expositions et présentations d'ensembles architecturaux. La Fête de la musique a en effet décidé de s'allier au « London Festival of Architecture ».

Les spectacles se dérouleront un peu partout dans la capitale britannique avec en particulier une apparition du couple aveugle malien Amadou et Mariam dont l'univers mélange le blues-rock, le funk et la musique traditionnelle malienne.

A Milan, dans le nord de l'Italie, trente artistes se sont succédé toute la journée de samedi pour un grand concert de musique électronique à l'intérieur d'un parc. Au programme samedi soir à Rome, un concert de l'orchestre de Piazza Vittorio dont les 16 musiciens sont originaires de neuf pays et qui joue toutes les musiques du monde.

Au Maroc, deux festivals sont organisés à l'occasion de la fête de la musique. A Salé, près de Rabat, 16 troupes musicales seront en lice et à Fès le festival célébrera le 1.200e anniversaire de la création de la ville.

Mais si la Fête de la musique, d'année en année, ne devait laisser qu'un souvenir, ce serait sans doute celui de promeneurs se laissant guider par leur pas au hasard des rues, et de milliers de musiciens amateurs se prenant pour U2 ou les Clash sur « Sunday Bloody Sunday » ou « Should I stay or should I go », avec parfois des fausses notes, mais toujours avec du coeur.

« Louise » de Charpentier
retrouve le chemin de l'Opéra Bastille

L'Opéra de Paris abat, depuis vendredi soir, la dernière carte de sa saison lyrique 2007-2008 avec la reprise de sa production 2007 de « Louise » de Gustave Charpentier, dans la mise en scène réaliste, toujours très applaudie, du Français André Engel.

Huit représentations à l'Opéra Bastille jusqu'au 12 juillet sont prévues de cette oeuvre créée en 1900 et devenue plutôt rare alors qu'elle était l'une des plus jouées dans la première partie du XXe siècle, à Paris mais aussi à Berlin, Vienne, New York, Buenos Aires...

Cette reprise bénéficie de la présence au pupitre de l'Orchestre de l'Opéra de Patrick Davin qui succède à Sylvain Cambreling. Ce jeune chef belge ne gène jamais l'épanouissement des voix, tout en révélant d'infinis détails — les grands thèmes et les thèmes secondaires, les rares modulations, les infinies variations de phrases — de la partition du « roman musical » de Gustave Charpentier (1860-1956).

« Louise » s'inscrit dans une esthétique naturaliste à la Zola et met en scène le petit peuple de Paris sur fond d'exaltation de l'amour libre revendiqué par l'héroïne, une fille d'ouvriers tombée amoureuse d'un poète, Julien, que les parents de Louise, bourrés de préjugés, récusent.

Avec son habituel décorateur Nicky Rieti, André Engel a transposé l'action de la fin du XIXe siècle dans les années 1930, avec sept décors différents d'un réalisme léché. Sa direction d'acteurs reste précise, mais sage pour illustrer un propos ouvertement sensuel.

La distribution, en partie renouvelée, surmonte les difficultés des principaux rôles. Le baryton Alain Vernhes remplace vocalement avantageusement le Belge Van Dam (le père). La soprano Mireille Delunsch (Louise) retrouve le personnage de Louise, qui réclame des écarts difficiles à tenir. Deux Américains, la mezzo Jane Henschel (la mère) et le ténor Gregory Kunde (Julien) chantent dans un français irréprochable.

Guy-Pierre Couleau
à la tête de l'Atelier du Rhin

La ministre de la Culture, Christine Albanel, a nommé Guy-Pierre Couleau à la direction de l'Atelier du Rhin, centre dramatique régional d'Alsace à Colmar, a annoncé samedi le ministère, dans un communiqué.

Il succèdera à Mathew Jocelyn le 1er juillet.

M. Couleau « s'inscrira dans la continuité du projet mené depuis dix ans par Matthew Jocelyn et son équipe, tout en tissant de nouveaux liens avec les Jeunes Voix du Rhin, installées au sein du théâtre mais désormais placées sous la responsabilité de l'Opéra du Rhin », précise le ministère.

Une troupe d'acteurs sera constituée chaque saison et un pôle de production sera mis en oeuvre pour faire vivre les projets de création, accompagner les metteurs en scène invités et soutenir la professionnalisation des équipes indépendantes, ajoute le ministère.

Un important travail sera également entrepris en direction des quartiers de Colmar, des communes avoisinantes et des théâtres de Suisse et d'Allemagne, afin de poursuivre l'ouverture de l'Atelier du Rhin à tous les publics.

D'abord comédien puis metteur en scène, M. Couleau a fondé en 1998 sa compagnie « Des lumières et des ombres », avec laquelle il s'est « attaché à mettre en valeur les textes des grands auteurs du répertoire français ou européen à travers des spectacles qui bénéficient d'une importante diffusion sur le territoire national », comme « Le baladin du monde occidental » de John Millington Synge ou « Les justes » d'Albert Camus, souligne le ministère.

Opéra du Rhin : un  franc succès
pour les premières enchères
au profit de la lutte
contre la maladie d'Alzheimer

Les amateurs se sont bousculés samedi à Strasbourg pour acquérir une perruque, un costume ou un accessoire d'un spectacle de l'Opéra du Rhin à une vente aux enchères qui a permis de recueillir plus de 13.000 euros au profit de l'association Alsace Alzheimer.

Dès le début de la vente, organisée sous un ciel radieux sur le parvis de l'Opéra, Fabienne s'est offert un « gros ours » sorti du spectacle Reigen, ainsi que les deux lyres et la trompette d'Orphée.

« J'y tenais beaucoup et en plus, c'est pour la bonne cause! », explique cette quadragénaire férue d'opéra.

Plus tôt samedi matin, elle a fait partie des quelque quatre cents amateurs venus admirer les 108 pièces exposées avant la vente dans la salle Ponelle du Grenier d'Abondance, près de l'Opéra. Elle en a profité pour faire « quelques repérages » et avoue désormais viser « le beau fauteuil rouge de L'Affaire Makropoulos mais à mon avis, ça va monter très haut! », rigole-t-elle.

Le « beau fauteuil rouge », c'est Marc Berthel qui se l'adjuge pour 300 euros. Secrétaire général de l'association de soutien aux familles de malades Alsace Alzheimer, il entend « offrir cette belle pièce à la maison de retraite Le Bois fleuri » à Strasbourg, une institution qui accueille des personnes souffrant de cette maladie.

Boudés par le public, un rutilant taxi jaune et une insolite voiture-miroirs, issus tout deux d'Orfeo et Euridice, ont malgré tout trouvé preneur en la personne d'Yves, un Strasbourgeois de 47 ans. Pour 450 euros, il s'est adjugé les deux véhicules qu'il compte bien installer chez lui.

« La voiture-miroirs, elle ira très bien dans mon salon, j'en ferai peut-être un bar. Et le taxi, il sera très bien dans mon jardin », explique-t-il, faisant mine de s'étonner « que personne n'en ait voulu ». « C'est peut-être un peu encombrant...« , suggère-t-il.

Monique Formery-Graff, fille de l'artiste Arthur Graff, ne cache pas sa joie d'avoir décroché le mythique brigadier de l'opéra, ce « bâton » qui sert à frapper les trois coups avant le lever du rideau.

« Je vais le mettre derrière ma porte d'entrée pour sonner les trois coups quand mes amis arrivent chez moi. Je m'en réjouis à l'avance! », s'amuse cette coquette septuagénaire. Avant de s'inquiéter subitement du prix: « 110 euros, vous ne trouvez pas que c'est cher pour un brigadier? »

Plusieurs pièces se sont encore taillées un franc succès, tel le costume de cour de Médée (saison 1992-93), mis aux enchères à 150 euros et férocement débattu avant d'être adjugé à 520 euros. La délicate ombrelle beige de Madame Butterfly (1991-92), mise en vente à 40 euros, s'est arrachée à 400 euros.

Les 13.155 euros produits par cette vente, la première organisée par l'Opéra du Rhin, seront intégralement reversés à Alsace Alzheimer.


Actualités musicales du 23 juin 2008  

Céline Dion élue responsable
du pire « affront musical » au monde

La chanteuse canadienne Céline Dion a été élue responsable du pire « affront musical » au monde par le magazine britannique Total Guitar, pour son interprétation « sacrilège » d'une chanson du groupe de hard-rock AC/DC « You Shook Me All Night Long ».

Céline Dion n'a pas enregistré sa version de la chanson mais l'avait interprétée avec l'Américaine Anastacia il y a six ans lors d'un concert à Las Vegas.

La vidéo du spectacle a suscité d'abondants commentaires sur le site YouTube. « Mes pauvres oreilles », écrit l'un d'eux.

L'interprétation est si mauvaise qu'elle a reçu le label « sacrilège » que le mensuel réserve au premier du classement des « pires transpositions ». Céline Dion est suivie par Girls Aloud/Sugababes pour leur interprétation de « Walk This Way » (Run DMC and Aerosmith).

La meilleure transposition est en revanche due à Jimi Hendrix pour sa version de « All Along The Watchtower » de Bob Dylan, selon le magazine.

