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Musicologie.org 2008
56 rue de la Fédération
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Actualité musicale

1er juillet - 10 juillet 2008

 


Actualités musicales du 1er juillet 2008  

Festival d'Aix :
Peter Sellars remonte Zaïde,
opéra inachevé de Mozart

Peter Sellars Pour ses débuts au festival d'art lyrique d'Aix-en-Provence, le metteur en scène américain Peter Sellars remonte « Zaïde », un opéra de Mozart inachevé dont il a actualisé et politisé le propos.

Son spectacle n'a pas reçu ce week-end un accueil critique unanimement enthousiaste, la transposition effectuée par Sellars ayant dérouté nombre de spectateurs.

Peter Sellars a fait de Zaïde une esclave moderne dans un atelier clandestin, en ne conservant quasiment que les airs originaux et en ajoutant des musiques issues d'une autre rareté mozartienne, « Thamos, roi d'Egypte ».

Un crime de lèse-Mozart ? « Je respecte Mozart, je libère ses musiques », rectifie dans un entretien à l'AFP ce petit homme affable et excentrique.

« Premier acte de libération: enlever le texte encombrant et faire une suite d'épisodes musicaux qui montre l'imagination symphonique incroyable du jeune Mozart », ajoute-t-il.

« Mozart était franc-maçon, il s'inscrivait dans le mouvement pour les droits de l'homme. Monter ses oeuvres sans leur dimension politique serait tricher », estime Peter Sellars.

C'est l'écrivain nigérian Ben Okri qui lui a fait découvrir Zaïde. « Je n'en avais jamais entendu parler. J'ai découvert une oeuvre extraordinaire: souvent, les oeuvres prophétiques, qui pèsent sur l'histoire, sont les oeuvres inachevées », affirme Peter Sellars.

Bien décidé à ce que les théâtres d'opéra ne soient plus des « lieux d'exclusivité », Peter Sellars a même fait appel, pour cette production créée en 2006, à des sans-abris à Vienne puis à des sans-papiers à New York.

A Aix, face à un public plutôt chic, ce sont des jeunes issus de l'immigration et d'un quartier sensible qui jouent les acteurs. Et chantent un « choeur des esclaves » arabisé, accompagné à l'oud, avant d'entonner la version originale, n'en déplaise aux gardiens du temple mozartien.

Peter Sellars à l'opéra :
la transposition contre la trahison

Promenant un regard constamment moderne sur l'opéra, le metteur en scène américain Peter Sellars laisse rarement le public indifférent, notamment en abordant Mozart, dont il actualise et politise volontiers le propos au motif de ne pas « tricher ».

Pour ses débuts au Festival d'Aix-en-Provence, cet homme de 50 ans remonte jusqu'au 18 juillet « Zaïde », opéra mozartien inachevé.

Le moins que l'on puisse dire est que son spectacle, ce week-end, n'a pas reçu un accueil critique unanimement enthousiaste. Peter Sellars a fait de Zaïde une esclave moderne dans un atelier clandestin, en ne conservant quasiment que les airs et en ajoutant des musiques issues d'une autre rareté mozartienne, « Thamos, roi d'Egypte ».

Un crime de lèse-Mozart ? « Je respecte Mozart, je libère ses musiques », rectifie dans un entretien à l'AFP ce petit homme affable, aux cheveux dressés en palmier et aux habits excentriques, qu'on pourrait croire sorti d'un film de science-fiction.

« Premier acte de libération: enlever le texte encombrant et faire une suite d'épisodes musicaux qui montre l'imagination symphonique incroyable du jeune Mozart », ajoute-t-il.

« Mozart était franc-maçon, il s'inscrivait dans le mouvement pour les droits de l'homme. Monter ses oeuvres sans leur dimension politique serait tricher », estime Peter Sellars.

Lui-même parle essentiellement à ses contemporains avec des productions d'oeuvres modernes (« Le Grand Macabre » de Ligeti, « Saint François d'Assise » de Messiaen) ou des créations contemporaines (John Adams, Kaija Saariaho, Osvaldo Golijov, Tan Dun).

Quand il s'agit d'aborder une oeuvre du passé, Peter Sellars met en oeuvre des « stratégies », comme il dit. Au tournant des années 1980 et 1990, il s'impose ainsi au monde lyrique, dans l'art contesté de la transposition, avec un « Jules César » de Haendel façon Nixon en Egypte.

Et surtout grâce à une trilogie Mozart-Da Ponte téléportée dans l'Amérique d'aujourd'hui: « Cosi fan tutte » se déroule dans un coffee shop de Cape Cod, « Les Noces de Figaro » dans une tour de Manhattan et « Don Giovanni » dans le Harlem latino.

En 2006, pour le 250e anniversaire de la naissance de Mozart, Peter Sellars programme à Vienne un festival insolite, le New Crowned Hope, et demande à des créateurs du monde entier de faire écho aux dernières oeuvres du compositeur.

Pour lui, c'est évident: « La Clémence de Titus », c'est aujourd'hui celle de Nelson Mandela face à ses anciens ennemis. Le « Requiem » ? Une cérémonie pour les victimes de génocides.

A Londres, il rencontre l'écrivain nigérian Ben Okri, qui l'entreprend sur « Zaïde ». « Je n'en avais jamais entendu parler. J'ai découvert une oeuvre extraordinaire: souvent les oeuvres prophétiques, qui pèsent sur l'histoire, sont les oeuvres inachevées », affirme Peter Sellars.

Une nouvelle fois, l'actualisation lui a paru logique ici, puisqu'« il y a plus d'esclaves aujourd'hui qu'à l'époque de Mozart ».

Bien décidé à ce que les théâtres d'opéra ne soient plus des « lieux d'exclusivité », Peter Sellars a même fait appel, pour cette production créée en 2006, à des SDF à Vienne puis à des sans-papiers à New York.

A Aix, face au public plutôt chic de l'Archevêché, ce sont des jeunes issus de l'immigration et d'un quartier sensible qui jouent les acteurs. Et chantent un « choeur des esclaves » arabisé, accompagné à l'oud, avant d'entonner la version originale. N'en déplaise aux gardiens du temple mozartien. (Benoît FAUCHET, AFP)

La « Passion » selon Pascal Dusapin,
meilleur compositeur que librettiste

Le Festival d'Aix-en-Provence a créé dimanche le sixième opéra de Pascal Dusapin, « Passion », sorte de catalogue d'affects en écho à Monteverdi qui n'est pas sans beautés musicales mais souffre de la faiblesse du livret du compositeur.

Après « Faustus », son précédent ouvrage lyrique, présenté en 2006 au Staatsoper de Berlin, Pascal Dusapin, qui est à 53 ans l'un des compositeurs français vivants les plus joués, aborde un autre mythe, celui d'Orphée et Eurydice, sur un mode plus chambriste.

Le cadre intime du Théâtre du Jeu de Paume est idéal pour accueillir cette création mondiale jusqu'au 10 juillet, avant une tournée à partir de la rentrée notamment à Strasbourg (festival Musica), Rouen, Luxembourg et Brême (Allemagne).

Le titre de l'opéra est au singulier mais c'est le pluriel qui s'impose tant Dusapin varie les angles d'approche pour rendre compte des multiples passions de l'âme (la peur, la joie, la colère, le désir...) à l'oeuvre dans les opéras de Monteverdi.

L'auditeur pourra trouver l'utilisation du clavecin — en référence à l'esthétique baroque de Monteverdi — un peu facile et inaboutie, et le recours à l'oud arabisant décoratif. Mais on ne peut nier le raffinement et la limpidité d'une écriture qui ne craint pas la sensualité sinon la séduction, et fait de l'orchestre une sorte de prolongement du chant.

La voix est particulièrement soignée, jusque dans les procédés d'imitation entre solistes et choeur, ainsi que dans l'écho donné au souffle des chanteurs, équipés de capteurs au niveau de la gorge pour transformer en sons leur respiration.

Le livret, écrit en italien par Pascal Dusapin en collaboration avec la linguiste Rita de Letteriis, est plus problématique. Les échanges prennent une forme fragmentaire et bien pauvre (« Je dois partir », « Ne me retiens pas... », etc.) pour dire l'impossibilité de l'union et de la communication entre ces deux personnages-archétypes, « Elle » et « Lui », « Les Autres » formant le choeur.

La mise en scène de l'Italien Giuseppe Frigeni est au diapason, pratiquant l'ellipse abstraite, symbolique, géométrique voire ésotérique entre des murs végétaux blancs: un coquillage gît, une branche d'arbre pend, une rivière coule mais des « passions » promises, il n'est visuellement guère question.

Tout cela fait au moins de belles images, légèrement inspirées — en moins figé cependant — de l'esthétique froidement plastique de Bob Wilson, dont Frigeni fut l'assistant.

Heureusement, les deux chanteurs solistes apportent engagement et intensité à l'ouvrage. La soprano canadienne Barbara Hannigan, interprète de prédilection des « Correspondances » de Dutilleux, tutoie par sa blondeur gracieuse et son timbre rayonnant ce soleil si présent dans le concept visuel de Frigeni.

Le baryton autrichien Georg Nigl a la belle humeur mélancolique du chanteur de lied et une voix extensible jusqu'au falsetto le plus subtil.

Enfin, dix-sept instrumentistes de l'Ensemble Modern de Francfort, dont une bonne moitié de vents fruités, et six chanteurs clairs et précis de l'ensemble marseillais Musicatreize sont de la partie, réglée en fosse par le chef français qui monte dans sa spécialité contemporaine: Franck Ollu.

Décès de Jacques Roussel

Le chef d'orchestre Jacques Roussel, fondateur de l'ensemble Antiqua Musica de Paris, est décédé dimanche à l'âge de 96 ans à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), a-t-on appris auprès de sa famille.

Né le 12 novembre 1911 à Paris, Jacques Roussel avait été formé aux conservatoires de musique d'Innsbruck et de Paris. Il avait créé en 1961, puis dirigé, l'ensemble Antiqua Musica, pour diffuser les répertoires musicaux des XVIIè et XVIIIè siècles.

Animateur musical, délégué du ministère des Affaires culturelles pour l'Ile-de-France, de 1966 à 1974, Jacques Roussel avait également créé en 1968 le festival Les belles heures musicales du Mont-Saint-Michel. Il a effectué de nombreuses tournées en France et à l'étranger au cours de sa longue carrière.

Jazz à la Villette :
Une 13e édition sous le signe des croisements

Le festival Jazz à La Villette va multiplier, pour sa 13e édition (2-14 septembre dans des salles du Parc de La Villette et du nord-est parisien), les rencontres entre jazz et électro, jazz et danse, jazz et théâtre, et faire des incursions dans le domaine du rock futuriste et du post-funk.

Danse et jazz seront réunis à plusieurs reprises, avec « A Love Supreme », un spectacle de la chorégraphe flamande Anna Teresa de Keersmaeker, ou « Les Signes extérieurs », une création de Mathilde Monnier sur une musique du clarinettiste Louis Sclavis.

Deux expérimentateurs, le danseur Boris Chamartz et le cornettiste Médéric Collignon, confronteront leurs univers. Joseph Nadj, danseur et chorégraphe franco-serbe d'origine hongroise, présentera « Paysage après l'orage », avec le saxophoniste free hongrois Akosh S.

La création que donneront Pierre Henry, pape de la musique électro-acoustique, aux machines, et le trompettiste Erik Truffaz constituera le point d'orgue des rencontres entre jazz et électro.

