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Actualité musicale
1er juillet - 10 juillet 2008
Actualités musicales du 1er juillet 2008
Festival d'Aix :
Peter Sellars remonte Zaïde,
opéra inachevé de Mozart
Pour ses débuts au festival d'art lyrique d'Aix-en-Provence, le metteur
en scène américain Peter Sellars remonte « Zaïde », un opéra de
Mozart inachevé dont il a actualisé et politisé le propos.
Son spectacle n'a pas reçu ce week-end un accueil
critique unanimement enthousiaste, la transposition effectuée par Sellars
ayant dérouté nombre de spectateurs.
Peter Sellars a fait de Zaïde une esclave moderne dans
un atelier clandestin, en ne conservant quasiment que les airs originaux
et en ajoutant des musiques issues d'une autre rareté mozartienne,
« Thamos, roi d'Egypte ».
Un crime de lèse-Mozart ? « Je respecte Mozart, je
libère ses musiques », rectifie dans un entretien à l'AFP ce petit homme
affable et excentrique.
« Premier acte de libération: enlever le texte
encombrant et faire une suite d'épisodes musicaux qui montre l'imagination
symphonique incroyable du jeune Mozart », ajoute-t-il.
« Mozart était franc-maçon, il s'inscrivait dans
le mouvement pour les droits de l'homme. Monter ses oeuvres sans leur
dimension politique serait tricher », estime Peter Sellars.
C'est l'écrivain nigérian Ben Okri qui lui a fait
découvrir Zaïde. « Je n'en avais jamais entendu parler. J'ai
découvert une oeuvre extraordinaire: souvent, les oeuvres prophétiques,
qui pèsent sur l'histoire, sont les oeuvres inachevées », affirme Peter
Sellars.
Bien décidé à ce que les théâtres d'opéra ne soient
plus des « lieux d'exclusivité », Peter Sellars a même fait appel,
pour cette production créée en 2006, à des sans-abris à Vienne puis à des
sans-papiers à New York.
A Aix, face à un public plutôt chic, ce sont des jeunes
issus de l'immigration et d'un quartier sensible qui jouent les acteurs.
Et chantent un « choeur des esclaves » arabisé, accompagné à l'oud,
avant d'entonner la version originale, n'en déplaise aux gardiens du
temple mozartien.
Peter Sellars à l'opéra :
la transposition contre la trahison
Promenant un regard constamment moderne sur l'opéra, le
metteur en scène américain Peter Sellars laisse rarement le public
indifférent, notamment en abordant Mozart, dont il actualise et politise
volontiers le propos au motif de ne pas « tricher ».
Pour ses débuts au Festival d'Aix-en-Provence, cet
homme de 50 ans remonte jusqu'au 18 juillet « Zaïde », opéra
mozartien inachevé.
Le moins que l'on puisse dire est que son spectacle, ce
week-end, n'a pas reçu un accueil critique unanimement enthousiaste. Peter
Sellars a fait de Zaïde une esclave moderne dans un atelier clandestin, en
ne conservant quasiment que les airs et en ajoutant des musiques issues
d'une autre rareté mozartienne, « Thamos, roi d'Egypte ».
Un crime de lèse-Mozart ? « Je respecte Mozart, je
libère ses musiques », rectifie dans un entretien à l'AFP ce petit homme
affable, aux cheveux dressés en palmier et aux habits excentriques, qu'on
pourrait croire sorti d'un film de science-fiction.
« Premier acte de libération: enlever le texte
encombrant et faire une suite d'épisodes musicaux qui montre l'imagination
symphonique incroyable du jeune Mozart », ajoute-t-il.
« Mozart était franc-maçon, il s'inscrivait dans
le mouvement pour les droits de l'homme. Monter ses oeuvres sans leur
dimension politique serait tricher », estime Peter Sellars.
Lui-même parle essentiellement à ses contemporains avec
des productions d'oeuvres modernes (« Le Grand Macabre » de Ligeti,
« Saint François d'Assise » de Messiaen) ou des créations
contemporaines (John Adams, Kaija Saariaho, Osvaldo Golijov, Tan Dun).