Appel de 52 artistes
contre le piratage sur le net

52 artistes, parmi lesquels Etienne Daho, Johnny Hallyday, Diam's et Charles Aznavour, se mobilisent contre piratage sur le net dans un appel intitulé « Ne pillez pas nos oeuvres », publié dans le Journal du Dimanche (JDD).

Ils se disent « très inquiets » par le téléchargement illégal de leurs oeuvres. « Ne soyons pas hypocrites », lancent-ils à ceux qui « essaient de faire croire que la liberté (...) de faire tout et n'importe quoi sur internet est un droit de l'homme que rien ne saurait contrarier ».

Ils indiquent également soutenir le projet de loi anti-piratage proposé par la ministre de la Culture.

Christine Albanel a présenté mercredi dernier en conseil des ministres un projet de loi pour dissuader les internautes de télécharger illégalement des oeuvres, d'abord en leur envoyant des avertissements puis en suspendant provisoirement leur abonnement à internet.

Ci-dessous les signataires de l'appel:

Etienne Daho, Christophe Maé, Kery James, Sinik, Francis Cabrel, Patrick Bruel, Jean-Jacques Goldman, Jenifer, Stanislas, Raphaël, M Pokora, Keren Ann, Thomas Dutronc, Eddy Mitchell, Isabelle Boulay, Maxime Le Forestier, Martin Solveig, Marc Lavoine, Calogero, Gérard Darmon, Pascal Obispo, Jacob Devarrieux, Elie Seimoun, Alain Bashung, Bernard Lavilliers, Rachid Taha, Bob Sinclar, Psy4delarime, Abd Al Malik, Anis, André Manoukian, Charles Aznavour, Alain Souchon, Mademoiselle K, Soprano, Arthur H, BB Brunes, Liane Foly, Emmanuelle Seigner, Ridan, Renan Luce, Zita Swoon, Johnny Hallyday, Empyr, Kenza Farah, Shine, Camaro, Diam's, Renaud, Romane Cerda, Cali et la Grande Sophie.


Actualités musicales du 24 juin 2008  

Décès du metteur en scène
Klaus Michael Grüber

Le metteur en scène de théâtre et d'opéra allemand Klaus Michael Grüber, l'un des plus grands noms de la scène allemande, est décédé dans la nuit de dimanche à lundi à Belle-Île-en-Mer (Morbihan) à l'âge de 67 ans, a-t-on appris lundi dans son entourage professionnel.

Formé notamment par l'Italien Giorgio Strehler au Piccolo Teatro de Milan, Klaus Michael Grüber a été l'une des figures de proue de la radicale Schaubühne de Berlin.

Paris a pu l'applaudir autant dans des réalisations théâtrales que lyriques, et notamment pour « Bérénice » de Racine à la Comédie-Française en 1984. Il a aussi mené un long compagnonnage, à partir de 1976, avec le Festival d'automne à Paris, qui a annoncé lundi matin son décès, des suites d'une longue maladie.

Klaus Michael Grüber s'est beaucoup illustré à l'opéra, chez Rossini, Wagner, Verdi ou Berg, notamment à Francfort, Amsterdam, Bruxelles, Salzbourg et Aix-en-Provence.

Il sera incinéré mercredi à Lorient (Morbihan).

Sara Baras ouvre magistralement
« Montpellier Danse 2008 »,
avec son ballet, « Carmen »

L'étoile du flamenco et chorégraphe Sara Baras a ouvert dimanche, de façon magistrale, l'édition 2008 du festival Montpellier Danse, avec Carmen, un ballet en trois actes, hymne à la liberté de la femme qui a valu à la danseuse, dès la tombée du rideau, une standing ovation.

Sara Baras
Sara Baras 

Le Carmen de Sara Baras abandonne la partition de Georges Bizet, à laquelle elle ne fait qu'allusion, au profit de compositions de Paco de Lucia et Javier Rubial notamment, jouées sur scène par cinq musiciens et trois chanteurs.

De même, elle quitte les habits de la bohêmienne provocatrice, cigarière à la manufacture de tabac, pour revêtir les robes rouge sang d'une femme qui lutte pour ses droits et sa liberté, au risque d'y perdre la vie.

Amoureuse, Carmen est sensuelle, gracieuse, mais aussi désespérée. Qu'on se dresse en travers de ses desseins, elle entre en résistance.

Sara Baras, Andalouse née à Cadix, qui a commencé son apprentissage du flamenco dès l'âge de 8 ans, met alors au service du combat de son héroïne pour l'indépendance une technique et une puissance impressionnantes, faisant la démonstration de son incroyable maîtrise du zapateado (frappe des pieds au sol).


Sara Baras, « Farruca »

Le ballet, d'une grande rigueur, met aussi en pleine lumière, parmi les douze danseurs qui accompagnent Sara Baras, Luis Ortega, dans le rôle de Don Jose, et Jose Serrano, dans celui du torero. Ce dernier signe les chorégraphies de ses deux solos.

Au total, quatorze créations — dont « Silent Ballet » et « Sixty Four », d'Emanuel Gat (le 1er juillet), mais aussi neuf pièces présentées pour la première fois en France, dont « Heterotopia » de William Forsythe (les 26, 27 et 28 juin) et « Miroku » du japonais Saburo Teshigawara (les 25 et 26 juin) — sont au programme du festival de danse de Montpellier, qui se déroule jusqu'au 5 juillet.

Sont aussi particulièrement attendus Akram Khan, chorégraphe né à Londres, d'origine bangladeshi, qui présentera les 29 et 30 juin « Bahok », une pièce issue d'une collaboration avec le Ballet national de Chine, ainsi qu'Alonzo King, chorégraphe afro-américain.

Alonzo King revient les 4 et 5 juillet à Montpellier avec ses danseurs du Lines Ballet accompagnés par des moines Shaolin.

Solomon Burke, Herbie Hancock,
têtes d'affiche du La Défense Jazz Festival

Solomon Burke et Herbie Hancock sont à l'affiche du La Défense Jazz Festival, qui a commencé lundi et a lieu jusqu'à dimanche sur l'esplanade du quartier d'affaires parisien, avec les concerts de jeunes talents sélectionnés par concours.

Créé en 1977, le Concours national de jazz de la Défense récompense de jeunes talents triés sur le volet dans diverses catégories (« soliste », « orchestre », « composition »...).

Le trompettiste Eric Le Lann (en 1979), le saxophoniste Julien Lourau (en 1993), le trompettiste Erik Truffaz (en 1993), Médéric Collignon (trompette de poche, en 2001), sont quelques-uns des musiciens primés ayant fait depuis leur chemin.

La réputation de la compétition grandissant, ses organisateurs y ont greffé depuis une quinzaine d'années des concerts, acquis le label « festival » et sont passés d'un week-end à une semaine de programmation gratuite.

Au programme cette année: un concert chaque jour de la semaine entre 12h00 et 14h00, dont celui jeudi du jeune pianiste Yaron Herman en trio, et deux soirées samedi et dimanche.

Celle du samedi sera animée par Solomon Burke, une des vedettes actuelles du rhythm'n blues, dont le style emprunte largement au gospel et se teinte parfois de country. Le show, haut en couleurs de ce chanteur sexagénaire à la voix étonnamment juvénile, rappelle les prestations scéniques de James Brown.

Le pianiste Herbie Hancock, ancien complice de Miles Davis, se présentera dimanche au sein d'un sextette comprenant notamment Dave Holland, autre ancien musicien de Miles Davis.

Quant aux douze formations ou musiciens retenus pour le Concours national de la Défense, il se succéderont sur scène samedi et dimanche de 13h30 à 18h00.

10e Solidays : NTM enrôlé
pour le concert anniversaire

Le duo NTM, groupe phare du hip hop français, qui a annoncé sa reformation pour une série de concerts à Bercy en septembre, se produira le 5 juillet à l'hippodrome de Longchamp au concert anniversaire pour les dix ans de Solidays, en faveur de la recherche sur la sida.

Joey Starr et Kool Shen rejoindront sur la scène, dès 23H00, Abd Al Malik, Renan Luce, Raphaël, Yaël Naïm, Asa, la Grande Sophie, Tété, Thomas Dutronc, Jeanne Cherhal, Didier Wampas, Grand Corps Malade et Louis Bertignac, entre autres, a annoncé lundi Luc Barruet, directeur et fondateur de l'association Solidarité Sida.

Du 4 au 6 juillet, Solidays accueillera 200 artistes à l'occasion de 80 concerts. Mot d'ordre, cette année: « rock chic et électro choc ». Cali, Micky Green, Gossip, MC Solaar, Richie Havens, Cesaria Evora, IAM, Aaron ou les Têtes Raides sont annoncés.

Pour la première fois, des « Pass Nuit Solidaire » sont mis en vente au tarif de 20 € et seront valables à partir de minuit les 4 et 5 juillet pour une série de performances mettant en scène Laurent Garnier, Vitalic, Etienne de Crécy, Beat Torrent, Midnight...