Aux machines également, le compositeur Matthew Herbert parsèmera le jazz plutôt classique de son big band de sonorités électroniques.

Subsistent dans la programmation des concerts au sens classique du terme, avec plusieurs têtes d'affiche: le pianiste Lalo Schifrin, les saxophonistes Charles Lloyd et Joshua Redman...

Plusieurs concerts de funk, de rock ou de pop futuristes seront proposés, dont ceux du guitariste Vernon Reid baptisé « Free Form Funky Freqs », de Zone Libre avec Serge Teyssot-Gay (ex Noir Désir) ou de Bumcello.

Le pianiste suédois Esbjörn Svensson, mort récemment dans un accident de plongée, devait jouer le 6. Les organisateurs ont décidé de ne pas le remplacer.

« La vie en rose » avec Woody Allen
au Festival de Jazz de Montréal

Le réalisateur américain Woody Allen a troqué la caméra pour la clarinette au Festival international de Jazz de Montréal, son « dixie band » interprétant les classiques de la Nouvelle-Orléans et le célébrissime thème de « La vie en rose ».

Assis au coeur de la scène, sa jambe droite croisée sur la gauche, le pied libre battant la mesure, l'air pensif, reprenant son souffle entre deux solos, Allen et son New Orleans Jazz Band ont enchaîné une quinzaine de morceaux rappelant les films et les classiques du réalisateur.

« J'espère que vous allez apprécier (...) c'est la première fois que je viens à Montréal », a simplement déclaré au micro un Woody Allen, un peu timide devant 3.000 personnes ayant payé dix fois le prix d'une entrée au cinéma pour voir le cinéaste en chair et en os.

Les solos de clarinette de « Woody », qui ne s'est jamais targué d'être un musicien professionnel, ont été chaudement applaudis par une foule bon enfant. « Je ne veux pas que d'autres musiciens de jazz m'en veuillent parce que les gens viennent me voir même si je ne suis pas très bon. Il faut me voir comme un amateur qui s'adonne à son hobby », a déclaré le cinéaste de 72 ans, au journal La Presse, dans une rare interview.

Ses compagnons du New Orleans Jazz Band - formation avec qui il joue régulièrement dans une petite boîte de jazz de New-York - ont poussé la chansonnette dont « La vie en rose », chantée en français par son pianiste Conal Fowkes et doublée en anglais par le joueur de banjo, Eddy Davis.

Après 80 minutes sur scène Allen et ses acolytes se sont retirés dans les coulisses de la Place-des-Arts de Montréal, mais le public, insistant, a forcé l'ensemble à lui consacrer 40 minutes de plus au grand bonheur d'Eddy Davis.

Son banjo écrasé sur son ventre proéminent, un sourire démonstratif, il a convaincu Allen d'interpréter un dernier morceau: le classique « Sweet Georgia Brown ».

Woody Allen et les six musiciens de son New Orleans Jazz Band devaient jouer un deuxième soir à guichets fermés, lundi, au Festival de Jazz de Montréal, l'un des plus importants au monde avec une affluence de près de deux millions de spectateurs chaque année.

Le public montréalais a aussi réservé un accueil enthousiaste à un hommage au chanteur français Léo Ferré, dont la seule représentation dimanche soir a été très applaudie.

Le chanteur-guitariste italien Gianmaria Testa a servi de sa voix rauque quelques textes de Ferré, dont le célèbre « Avec le temps », chanté moitié en italien et en français.

C'est la passion soudaine pour Ferré du pianiste Roberto Cipelli qui est à l'origine de cet hommage singulier à base de mélodies de jazz entrecoupées de textes de Ferré ou de chansons italiennes.

La virtuosité de Cipelli et du trompettiste Paolo Fresu a, à plusieurs reprises, soulevé des salves d'applaudissements parfois avant la fin du morceau. Le contrebassiste italien Attilio Zanchi et le batteur français Philippe Garcia, complétaient le quintette qui a eu droit à plusieurs rappels.

Le retour sur scène de Leonard Cohen a marqué la première partie du festival. Les prestations des pianistes cubain, Gonzalo Rubalcaba, et israélien, Yaron Herman, ont aussi séduit les critiques.

La 29e édition du Festival de Montréal se poursuit jusqu'au dimanche 6 juillet dans le centre-ville de la métropole québécoise.

Juillet, mois des festivals
rock et jazz en Europe

ALLEMAGNE

MAGDEBURG : « Titanic, la comédie musicale », créée en 1997 à Broadway et déjà jouée en Australie, à Toronto, au Japon et à Londres, accoste en Allemagne, pour une production en plein air du théâtre de Magdebourg, dans l'ex-RDA. L'oeuvre de Peter Stone, sur une musique de l'Américain Maury Yeston, y est à l'affiche jusqu'au 20 juillet.

AUTRICHE

WIESEN : cette petite localité à 60 km au sud de Vienne dans la province du Burgenland se veut le rendez-vous jazzy de l'été autrichien. Cette année le 32e Jazzfest de Wiesen du 25 au 27 juillet accueillera Willy Deville, Klaus Doldinger's Passport, Al Jarreau ou le Jan Garbarek Group.

VIENNE : Dans près d'une dizaine de salles, les chorégraphes connus comme Mathilde Monnier, Akram Khan avec cette année la compagnie du Ballet national de Chine, Anne Teresa de Keersmaeker et d'autres moins célèbres se relaieront à l'occasion du festival ImpulsTanz du 10 juillet au 11 août.

BELGIQUE

BRUXELLES : L'exposition « It's not only Rock 'n' Roll, Baby! » rassemble pour la première fois un ensemble d'oeuvres majeures de musiciens rock des années 1970 à nos jours (de Yoko Ono, Patti Smith, Brian Eno à Chicks on Speed, Fischerspooner, Devendra Banhart, Pete Doherty, etc.), révélant une autre histoire du rock, celles de musiciens, d'artistes nés dans le monde de l'art. Jusqu'au dimanche 14.09.2008 au Palais des Beaux-Arts.

DANEMARK

OSKILDE : Un des plus grands festivals de musique d'Europe du Nord qui existe depuis 1971. Au programme notamment, Radiohead, Cat Power, Coco Rosie, Neil Young et les Chemical Brothers. Du 3 au 6 juillet.

FINLANDE

SAVONLINNA : Festival d'opéra de Savonlinna avec cinq premières dont Mefistofeles d'Arrigo Boito, Rigoletto de Giuseppe Verdi et l'opéra pour enfants de Markus Fagerudd, The seven dog brothers. Du 4 juillet au 2 août.

FRANCE

PARIS : Le Théâtre du Châtelet accueillera du 2 au 13 juillet en création mondiale l'opéra « The Fly » (« La Mouche »), dans une mise en scène du Canadien David Cronenberg, réalisateur du film du même nom. Comme dans le long métrage, la musique est signée par le compositeur canadien Howard Shore. A la tête de l'Orchestre philharmonique de Radio France, l'Espagnol Placido Domingo, ici comme chef et non comme chanteur, est un autre nom prestigieux sur l'affiche.

GRANDE-BRETAGNE

LIVERPOOL : Liverpool, capitale européenne de la culture pour 2008, sera le théâtre le 10 juillet de « La journée des Beatles », pour rendre hommage aux Fab Four qui y sont nés et y ont été révélés.

PORTUGAL

SINES : Le Festival Musiques du monde (FMM) de Sines, le plus important du genre au Portugal, fête cette année ses dix ans, avec 40 concerts entre le 17 et 26 juillet dans l'Alentejo (sud). Avec Cui Jian, considéré comme « le père du rock chinois », Asha Bhosle, diva des bandes-son du cinéma populaire indien et le groupe new-yorkais The Last Poets, souvent présentés comme précurseurs du rap et du hip-hop

LISBONNE : La 14e édition du festival Super Bock est l'un des rendez-vous incontournables des amateurs de rock en été. Le festival qui se déroule cette année entre Lisbonne et Porto, accueille notamment Jamiroquai, ZZ TOP et Morcheeba à Porto, ainsi que Iron Maiden et Mika à Lisbonne. Du 4 au 5 juillet à Porto et du 9 au 10 juillet à Lisbonne.

RUSSIE

SAINT-PETERSBOURG

FESTIVAL: « Les Nuits Blanches » au théâtre Mariinski, fief de Valéri Guerguiev, présente la première mondiale de l'opéra-mystère « Frères Karamazov », les meilleurs ballets de George Balanchine et d'Alexandre Ratmanski et deux opéras en plein air dans les anciennes forteresses de Vyborg et d'Ivangorod. Tout juillet.

MOSCOU : « La flamme de Paris », ballet soviétique de 1933, consacré à la Révolution Française et abandonné dans les années 60, est ressuscité par Alexandre Ratmanski et les danseurs du théâtre du Bolchoï. Les 3, 4, 5 et 6 juillet.

SUISSE

MONTREUX : Entre le 4 et le 19 juillet, le 42e Montreux jazz festival accueille une brochette de musiciens qui ont fait l'histoire du jazz et de la pop. Quincy Jones, Paul Simon, Leonard Cohen, Herbie Hancock, Joan Baez ou Babyshambles seront présents sur les bords du lac Léman.

NYON : Le Paléo Festival de Nyon rassemblera sur la plaine de l'Asse entre le 22 et le 27 juillet de très nombreux artistes dont Cali, Ben Harper, Mika, Manu Chao ou Yael Naïm.

Le cinéaste David Cronenberg
monte « La Mouche » à l'opéra

Le cinéaste canadien David Cronenberg va faire voler sa « Mouche » de l'écran vers la scène avec la création mondiale mercredi soir à Paris de « The Fly », un opéra en deux actes composé, comme la musique du film fantastique éponyme, par son compatriote Howard Shore.

A projet insolite, maître d'oeuvre exceptionnel: l'Orchestre philharmonique de Radio France sera dirigé dans la fosse du Théâtre du Châtelet par le ténor et chef espagnol Placido Domingo, directeur général de l'Opéra de Los Angeles, qui a commandé l'oeuvre et l'accueillera du 7 au 26 septembre prochains.

David Cronenberg, aujourd'hui âgé de 65 ans, a fait sensation il y a plus de vingt ans (1986) avec « La Mouche », à la fois film d'horreur et fable métaphysique sur les conséquences de la fusion malencontreuse d'un homme (le scientifique Seth Brundle) et d'un insecte avec lequel il a été « téléporté ».

L'idée d'en faire un opéra a d'abord germé dans l'esprit d'Howard Shore, ami d'enfance de Cronenberg, pour lequel il a écrit onze bandes originales, dont celle de « La Mouche ».

Ce compositeur de musique de films très demandé (« Aviator » de Martin Scorsese, « Ed Wood » de Tim Burton...) voulait, après s'être essayé au genre symphonique (à partir de ses partitions pour la trilogie « Le Seigneur des anneaux » de Peter Jackson), passer à la grande forme lyrique.

« Nous nous sommes rendus compte que le film était d'une certaine façon proche de l'opéra, avec trois personnages dans une pièce et une musique très intense, pour ainsi dire opératique », explique dans un entretien à l'AFP David Cronenberg, qui a signé la mise en scène du spectacle mais pas son livret, confié à un spécialiste, l'Américain David Henry Hwang.