Quand il s'agit d'aborder une oeuvre du passé, Peter
Sellars met en oeuvre des « stratégies », comme il dit. Au tournant
des années 1980 et 1990, il s'impose ainsi au monde lyrique, dans l'art
contesté de la transposition, avec un « Jules César » de Haendel
façon Nixon en Egypte.
Et surtout grâce à une trilogie Mozart-Da Ponte
téléportée dans l'Amérique d'aujourd'hui: « Cosi fan tutte » se
déroule dans un coffee shop de Cape Cod, « Les Noces de Figaro » dans
une tour de Manhattan et « Don Giovanni » dans le Harlem latino.
En 2006, pour le 250e anniversaire de la naissance de
Mozart, Peter Sellars programme à Vienne un festival insolite, le New
Crowned Hope, et demande à des créateurs du monde entier de faire écho aux
dernières oeuvres du compositeur.
Pour lui, c'est évident: « La Clémence de Titus »,
c'est aujourd'hui celle de Nelson Mandela face à ses anciens ennemis. Le
« Requiem » ? Une cérémonie pour les victimes de génocides.
A Londres, il rencontre l'écrivain nigérian Ben Okri,
qui l'entreprend sur « Zaïde ». « Je n'en avais jamais entendu
parler. J'ai découvert une oeuvre extraordinaire: souvent les oeuvres
prophétiques, qui pèsent sur l'histoire, sont les oeuvres inachevées »,
affirme Peter Sellars.
Une nouvelle fois, l'actualisation lui a paru logique
ici, puisqu'« il y a plus d'esclaves aujourd'hui qu'à l'époque de
Mozart ».
Bien décidé à ce que les théâtres d'opéra ne soient
plus des « lieux d'exclusivité », Peter Sellars a même fait appel,
pour cette production créée en 2006, à des SDF à Vienne puis à des
sans-papiers à New York.
A Aix, face au public plutôt chic de l'Archevêché, ce
sont des jeunes issus de l'immigration et d'un quartier sensible qui
jouent les acteurs. Et chantent un « choeur des esclaves » arabisé,
accompagné à l'oud, avant d'entonner la version originale. N'en déplaise
aux gardiens du temple mozartien. (Benoît FAUCHET, AFP)
La « Passion » selon Pascal Dusapin,
meilleur compositeur que librettiste
Le Festival d'Aix-en-Provence a créé dimanche le
sixième opéra de Pascal Dusapin, « Passion », sorte de catalogue
d'affects en écho à Monteverdi qui n'est pas sans beautés musicales mais
souffre de la faiblesse du livret du compositeur.
Après « Faustus », son précédent ouvrage lyrique,
présenté en 2006 au Staatsoper de Berlin, Pascal Dusapin, qui est à 53 ans
l'un des compositeurs français vivants les plus joués, aborde un autre
mythe, celui d'Orphée et Eurydice, sur un mode plus chambriste.
Le cadre intime du Théâtre du Jeu de Paume est idéal
pour accueillir cette création mondiale jusqu'au 10 juillet, avant une
tournée à partir de la rentrée notamment à Strasbourg (festival Musica),
Rouen, Luxembourg et Brême (Allemagne).
Le titre de l'opéra est au singulier mais c'est le
pluriel qui s'impose tant Dusapin varie les angles d'approche pour rendre
compte des multiples passions de l'âme (la peur, la joie, la colère, le
désir...) à l'oeuvre dans les opéras de Monteverdi.
L'auditeur pourra trouver l'utilisation du clavecin
— en référence à l'esthétique baroque de Monteverdi — un peu
facile et inaboutie, et le recours à l'oud arabisant décoratif. Mais on ne
peut nier le raffinement et la limpidité d'une écriture qui ne craint pas
la sensualité sinon la séduction, et fait de l'orchestre une sorte de
prolongement du chant.
La voix est particulièrement soignée, jusque dans les
procédés d'imitation entre solistes et choeur, ainsi que dans l'écho donné
au souffle des chanteurs, équipés de capteurs au niveau de la gorge pour
transformer en sons leur respiration.
Le livret, écrit en italien par Pascal Dusapin en
collaboration avec la linguiste Rita de Letteriis, est plus problématique.