Solidays, qui marie concerts et actions de prévention contre le sida, a été créé en 1999 et avait attiré l'an passé quelque 110.000 spectateurs. http://www.solidays.com


Actualités musicales du 25 juin 2008  

25 juin 2008
Lyon, auditorium

Paolo Conte & l'ONL
Psychée

Création mondiale

Paolo Conte, piano, chant
Bruno Fontaine, direction et arr.
Orchestre National de Lyon
Daniele Di Gregorio, piano, drums, marimba
Jino Touche, basse, guitare
Daniele Dall'omo, guitare
Massimo Pitzianti, piano, keyboard, accordéon, bandonéon, clarinette, saxophone
Claudio Chiara, basse, keyboard, accordéon, saxophone, Flûte
Luca Velotti, saxophone, clarinette
Lucio Caliendo, hautbois, basson, percussions
Piergiorgio Rosso, violon

1ere partie - Paolo Conte et ses musiciens
2e partie - Paolo Conte, ses musiciens et l’ONL

Lors de son passage à l’Auditorium de Lyon en février 2005, Paolo Conte a interprété les chansons de son nouveau disque, Elegia. Cet album a pulvérisé les records de vente dans la plupart des pays européens, et la sortie d’un DVD début 2006 a consacré ce succès. Paolo Conte nous revient à présent pour la création d’un nouveau spectacle, avec orchestre symphonique. Il présentera un choix de morceaux appartenant à différentes périodes de sa carrière et qu’il souhaitait reprendre sur scène, dans ces arrangements toujours éblouissants dont Bruno Fontaine a le secret : Max, Impermeabile, Alle prese con una verde milonga, Madeleine, Bartali, Dancing, Chiama mi adesso, Regno del Tango, Luxury band, Gioco d’azzardo, Come - di, Via con me… A l’Auditorium de Lyon, c’est l’Orchestre national de Lyon qui aura le privilège d’accompagner sa voix à la raucité inimitable.

Ce projet est venu d’une idée lancée par nos amis français consistant à réunir un grand orchestre symphonique de 60 musiciens, mes musiciens et moi pour une série de concerts réservés pour le moment à l’étranger (hors Italie). En première partie de concert, c’est moi et mes musiciens comme toujours, mon groupe historique et en deuxième partie nous serons avec le grand orchestre symphonique. Le répertoire est composé des chansons les plus connues et de quelques autres nouvelles. Pour moi, c’est une nouvelle expérience que j’attends avec impatience et avec une grande curiosité artistique.

 

TARIF : 45 et 55 € selon la série + Tarif réduit 42 et 52 € - Auditorium de Lyon – 04 78 95 95 95 ; http://www.auditorium-lyon.com

Réservation des places

La municipalité d'Aubagne
annule le festival Aire libre,
prévu les 5 et 6 Juillet 2008

Face à un récent revirement de position de la Mairie d’Aubagne à l’encontre des Aires libres programmées les 5 et 6 Juillet prochains au Parc Jean Moulin (refus définitif de l’autorisation de buvette, retrait des soutiens logistiques et techniques prévus), l’association A1’unisson se voit contrainte d’envisager aujourd'hui l’annulation de cette prochaine session de son festival aux portes de Marseille.

En effet, le fragile équilibre économique de notre événement gratuit étant rompu, nous préférons ne pas aller au devant de risques financiers trop importants, et avec une Mairie dont on ne sait plus si elle est avec ou contre nous.

A l’heure où nous publions ces lignes, et malgré nos demandes réitérées depuis la semaine dernière, nous sommes toujours dans l’attente d’une communication officielle sur la position du Maire et les raisons de cette décision soudaine, à trois semaines de la manifestation (Contact Mairie d’Aubagne : 04 42 18 19 19).

Avec des perspectives par ailleurs tellement réjouissantes pour la rentrée, et notamment la date du 7 septembre à la forêt de St Pons (Gémenos), avec peut-être le plus magique de tous les sites investis jusque là et une très belle prog’ à l’affiche, A1 choisit d’aller de l’avant et promet même dans l’intervalle une série de surprises et autres rebondissements à venir pour ses publics: des Appels d’aires en terrasse, une soirée en plein air le 5 juillet dans un lieu bientôt dévoilé aux abonnés de la newsletter,

Dernière minute : les Aires Libres seront présentes aux Siestes Electroniques de Toulouse le Samedi 28 juin et présenteront avec la soutien de la Région PACA, un live découverte de l’artiste marseillaise LU&NL en ouverture de la soirée#4 au Bikini (aux côtés de Turzi, Sébastien Tellier, Lindstrom, Damian Lazarus ! http://www.les-siestes-electroniques.com

A suivre : DIMANCHE 7 SEPTEMBRE: Aire libre A St Pons, Domaine Départemental de St Pons (Ste Baume/Gémenos) - de 12h à 20h - Gratuit.

L'Aire Libre féérique ! Une abbaye du XII° siècle, des cascades, un moulin... Le week-end de la rentrée, la forêt de Saint Pons se livre comme un écrin à une programmation précieuse, à la fois soyeuse et débridée, pointue et accessible.

Programmation en cours…

PILOOSKI (Dirtysound system/ Astrolab rec./Paris) DJ, DIRTY sound system (Diamondtraxx/Paris) DJ, KALABRESE (Stattmusik/Perlon/Phictiv/Zurich) DJ, DOUBLE U (Shitkatapult/Montpellier) Live, ALIF TREE (Compost/Marseille) DJ, A1 sound system + …

Un nouveau périodique :
« Les Cahiers de Francis Poulenc ».
Premier numéro prévu pour le 15 septembre

Le  15 septembre 2008, L' Association & Fondation Francis Poulenc publieront le premier numéro des « Cahiers de Francis Poulenc », un périodique sur, et autour du compositeur.

Ce périodique publiera des articles témoignant de l’état de la recherche « Poulencien » dans les domaines musicologiques, historique et esthétique. Il restituera le compositeur dans le contexte artistique de son époque, compte tenu des relations particulièrement privilégiées que ce musicien entretenait avec les poètes et les artistes plasticiens, et autres. Il informera, grâce à des rubriques régulières (chronique, bibliographie, discographie et vidéographie), l’actualité concernant la diffusion de l’oeuvre du compositeur. Il annoncera les évènements, concerts, expositions et créations.

Le Comité de rédaction est constitué : Simon Basinger ; rédacteur en chef ; Myriam Chimènes, David Grayson, Denis Herlin, Alexandra Laederich, Edmond Lemaître, Natacha Pulman.

La diffusion et la vente seront assurées par les libraires, les intermédiaires ou directement par l’Association Francis Poulenc, elles se feront également lors de concerts & d'évènements, en exclusivité, aux Opéras Garnier et Bastille.

http://www.poulenc.fr ; Cahiers Francis Poulenc, AAFP Paris,28 rue Brey, 75017 Paris.

Montréal : la voix de Leonard Cohen est intacte
lors de son 1er concert, en 15 ans

« Hallelujah », Leonard Cohen a chanté « jusqu'au bout de l'amour » pour son premier concert après 15 ans d'absence sur scène dans sa ville natale, sa voix grave, sensuelle, envoûtante, n'ayant rien perdu de sa superbe.


Leonard Cohen, « Hallelujah »

Vêtu d'un complet gris, un chapeau mou sur la tête, les épaules voûtées, les genoux fléchis, Cohen est apparu sur scène à la fois souriant et ému devant une salle comble de 3.000 spectateurs en extase qui lui a réservé une ovation avant même qu'il ne pousse sa première chanson.

« Ça me touche profondément, vraiment », a-t-il lancé dans un français mâtiné d'un accent anglais craquant. « Danse avec moi jusqu'au bout de l'amour », a-t-il demandé à la foule, hypnotisée pendant plus de trois heures par sa poésie, ses mélodies et surtout sa « voix d'or ».

Cette longue absence sur scène entre 1993 - date de sa dernière tournée - et aujourd'hui, a étrangement préservé, voire bonifié, la voix du poète anglo-montréalais.

Entouré de neuf musiciens y compris trois choristes angéliques, Cohen a décliné plus d'une vingtaine de ses classiques, de « Everybody knows » à « I'm your man » en passant par un « Hallelujah » un brin gospel chaudement salué par le public et l'incontournable « Suzanne ».

Il a interprété cette chanson seul, caressant les cordes de sa guitare comme s'il s'agissait des cheveux ondulés de sa première amante. Après deux heures trente, l'apôtre de l'amour s'est retiré de la scène pour mieux y revenir.

« On n'est pas pressé », a-t-il soufflé avant d'additionner neuf chansons dans un rappel aux allures de communion entre le public montréalais et l'enfant prodigue dont le concert marquait un retour attendu dans sa ville d'origine, la presse locale consacrant des dossiers fouillés à cet artiste qui a su cultiver la rareté.


Leonard Cohen, « Everybody Knows »

Cohen s'est retiré dans un monastère bouddhiste près de Los Angeles de 1993 à 1999. Et après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, il a cherché la tranquillité en Inde où il a passé un total de neuf mois.

« Parfois, je me demandais si je ne chanterais plus jamais sur scène. Ce n'était pas tragique, mais pendant que je faisais mon lit ou que je cuisinais - j'étais un cuisinier au monastère - je me disais: « C'est donc ça ma vie, je ne chanterai plus jamais en public, c'est fini », déclarait-il récemment au quotidien La Presse, dans une rare entretien.

Si les chansons de Leonard Cohen évoque toujours le spleen ou une certaine mélancolie, l'homme est apparu radieux sur scène, ironisant sur sa propre vie, son parcours, sa consommation d'antidépresseurs et sa lutte contre l'alcoolisme.