L'intrigue amoureuse, ingrédient quasi obligé d'un livret dans la tradition lyrique, est présente dès le scénario du film: la jeune journaliste Veronica Quaife tombe amoureuse puis enceinte de « Brundlefly », et c'est son rédacteur en chef et ex-petit ami Stathis Borans qui la sauvera de l'emprise du mutant.

Pas question cependant pour David Cronenberg de créer un opéra qui ne serait que la simple adaptation scénique de son film.

« Avant de me lancer dans le projet, j'ai dit je ne veux pas faire un remake du film. Je ne veux pas utiliser la vidéo, les effets additionnels, les projections. Je veux faire du théâtre », souligne le réalisateur.

Parmi les différences entre le film et l'opéra figure le contexte historique de l'action, transposée dans les années 1950, soit l'époque de la réalisation de « La Mouche noire » de Kurt Neumann, le classique de série B d'horreur dont s'était inspiré David Cronenberg pour son long métrage.

« J'ai trouvé que ça nous donnait une perspective visuelle et une résonance intellectuelle intéressantes, avec la menace nucléaire, la réaction contre la science », explique le cinéaste.

A quelques jours de sa première mise en scène dans un théâtre, David Cronenberg avoue être « curieux, excité, un peu nerveux, mais pas vraiment apeuré ».

« Comme un film, un opéra est une grosse machine, et il m'a fallu comprendre comment ça marchait. Mais après, ce n'est pas si difficile. Ce le serait si les chanteurs n'étaient pas vraiment des acteurs », explique David Cronenberg.

« Maintenant, je suis très confiant », ajoute le cinéaste, rassuré notamment par le « casting fabuleux » réuni pour donner vie à cet « opéra physique, comme le film ».

Pavarotti : accord de la famille
sur le partage de l'héritage

Les ayants droit de Luciano Pavarotti, décédé le 6 septembre 2007, sont parvenus à un accord sur le partage de l'héritage du ténor italien, qui avait fait naître une polémique au sein de sa famille, annonce une avocate dans un entretien publié lundi dans la presse italienne.

« Les biens ont été partagés de façon équitable », indique Me Anna Maria Bernini, avocate de la seconde épouse du chanteur, Nicoletta Mantovani, dans Il Resto del Carlino quotidien régional de l'Emilie-Romagne, dont était originaire Pavarotti.

« Nicoletta et les trois filles (issues du premier mariage de Pavarotti) sont amies. C'est cette affection qui a permis de conclure au mieux les négociations sur l'héritage », poursuit Me Bernini, démentant ainsi les rumeurs faisant état de relations difficiles entre les deux composantes de la famille du chanteur.

Dans une première version de son testament, Pavarotti distribuait équitablement les biens du ténor entre ses trois filles aînées issues d'un premier mariage, sa deuxième épouse et leur fille âgée de 4 ans.

Mais l'existence d'une deuxième version rédigée quelques jours avant de mourir et attribuant exclusivement à Nicoletta Mantovani trois appartements à New York ainsi que divers biens pour un montant total d'environ 15 millions d'euros, avait créé la polémique dans la famille.

L'avocate de Nicoletta Mantovani ne précise pas si les biens « américains » du ténor feront l'objet d'une répartition entre tous les ayant droits.

Le montant de la fortune de Luciano Pavarotti n'a pas été officiellement évaluée et les médias italiens avancent une fourchette comprise entre 30 et 200 millions d'euros.

Luciano Pavarotti est décédé le 6 septembre dans sa ville natale de Modène (nord) des suites d'un cancer à l'âge de 71 ans.

Amy Winehouse aura sa statue de cire
chez Madame Tussauds

Une statue de cire de la chanteuse de soul Amy Winehouse, avec tatouages et coiffure monumentale comme l'original, entrera au musée Madame Tussauds de Londres cet été, a annoncé lundi le directeur de l'institution.

La chanteuse britannique de 24 ans est retournée dans la clinique londonienne où elle est soignée pour des problèmes pulmonaires, après s'être produite vendredi au concert organisé à Hyde Park pour le 90e anniversaire de Nelson Mandela et ce week-end au festival de Glastonbury.

Le directeur de Madame Tussauds Edward Fuller s'est dit « très heureux de créer (une statue d')Amy ».

« C'est une vraie icône de la musique britannique actuelle, elle a reçu de nombreux prix et est une star internationale qui est très demandée par nos visiteurs », a-t-il ajouté.

Elle rejoindra chez Madame Tussauds des stars de la musique comme Jimi Hendrix, les Beatles, Beyonce et Justin Timberlake dans une nouvelle section dédiée à la musique qui sera ouverte fin juillet.


Actualités musicales du 2 juillet 2008  

L'Europe du théâtre et de la danse
conviée au 62e Festival d'Avignon

Le Festival d'Avignon (sud-est), l'une des plus importantes manifestations internationales du spectacle vivant contemporain, tiendra du 4 au 26 juillet sa 62e édition, qui hissera logiquement les couleurs de l'Europe alors que s'ouvre la présidence française de l'Union.

Les organisateurs ont prévu de délivrer jusqu'à 130.000 billets pour 35 spectacles ouverts aux vents de la création dans le domaine du théâtre, de la danse, mais aussi des arts plastiques et de la musique.

Lectures, performances, débats et rencontres achèveront de faire de la citadelle des papes, trois semaines durant, un forum à ciel ouvert où s'expriment, parfois vivement, l'engagement des artistes et la passion du public.

Pour entamer leur second mandat de quatre ans, les deux jeunes directeurs du festival, Hortense Archambault et Vincent Baudriller, ont fait appel non plus à un mais à deux « artistes associés », l'actrice française Valérie Dréville et le metteur en scène italien Romeo Castellucci.

« Faire appel à deux artistes associés nous permet de renforcer cette idée de dialogue et d'échange qui est au coeur de notre projet », a fait valoir devant la presse Hortense Archambault.

Les directeurs de la 62e édition du Festival d'Avignon Hortense Archambault et Vincent Baudrille présentent à la presse l'édition 2008, le 19 mars 2008 à Avignon.

Les directeurs de la 62e édition du Festival d'Avignon Hortense Archambault et Vincent Baudrille présentent à la presse l'édition 2008, le 19 mars 2008 à Avignon.

Symbole d'une édition 2008 mettant à l'honneur les interprètes, Valérie Dréville jouera avec d'autres acteurs et sans metteur en scène « Partage de midi » de Claudel sur toute la durée du festival.

Romeo Castellucci donnera libre cours à son esthétique hautement visuelle avec trois propositions inspirées de « La Divine Comédie » de Dante, « Inferno », « Purgatorio » et « Paradiso », dont la première devrait trouver une résonance particulière dans la Cour d'honneur du Palais des papes, lieu emblématique du festival.

Les artistes du Vieux-Continent auront la part belle. L'Allemand Thomas Ostermeier, patron de l'inventive Schaubühne de Berlin, retrouvera la Cour d'honneur pour un nouvel « Hamlet » de Shakespeare.

Son successeur en tant qu'« artiste associé », le chorégraphe flamand Jan Fabre, personnalité provocatrice qui avait défrayé la chronique en 2005 par son travail sur le corps, présentera « Another sleepy dusty delta day », solo pour la danseuse croate Ivana Jozic.

Les Belges viendront d'ailleurs en force, à l'image de Ivo van Hove pour un spectacle de six heures sans entracte autour des tragédies romaines de Shakespeare, de Guy Cassiers (« Wolfskers », « Atropa »), ou encore du chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui (« Sutra »).

Joël Pommerat développera son univers poético-théâtral sur un diptyque (« Je tremble 1 et 2 »), tandis que le Libano-Québécois Wajdi Mouawad donnera « Seuls » avant d'être propulsé à son tour « artiste associé » en 2009.

Le festival s'achèvera sur un ton à la fois populaire et branché avec « 2008 vallée », du chanteur dandy Philippe Katerine et de la chorégraphe Mathilde Monnier, qui tenteront de donner une autre dimension, entre les murs de la Cour d'honneur, à leur très potache spectacle de « chansons chorégraphiées ».

En marge du « In », le festival « Off » sera comme chaque année le carrefour des compagnies indépendantes de théâtre, de danse, d'arts de la rue et d'humour, notamment régionales, contribuant à faire d'Avignon une ville-théâtre festive.

Le « Off » se déroulera cette année sur une période légèrement différente de celle du « In », du 10 juillet au 2 août, même si certains des 957 spectacles programmés (110 lieux, 818 compagnies) débuteront et s'achèveront plus tôt.

C'est le charme du « Off », festival sans ligne artistique, où chacun se produit où il veut, quand il veut.

Le festival de Bayreuth en direct sur internet

Le festival de Bayreuth, haut-lieu de la musique wagnérienne, connaît une véritable révolution : pour la première fois de son histoire, il retransmettra en direct cet été un opéra sur internet.

Pour des aficionados, qui payent jusqu'à 208 euros et attendent parfois dix ans pour obtenir un billet pour la « Colline Verte », l'annonce peut paraître surprenante.

Mais l'accès par internet, comme l'accès au festival même, restera limité. Le festival prévoit une seule retransmission par internet - au tarif de 49 euros - des Maîtres chanteurs de Nuremberg le 27 juillet.

Selon le service de presse, l'accès au web sera limité à environ 10.000 personnes. L'opéra, d'une durée de 4 heures et 45 minutes, pourra également être visionné en différé par les internautes inscrits.

Le théâtre lui-même, qui n'a pas changé depuis plus de cent ans, ne peut accueillir que 2.000 personnes, soit un total d'environ 30.000 par saison.

Cette année toutefois, quelque 15.000 personnes supplémentaires pourront suivre l'opéra le 27 juillet sur un écran géant érigé non loin du théâtre. Pour eux, ce sera gratuit.

Abbas Kiarostami à « l'école des amants »
et de l'opéra

Le cinéaste iranien Abbas Kiarostami présentera vendredi à Aix-en-Provence une mise en scène de « Cosi fan tutte » de Mozart, « école des amants » qui scelle avec « un grand bonheur », confie-t-il, sa rencontre avec l'opéra.

Soixante ans après sa naissance, dans la cour de l'ancien Archevêché d'Aix, sous le signe de « Cosi », le festival s'apprête à accueillir au même endroit, jusqu'au 19 juillet, une nouvelle production de cet « opera buffa » (1790) qui met à l'épreuve de façon jouissive la fidélité de deux couples.

Palme d'or à Cannes en 1996 pour « Le goût de la cerise » et Grand prix spécial du jury à Venise en 1999 pour « Le vent nous emportera », Abbas Kiarostami, 68 ans, n'a pas précisément situé son propos à Naples, lieu de l'action dans le livret de Da Ponte.

Mais, « comme un signe de loyauté envers l'auteur », il a tenu à « garder le lien avec la Méditerranée », évoqué par des plans qu'il a tournés dans les calanques de Cassis (Bouches-du-Rhône).

Pour le reste, son « Cosi fan tutte ou l'Ecole des amants » affiche « une dimension universelle ». « Je pense que dans la nature humaine, il y a deux grandes questions, ce sont les joies et les peines », explique Abbas Kiarostami dans un entretien à l'AFP.

« C'est quelque chose qui est au delà de la langue, de la culture, de l'appartenance ethnique ou religieuse, aspects somme toute assez anecdotiques », poursuit-il.