Les échanges prennent une forme fragmentaire et bien pauvre (« Je
dois partir », « Ne me retiens pas... », etc.) pour dire
l'impossibilité de l'union et de la communication entre ces deux
personnages-archétypes, « Elle » et « Lui », « Les Autres »
formant le choeur.
La mise en scène de l'Italien Giuseppe Frigeni est au
diapason, pratiquant l'ellipse abstraite, symbolique, géométrique voire
ésotérique entre des murs végétaux blancs: un coquillage gît, une branche
d'arbre pend, une rivière coule mais des « passions » promises, il
n'est visuellement guère question.
Tout cela fait au moins de belles images, légèrement
inspirées — en moins figé cependant — de l'esthétique froidement
plastique de Bob Wilson, dont Frigeni fut l'assistant.
Heureusement, les deux chanteurs solistes apportent
engagement et intensité à l'ouvrage. La soprano canadienne Barbara
Hannigan, interprète de prédilection des « Correspondances » de
Dutilleux, tutoie par sa blondeur gracieuse et son timbre rayonnant ce
soleil si présent dans le concept visuel de Frigeni.
Le baryton autrichien Georg Nigl a la belle humeur
mélancolique du chanteur de lied et une voix extensible jusqu'au falsetto
le plus subtil.
Enfin, dix-sept instrumentistes de l'Ensemble Modern de
Francfort, dont une bonne moitié de vents fruités, et six chanteurs clairs
et précis de l'ensemble marseillais Musicatreize sont de la partie, réglée
en fosse par le chef français qui monte dans sa spécialité contemporaine:
Franck Ollu.
Décès de Jacques Roussel
Le chef d'orchestre Jacques Roussel, fondateur de
l'ensemble Antiqua Musica de Paris, est décédé dimanche à l'âge de 96 ans
à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), a-t-on appris auprès de sa
famille.
Né le 12 novembre 1911 à Paris, Jacques Roussel avait
été formé aux conservatoires de musique d'Innsbruck et de Paris. Il avait
créé en 1961, puis dirigé, l'ensemble Antiqua Musica, pour diffuser les
répertoires musicaux des XVIIè et XVIIIè siècles.
Animateur musical, délégué du ministère des Affaires
culturelles pour l'Ile-de-France, de 1966 à 1974, Jacques Roussel avait
également créé en 1968 le festival Les belles heures musicales du
Mont-Saint-Michel. Il a effectué de nombreuses tournées en France et à
l'étranger au cours de sa longue carrière.
Jazz à la Villette :
Une 13e édition sous le signe des croisements
Le festival Jazz à La Villette va multiplier, pour sa
13e édition (2-14 septembre dans des salles du Parc de La Villette et du
nord-est parisien), les rencontres entre jazz et électro, jazz et danse,
jazz et théâtre, et faire des incursions dans le domaine du rock futuriste
et du post-funk.
Danse et jazz seront réunis à plusieurs reprises, avec
« A Love Supreme », un spectacle de la chorégraphe flamande Anna
Teresa de Keersmaeker, ou « Les Signes extérieurs », une création de
Mathilde Monnier sur une musique du clarinettiste Louis Sclavis.
Deux expérimentateurs, le danseur Boris Chamartz et le
cornettiste Médéric Collignon, confronteront leurs univers. Joseph Nadj,
danseur et chorégraphe franco-serbe d'origine hongroise, présentera
« Paysage après l'orage », avec le saxophoniste free hongrois Akosh
S.
La création que donneront Pierre Henry, pape de la
musique électro-acoustique, aux machines, et le trompettiste Erik Truffaz
constituera le point d'orgue des rencontres entre jazz et électro.
Aux machines également, le compositeur Matthew Herbert
parsèmera le jazz plutôt classique de son big band de sonorités
électroniques.
Subsistent dans la programmation des concerts au sens
classique du terme, avec plusieurs têtes d'affiche: le pianiste Lalo
Schifrin, les saxophonistes Charles Lloyd et Joshua Redman...
Plusieurs concerts de funk, de rock ou de pop
futuristes seront proposés, dont ceux du guitariste Vernon Reid baptisé
« Free Form Funky Freqs », de Zone Libre avec Serge Teyssot-Gay (ex
Noir Désir) ou de Bumcello.