« J'ai lutté contre la bouteille, mais il fallait que je sois ivre pour le faire », a-t-il plaisanté, se confiant à son public comme s'il s'agissait d'amis de longue date retrouvés au terme d'un long voyage.


Leonard Cohen, en 1970, au fetsival de l'ïle de Wight

Le chanteur folk, qui a entamé au début du mois de juin à Toronto une tournée mondiale qui doit le conduire en France, en Belgique et en Suisse, avoue candidement avoir besoin de ces spectacles pour se refaire un coussin financier après avoir été ruiné par son ex-manageur, Kelley Lynch.

« J'espère que malgré les prix gonflés (des billets) vous ne serez pas déçus », blaguait-il en lever de rideau. « Mon amour, j'espère que tu as été satisfaite... Il y a longtemps que je t'aime, jamais je ne t'oublierai », a-t-il conclu.

A Central Park, Yael Naïm
séduit en hébreu, anglais et français

La chanteuse franco-israëlienne Yael Naïm, auteure du tube mondial « New Soul », qui s'est produite à New York pour la deuxième fois, a enthousiasmé un public parlant les mêmes langues que ses chansons: un peu d'hébreu, un peu d'anglais, un peu de français.

Accompagnée de son « partenaire musical » et percussionniste David Donatien, et de trois musiciens, elle était revenue à Manhattan, après un concert donné en mai à l'occasion du 60e anniversaire d'Israël.

Sur la scène du festival « Summerstage » à Central Park, la chanteuse s'est fait rappeler à l'ordre par les organisateurs: le concert avait dépassé l'heure limite de 22h00.


Yael Naim, « Toxic »

Mais le public en redemandait et parlait de Yael Naïm avec flamme.

« Désolée tout le monde, je crois qu'on s'amuse trop, et ici, la règle c'est la règle! » a-t-elle lancé, ironique dans sa légère robe jaune, aux 2.000 spectateurs qui réclamaient un bis. « Deux secondes...? Allez, OK, on a la permission! » annonce-t-elle enfin, victorieuse.

« J'étais tout près, elle est si belle! » s'exclame El-ad Sela, un Israëlo-Américain de 27 ans qui travaille à New York. « Sa musique est très profonde, vraiment pas commune, elle connecte plein de gens entre eux (...) Je l'adore! »

Depuis la sortie de son deuxième album, qui porte son nom, en octobre 2007 en France, Yael Naïm a connu un succès éclair aux Etats-Unis. Sa chanson « New Soul », choisie en janvier 2008 par Apple pour une campagne publicitaire, a été catapultée à la première place dans i-tunes avec près d'un million de ventes.

« C'est sûr que le fait que « New Soul » fasse partie de la publicité pour Macintosh nous a révélés aux Etats-Unis », explique Yael Naïm. D'ailleurs, « c'est normal que des gens l'attendent, c'est marrant », dit-elle à propos des fans qui, dès le début du concert, réclamaient cette chanson.

« Passer du salon de Yael à une échelle plus nationale, déjà c'était incroyable, mais le fait que ça nous ait ouvert des fenêtres dans tous ces pays c'est incroyable; là c'est New York, mais il y a 10 jours c'était Tokyo », confie David Donatien.

Après 15 ans passés à travailler séparément, sans succès comparable, Yael Naïm et David Donatien se sont rencontrés en 2004 et « il y a eu une fusion musicale, j'ai trouvé une complicité, une complémentarité », explique la chanteuse.

Le résultat, un album pop-folk composé et enregistré dans le deux-pièces parisien de la chanteuse, qui intègre les bruits du voisinage, du plancher qui craque et des oeufs dans la poêle. Trilingue, l'album s'est vendu à 500.000 exemplaires dans le monde, dont 250.000 en France, d'après le label indépendant Tôt ou Tard. Et a remporté une Victoire de la musique dans la catégorie « Musiques du monde » en mars.

A Central Park, les spectateurs dodelinent de la tête, yeux fermés, seuls ou enlacés. Et lorsque « Yael » transforme le public en gigantesque choeur, elle achève de convaincre Marie-Céline, Française en vacances, de ses talents de scène: « Elle met du rythme, change d'instruments, présente tous les musiciens, nous fait danser et chanter (...) Elle est super géniale! »

Yael Naïm et David Donatien continuent leur tournée nord-américaine avec quatre dates sur la côte ouest et au Canada.

En juillet et août, une vingtaine de concerts sont prévus en Europe, notamment au festival Solidays à Paris.

Entretiens de Valois :
rapport définitif le 15 décembre

Un rapport définitif sur les politiques publiques pour le spectacle sera remis le 15 décembre dans le cadre des Entretiens de Valois, a indiqué mardi la ministre de la Culture, Christine Albanel, au terme de la troisième assemblée plénière.

Avant la remise de ce rapport définitif, Mme Albanel réunira une nouvelle assemblée plénière des Entretiens de Valois le 9 septembre pour fixer « les modalités d'organisation du travail pendant le dernier trimestre 2008 », a-t-elle indiqué dans son discours de clôture.

Elle a prévu de recevoir en juillet les responsables des fédérations professionnelles d'employeurs et de salariés.

Un rapport d'étape a été présenté mardi lors de cette assemblée plénière.

Son contenu n'a pas été rendu public mais Mme Albanel a défini trois axes de réflexion: « la clarification des politiques publiques, et notamment nos systèmes de soutien aux structures et aux équipes artistiques, les méthodes pour une politique de l'emploi du spectacle vivant » ainsi que « l'inscription de ces politiques dans un cadre communautaire et international ».

Les Entretiens de Valois, cycle de discussions entre professionnels, élus territoriaux et représentants du ministère de la Culture, ont été lancés en février pour renouveler les politiques publiques dans le domaine du spectacle, alors que de nombreux professionnels et artistes craignent un désengagement de l'Etat. Ils devaient initialement s'achever fin juin.

Le 17 juin, le Syndicat national des arts vivants (Synavi), qui regroupe de nombreuses compagnies indépendantes, a annoncé son départ des Entretiens de Valois, estimant qu'il n'est « pas possible de dialoguer dans la confiance » avec l'Etat.

Le 8e Concours international de piano
« SAR la Princesse Lalla Meryem »,
du 1er au 8 juillet à Rabat

La huitième édition du Concours international de Piano « Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem » sera organisée, du 1er au 8 juillet prochain à Rabat, à l'initiative de l'association « les Amitiés Musicales ».

Un concert inaugural sera à cette occasion donné le 1er juillet par les pianistes français, Théodor Paraschivesco, et portugais, Adriano Jordao, qui présidera le jury.

Au total, ils seront 301candidats de 28 nationalités différentes dont de jeunes pianistes marocains à participer à cette manifestation.

Présidé par Adriano Jordao (Portugal), le jury sera composé de Béatrice Berthold (Allemagne), Khadija Doghmi (Maroc), Joanna Domanska (Pologne), Ghizlane Hamadi (Maroc), Nibal Sayed Mohamed Mounib (Egypte), Antonio Baciero (Espagne), Paolo Dirani (Italie), André Gorog (France), Jan Gottlieb Jiracek, (Autriche), Kostas Loukos (Grèce), Théodor Paraschivesco (France).

La cérémonie de clôture qui se tiendra, le 8 juillet au théâtre Mohammed V, comportera le concert des lauréats, la remise du Grand Prix de SAR la Princesse Lalla Meryem ainsi que la distribution de nombreux Prix, Prix spéciaux, Concerts et Bourses.

L'Association « les Amitiés Musicales » s'est investie, depuis 1994, à contribuer à la formation des jeunes dans le domaine pianistique. RABAT (MAP)


Actualités musicales du 26 juin 2008  

Musica 2008 : hommages
à Messiaen et Stockhausen,
dans le « désordre lyrique »

Le festival Musica 2008 rendra hommage, à l'automne prochain, à deux compositeurs emblématiques du 20e siècle, Olivier Messiaen et Karlheinz Stockhausen, illustrant avec Alain Bashung, notamment, les « désordres lyriques et les passions humaines ».

En 39 évènements, 56 compositeurs, 97 oeuvres et 28 créations et premières françaises, la 26e édition du festival, qui se tiendra du 20 septembre au 4 octobre, constitue l'un des rendez-vous majeurs de la création et de la diffusion musicales contemporaines en Europe.

Musica célèbre le centenaire de la naissance de Messiaen avec une dizaine de pièces dont l'imposante Transfiguration de notre Seigneur Jésus-Christ, « vaste oratorio pour plus de 200 exécutants dont le compositeur disait qu'elle était son oeuvre la plus réussie », a indiqué le directeur du festival, Jean-Dominique Marco, lors de la présentation publique à Strasbourg.

Deux chefs-d'oeuvres de Stockhausen, récemment disparu, rythmeront le festival: « Gruppen », une pièce écrite pour trois orchestres, et « Stimmung » qui anticipe dès 1968 la musique spectrale avec un remarquable dispositif vocal. Les jeunes compositeurs (16 ont moins de 35 ans) côtoieront des noms consacrés comme Georges Aperghis, Pierre Boulez, Peter Eötvös, Ivan Fedele ou György Ligeti.