« Personnellement, je vois dans Cosi un regard porté sur la souffrance humaine, et non quelque chose de prescriptif sur le fait de coucher ou pas. Les religions, quelles qu'elles soient, prescrivent. Dans le Coran il est écrit vous êtes croyant donc vous obéissez, on ne vous laisse pas le choix. Je pense que l'art est bien supérieur puisque son attitude n'est pas de vous montrer une façon de faire, mais de vous proposer deux choix possibles. C'est ce que fait Cosi », estime le cinéaste.

Pour Abbas Kiarostami, « le sens intrinsèque de cette oeuvre est extrêmement proche d'une philosophie contenue dans la poésie persane. Chez des poètes comme Hafez, Saadi ou Rumi, je ressens un enjeu commun: la vie doit passer par une sagesse, et l'on ne peut vivre avec l'autre que si l'on acquiert une connaissance de soi et de l'autre. C'est ce que me dit Cosi ».

Le réalisateur, qui est aussi photographe et vidéaste comme l'illustre une exposition accueillie jusqu'au 8 septembre au Musée des tapisseries d'Aix, est aujourd'hui convaincu que sa rencontre avec l'art lyrique était inscrite, en filigrane, dans l'évolution de son travail cinématographique.

« Je ne fais plus de plans rapprochés, il y a de moins en moins de montages évidents dans mes films: il y a chez moi, aujourd'hui, une mise à distance de l'objet filmé et des règles mêmes du cinéma », fait valoir le cinéaste.

Abbas Kiarostami n'a donc pas eu beaucoup de mal à « accepter les règles de ce nouveau jeu » et à « pénétrer dans un monde où, pour se susurrer des mots d'amour, on chante à gorge déployée ».

Avec le chef d'orchestre d'obédience baroque Christophe Rousset, il évoque une « grande entente, imprévue mais très profonde ».

« A vrai dire, au début, je ne savais pas à quel point Christophe se tiendrait à cette démarche baroque, stricte et respectueuse de la musique. Je m'en suis très bien arrangé puisque d'une façon générale, je suis quelqu'un qui aime les contraintes dans le travail », explique Abbas Kiarostami.

« Je viens moi même d'un pays baroque », relève-t-il avec amusement. (Benoît FAUCHET / AFP)

Charles Aznavour
nommé officier de l'Ordre du Canada

Le chanteur français Charles Aznavour a été nommé mardi officier honoraire de l'Ordre du Canada, la plus haute distinction canadienne, par la gouverneure générale du pays Michaëlle Jean.

N'étant pas Canadien, Aznavour, 84 ans, a été fait officier « à titre honorifique ». Il a été dinstingué « pour sa contribution exceptionnelle à la culture francophone en tant que chanteur, compositeur et comédien et pour son oeuvre qui contribue à bâtir des liens culturels importants entre le Canada et le reste du monde », ont précisé les services de Mme Jean, chef d'Etat du Canada en tant que représentante de la reine d'Angleterre.

La date à laquelle le chanteur français le plus connu dans le monde recevra sa médaille en or en forme de feuille d'érable sera précisée ultérieurement.

Il devient le treizième étranger à recevoir la plus haute distinction du Canada, qui a notamment été décernée à Boutros Boutros-Gali, Vaclav Havel, ou Nelson Mandela.

Aznavour doit se produire le 6 juillet à Québec dans le cadre des célébrations du 400e anniversaire de la fondation de la capitale de la province francophone.

Après une édition 2007 décevante,
Solidays fête ses dix ans avec NTM

Le duo NTM, récemment reformé, participera samedi au concert-anniversaire de Solidays, le festival musical de lutte contre le sida, qui célèbre sa dixième édition de vendredi à dimanche et s'attend à une affluence exceptionnelle après la forte baisse de l'an dernier.

« On n'a jamais vendu autant de billets. On va battre le record de 2004, qui était de 135.000 spectateurs, et je pense qu'on sera 150.000 cette année », se réjouit Luc Barruet, le directeur-fondateur de Solidarité Sida, association qui organise le festival depuis 1999 à l'hippodrome de Longchamp, à Paris.

Ces prévisions sont d'autant plus satisfaisantes pour les organisateurs que Solidays se déroule durant un week-end musicalement très chargé, avec le concert de Mika vendredi au Parc des Princes, celui de David Guetta et d'autres DJ samedi au Stade de France et les festivals Terre Neuvas de Bobital, les Eurockéennes de Belfort et Main Square d'Arras.


NTM, « La Fièvre »

L'an dernier, avec quelque 110.000 spectateurs, Solidays avait vu son affluence chuter de 28%, ce qui a nui à la récolte des fonds destinés à lutter contre le sida.

« C'était une déception. On n'a pas pu soutenir tous les programmes qu'on finance habituellement, c'était donc un vrai enjeu de rebondir pour cette dixième édition », souligne M. Barruet.

Solidays a par conséquent pris un nouveau cap artistique. La programmation est plus pointue et davantage axée sur la pop et le rock indépendants, avec des groupes comme Vampire Weekend, Foals, Gossip, The Ting Tings, Girls in Hawaii, The Hoosiers, The Subways, Moriarty ou Cocoon.

Côté musique électronique, Solidays organise pour la première fois deux « nuits électro » vendredi et samedi, à partir de minuit, avec des artistes et DJ de premier plan, comme Laurent Garnier, Vitalic, Jennifer Cardini, le label Ed Banger, les Midnight Juggernauts, Para One, Agoria ou Missill.

« Solidays est un festival musical à vocation humanitaire: pour qu'il puisse au mieux défendre les intérêts de la lutte contre le sida, il faut qu'artistiquement, il soit à la hauteur, même si les spectateurs ne viennent pas que pour la musique », juge M. Barruet, qui espère « toucher un nouveau public ».

Le concert-anniversaire, samedi à partir de 23h00, sera le temps fort de cette 10e édition. Il réunira des artistes qui chanteront des reprises, en duo ou en trio. Parmi eux, Abd Al Malik, Renan Luce, Raphaël, Yael Naim, Asa, Tété, Thomas Dutronc, Jeanne Cherhal, Grand Corps Malade ou Louis Bertignac, en plus de NTM, duo historique du rap formé de JoeyStarr et Kool Shen, qui, lui, interprétera un ou deux titres de son propre répertoire.

Au total, 80 concerts et 200 artistes sont au programme de ces trois jours, dont Cali, Micky Green, MC Solaar, Richie Havens, IAM, Aaron, les Têtes Raides, Patrice, Alpha Blondy, Nneka, Tiken Jah Fakoly, Yelle ou Psy 4 de la Rime.

L'objectif premier de Solidays, la mobilisation contre le sida, en fait un festival à part, à l'ambiance particulièrement bon enfant.

Il accueille des associations du monde entier, des animations dédiées à la prévention ainsi que des manèges ou des activités sportives, avec une politique tarifaire attrayante (25 euros la journée, 35 les deux, 45 les trois, 20 pour la nuit électro).

Solidays, qui fêtera lors de cette édition son millionième festivalier, a permis de réunir depuis sa création 8 millions d'euros pour l'aide aux malades, selon Solidarité Sida.

Paul McCartney
chantera aux célébrations
du 400e anniversaire de Québec

L'ex-Beatle Paul McCartney donnera un concert gratuit à Québec le 20 juillet, dans le cadre des festivités marquant le 400e anniversaire de la ville, ont annoncé lundi les organisateurs.

Ce sera la première visite de Sir Paul dans la capitale de la province francophone du Québec et sa seule apparition cette année en Amérique du Nord, selon le comité d'organisation des festivités.

« Paul McCartney, c'est plus qu'une vedette, c'est une légende, une référence, une icône musicale et culturelle. Sa présence ici attirera l'attention du monde entier et fera en sorte que Québec et son 400e (anniversaire) rayonneront partout sur la planète », s'est enthousiasmé Daniel Gélinas, directeur général de la Société du 400e.

Dans un enregistrement vidéo présenté par les organisateurs, l'ex-Beatle a dit avoir « hâte de fêter ce 400e avec Québec ».« Nous venons à Québec pour la première fois, nous allons passer un super moment et je vais adorer vous y voir », a-t-il déclaré à l'adresse des spectateurs.

McCartney s'est déjà produit cette année dans sa ville natale de Liverpool, puis, plus récemment à Kiev. Son dernier concert au Canada remonte à 2005.

La ville de Québec a été fondée le 3 juillet 1608 par l'explorateur et géographe français Samuel de Champlain, une date qui marque le début d'une présence francophone permanente en Amérique du Nord.

Un entretien inédit de 1964
avec Lennon et McCartney

La radio britannique BBC a diffusé mardi pour la première fois depuis son enregistrement en 1964 un entretien avec John Lennon et Paul McCartney, oublié pendant 44 ans dans une boîte métallique pour pellicules de films.

« L'entretien perdu des Beatles » a été découvert dans une boîte rouillée dans un garage humide du sud de Londres, échappant de justesse à la décharge.

Enregistré le 30 avril 1964 dans les studios de la télévision écossaise STV pour une émission pour enfants, ce document vidéo de neuf minutes serait la plus ancienne interview encore existante de membres du groupe.

Les présentateurs avaient séparé le groupe pour les questionner: John Lennon et Paul McCartney d'un côté, Ringo Starr et George Harrison de l'autre.

Dans ce document, John Lennon et Paul McCartney reviennent sur leur rencontre lorsqu'ils avaient 13 ans, sur leur succès fulgurant et sur la façon dont ils travaillent ensemble à l'écriture des chansons.

« Je jouais dans une kermesse dans le parc du village où j'habitais à l'extérieur de Liverpool, dans un groupe de skiffle », musique très populaire au Royaume-Uni dans les années 50 se jouant avec des guitares et des instruments improvisés, explique Lennon. « Et il est venu et c'est comme ça qu'on s'est rencontrés », poursuit-il.

« Je connaissais un de ses copains, Ivan. Un copain commun, qui nous a présentés », ajoute McCartney.

Sur la création des chansons, McCartney explique: « Parfois, nous les écrivons sur de vieux pianos ou tout ce qui traîne autour de nous, guitares et autres trucs. En général, nous nous asseyons et nous essayons d'en faire sortir une rapidement ».

« Mais, encore une fois, il n'y a pas de formule. Il (Lennon) peut arriver avec quelque chose de complètement achevé, mais nous disons quand même que nous l'avons écrite tous les deux », poursuit Paul McCartney.

Le précieux document, désormais conservé dans des archives à température et humidité contrôlées, a été déniché par un passionné de cinéma au milieu de 64 boîtes métalliques anonymes.

La BBC a mis ce document en ligne sur son site internet http://www.bbc.co.uk/radio4/musicfeature/pip/ra3gg/?focuswin

Le trésor d'un Beach Boy sauvé des eaux

Evénement d'importance pour les fans de pop: Sony-BMG réédite « Pacific Ocean Blue », le magnifique album solo qu'avait sorti en 1977 le batteur des Beach Boys, Dennis Wilson, mort noyé dans le Pacifique en décembre 1983, à 39 ans. Le disque était épuisé depuis longtemps, en vinyle comme dans sa première version CD de 1991, ce qui en faisait une pièce de choix pour les collectionneurs.

Cette réédition est somptueuse, tant pour la musique (remasterisée) que pour son packaging luxueux. Outre l'album, elle comprend un autre CD, « Caribou Sessions », dont les chansons auraient dû servir de base au deuxième album solo de Dennis Wilson, « Bambu ».