Le pianiste suédois Esbjörn Svensson, mort récemment
dans un accident de plongée, devait jouer le 6. Les organisateurs ont
décidé de ne pas le remplacer.
« La vie en rose » avec Woody Allen
au Festival de Jazz de Montréal
Le réalisateur américain Woody Allen a troqué la caméra pour la
clarinette au Festival international de Jazz de Montréal, son « dixie
band » interprétant les classiques de la Nouvelle-Orléans et le
célébrissime thème de « La vie en rose ».
Assis au coeur de la scène, sa jambe droite croisée sur
la gauche, le pied libre battant la mesure, l'air pensif, reprenant son
souffle entre deux solos, Allen et son New Orleans Jazz Band ont enchaîné
une quinzaine de morceaux rappelant les films et les classiques du
réalisateur.
« J'espère que vous allez apprécier (...) c'est la
première fois que je viens à Montréal », a simplement déclaré au micro un
Woody Allen, un peu timide devant 3.000 personnes ayant payé dix fois le
prix d'une entrée au cinéma pour voir le cinéaste en chair et en os.
Les solos de clarinette de « Woody », qui ne s'est
jamais targué d'être un musicien professionnel, ont été chaudement
applaudis par une foule bon enfant. « Je ne veux pas que d'autres
musiciens de jazz m'en veuillent parce que les gens viennent me voir même
si je ne suis pas très bon. Il faut me voir comme un amateur qui s'adonne
à son hobby », a déclaré le cinéaste de 72 ans, au journal La Presse, dans
une rare interview.
Ses compagnons du New Orleans Jazz Band - formation
avec qui il joue régulièrement dans une petite boîte de jazz de New-York -
ont poussé la chansonnette dont « La vie en rose », chantée en
français par son pianiste Conal Fowkes et doublée en anglais par le joueur
de banjo, Eddy Davis.
Après 80 minutes sur scène Allen et ses acolytes se
sont retirés dans les coulisses de la Place-des-Arts de Montréal, mais le
public, insistant, a forcé l'ensemble à lui consacrer 40 minutes de plus
au grand bonheur d'Eddy Davis.
Son banjo écrasé sur son ventre proéminent, un sourire
démonstratif, il a convaincu Allen d'interpréter un dernier morceau: le
classique « Sweet Georgia Brown ».
Woody Allen et les six musiciens de son New Orleans
Jazz Band devaient jouer un deuxième soir à guichets fermés, lundi, au
Festival de Jazz de Montréal, l'un des plus importants au monde avec une
affluence de près de deux millions de spectateurs chaque année.
Le public montréalais a aussi réservé un accueil
enthousiaste à un hommage au chanteur français Léo Ferré, dont la seule
représentation dimanche soir a été très applaudie.
Le chanteur-guitariste italien Gianmaria Testa a servi
de sa voix rauque quelques textes de Ferré, dont le célèbre « Avec le
temps », chanté moitié en italien et en français.
C'est la passion soudaine pour Ferré du pianiste
Roberto Cipelli qui est à l'origine de cet hommage singulier à base de
mélodies de jazz entrecoupées de textes de Ferré ou de chansons
italiennes.
La virtuosité de Cipelli et du trompettiste Paolo Fresu
a, à plusieurs reprises, soulevé des salves d'applaudissements parfois
avant la fin du morceau. Le contrebassiste italien Attilio Zanchi et le
batteur français Philippe Garcia, complétaient le quintette qui a eu droit
à plusieurs rappels.
Le retour sur scène de Leonard Cohen a marqué la
première partie du festival. Les prestations des pianistes cubain, Gonzalo
Rubalcaba, et israélien, Yaron Herman, ont aussi séduit les critiques.
La 29e édition du Festival de Montréal se poursuit
jusqu'au dimanche 6 juillet dans le centre-ville de la métropole
québécoise.
Juillet, mois des festivals
rock et jazz en Europe
ALLEMAGNE
MAGDEBURG : « Titanic, la comédie musicale »,
créée en 1997 à Broadway et déjà jouée en Australie, à Toronto, au Japon
et à Londres, accoste en Allemagne, pour une production en plein air du
théâtre de Magdebourg, dans l'ex-RDA. L'oeuvre de Peter Stone, sur une
musique de l'Américain Maury Yeston, y est à l'affiche jusqu'au 20
juillet.