L'orgue tient aussi une place remarquable cette année dans le festival, servi par des interprètes comme Caroline Schuster Fournier, Bernard Ficroulle, Benoît Mernier et Olivier Latry.

Musica, ce sont aussi des « Nuits », qui offrent des métissages avec d'autres musiques comme le jazz ou la musique électronique. On y entendra par exemple Alain Bashung, rocker français nourri de multiples expériences musicales et poétiques, en conclusion du festival.

La veille, le quartet « Jus de Bocse » de Médéric Collignon utilisera cornet de poche, voix et bugle pour faire entendre des improvisations de jazz, en se souvenant de Miles Davis, Louis Sclavis, Andy Emler ou Claude Barthélémy.

Musica associera aussi musique populaire et composition savante avec un concert de fados du répertoire d'Amalia Rodrigues.

Six spectacles musicaux, dont un pour enfants, seront en outre programmés, dont « Passion », de Pascal Dusapin, « I went to the house but did not enter », de Heiner Goebbels, « Massacre », de Wolfgang Mitterer et « Kafka-Fragmente », de Gyorgy Kurtag.

David Reinhardt ouvre jeudi
le festival Django Reinhardt
à Samois-sur-Seine

La 29è édition du festival Django Reinhardt s'ouvre jeudi, dans l'île du Berceau à Samois-sur-Seine, avec le guitariste David Reinhardt, petit-fils du célèbre manouche qui avait élu domicile dans cette commune de Seine-et-Marne à la fin de sa vie et s'y éteignit en 1953.

Né en 1968 à l'initiative d'une poignée d'amoureux du jazz manouche, le festival se résumait au début à une soirée entre amis musiciens. Il est devenu depuis 1980 un rendez-vous annuel et attire aujourd'hui un public nombreux (10.000 entrées en 2006, 12.000 en 2007 selon l'organisation), avec une bonne part de gens du voyage et d'Anglo-saxons.

Plusieurs guitaristes réputés, garants du swing manouche, qu'ils modernisent pour certains et ouvrent parfois à d'autres courants, vont se succéder jusqu'à dimanche sur la scène entourée de marronniers centenaires.

Biréli Lagrène, dont le style, brillant, fait la jonction entre le swing aérien de Django Reinhardt et le groove de George Benson, jouera jeudi soir. Christian Escoudé, guitariste complet à la croisée du swing et du bebop, se produira dimanche après-midi dans son « Trio Gitan ». Stochelo Rosenberg clôturera le festival.

Didier Lockwood, qui a rendu en cette année du centenaire de sa naissance plusieurs hommages à Stéphane Grappelli, administrera vendredi soir la preuve que le violon est, avec la guitare, l'autre instrument-roi du swing manouche.

Chaque jour en ouverture, un concert présentera la jeune génération.

Celui de dimanche, avec le groupe « Selmer 607 » -du nom de la marque de guitare qu'utilisait Django Reinhardt-, avec cinq guitaristes, ravira les amoureux de la « gratte ».

Le festival accueille d'autres styles de jazz.

Le Sacre du Tympan, le big band du bassiste Fred Pallem, qui pastiche des musiques de films signées François de Roubaix ou d'autres d'André Popp, est ainsi à l'affiche vendredi, le saxophoniste alto Stefano Di Battista, samedi, et le guitariste américain Pat Martino, héritier de Wes Montgomery, dimanche.


Actualités musicales du 27 juin 2008  

27 juin - 13 juillet 2008
Dans le Bourbonnais

25e Nuits de
Musiques vivantes

Festival itinérant de musique classique, cette 25ème édition des « Nuits de Musiques Vivantes »  attisera la curiosité des uns et assouvira l’envie des autres.

De la Musique Baroque à celle du XXIème siècle, une nouvelle génération d’artistes reconnus internationalement (David Greilsammer, Wilhem Latchoumia, David Grimal) vous fera découvrir et savourer de nouvelles émotions musicales. La passion de ces musiciens se transmettra à l’occasion de moments de convivialité et d’échange.

Alors laissez-vous tenter par ce parcours insolite !

Nous avons souhaité pour cette nouvelle édition, mettre à l’honneur le piano sous toutes ses formes : de John Cage, interprété par le plus enthousiaste et novateur musicien de sa génération : W. Latchoumia, à Mozart, que David Greilsammer, artiste audacieux, lauréat d’une Victoire de la Musique 2008 nous fera redécouvrir à sa manière.

2008 verra également le retour du lyrique, permettant ainsi d’ouvrir le festival à un plus large public : car la voix est certainement l’instrument le plus fédérateur. Et surtout quand il s’agit de celle de la soprano Liliana Faraon, remarquable par ses nombreuses interprétations dans les Opéras les plus célèbres, tels que la Flûte enchantée.

Par sa liberté d’interprétation et sa volonté de transmettre sa passion, cette nouvelle vague de musiciens que nous aurons le plaisir d’accueillir, apporte un grand vent de fraîcheur.

C’est pourquoi nous avons décidé cette année de donner carte blanche à David Grimal et à son Quatuor Orféo, pour les deux concerts de clôture du festival. Leur jeu plein de spontanéité et de virtuosité rend ces moments musicaux inoubliables.

Le partage, l’échange, telles sont les opportunités que veut donner l’association Musiques Vivantes à son public à travers « Les Nuits de Musiques Vivantes ».

La démocratisation de la musique Classique passe par les rencontres et la pratique, c’est pourquoi le jeudi 10 juillet 2008 de 14h00 à 16h00 dans la cour des Bénédictins à Saint Pourçain sur Sioule, se déroulera un atelier Piano et Toys Pianos dirigé par Wilhem Latchoumia .

Ouvert à tous les curieux !

A travers ce festival Musiques Vivantes s’attache également à mettre en lumière le patrimoine bâti, culturel et culinaire du territoire qui l’accueille, par des visites et repas avant ou après concert.

Tarif concert : de 10 à 18 €. Possibilité de repas et de visites de l’artisanat local avant ou après concert sous réservation. Association Musiques Vivantes, 56 avenue Victoria - 03 200 Vichy. 04 70 31 15 00

Programme complet et informations pratiques sur le site http://www.musiquesvivantes.com/

Pascal Dusapin,
une passion lyrique française

Jeune, Pascal Dusapin n'était pas un amateur d'art lyrique, mais il a fait du chemin depuis: le Festival d'Aix-en-Provence créera dimanche le sixième opéra en vingt ans de celui qui est devenu un des compositeurs français vivants les plus joués dans le monde.

« Passion », mis en scène par l'Italien Giuseppe Frigeni et dirigé dans la fosse du Théâtre du Jeu de Paume par Franck Ollu, affiche comme source d'inspiration la figure fondatrice du genre lyrique il y a quatre siècles.

« Monteverdi était l'idée-déclic. Mais ce n'est pas un opéra d'après Monteverdi, bien loin de là », explique à l'AFP Pascal Dusapin, 53 ans, qui a travaillé notamment sur les livrets des opéras du compositeur italien.

« La question centrale, chez Monteverdi, était l'expression des passions. Donc j'ai fait des espèces de séries d'affects, en excisant les phrases et les mots qui me paraissaient les plus forts », ajoute le compositeur-librettiste.

Comme toujours chez Pascal Dusapin, créateur d'avant-garde indépendant qui ne s'est pas laissé enfermer dans une chapelle, ce sixième opéra ne ressemblera pas au précédent.

Dans « Faustus » (2003-2004), son cinquième opus lyrique, Pascal Dusapin abordait le mythe de Faust « de façon très frontale, en le nommant ».

« Ici, j'ai préféré accroître la dimension métaphorique en la rendant la plus proche de la psyché humaine: au fond, tout cela est une histoire que nous connaissons bien, celle des rapports homme-femme », explique le compositeur.

Les rôles n'ont pas de noms et se limitent à Lui (le baryton autrichien Georg Nigl), Elle (la soprano canadienne Barbara Hannigan) et Les Autres (les chanteurs de l'ensemble Musicatreize).

Les instruments de l'Ensemble Modern de Francfort forment « une sorte d'excroissance de la voix », précise Pascal Dusapin. L'orchestration est enrichie par le recours à une électronique « très douce », le compositeur ayant fait fabriquer des capteurs « transformant la respiration » dans le cadre intimiste du Jeu de Paume.

« J'avais envie de ce petit théâtre car mes deux derniers opéras ( Perelà en 2001 puis Faustus ndr) étaient de très grosses machines. Pour une relation plus chambriste, c'était le lieu idéal », estime Pascal Dusapin.

« Passion », programmé à Aix jusqu'au 10 juillet, partira en tournée à Strasbourg, Rouen, Luxembourg, en Allemagne et en Autriche, signe de l'intérêt suscité par l'un des rares compositeurs contemporains dont les opéras font l'objet de reprises et de nouvelles productions.

« Chez moi, l'opéra est arrivé par le désir de théâtraliser la musique. Je n'étais pas du tout amateur quand j'étais jeune compositeur. Quand j'ai fait mon premier ouvrage lyrique,  »Roméo et Juliette«  (1985-1988), je me distinguais par des déclarations fracassantes sur l'opéra », dit-il.