Dennis Wilson, « Pacific Ocean Blue »

« Pacific Ocean Blue », premier album solo publié par un des Beach Boys, est un bijou pop-rock dont certaines harmonies lumineuses rappellent celles de Brian Wilson, frère de Dennis et génie maudit des sixties. Il est marqué par un désenchantement et une mélancolie qui reflètent bien la fin de vie de Dennis Wilson, victime de dépression et d'addictions aux drogues et à l'alcool, et qui pose en Robinson Crusoé chevelu et barbu sur la pochette.

Volume, le nouveau mensuel des Inrockuptibles, lui a consacré un dossier dans son premier numéro, revenant notamment sur ses liens avec le gourou meurtrier Charles Manson à la fin des années 60.

Bang Gang, pop à l'islandaise

Le groupe islandais Bang Gang vient de sortir son troisième album, « Ghosts from the past » (Discograph). Bang Gang est essentiellement l'oeuvre d'un seul homme, le chanteur Bardi Johannsson, qui est par ailleurs la moitié du duo Lady & Bird avec la Française Keren Ann.

« Ghosts from the past » est un très bel album, éclectique sans pour autant être hétéroclite ni incohérent. Les onze morceaux, chantés en anglais, révèlent les multiples talents de Johannsson, pour les mélodies pop limpides, mélancoliques et accrocheuses, domaine dans lequel il excelle (« The world is gray », « One more trip », « Every time I look in your eyes », « Ghost from the past », « Forever now »), pour le rock plus énergique (« I know ») ou les symphonies électro pop (« You won't get out » et « Stay home », écrites avec un spécialiste du genre, le Français Anthony Gonzalez, alias M83). Keren Ann cosigne et interprète avec Johannsson la chanson « Don't feel ashamed ».


Bang Gang, « Find What You Get »

Bang Gang sera en concert en France le 17 juillet au festival Plage de rock à Saint-Tropez puis le 8 août au festival gratuit Indétendances, organisé par la Fnac dans le cadre de Paris Plages.

50 ans de carrière pour Joan Baez

L'icône folk américaine Joan Baez, qui a donné son premier concert en 1958, fête ses 50 ans de carrière avec un nouvel album et une tournée. « Day After Tomorrow », son 24e album, sortira le 8 septembre et comprendra notamment des reprises de Tom Waits et Elvis Costello et deux chansons de Steve Earle. Joan Baez est actuellement en tournée et se produira à Montreux (Suisse) le 6 juillet, Amnéville le 11, au festival Cognac Blues Passion le 25, au Nice Jazz Festival le 26, avant un passage au Palais des Congrès de Paris le 13 octobre.


Joan Baez, « It Ain't Me, Babe » (1965)

 


Joan Baez, « Where have All The Flowers Gone » (1994)

Accord sur une convention collective
dans l'industrie musicale

Les partenaires sociaux de l'industrie musicale sont parvenus à un accord pour la signature d'une convention collective, la première dans le secteur de l'édition phonographique, a annoncé mardi le ministère de la Culture dans un communiqué.

Cet accord « a recueilli, dès sa mise en signature (lundi), une approbation unanime, puisque l'ensemble des organisations représentatives de salariés et les deux organisations patronales l'ont signée, ou devraient le faire dans les prochains jours », indique le communiqué.

Cette convention « encadre aussi bien les conditions de travail et de rémunération que le recours à l'intermittence ».

Il prévoit notamment que les musiciens percevront, au-delà de leur cachet de base, « un intéressement au chiffre d'affaires du secteur et un pourcentage des droits perçus par les producteurs ».

« Ce dispositif novateur est sans équivalent en Europe », souligne le ministère.

L'accord a été soumis à la signature des organisations syndicales représentatives des salariés du secteur et des deux syndicats de producteurs de disques, le Snep et l'UFPI.

Des professionnels de l'édition
défendent le prix unique du livre

Plusieurs dizaines de professionnels du livre et de l'édition affirment leur attachement à la « loi Lang » sur le prix unique du livre, dont toute remise en cause menace selon eux « la diversité de la création et de l'édition française », dans une tribune publiée dans Le Monde de mercredi.

Des amendements tendant à modifier la « loi Lang » de 1981 ont été déposés par des députés de la majorité lors de l'examen début juin par le Parlement de la loi de modernisation de l'économie (LME).

Dans un texte intitulé « Pour le livre, contre la dérégulation », des éditeurs, auteurs, libraires, expriment leur inquiétude à ce sujet « car beaucoup d'idées fausses sont colportées sur la loi par quelques multinationales du commerce culturel ». « Le lobbying qu'elles exercent auprès des parlementaires est à l'origine de ces amendements. Il vise à déréguler le marché du livre afin d'imposer un modèle commercial basé sur une volonté d'hégémonie et une stratégie purement financière », écrivent-ils.

Selon les signataires, la « loi Lang » a notamment permis de maintenir en France un réseau de 2.500 librairies indépendantes, qui « cohabite avec d'autres circuits de diffusion du livre ».

« Les livres se vendent au même prix quel que soit le lieu d'achat, dans une librairie, une grande surface ou sur internet pendant au moins deux ans », résument-ils. Le système fait de surcroît « baisser les prix » des livres, qui ont évolué « deux fois moins vite que l'inflation » depuis une dizaine d'années.

« La loi du 10 août 1981 n'est ni obsolète ni corporatiste. Si elle mérite un débat, c'est pour la rendre plus vivante et plus forte encore », concluent-ils.

Lors du débat parlementaire, les ministres de la Culture, Christine Albanel, et de l'Economie, Christine Lagarde, s'étaient opposées à toute remise en cause de la « loi Lang ».

Plusieurs patrons de grands groupes éditoriaux, comme Antoine Gallimard, Hervé de la Martinière (Seuil), Francis Esménard (Albin Michel), Alain Kouck (Editis), Olivier Nora (Grasset), le président du Syndicat national de l'édition (SNE) Serge Eyrolles et celui du Syndicat de la librairie française (SLF) Benoît Bougerol, figurent parmi les signataires. Anna Gavalda, Nancy Huston ou Bernard Pivot ont également signé le texte.


Actualités musicales du 3 juillet 2007  

La Fondation Maison des sciences de l'homme
(FMSH) : un avenir incertain ?

Vous connaissez ou avez entendu parler de la Fondation Maison des Sciences de l'Homme, fondation reconnue d'utilité publique qui travaille depuis des décennies à l'internationalisation de la recherche en sciences sociales, au service de toutes les institutions et de tous  les chercheurs.

Son immeuble, 54 boulevard Raspail à Paris, doit être mis aux normes anti-amiante. Son ministère de tutelle a décidé que les travaux seront conduits dans des locaux vides, sans proposer pour l'heure des installations provisoires permettant à la Fondation de fonctionner dans des conditions raisonnables, ni garantir à long terme et de façon claire son avenir immobilier.

Si vous pensez qu'il est utile de rappeler combien la Fondation mérite d'être soutenue dans cette phase délicate, à l'heure même où elle  tend ses réseaux, en France et à travers le monde, pour faciliter le dialogue le plus fructueux entre communautés scientifiques? signez la pétition :
http://www.msh-paris.fr/questionnaire/index.php?sid=72787&newtest=Y

Voir le site de la pétition : http://blog.msh-paris.fr

Quatre producteurs de Jazz de France Musique
sont licenciés.

Pour un complément d'information, voir en pièce jointe le compte rendu de la conférence de presse de Marc-Olivier Dupin vendredi dernier, et l'article d'Anne-Laure Bucelle consultable sur le site de Jazzman.

Rappel des faits : il y a deux semaines, et sans que rien ne l'ait laissé présager, Philippe Carles, Claude Carrière, Jean Delmas et Alain Gerber ont été avisés par lettre recommandée que leurs contrats à France Musique (et également France Culture pour Alain Gerber) ne seraient pas renouvelés à la rentrée. Motif évoqué par le nouveau directeur de France Musique, Marc-Olivier Dupin : la « limite d'âge de 65 ans », qui ne figure pourtant ni dans leurs contrats ni dans les conventions des producteurs à Radio France. Cette décision  reflète à l'évidence la politique de rajeunissement » initiée par Jean-Paul Cluzel, le PDG de Radio-France, et touche tout aussi abruptement les producteurs d'autres chaînes dans la même tranche d'âge, notamment sur France Inter, Jean-Pierre Coffe, et aux dernières nouvelles Jean-Louis Foulquier.

L'inquiétude ne vient donc pas seulement du fait que France Musique décide de licencier quatre personnalités qui depuis tant d'années  se sont mobilisées pour la cause du jazz, mais d'une interrogation sur ce que sera la place de cette musique dans la nouvelle grille de France Musique, et également des autres chaînes -car pour le moment rien ne filtre sur les noms des nouveaux producteurs à même de prendre le relais de Carles, Carrière, Delmas et Gerber - on ne peut qu'espérer qu'ils auront autant de culture et de talent !

Le propos de la pétition jointe n'est malheureusement plus d'oeuvrer pour le retour de ces quatre producteurs. Pour ce qui les concerne, la décision est prise et semble irrémédiable. Mais plutôt d'organiser une mobilisation très rapide de la profession dans son ensemble, pour garantir la pérennité de la place du jazz sur France Musique, et faire savoir aux responsables de cette décision que le milieu dans son ensemble continuera de rester vigilant, et exigeant quant à la qualité des nouvelles émissions qui prendront le relais à la rentrée.

Il faut aller très vite pour que la pétition jointe parvienne à ses destinataires au moment où certaines décisions sont encore en train de se prendre, soit au plus tard en début de semaine prochaine. Nous n'avons guère le temps de mettre en place une procédure classique de signature sur internet. Il serait donc extrêmement précieux de pouvoir nous appuyer sur quelques relais au sein des différents réseaux, qui peuvent en un minimum de temps recueillir le plus possible de signatures de leurs adhérents. Tous les regroupements de signatures nous faciliteront les choses :  

  • pour les réseaux, les signatures de vos adhérents
  • pour les musiciens, les signatures des musiciens des orchestres sont vous faites partie
  • pour les enseignants, les signatures de vos élèves ou d'autres professeurs,
  • pour les agents, les signatures des musiciens que vous représentez,
  •  etc.

Merci à tous ceux qui se proposent de servir de relais de d'en informer à l'adresse suivante : initiales@martinepalme.com

Toutes les signatures isolées sont naturellement bienvenues : indiquez en sujet : « Pétition France Musique », et confirmez OK je signe à l'adresse mail ci-dessus, en précisant nom, prénom, et profession.

Merci d'avance, bien cordialement
Martine Palmé

LA PÉTITION :

A l'attention de :

Monsieur Jean-Paul CLUZEL
Président Directeur Général de Radio France

Monsieur Marc-Olivier DUPIN
Directeur de France Musique

Monsieur Marc VOINCHET
Directeur adjoint de France Musique chargé des programmes et de l'antenne

Monsieur Olivier MOREL-MAROGER
Directeur adjoint de France Musique chargé de la production et du développement

Messieurs,

Nous apprenons à regret que quatre personnalités majeures du jazz à France Musique, Philippe Carles, Claude Carrière, Jean Delmas et Alain Gerber, ayant atteint la«« limite d'âge de 65 ans », ne seront pas reconduites dans leurs fonctions à la rentrée prochaine.