AUTRICHE
WIESEN : cette petite localité à 60 km au sud de Vienne
dans la province du Burgenland se veut le rendez-vous jazzy de l'été
autrichien. Cette année le 32e Jazzfest de Wiesen du 25 au 27 juillet
accueillera Willy Deville, Klaus Doldinger's Passport, Al Jarreau ou le
Jan Garbarek Group.
VIENNE : Dans près d'une dizaine de salles, les
chorégraphes connus comme Mathilde Monnier, Akram Khan avec cette année la
compagnie du Ballet national de Chine, Anne Teresa de Keersmaeker et
d'autres moins célèbres se relaieront à l'occasion du festival ImpulsTanz
du 10 juillet au 11 août.
BELGIQUE
BRUXELLES : L'exposition « It's not only Rock 'n'
Roll, Baby! » rassemble pour la première fois un ensemble d'oeuvres
majeures de musiciens rock des années 1970 à nos jours (de Yoko Ono, Patti
Smith, Brian Eno à Chicks on Speed, Fischerspooner, Devendra Banhart, Pete
Doherty, etc.), révélant une autre histoire du rock, celles de musiciens,
d'artistes nés dans le monde de l'art. Jusqu'au dimanche 14.09.2008 au
Palais des Beaux-Arts.
DANEMARK
OSKILDE : Un des plus grands festivals de musique
d'Europe du Nord qui existe depuis 1971. Au programme notamment,
Radiohead, Cat Power, Coco Rosie, Neil Young et les Chemical Brothers. Du
3 au 6 juillet.
FINLANDE
SAVONLINNA : Festival d'opéra de Savonlinna avec cinq
premières dont Mefistofeles d'Arrigo Boito, Rigoletto de Giuseppe Verdi et
l'opéra pour enfants de Markus Fagerudd, The seven dog brothers. Du 4
juillet au 2 août.
FRANCE
PARIS : Le Théâtre du Châtelet accueillera du 2 au 13
juillet en création mondiale l'opéra « The Fly » (« La Mouche
»), dans une mise en scène du Canadien David Cronenberg, réalisateur du
film du même nom. Comme dans le long métrage, la musique est signée par le
compositeur canadien Howard Shore. A la tête de l'Orchestre philharmonique
de Radio France, l'Espagnol Placido Domingo, ici comme chef et non comme
chanteur, est un autre nom prestigieux sur l'affiche.
GRANDE-BRETAGNE
LIVERPOOL : Liverpool, capitale européenne de la
culture pour 2008, sera le théâtre le 10 juillet de « La journée des
Beatles », pour rendre hommage aux Fab Four qui y sont nés et y ont été
révélés.
PORTUGAL
SINES : Le Festival Musiques du monde (FMM) de Sines,
le plus important du genre au Portugal, fête cette année ses dix ans, avec
40 concerts entre le 17 et 26 juillet dans l'Alentejo (sud). Avec Cui
Jian, considéré comme « le père du rock chinois », Asha Bhosle, diva
des bandes-son du cinéma populaire indien et le groupe new-yorkais The
Last Poets, souvent présentés comme précurseurs du rap et du hip-hop
LISBONNE : La 14e édition du festival Super Bock est
l'un des rendez-vous incontournables des amateurs de rock en été. Le
festival qui se déroule cette année entre Lisbonne et Porto, accueille
notamment Jamiroquai, ZZ TOP et Morcheeba à Porto, ainsi que Iron Maiden
et Mika à Lisbonne. Du 4 au 5 juillet à Porto et du 9 au 10 juillet à
Lisbonne.
RUSSIE
SAINT-PETERSBOURG
FESTIVAL: « Les Nuits Blanches » au théâtre
Mariinski, fief de Valéri Guerguiev, présente la première mondiale de
l'opéra-mystère « Frères Karamazov », les meilleurs ballets de George
Balanchine et d'Alexandre Ratmanski et deux opéras en plein air dans les
anciennes forteresses de Vyborg et d'Ivangorod. Tout juillet.