« L'opéra est un art extrêmement passionnel et très impur, c'est ce qui en fait son principal intérêt et en même temps explique que la génération de mes pères s'en sont éloigné », souligne Pascal Dusapin, qui invoque les « compromis permanents » nés de la confrontation de « plusieurs auteurs » (compositeur, metteur en scène, décorateur...).

Aujourd'hui, « l'enjeu est différent. Chaque compositeur, malgré la difficulté de produire, répond de manière diversifiée à la question lyrique, qui est loin d'être morte », estime Pascal Dusapin.

Lui réfléchit déjà à son prochain projet lyrique: « Pour mon septième opéra, je dois partir ailleurs. J'ai beaucoup de propositions, mais il faut surprendre et se surprendre ».

Jazz à Vienne : festival de stars
avec Diana Krall et Sonny Rollins

La chanteuse Diana Krall, le saxophoniste Sonny Rollins, le pianiste Herbie Hancock, le groupe Return To Forever sont parmi les nombreuses têtes d'affiche du festival Jazz à Vienne, où les plus grands noms du jazz s'apprêtent à défiler au Théâtre antique.

« Nous avons la plus belle programmation de festival », résume Jean-Paul Boutellier, cofondateur de Jazz à Vienne, dont la 28e édition se déroulera à partir de vendredi et jusqu'au 11 juillet.

Des propos fondés au regard d'une affiche prestigieuse, sans égale cet été en France.

Le concert de Diana Krall, l'une des grandes chanteuses de jazz actuelles, doublée d'une excellente pianiste, complet depuis plusieurs semaines, s'annonce samedi comme le premier temps fort.

Diana Krall, qui a bâti son succès dans les années 90, possède aujourd'hui un répertoire assez large, allant de standards (Nat King Cole, Cole Porter) à d'autres reprises plus contemporaines (Tom Waits), en passant par des compositions personnelles peaufinées avec son mari Elvis Costello.

Autres chanteuses au programme: Roberta Flack, qui eut un immense succès dans les années 70 avec son mélange jazz-folk-soul-gospel, qui remplacera le 5 juillet Etta James récemment hospitalisée, et Stacey Kent, la plus française des anglo-saxonnes, programmée lors de la nuit de clôture.

La prestation de Sonny Rollins le 8 juillet sera un autre événement. Malgré le poids des ans, ce « géant » du saxophone continue à 77 ans d'interpréter un jazz festif, coloré et généreux, et de délivrer ses chorus sans fin.

Plusieurs anciens musiciens de Miles Davis, s'étant depuis émancipés du « maître » et imposés comme de grands leaders, feront halte à Vienne: Herbie Hancock, pour une relecture des compositions de Joni Mitchell, Wayne Shorter, John McLaughlin, Steve Grossman...

Jean-Luc Ponty, violoniste de jazz-fusion, rendra le 10 juillet hommage à Frank Zappa, avec lequel il a joué dans les années 70.

Ornette Coleman exposera le 3 juillet un jazz plus free.

Parmi les big band, celui de la compositrice new-yorkaise Maria Schneider, aux compositions et mariages de timbres surprenants et raffinés, semble le plus passionnant. Il jouera le 7 juillet.

Le festival, qui cherche à représenter tous les courants liés au jazz, s'ouvrira avec un hommage à James Brown lors d'une soirée intitulée « Still black, still proud », clin d'oeil à un des standards du roi du funk. Deux de ses anciens cuivres, Pee Wee Ellis et Fred Wesley, confronteront musique africaine et funk.

La soirée du 6 juillet sera blues avec les guitaristes Buddy Guy et Eric Bibb.

Des soirées thématiques autour de l'Afrique ou du Brésil rythmeront également la quinzaine, avec notamment la rencontre des frères Belmondo et de Milton Nascimento le 3 juillet, et une soirée mandingue la veille avec le joueur de kora Toumani Diabaté et le chanteur Salif Keita.

A noter également la venue le 9 juillet de « Return to forever », groupe mythique du jazz-rock reconstitué, avec Chick Corea, Stanley Clarke, Al Di Meola et Lenny White.

En préambule à ce feu d'artifice, le saxophoniste Manu Dibango donne vendredi une leçon de musique à 6.000 enfants de la région de Vienne dans le cadre d'un voyage aux origines du jazz.

Outre les dates au Théâtre antique, Jazz à Vienne, ce sont aussi les concerts en toute fin de soirée au Club de minuit et au Jazz Mix.

Les festivals de l'été

SUD-EST

Calvi on the Rocks, du 4 au 7 juillet - La ville corse accueille une belle affiche rock et électro, avec notamment Soulwax, 2 Many DJ's, James Murphy, Para One ou, dans un genre différent, les régionaux de l'étape, le groupe de polyphonies A Filetta.

Charlie Jazz Festival, du 4 au 6 juillet, à Vitrolles (Bouches-du-Rhône) - Trois temps forts avec le 4 juillet le quartet de la pianiste Carla Bley accompagné du trompettiste Paolo Fresu, le lendemain un trio de choc composé d'Aldo Romano, Louis Sclavis et Henri Texier. Enfin, la Marmite infernale, un big band suivi du Nelson Mandela Metropolitan Choir, un choeur mixte qui propose des chants traditionnels et des chants de liberté datant de l'époque de la lutte contre l'apartheid en Afrique du sud.

Jazz à Porquerolles (Var) du 5 au 11 juillet - Sur l'île de Porquerolles, le fort Sainte-Agathe accueille en ouverture les Argentins du Cuarteto Cedron, pour une leçon de tango argentin. A l'affiche encore le batteur Daniel Humair et un trio composé de la saxophoniste Géraldine Laurent, d'Henri Texier et d'Aldo Romano. Le saxophoniste américain Archie Shepp est attendu mercredi 9 tandis que résonneront jeudi 10 les sonorités afro-cubaines de l'Afreecanos Omar Quartet.

Les Nuits Guitares, du 3 au 5 juillet à Beaulieu-sur-Mer (Alpes-Maritimes) - Trois soirées autour de la guitare dans les jardins de l'Olivaie : en ouverture, le blues énergique de Lucky Peterson. Soirée féminine le 4 avec le folk rock de l'Américaine Ilene Barnes. La jeune Rose clôturera cette 9e édition. (04 93 01 02 21)

Mandopolis, du 4 au 6 juillet à Puget-Theniers (Alpes-Maritimes) - Ce festival propose concerts, ateliers et rencontres autour de la mandoline et des musiques du monde. Invité d'honneur de l'édition 2008, Marco Cesar se produira avec le Melonious Quartet. Seront également présents le duo franco-brésilien Claire Luzi et Cristiano Nascimento, les Espagnols du Trio Assi et le Valeri Dimchev Trio de Bulgarie. (04 93 05 05 05)

EST

Eurockéennes de Belfort, du 4 au 6 juillet - Pour leur 20e édition, les Eurockéennes proposent, comme à leur habitude, une programmation pointue, alléchante et extrêmement fournie. Quelque 70 concerts sont au programme sur les cinq scènes du festival. Parmi les artistes attendus, Ben Harper, Calvin Harris, Cat Power, dEUS, Massive Attack, Soko, Camille, CSS, Daniel Darc, NERD, The Do, Tunng, Sébastien Tellier, BabyShambles, Gnarls Barkley, Moby ou la sensation du moment, MGMT.

Festival transfrontalier « Stimmen » 2008, du 2 au 27 juillet (Allemagne, France et Suisse) - Leonard Cohen et Paul Simon seront les grandes vedettes du festival de Lörrach (Allemagne) qui se consacre depuis 15 ans à toutes les expressions musicales de la voix. L'édition 2008 est transalpine avec notamment le chant et la danse du Mezzogiorno, dans « Viva Italia - Taranta Festa ». La « Nuit hypnotique » réunira le 5 juillet dans le couvent des Dominicains de Guebwiller (Haut-Rhin) les stars de la scène électronique internationale sur fond de spectaculaires installations lumineuses. « La Flûte enchantée » de Mozart, dans une production de l'Opernstudio de Fribourg, est programmée le 9 juillet à Lörrach. (00.49.7621.94089.11 ou 12)

Festival international de Colmar, du 2 au 14 juillet - Un hommage sera rendu au violoncelliste Mstislav Rostropovitch lors de ce festival qui fête sa 20e année sous la direction du violoniste et chef russe Vladimir Spivakov, successeur en 1989 de Karl Munchinger. Les 25 concerts au programme sont dominés par les cordes, avec notamment au violoncelle Alexandre Buzlov, Gautier Capuçon et Ophélie Gaillard. (03 89 20 68 97)

Festival international de musique de Sarrebourg (Moselle), du 5 au 13 juillet. Pour sa 21e édition, le festival offre plus de 40 concerts et rencontres musicales autour des « musiques funèbres et des passions ». La nouvelle version de la « Passion selon saint Jean », de Bach, proposée par La Chapelle Rhénane sera un moment particulièrement attendu. La Grande Écurie et la Chambre du Roy, les Jeunes Musiciens Baroques du Paraguay, le tout jeune ensemble des Traversées baroques ou la Colombina sont également au programme. Le 13 juillet, la fastueuse Royale Compañia de Opera de Camara proposera la restitution de l'opéra « Artaxerxès » dans les ruines de la villa gallo-romaine de Saint-Ulrich. (03.87.03.19.33)

PARIS / ÎLE-DE-FRANCE

Solidays, du 4 au 6 juillet à l'hippodrome de Longchamp - Belle affiche pour la dixième édition du festival militant contre le sida, avec le duo NTM, qui s'est reformé, Abd Al Malik, Renan Luce, Raphaël, Yael Naim, Cali, Micky Green, Gossip, Richie Havens, IAM, Laurent Garnier, Midnight Juggernauts, Vitalic, Cocoon ou Vampire Weekend.