N'étaient les circonstances, le caractère paradoxal d'une telle décision, prise par un service public alors même que le discours officiel du gouvernement insiste sur le prolongement du temps de travail et l'urgence de maintenir en activité les « seniors » prêterait plutôt à sourire -surtout lorsqu'on connaît la « verdeur » des intéressés. On peut épiloguer longuement sur la pertinence d'une «limite d'âge » dans ce secteur, où tant d'exemples -à commencer par celui des musiciens eux-mêmes - attestent que les années passant ne font qu'enrichir le savoir, et aiguiser l'exigence des parcours de chacun. Et en particulier celui des producteurs concernés par cette décision, inséparable de l'impact de leurs émissions auprès de nombreux auditeurs, que nous avons eu maintes occasions de vérifier, notamment en termes de curiosité pour le spectacle vivant.

Le monde du jazz a trop besoin d'hommes de culture pour ne pas s'inquiéter vivement de voir une chaîne comme France Musique se départir soudain d'une grande partie de ses meilleurs talents, qui se sont consacrés depuis tant d'années à rendre compte avec passion  de la vivacité de cette musique, de son histoire et de son actualité.

Nous imaginons bien que pareille décision n'a pas été prise sans qu'un véritable relais avec des producteurs à même de succéder aux intéressés, dans une égale exigence de qualité, n'ait été préalablement envisagé. Plus que jamais, il nous paraît en effet essentiel que la place que France Musique en particulier et Radio France en général réservent à ces esthétiques puisse être préservée en considération  notamment des nouveaux publics que cette musique ne cesse de toucher, comme en atteste la fréquentation croissante de

nombreux concerts et festivals.

Le service public n'est pas un vain mot. Et France Musique reste dans ce sens, tant pour les musiciens ou les professionnels que pour de nombreux auditeurs, bien au delà des seules frontières de l'hexagone, un espace essentiel de culture et de découverte à même de participer avec ambition de cette évolution permanente.

Nous espérons que les signatures ci-dessous vous permettront de mesurer combien il importe aux différents acteurs du jazz qu'un tel espace puisse continuer d'exister, et vous remercions par avance de votre vigilance dans ce sens. Dans cette attente, veuillez agréer, Messieurs, nos salutations distinguées.

PS : Beaucoup d'entre nous ayant eu l'occasion d'apprécier ces producteurs non seulement pour leurs compétences, mais aussi pour leurs qualités humaines, vous nous permettrez, accessoirement, de remarquer que le départ d'André Francis, à 72 ans, avait fait l'objet d'autres égards, et d'un beau concert réunissant musiciens et professionnels au studio 104. Après tant d'années de bons et loyaux services, celui de Philippe Carles, Claude Carrière, Jean Delmas et Alain Gerber semble étrangement s'orchestrer dans le plus grand silence, comme par la « petite porte ». Tout ce dont nous leur sommes redevables nous semblerait mériter un peu plus d'élégance - mais peut-être est-ce devenu une denrée trop luxueuse en cette période de restrictions généralisées ?

Nom-Prénom
Profession / ville

Le Centre de Musiques
Traditionnelles  du monde
en Rhône-Alpes est menacé de fermeture

Le Centre de Musiques Traditionnelles  du monde en Rhône-Alpes est menacé de fermeture à très court terme. Ce centre est très actif dans la région lyonnaise et constitue un centre de ressources connu de tout le milieu des musiques traditionnelles en France. Il dispense  des cours et organise concerts et festivals dans toute la région. Pour les lyonnais, on lui doit les sympathiques jeudis du jardin des Chartreux en été, ces concerts gratuits de très bonne qualité.

A l'adresse suivante vous pourrez consulter le courrier de la DRAC et de la Région annonçant la suppression des subventions pour 2009 et leur réduction dès cet été. Vous pourrez aussi signer la pétition contre la fermeture du centre.
http://tinyurl.com/45eqc5

Alexandre Barrelet,
nouveau chef du programme Espace 2
à la Radio Suisse Romande

D’entente avec le Directeur RSR, la Direction des programmes a nommé Alexandre Barrelet à la direction d'Espace 2.

Journaliste et musicologue, Alexandre Barrelet est actuellement producteur de « Dare-dare ». Il prendra ses fonctions le 1er septembre prochain.

Pascal Crittin, actuel patron de la chaîne, rejoindra alors la Direction RSR au titre de Secrétaire général.

Alexandre Barrelet collabore avec la RSR depuis 1995, aussi bien aux émissions musicales qu'aux magazines. Producteur depuis 2000, il a pris en charge plusieurs émissions, dont les « Matinales » et les « Mémoires de la Musique ». Il a fait partie du Groupe Médiation et participe à la formation des stagiaires animateurs.

Musicien (piano) et musicologue, Alexandre Barrelet est aussi journaliste; il a collaboré à plusieurs médias écrits en Suisse romande à partir de 1993, et a notamment fait partie de la rubrique culturelle de 24 Heures dès 1995.

Alexandre Barrelet entrera en fonction le 1er septembre prochain. Dès lors, Pascal Crittin, actuel chef du programme Espace 2, pourra s'impliquer plus fortement dans différents projets et dans les dossiers du Secrétariat général de la RSR; il reprendra la fonction de Secrétaire général au 1er décembre.

Fantasmes et délire de la médecine
sur un Stradivarius

Les qualités acoustiques exceptionnelles et inégalées depuis trois siècles des violons du luthier italien Antonio Stradivari ou Stradivarius, résideraient dans la densité de leur bois, a découvert un médecin néerlandais à l'aide d'un scanner médical.

Dr. Berend Stoel de la faculté de médecine de Leiden aux Pays Bas, dont l'étude paraît mardi, travaillant en collaboration avec le luthier américain Terry Borman, a fait subir une tomodensitométrie avec un scanner à plusieurs violons fabriqués par Stradivarius (1644-1737) et Guarneri del Gesu (1698-1744).

Les qualités des matériaux utilisés pour fabriquer ces violons étaient la piste évidente à explorer pour percer les secrets de ces instruments sans parallèle.

Mais pour ce faire, il aurait fallu les endommager pour analyser leur bois. Une telle hypothèse n'était pas envisageable alors que ces violons valent plusieurs millions de dollars chacun.

Une tomodensitométrie, utilisée pour évaluer notamment les tissus pulmonaires, était l'instrument idéal pour analyser les densités du bois de ces violons.

Le Dr Stoel du service de radiologie de la faculté de médecine de Leiden, a mis au point un programme informatique en collaboration avec le Dr Jan Stolk un pneumologue, qui calculait les densités des tissus pulmonaires chez des patients souffrant d'emphysème à l'aide d'un tomodensitomètre pour évaluer l'efficacité de certains traitements médicaux.

Mettant à profit le savoir-faire de son confrère pour mesurer, sans prélèvement de tissu, la densité des poumons de malades, le Dr Stoel a conçu un nouveau programme informatique pour étudier les densités de bois à partir de tomodensitomètres médicaux.

Il a ensuite, avec le luthier Terry Borman, passé au scanner cinq stradivarius et sept violons contemporains pour en analyser les densités du bois.

La densité moyenne du bois des violons anciens et modernes ne différait pas de façon notable. Mais les différences dans la densité des couches du bois utilisé et correspondant aux différents cercles de croissance de l'arbre, étaient nettement plus faibles dans les anciens violons.

Cette étude épistémologiquement farfelue paraît dans la version en ligne du journal Plos One daté du 2 juillet.

Jérémie Rhorer,
le sacre d'un chef
sous le soleil d'Aix

Le Festival de Beaune l'a révélé, et celui d'Aix-en-Provence devrait lui apporter un surcroît de notoriété: Jérémie Rhorer est l'une des valeurs montantes de la direction d'orchestre, qu'il cultive en toute indépendance, à distance des institutions symphoniques.

Dans le plein air intime de l'Hôtel Maynier d'Oppède à Aix, le jeune chef dirigera à partir de samedi soir « L'Infedelta delusa » (« L'Infidélité déjouée », 1773), une « burletta » (petit opéra bouffe en italien) de Haydn.

Le jour de la sixième et dernière représentation, Jérémie Rhorer fêtera ses 35 ans et pourra savourer les récompenses qui lui ont été attribuées récemment: sacré « révélation de l'année » 2007-2008 par la critique, il recevra dimanche à Aix le prix Gabriel-Dussurget, qui distingue un jeune talent.

Si l'heure de sa consécration semble venue, Jérémie Rhorer n'a pas connu d'ascension fulgurante et a plutôt emprunté, avec patience, un chemin singulier.

Il sort du Conservatoire avec quatre premiers prix en poche, mais cherche sa voie, lui qui ne se pense « pas vraiment classable ».

Se sentant l'âme d'un chef, il « apprend le métier sur le tas », auprès de deux maîtres d'obédience baroque, Marc Minkowski puis William Christie. Du premier, il retient le sens instinctif et communicatif du théâtre. Du second, la rigueur de style et la science musicologique.

« En France, on manque de structures permettant à un jeune chef de s'établir. Il y a bien des postes de chefs assistants mais ce sont souvent des programmes alibis », estime Jérémie Rhorer dans un entretien à l'AFP.

« Bruno Walter annule et est remplacé au pied levé par Leonard Bernstein (en 1943 à New York, NDLR): c'est ça qui fait un chef, et c'est ce qu'a fait Christie », précise le jeune chef, allusion à l'opportunité que lui a donnée le Franco-Américain de diriger à Vienne « Hercules » de Haendel.

Avec le violoniste Julien Chauvin, Jérémie Rhorer fonde en 2005 Le Cercle de l'Harmonie, qui se produit sur instruments d'époque.

Un orchestre autonome, construit autour d'un « vrai projet identitaire » (Mozart et Haydn, le répertoire français de la fin de l'Ancien régime et du Premier empire), auquel « adhèrent tous les musiciens », qui ne sont pas permanents mais demeurent fidèles à l'ensemble, souligne Jérémie Rhorer.

Dénicheuse de talents, la directrice du Festival de Beaune, Anne Blanchard, parie sur lui à l'été 2006 pour « Idoménée » de Mozart. La presse est bluffée par le concert, sur lequel a soufflé un vent nouveau. L'année suivante, Jérémie Rhorer confirme dans « Les Noces de Figaro », où la critique salue la technique très sûre du chef et sa vision hautement théâtrale.

Beaune ne peut plus se passer de lui. Le 26 juillet, il y dirigera « Orphée et Eurydice » de Gluck, avant d'y poursuivre son cycle mozartien avec « Cosi fan tutte » en 2009 et « Don Giovanni » en 2010.

Récent partenaire de la soprano allemande Diana Damrau pour un album d'airs de Mozart (Virgin/EMI) remarqué, Jérémie Rhorer ne manque désormais pas de projets à Paris, Versailles ou encore à l'Opéra de Vienne (« Cosi » en 2011).

Mais, symbole d'un pays où l'Etat peine à reconnaître les ensembles émergents, Le Cercle de l'Harmonie ne touche toujours pas un sou du ministère de la Culture.

« C'est la double peine: nous n'avons pas de subvention, et cette absence d'aide publique fait que nous coûtons plus cher aux institutions qui souhaiteraient nous engager », déplore Jérémie Rhorer, qui se console en se rappelant ce à quoi il croit: « le désir et l'envie ». (AFP / Benoît FAUCHET)

Palais Garnier à Paris :
le chef Nicolas Le Bec
choisi pour le futur restaurant

Le chef Nicolas Le Bec, deux étoiles au guide Michelin à Lyon, a été choisi pour diriger les cuisines du premier restaurant du Palais Garnier à Paris qui ouvrira à l'automne 2009, annonce mercredi un communiqué de l'Opéra national de Paris.

Le choix de l'attribution de l'exploitation du restaurant a été fait officiellement mardi au cours du conseil d'administration de l'Opéra national de Paris tout comme celui concernant la nouvelle librairie-boutique, accordée à Concept Marques Propres, filiale des Galeries Lafayette.

L'Opéra national de Paris a engagé des travaux importants pour aménager une nouvelle entrée sous le Pavillon de l'Empereur, côté rue Auber, de nature « à mieux accueillir les quelque 550.000 visiteurs de ce monument historique et les acheteurs de billets de spectacles qui viennent aux caisses du Palais Garnier », indique le communiqué. L'ouverture de ce nouvel accès est prévue le 25 août prochain.

Dans le cadre de ce projet architectural, Gérard Mortier, directeur de l'Opéra national de Paris, a souhaité accueillir un restaurant et confier à un délégataire la gestion d'une nouvelle librairie-boutique, « pour mieux satisfaire les attentes des visiteurs et des spectateurs du Palais Garnier, et augmenter de façon significative les recettes propres de l'Opéra », précise-t-on de même source.

Pour le restaurant, situé aux angles des rues Gluck et Halévy, l'exploitation a été accordée à la société Guméry, représentée par la Sarl Blanc Restauration et son gérant Pierre-François Blanc, associé notamment au chef Nicolas Le Bec.

D'une durée de vingt ans, elle prévoit l'occupation d'une surface de plus de 900 m2 dont 430 m2 pour la seule salle de restaurant (200 places assises), sans compter une terrasse de 500m2 (220 places supplémentaires).

Nicolas Le Bec, 35 ans, formé par des chefs prestigieux comme Jean-Pierre Vigato, Jacques et Laurent Pourcel ou Alain Passard, a obtenu en 2003 sa première étoile au restaurant Les Loges à Lyon, étoile qu'il a conservée l'année suivante après l'ouverture de son restaurant homonyme. En 2007, il y a décroché une deuxième étoile.

La délégation de la librairie-boutique, d'une surface de 275m2 et située dans la Galerie du rez-de-chaussée côté rue Halévy, est prévue pour une durée de douze ans. La librairie-boutique proposera à la vente des produits liés à l'activité de l'Opéra national de Paris, livres, CD et DVD consacrés notamment à la musique, à la danse et à l'architecture. La date d'ouverture est prévue avant la fin de l'année 2008.

20e Eurockéennes :
quelques têtes d'affiche
et beaucoup de révélations

Massive Attack, Ben Harper, Moby et Offspring seront les têtes d'affiche de la 20e édition des Eurockéennes de Belfort, de vendredi à dimanche, qui accueillera les jeunes artistes anglo-saxons les plus cotés du moment, de MGMT à Vampire Weekend en passant par Santogold.

Les organisateurs s'attendent à une très grosse affluence pour cette édition-anniversaire, de l'ordre de 95.000 à 100.000 personnes, davantage que leurs prévisions initiales de 85.000 spectateurs.

Les Eurockéennes semblent donc ne pas devoir souffrir de la forte concurrence du week-end, durant lequel auront lieu le Main Square Festival d'Arras, les Terre Neuvas de Bobital ou Solidays.

« Pour cet anniversaire, on a doublé les têtes d'affiche mais on ne voulait pas non plus que cette édition en soit remplie, au risque d'éclipser l'axe artistique mis en place depuis cinq ans, qui met l'accent sur les jeunes pousses », explique à l'AFP le directeur général du festival, Jean-Paul Roland.

Les têtes d'affiche encadreront donc ces trois jours. Les Anglais de Massive Attack et l'Américain Ben Harper se produiront lors de la première soirée, vendredi, et les Américains Moby et Offspring dimanche en clôture, pour leur seul passage en France cet été.

Entre les deux, le festival belfortain proposera comme à son habitude une programmation pop-rock plantureuse, pointue et de haut niveau.

Il accueillera les révélations américaines de ces derniers mois: MGMT (dont le premier album « Oracular Spectacular » a été encensé par la critique comme l'un des meilleurs de 2008 pour son mélange de rock psychédélique, de pop et d'électro), Vampire Weekend, la chanteuse Santogold ou Yeasayer.

Egalement au programme, l'Ecossais Calvin Harris et son électro rigolarde et très années 80, Cat Power, les Belges de dEUS, Gossip (vendredi), les Brésiliens de CSS, Grinderman, projet de l'Australien Nick Cave, ses compatriotes des Midnight Juggernauts, NERD (le groupe du producteur vedette américain Pharrell Williams), les électro-folkeux anglais de Tunng (samedi), les BabyShambles de Pete Doherty, le duo Gnarls Barkley ou l'Américain Seasick Steve et son blues rugueux (dimanche).

« On présente en trois jours un an de travail. On voyage en hiver pour voir les groupes sur scène et repérer ceux qu'on programmera », explique M. Roland.

« Avant 2001, le festival avait tendance à se stariser, il allait chercher des Bowie ou des Metallica et était tributaire du marché artistique, notamment des têtes d'affiche », ajoute-t-il.

« Grâce au travail de ces dernières années, on attire de nouvelles générations et c'est notre plus grande fierté, poursuit-il. Ce qui nous ferait peur, c'est le côté institution, que les jeunes kids se disent : Ce festival est pour les vieux, pas pour nous ».

La scène française sera représentée par Camille, Daniel Darc, Sébastien Tellier, The Do, French Cowboy, Cali ou la jeune Soko.

Les Eurockéennes proposeront une création, « La bande originale ». Elle réunira vendredi des artistes francophones comme Camille, Olivia Ruiz, Grand Corps Malade, Daniel Darc, Amadou et Mariam ou Arno, qui interpréteront des standards pop, rock ou hip hop.

Autre innovation, le spectacle de danse hip hop « Drop it! », toujours vendredi.

Les Eurockéennes (hrttp://www.eurockeennes.fr) disposent d'un budget de 5,2 millions d'euros, dont 17% viennent des subventions des collectivités locales et 20% du sponsoring. Le camping du festival fait 12.000 places et devient pour trois jours « la deuxième ville du Territoire de Belfort », s'amuse M. Roland.  (AFP / Paul RICARD)


Actualités musicales du 4 juillet 2007  

4 juillet 2008
Cathédrale de Mende

Esther Lamandier
Ensemble Taxim

18h00 -  Concert à la cathédrale
Esther Lamandier
Chants de l'Europe médiévale

Née en France, d'origine juive roumaine Askénaze par sa famille paternelle, Esther Lamandier a vécu dans un univers musical et fut formée à toutes les disciplines : piano, solfège, chant, musicologie. Professeur en éducation musicale, elle commence à enseigner quelques années, puis elle collabore avec le Groupe Vocal de France et l'Atelier lyrique du Rhin.

En 1977, elle commence un cheminement solitaire, en récitals de chants médiévaux s'accompagnant à la harpe ou à l'orgue portatif Elle crée avec succès en 1982 sa propre maison d'éditions « Aliénor » et y enregistre les romances séfarades, les chansons de Toile (Prix Charles Cros).

Invitée cinq fois au Théâtre de la Ville, elle y chante en 1990 les chants chrétiens araméens et en 1992 les Psaumes de David, dans le décryptage de Suzanne Haïk-Ventura. « Une dédicace à la Domna inspiratrice, en son Eternel Féminin,pour le Poète, toujours en quête d'Ailleurs. Depuis l'Espagne médiévale des Juifs séfarades en leurs Romances, les Cansos de Troubadours, les Trovatori de Toscane, et leurs Ballate, les Chants de l'Ame des Minnesânger, pour rejoindre la Terre d'Orient.

21h Concert en la cathédrale
Ensemble Taxim
Hommage à Omar Khayan

Le nom Taxim (taqsim en arabe) désigne le prélude instrumental improvisé qui précède le chant. Taxim se joue des frontières, rebat les cartes du temps et de la géographie. La beauté solennelle d'une musique riche et exigeante est servie avec tension et intensité.

Ce spectacle, « L'occitan rencontre Khayyâm », associe pour la première fois la traduction en occitan des quatrains d'O. Khayyâm, de nouvelles créations musicales et différentes langues, plus particulièrement, le catalan, le basque, le castillan. Chacune des 4 soirées consécutives se déclinera autour d'une des langues «  invitées  » avec la participation d'artistes castillans, catalans et basques.

Taxim nous présentera de nouvelles compositions dans lesquelles le dialogue entre les instruments, oùd, santour, flûte, cor, vielle à roue, daf, zarb et la voix d'Hamid prend par instant la forme d'un véritable contrepoint polyphonique.

Gérard Martin flûtes, vielle à roue et cor
Hamid Sahel chant, oud et percussions
Pierre Blanchut santour, zarb et daf
Soheil Nourian zarb et daf

Programme complet du festival : « Les toubadours chantent l'art roman en Languedoc-Roussillon »

Cathédrale de Notre-Dame et Saint-Privat - Place Urbain 5 - 48000 Mende - Entrée libre.
04 66 49 00 30 - 04 66 49 85 91

Bruxelles va saper la création musicale
au nom de la concurrence

L'Association européenne de compositeurs et paroliers a averti jeudi des conséquences « catastrophiques » pour la création musicale d'une prochaine décision de Bruxelles, qui condamnerait la façon dont les auteurs sont rémunérés lors de la diffusion de leurs oeuvres sur Internet.

La Commission s'apprête selon eux à condamner pour entente illicite les sociétés qui collectent les droits d'auteurs, comme la Sacem en France, avant de les reverser aux artistes.

L'exécutif européen, qui enquête depuis plusieurs années sur ce dossier suite à des plaintes de RTL et du site Internet MusicChoice, pourrait effectivement condamner les sociétés avant la fin juillet, a confirmé son porte-parole pour la Concurrence, Jonathan Todd.

Mais elle agit « dans l'intérêt des auteurs », pour qu'ils puissent « choisir la société qui gère leurs droits » et que ces sociétés soient le plus « efficace » possible, a-t-il assuré.

Une condamnation obligerait ces sociétés à revoir certaines pratiques découlant des accords de réciprocité entre les diverses sociétés nationales qui leur permettent d'appliquer les mêmes droits d'auteur quel que soit le pays européen dans lequel une oeuvre qui figure à leur catalogue est diffusée.

« La Commission européenne risque de prendre une décision qui causera un tort irréparable à la création musicale en Europe », ont prévenu les représentants de l'association, parmi lesquels Robin Gibb, ancien des Bee Gees, ou le compositeur français Laurent Petitgirard.

Alors que chutent les ventes de disques et que grimpent les téléchargements de musique sur Internet, beaucoup moins rémunérateurs pour leurs auteurs, mettre les sociétés nationales en concurrence reviendrait à étouffer les auteurs indépendants en bradant leurs droits, disent-ils.

Certains sites de téléchargement offrent « des montants aussi ridicules qu'un téléchargement à 2 centimes d'euro, qu'il faut partager entre plusieurs auteurs: il y a un minimum décent en-dessous duquel vous ne pouvez tout simplement plus vous en sortir », explique M. Petitgirard.