Enghien Jazz Festival, du 2 au 6 juillet - Le bluesman Buddy Guy, Terez Montcalm, John McLaughlin, Al Jarreau et Madeleine Peyroux sont au programme de cette édition 2008.

OUEST

Festival des Terre-Neuvas de Bobital, du 4 au 6 juillet - Le festival affiche pour sa 11e édition une légende du punk avec les Sex Pistols, mais aussi The Pogues, The Verves, Boy George, Scorpions, Deportivo, Cali, Massilia Sound System ou encore Alain Bashung, qui mettront le feu au petit village breton.

Festival de Poupet à Saint-Malo-du-Bois, du 4 juillet au 1er août - Cette 22e édition attend plus de 40.000 spectateurs avec 35 concerts en 15 dates, de Yael Naim à James Blunt en passant par Bernard Lavilliers, Pink Martini, Matmatah ou encore Vanessa Paradis et, en clôture, la RFM Party 80, avec Dominique Dupuis et Loreena McKennitt. (Pass de 80 à 130 euros. Renseignements au 02.51.65.11.32 )

Les Tombées de la nuit à Rennes du 1er au 6 juillet - Au programme, une trentaine de spectacles décalés ou insolites, dont dix créations, dans plusieurs lieux publics de Rennes. « Tabù », spectacle de « cirque aérien spectaculaire et excentrique à 360 degrés », sera notamment offert pour la première fois en France par les Gallois de Nofit State Circus.

Festival Rayons frais à Tours, du 4 au 6 juillet - Le festival convie les Tourangeaux à partager gratuitement un souffle artistique, urbain, contemporain et pluridisciplinaire avec des spectacles de théâtre, de danse, de musique ainsi que des expositions.

Avoine Zone Blues, du 3 au 6 juillet - Pour sa 9e édition, le festival accueille l'Anglais John Mayall, les Blues Brothers, qui se produiront juste avant leur passage à L'Olympia à Paris, et Bernard Lavilliers. Le Jamaïcain Jimmy Cliff clôture le festival. (02.47.98.11.15)

Tous sur le Pont à Blois, du 4 au 13 juillet - La sixième édition invite Etienne Daho, en ouverture dans la cour pavée du château. Jordi Savall se produira dans la cathédrale Saint-Louis, Salvatore Adamo et Aaron à la Halle aux grains tandis qu'Alpha Blondy clôturera le festival par un spectacle gratuit sur le pont Jacques Gabriel. (02.54.58.84.56.)

CENTRE-EST

Festival de Beaune (Côte-d'Or), du 4 au 27 juillet - L'un des grands rendez-vous de la musique baroque en Europe aborde son deuxième quart de siècle d'existence en réaffirmant son goût pour la recréation d'ouvrages oubliés des XVIIe et XVIIIe siècles. Parmi les quatre opéras en concert au programme, deux, napolitains, seront l'objet d'une recréation française, « Ottavia, restituita al trono » de Domenico Scarlatti et « Adriano in Siria » de Pergolèse. Le Britannique Paul McCreesh dirigera « Didon et Enée » de Purcell. La directrice artistique du festival, Anne Blanchard, réaffirme en outre sa confiance au jeune Jérémie Rhorer, de retour pour « Orphée et Eurydice » de Gluck.

Festival Les Arts Jaillissants à Montsapey, du 5 au 19 juillet - Au coeur de la Maurienne, dans l'un des plus petits villages savoyards, le festival rend hommage à l'Europe de Marguerite d'Autriche, Duchesse de Savoie, au moment où la France préside l'Union européenne. Parmi les invités figurent Emmanuel Le Roy Ladurie, l'Ensemble Doulce Mémoire, la Maîtrise des Pays de Loire, les Jardins de Courtoisie, la violoncelliste Emmanuelle Bertrand, le Quatuor Elysée et la pianiste Anne Queffélec.

SUD

Festival de la Cité à Carcassonne, du 5 au 30 juillet - Au programme, opéra, musique classique, danse, théâtre, variétés nationales et internationales. ZZ Top ou Deep Purple représenteront le rock anglo-saxon tandis que Bernard Lavilliers, Alain Bashung, Christophe Maé, Yael Naim, Camille et Vanessa Paradis seront là côté français. Les spectateurs pourront également entendre l'opéra « Les contes d'Hoffmann » dans une mise en scène de Julie Depardieu ou voir la pièce « Antichambre » avec Danièle Lebrun, Roger Dumas et Sarah Biasini.

NORD

Festival Clef de Soleil, à Lille, jusqu'au 28 août - Ce festival de musique classique propose un concert chaque jeudi consacré cette année à l'univers de Franz Liszt, avec notamment les pianistes chinois Siheng Song et russe Vladimir Sverdlov, ou encore la violoncelliste Suzanne Ramon. (08 91 56 2004,

Festival Juventus, à Cambrai du 3 au 14 juillet - Des jeunes solistes européens, anciens lauréats du festival et les six lauréats de l'année, mettent à l'honneur la musique de chambre. Les 6 lauréats de cette 18e édition sont le violoncelliste allemand Valentin Radutiu, le clarinettiste français Johnny Teyssier, la violoniste (baroque) française Marie Rouquié, le pianiste belge Julien Libeer, la violoniste russe Liana Gourdjia et l'altiste belge Nathan Braude. (03 27 74 55 20, )

Main Square Festival, à Arras, du 4 au 6 juillet - Nouvelles ambitions pour ce festival, associé désormais au festival rock de Werchter (Belgique) : il propose cette année, sur la grand'place d'Arras, une affiche cinq étoiles avec The Chemical Brothers, Justice, Mika, Sigur Ros, Radiohead ou Vampire Week-End.

L'Espagne honorée
au 4e Festival international
de viole de gambe d'Asfeld

L'Espagne sera à l'honneur du Festival international de viole de gambe, organisé ce week-end dans l'église Saint-Didier du village d'Asfeld (Ardennes), un édifice baroque de la fin du XVIIe siècle dont le plan audacieux reprend la forme d'une viole.

L'hommage à la musique ancienne espagnole commencera dès samedi soir avec un concert du Catalan Jordi Savall, gambiste et chef de choeur, qui a contribué à la renommée de la viole de gambe en composant en 1991 la bande originale du film « Tous les matins du monde » du réalisateur Alain Corneau.

Dans l'église édifiée vers 1680 par l'architecte et moine dominicain François Romain, et dont les murs ne suivent aucune ligne droite, Jordi Savall voyagera de l'Espagne à l'Italie des XVIe et XVIIe siècles en interprétant des pièces de Diégo Ortiz, José Marin et Tarquinio Merula.

Il sera accompagné de son épouse, la soprano Monserrat Figueras, et du guitariste baroque norvégien Rolf Lislevand.

Dimanche, le violiste italien Paolo Pandolfo se livrera au jeu de l'improvisation sur les partitions des compositeurs espagnols Diego Ortiz et Bartolomé Selma y Salaverde, sous les coupoles de l'imposante église entièrement construite en briques.

Outres les concerts spontanés organisés pendants deux jours sous le péristyle de l'édifice, un grand ensemble, réunissant quelque 250 musiciens amateurs, interprètera le recueil « Musique à la Cour d'Espagne » sous la baguette du musicien français Jean-Louis Charbonnier.

En marge des concerts du festival organisé tous les deux ans, un salon de lutherie ancienne et de l'édition musicale se tiendra pendant le week-end.

Camille, The Do, Gossip, Foals
et des découvertes à Evreux

Camille, The Do, Gossip ou Foals font partie de la quarantaine d'artistes à l'affiche du festival Le Rock dans tous ses états, qui fête sa 25e édition vendredi et samedi à Evreux avec une programmation éclectique et aventureuse.

« On essaie de présenter ce qui a fait l'actualité musicale de l'année, trouver des niches qui ne sont pas grand public mais ont un intérêt artistique et donner envie aux gens de fréquenter les salles de concert dans l'année à venir avec des découvertes », explique le directeur artistique Patrice Budzinski.

Camille, The Do, les Américains de Gossip et leur exubérante chanteuse Beth Ditto, le couple malien Amadou et Mariam ou les Australiens de John Butler Trio seront les têtes d'affiche du festival.

Egalement au programme, les Anglais de Foals, les Canadiens de Patrick Watson, les DJ français Birdy Nam Nam, les folkeux de Moriarty ou les Mexicains Rodrigo y Gabriela, virtuoses de la guitare acoustique qui n'hésitent pas à revisiter du heavy metal façon flamenco.