Festivals de l'été

SUD-EST

Chorégies d'Orange (Vaucluse), du 12 juillet au 5 août - Le festival d'art lyrique, accueilli dans le plein air immense (8.300 places) du théâtre antique d'Orange, sera aux couleurs françaises cette année: « Carmen » de Bizet sera mis en scène par Nadine Duffaut et « Faust » de Gounod par Nicolas Joel, qui dirigera un plateau impressionnant (Alagna, Mula, Pape et Lemieux). Deux « Requiem », ceux de Fauré et Verdi, sont aussi à l'affiche. http://www.choregies.com

Jazz à Juan, du 10 au 20 juillet à Juan-les-Pins (Alpes-Maritimes). Pour sa 48ème édition, l'un des plus anciens festivals de jazz d'Europe mise sur les valeurs sûres qui ont fait sa réputation: le violoniste Didier Lockwood, le guitariste John Mac Laughlin, le trompettiste Roy Hargrove, le trio Jarrett / Peacok / Dejohnette. Le festival débute par une incursion plus pop avec un concert du chanteur britannique James Blunt, déjà complet.
http://www.antibesjuanlespins.com

Nuits du Sud, du 11 juillet au 9 août à Vence (Alpes-Maritimes). Ce festival des musiques du monde rassemble plus d'une vingtaine d'artistes: Dee Dee Bridgewater et Jimmy Cliff, les tambours du Burundi, Angelique Kidjo, Nilda Fernandez, Stephan Eicher et Omara Portuondo du Buena Vista Social Club. Nouveauté de cette 11e édition: le concours « Talents Nuits du Sud » pour soutenir la jeune création. Trois journées de manifestations dans les rues sont proposées gratuitement: lecture de contes, expositions, danses, concerts. Tél. : 04 93 58 40 16

Ma ville est Tango, du 11 au 14 juillet à Menton (Alpes-Maritimes). Quatre jours de rythme et de fièvre au son des bandonéons argentins... concerts, spectacles, bals, cours, stages, animations de rue sont assurés par des artistes dont la plupart sont venus de Buenos Aires: les maestros Gaston Torelli et Moira Castellano, Sabrina et Ruben Véliz, l'orchestre Tipica Cedra Negra. Le duo Parisien Valérie Omnis et Daniel Darius présentera en avant-première « l'après » (12), chorégraphie où se mêlent danse et théâtre. Tél. : 04 92 41 76 95

Festival des musiques interdites les 11 et 12 juillet à l'Opéra de Marseille: présentation d'œuvres bannies dès 1933 par le IIIe Reich dont le Requiem de Verdi tel qu'il a été représenté au camp de Terezin en 1944, avec Fabrice Luchini en récitant, et la création de deux opéras de Nicolae Bretan, « Golem » et « Arald ». http://www.opera.marseille.fr   Tél. 04 91 55 11 10

Festival international de Folklore de Château-Gombert à Marseille, du 5 au 13 juillet. 300 artistes du monde entier participent à cette 44e édition de spectacles de danses et de musiques traditionnelles.
http://www.festivaldefolklore.fr  Tél. : 04 86 41 66 95

Vaison Danses du 10 au 26 juillet, festival international à Vaison-la-Romaine (Vaucluse). Le ballet du chorégraphe américain Alonzo King s'associe avec des moines Shaolin, dont le temple fondé en Chine au Ve siècle est à l'origine du kun-fu. Le Ballet Béjart de Lausanne, le Buenos Aires Express Tango, les compagnies Maguy Marin avec « May B », Momix, et la Compagnie Fêtes Galantes participent au festival. Tél. : 04 90 28 84 49 ou 04 90 28 88 85

SUD-OUEST

Fanfares sans frontières à Mazamet (Tarn) du 7 au 12 juillet. Une dizaine de formations venues de toute l'Europe se retrouvent pour cette 21e édition du festival international, l'un des plus importants de groupes harmoniques. Point d'orgue, la grande parade des nations le 10.
http://www.fanfares-sans-frontieres.org  - Tél. : 05.63.61.27.07

Visa francophone, tout le monde chante contre le cancer à Villefranche-de-Rouergue (Aveyron) du 8 au 13 juillet. Le temps d'un week-end, la ville organise une rencontre internationale de la chanson francophone, pour un radio-crochet géant réunissant chanteurs inconnus et célébrités (journalistes, animateurs, comédiens, sportifs, hommes politiques). http://www.visa-francophone.com - Tél. : 05.65.45.41.12

31 notes d'été en Haute-Garonne, du 8 juillet au 22 août. 31 communes de Haute-Garonne reçoivent près de 150 artistes pour des spectacles allant du cirque à la danse en passant par des concerts et des projections de films. Au hasard de ce programme éclectique, de la danse contemporaine à Montesquieu-Volvestre le 10 juillet, un concert d'orgues à Cintegabelle le 6 août ou une fanfare disco funk à Verfeil le 21 juillet.
http://www.haute-garonne.fr - Tél. : 05.34.45.58.30

Festival de country music de Mirande (Gers) du 10 au 14 juillet. Le programme de ce festival, première manifestation de musique country en Europe avec 160.000 visiteurs sur cinq jours, prévoit 73 concerts. A noter la présence de The Ranchhands, Manau, Peter Kingsbery, le chanteur de Cock Robin, ou Elizabeth Cook, ainsi que 11 exclusivités en provenance d'Austin (États-Unis). http://www.country-musique.com - Tél. : 08.92.68.30.32

Fiesta à Pamiers (Ariège) du 11 au 14 juillet. Pendant trois jours, Pamiers va prendre des accents latino, avec un carnaval aux couleurs du Brésil, des spectacles de salsa, un orchestre mexicain ou encore un groupe cubain. En marge du festival, les spectateurs pourront s'initier à la guitare flamenca ou la danse sévillane. http://pamierstourisme.com/fiesta - Tél. : 05.61.67.52.52)

Festival international de musique sacrée de l'abbaye de Sylvanès (Aveyron) du 13 juillet au 31 août - Au programme de cette 31e édition dans l'abbaye cistercienne du XIIe siècle, la venue exceptionnelle des moines danseurs de Majuli (Inde) et des bergers mongols de Touva. L'Europe de l'est sera aussi à l'honneur avec des musiques klezmer et slaves, des voix tziganes, des polyphonies russes et bulgares. http://www.sylvanes.com - Tél. : 05.65.98.20.20

Festival « Arte Flamenco », à Mont-de-Marsan, du 7 au 12 juillet - La danseuse Eva Yerbabuena évoluera sur scène avec sa troupe le premier soir de l'ouverture de cette 20ème édition marquée notamment par la présentation, en avant-première de la Biennale de Séville, du spectacle « De la Mar al Fuego ». http://www.landes.org - Tél. : 05 58 06 86 86

Le 14ème « Festival d'Agen«  du 8 au 19 juillet - Au programme, sept créations parmi lesquels une opérette de Jacques Offenbach,  »La vie parisienne«  mais également un classique revisité « Supplément au voyage de Bougainville » de Jacques Diderot ou « L'avare » de Molière. Parallèlement, un festival des « Bouts d'choux«  avec l' »Ile au trésor et « Poil de carotte ». http://www.theatredujour.fr - Tél. : 05 53 47 82 08

NORD

32e festival de la Côte d'Opale, jusqu'au 27 juillet - Ce festival, qui essaime de Dunkerque (Nord) au Touquet (Pas-de-Calais), accueille cette année Paul Personne, Yves Simon, Hubert Félix Thiéfaine ou encore le bluesman Lucky Petterson. Pour la jeune chanson française, Camille, Benjamin Biolay, Mademoiselle K et Thomas Dutronc sont annoncés. http://www.festopale.cx - Tél. : 03 21 30 40 33

24e festival de musique classique de Saint-Riquier, jusqu'au 19 juillet - A proximité de la Baie de Somme, ce grand rendez-vous de musique chorale présente des oeuvres de Bach, Vivaldi, Haendel, avec pour têtes d'affiche La Chapelle Rhénane, Les Cris de Paris, et Katia et Marielle Labèque dans des pièces de musique de chambre de Debussy, Schubert et Ravel.
http://www.festival-de-saint-riquier.fr - Tél. : 03 22 71 82 10

17e Musiques d'ici et d'ailleurs, jusqu'au 10 août - Ce festival installé à Châlons-en-Champagne célèbre les musiques du monde à travers 45 concerts gratuits en plein air: de l'artiste canadienne d'origine haïtienne Melissa Laveaux à Thomas Pitiot, ainsi que le Middle East Peace Orchestra, formation composés de musiciens danois, suédois, américains, libanais, égyptiens, irakiens et israéliens. http://www.musiques-ici-ailleurs.com

CENTRE-EST

Festival des Musicales du Puy-en-Velay (Haute-Loire) du 12 au 19 juillet - Pour sa 35e édition, ce festival, qui ouvre chaque année ses portes à la polyphonie vocale du monde, met au programme Bemsha, Richard Galliano et Tangaria Quartet, Caravan Quartet, Norig, Tania Maria http://www.les-musicales43.asso.fr - Tél. : 04 71 09 38 41

EST

Festival Renaissances à Bar-le-Duc, du 3 au 6 juillet - Festival de théâtre de rue et de musiques anciennes, durant lequel 60 troupes présentent environ 70 spectacles, très majoritairement gratuits. Le clou du spectacle aura lieu samedi, quand une mante religieuse géante de 24 m de long sur 9 de haut parcourra les rues de Bar-le-Duc. Une demi-douzaine de concerts de musique ancienne s'y déroulent également. http://www.festivalrenaissances.com - Tél. : 03 29 79 11 13

OUEST

MuSiCAjazZ à Chinon. Le festival MuSiCAjazZ, festival de musiques de « Jazz du monde » propose avec une programmation riche et des goûters-concerts pour les enfants l'après-midi, du 9 au 13 juillet à Chinon (Indre-et-Loire). Les concerts, du jazz oriental au brésilien en passant par les styles musette et cool, seront diffusés simultanément sur internet. http://www.cafefrancais.fr - Tél. : 02 47 93 32 78

Terres du Son à Monts. La quatrième édition du festival « Terres du Son », aura lieu les 11, 12 et 13 juillet à Monts (Indre-et-Loire). Ce festival accueillera notamment en concert The Do, Keziah Jones, Micky Green ou encore Tiken Jah Fakoly. Ce festival affiche son engagement en faveur du développement durable avec un tri sélectif sur le site, cendriers de poche, gobelets consignés, toilettes sèches... http://www.terresduson.com - Tél. : 02 47 63 02 39

Jazz en Val de Cher. La 11e édition de « Jazz en Val de Cher » se déroulera du 12 au 19 juillet sur le canton de Saint-Aignan-sur-Cher (Loir-et-Cher), avec un programme éclectique: du « Fox Trot » des premiers big-bands, du « JazzPel » alliance du gospel et du be-bop. Le festival propose également un stage musical et un stage de danse. Les viticulteurs offriront une dégustation de leurs produits à l'entracte ou à l'issue des concerts. http://www.compagniejazz.com - Tél. : 02 54 71 77 23

PARIS / ÎLE-DE-FRANCE

Festival de l'Orangerie de Sceaux (Hauts-de-Seine), du 12 juillet au 14 septembre - Vingt concerts et une classe de maître (dispensée par la pianiste Anne Queffélec) sont au programme de cette manifestation de musique de chambre. En ouverture, l'altiste Antoine Tamestit dialoguera avec le Trio Wanderer chez Fauré. Plus tard, le ténor Gilles Ragon chantera des lieder de Beethoven et Schumann (9 août) et, en clôture, le pianiste Christ