Au rayon découvertes, Le Rock dans tous ses états a misé sur Caravan Palace, qui combine électro et jazz manouche, Curry & Coco (récent gagnant du concours CQFD des Inrockuptibles) ou les Anglais de Chrome Hoof, « la rencontre improbable de Sun Ra et de Boney M » selon Patrice Budzinski.

« Il faut combiner l'identité du festival, qui dispose d'une vraie assise publique, avec la sacro-sainte réalité économique, dans un secteur très concurrentiel », indique-t-il.

« Certains artistes ne sont plus accessibles financièrement. Il y a de moins en moins de groupes anglais ou américains à moins de 10.000 euros et c'est difficile de lutter contre de gros festivals comme Glastonbury » (en Angleterre), souligne le programmateur, en estimant qu'un festival comme le sien doit « continuer à être sincère et se concentrer sur son parti-pris artistique » pour tirer son épingle du jeu.

Les organisateurs espèrent attirer 15 à 20.000 spectateurs.

Le Rock dans tous ses états s'est associé au Fonds mondial pour la nature (WWF-France) « dans une démarche de progrès environnemental » selon ce dernier (gobelets consignés, tri sélectif...). Le WWF sera également présent au Furia Sound Festival, samedi et dimanche à Cergy-Pontoise.

Les Tombées de la nuit
réinvestissent le coeur de Rennes

Le festival des Tombées de la nuit, qui propose spectacles décalés et rendez-vous insolites jouant sur les échanges avec le public, réinvestit le centre de Rennes du 1er au 6 juillet avec une trentaine de spectacles à l'affiche, dont dix créations.

« Nous ne voulons pas être classés comme un festival des arts de la rue », affirme Claude Guinard, le directeur artistique des Tombées. « Nous sommes sur de nouveaux espaces de représentation, de nouveaux territoires. Le but est de faire découvrir de nouveaux quartiers en se reposant sur les habitants, les associations, les écoles ».

Il prend pour exemple la « kermesse un peu décalée » de la compagnie belge Victor B qui aura lieu pour la première fois dans la cité scolaire Emile Zola, ou encore la création « Printemps », « environnement chorégraphique contemporain » imaginé par Julie Desprairies. Cette plasticienne-chorégraphe veut « s'emparer des volumes » de l'espace culturel des Champs Libres au travers d'un travail bâti en amont avec 150 personnes - professionnels et amateurs - de l'agglomération rennaise.

De même, la place centrale de l'Hôtel de ville et les bâtiments qui l'ensèrent vont devenir le théâtre d'un « opéra urbain et méditerranéen » sur le thème de l'Odyssée d'Homère, mis en scène par Pierre Sauvageot. « 60 habitants postés aux fenêtres donneront la réplique à des chanteurs professionnels postés au milieu du public », selon Claude Guinard.

« Tabù », spectacle de « cirque aérien spectaculaire et excentrique à 360 degrés » proposé pour la première fois en France par les Gallois de Nofit State Circus, envahit l'esplanade Charles-de-Gaulle, un vaste espace du centre-ville en plein réaménagement urbain.

Côté danse, le festival propose de découvrir sur la dalle du centre commercial Colombier « Meio-fio » (« bord du trottoir », en portugais), performance hip-hop « contre un mur politique chorégraphié » montrant toute la violence des inégalités sociales au Brésil.

La musique n'est pas en reste avec, entre autres, le folk épuré et universel en langue imaginaire de Julien Jacob, la pop intimiste de l'Américain Chris Garneau, le music-hall psychotique du Catalan Pascal Comelade ou encore le jazz électro oriental du Franco-Libanais Ibrahim Maalouf.

Les Tombées de la nuit, créées en 1980, ont réuni en 2007 quelque 11.000 spectateurs payants, la moitié des spectacles étant gratuits. Les organisateurs, qui disposent cette année d'un budget de 1,2 million d'euros, dont 84% de subventions, comptent sur la vente de plus de 12.800 entrées.

Mi-Woodstock mi-parc d'attractions,
Rock in Rio à Madrid en attendant Pékin

Avec Bob Dylan, The Police ou Amy Winehouse en tête d'affiche, la grosse machine du festival Rock in Rio débarque à Madrid à partir de vendredi, avec l'ambition de devenir une « marque internationale » s'exportant jusqu'en Chine.

Plus de 60 concerts sont au programme de la première édition espagnole de ce festival à mi-chemin entre Woodstock et parc d'attraction familial, lancé en 1985 sur une plage de la mythique baie de Rio de Janeiro par un des gourous brésiliens de la communication, Roberto Medina.

Divisé en trois scènes, « Monde » (têtes d'affiche), « Hot Stage » (groupes moins connus), et « électronique », Rock en Rio, parrainé par deux grands groupes espagnols cotés en bourse, a installé sa caravane sur 20 hectares à Arganda Del Rey, à une vingtaine de kilomètres de Madrid.

Les 27-28 juin et du 4 au 6 juillet, il espère faire vibrer 100.000 fans par jour aux décibels des guitares seventies de Lenny Kravitz, de la samba-pop de Carlinhos Brown ou des platines du roi français de l'électro David Guetta.

Rock in Rio poursuit ainsi en Espagne, pays bouillonnant de festivals, son appétit d'expansion. Organisé trois fois à Rio (1985, 1991 et 2001), il a été accueilli en 2004 et 2006 à Lisbonne, où s'est jouée au printemps la première mi-temps de l'édition 2008.

Son fondateur voit loin. « Je vais à Pékin fin septembre pour discuter la possibilité » d'organiser Rock in Rio en Chine, a confié Roberto Madina à l'AFP.

Pour le moment, « l'objectif est de l'étendre à un pays d'Europe chaque année impaire. Beaucoup de personnes venues de nombreux pays d'Asie et d'Europe qui veulent l'accueillir vont venir en parler » ici, assure-t-il.

En attendant, en 2010 et 2012, Rock in Rio devrait encore avoir lieu à Lisbonne et Madrid.

Ses organisateurs ne le considèrent pas comme un simple festival. Ils souhaitent en faire un événement familial.

Le festival couvre ainsi plusieurs générations. Outre Dylan ou The Police, il affiche notamment Neil Young, Franz Ferdinand, Alanis Morissette, Jack Johnson, Jamiroquai, Shakira, Tokio Hotel, Suzanne Vega et de nombreux espagnols, dont Alejandro Sanz, plusieurs fois primé aux Grammy Awards.

Des attractions pour tous âges sont prévues: piste de neige artificielle pour snowboards, skate-park, grande roue, podium de défilés de mode, boutiques, bars et restaurants... et même une garderie.

Plus de 600 agents assureront la sécurité de l'enceinte, où l'eau d'une fontaine cybernétique « dancera » au rythme de la musique, tandis que des danseurs évolueront sur des plateformes futuristes surplombant les spectateurs de la scène électro.

Seul alcool servi: de la bière. Tous les visiteurs, VIP compris, seront fouillés à l'entrée de la « Cité du Rock », desservie gratuitement jusqu'à l'aube par 350 bus.

« C'est une expérience différente, unique au monde. Normalement, on organise juste un spectacle, là parents et enfants peuvent venir ensemble passer toute une journée », explique Roberto Medina.

Le prix d'entrée, entre 49 et 69 euros par jour et personne, a toutefois de quoi rebuter de nombreuses familles.

L'organisation communique beaucoup sur l'aspect « social » et l'engagement « écologique » pour le développement durable du festival, qui va planter 25.000 arbres à Arganda del Rey. Sans trop s'étendre sur la facture environnementale de la « Cité du Rock », qui a coûté 24 millions d'euros, et de sa piste en neige artificielle entretenue sous la canicule madrilène.

« Plus que juste de la musique », Rock in Rio « est un endroit pour être heureux et passer du temps », vante sa vice-présidente, Roberta Medina, sûre que son label « made in Brasil » lui confère « une qualité toute particulière: parce que nous sommes optimistes, chaleureux et sociables ».

Opéra : signature d'un partenariat
Education-festival d'Aix-en-Provence

Le festival d'art lyrique d'Aix-en-Provence et le ministère de l'Education nationale devraient signer vendredi une convention triennale visant à mettre en oeuvre « des projets artistiques en direction des élèves, mêlant sensibilisation, création et formation ».

Selon des communiqués du ministère et du festival, la convention doit être signée à Aix-en-Provence le jour de l'ouverture du festival, par Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale et Bruno Roger, président du conseil d'administration du festival.

« Il s'agit d'amener le plus de jeunes possible à l'opéra » a indiqué le festival.

Des ateliers de créations (confection de décors, costumes, maquillage, lumière) et une sensibilisation à certains livrets d'opéras sont déjà conduits par le festival en milieu scolaire.

Deux projets seront présentés ce week-end en marge du festival : l'un autour de l'opéra de Wagner, Siegfried, mené en collaboration avec le Philharmonique de Berlin. L'autre, baptisé « choeur de 600 enfants », mettant en scène des élèves de 9 à 15 ans venus d'Aix et de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, qui se produira juste avant l'ouverture officielle du festival.

Le ministère a précisé qu'il avait déjà signé des conventions du même type avec les festivals d'Avignon (théâtre), Cannes et Sarlat (Cinéma) et le festival photo d'Arles.

Teknival en Pays de la Loire :
la préfecture demande des engagements

Le collectif organisateur ces dernières années des teknivals bretons de