MOSCOU : « La flamme de Paris », ballet soviétique
de 1933, consacré à la Révolution Française et abandonné dans les années
60, est ressuscité par Alexandre Ratmanski et les danseurs du théâtre du
Bolchoï. Les 3, 4, 5 et 6 juillet.
SUISSE
MONTREUX : Entre le 4 et le 19 juillet, le 42e Montreux
jazz festival accueille une brochette de musiciens qui ont fait l'histoire
du jazz et de la pop. Quincy Jones, Paul Simon, Leonard Cohen, Herbie
Hancock, Joan Baez ou Babyshambles seront présents sur les bords du lac
Léman.
NYON : Le Paléo Festival de Nyon rassemblera sur la
plaine de l'Asse entre le 22 et le 27 juillet de très nombreux artistes
dont Cali, Ben Harper, Mika, Manu Chao ou Yael Naïm.
Le cinéaste David Cronenberg
monte « La Mouche » à l'opéra
Le cinéaste canadien David Cronenberg va faire voler sa
« Mouche » de l'écran vers la scène avec la création mondiale
mercredi soir à Paris de « The Fly », un opéra en deux actes composé,
comme la musique du film fantastique éponyme, par son compatriote Howard
Shore.
A projet insolite, maître d'oeuvre exceptionnel:
l'Orchestre philharmonique de Radio France sera dirigé dans la fosse du
Théâtre du Châtelet par le ténor et chef espagnol Placido Domingo,
directeur général de l'Opéra de Los Angeles, qui a commandé l'oeuvre et
l'accueillera du 7 au 26 septembre prochains.
David Cronenberg, aujourd'hui âgé de 65 ans, a fait
sensation il y a plus de vingt ans (1986) avec « La Mouche », à la
fois film d'horreur et fable métaphysique sur les conséquences de la
fusion malencontreuse d'un homme (le scientifique Seth Brundle) et d'un
insecte avec lequel il a été « téléporté ».
L'idée d'en faire un opéra a d'abord germé dans
l'esprit d'Howard Shore, ami d'enfance de Cronenberg, pour lequel il a
écrit onze bandes originales, dont celle de « La Mouche ».
Ce compositeur de musique de films très demandé
(« Aviator » de Martin Scorsese, « Ed Wood » de Tim Burton...)
voulait, après s'être essayé au genre symphonique (à partir de ses
partitions pour la trilogie « Le Seigneur des anneaux » de Peter
Jackson), passer à la grande forme lyrique.
« Nous nous sommes rendus compte que le film était
d'une certaine façon proche de l'opéra, avec trois personnages dans une
pièce et une musique très intense, pour ainsi dire opératique », explique
dans un entretien à l'AFP David Cronenberg, qui a signé la mise en scène
du spectacle mais pas son livret, confié à un spécialiste, l'Américain
David Henry Hwang.
L'intrigue amoureuse, ingrédient quasi obligé d'un
livret dans la tradition lyrique, est présente dès le scénario du film: la
jeune journaliste Veronica Quaife tombe amoureuse puis enceinte de
« Brundlefly », et c'est son rédacteur en chef et ex-petit ami
Stathis Borans qui la sauvera de l'emprise du mutant.
Pas question cependant pour David Cronenberg de créer
un opéra qui ne serait que la simple adaptation scénique de son film.
« Avant de me lancer dans le projet, j'ai dit
je ne veux pas faire un remake du film. Je ne veux pas utiliser la
vidéo, les effets additionnels, les projections. Je veux faire du
théâtre », souligne le réalisateur.
Parmi les différences entre le film et l'opéra figure
le contexte historique de l'action, transposée dans les années 1950, soit
l'époque de la réalisation de « La Mouche noire » de Kurt Neumann, le
classique de série B d'horreur dont s'était inspiré David Cronenberg pour
son long métrage.
« J'ai trouvé que ça nous donnait une perspective
visuelle et une résonance intellectuelle intéressantes, avec la menace
nucléaire, la réaction contre la science », explique le cinéaste.
A quelques jours de sa première mise en scène dans un
théâtre, David Cronenberg avoue être « curieux, excité, un peu
nerveux, mais pas vraiment apeuré ».
« Comme un film, un opéra est une grosse machine,
et il m'a fallu comprendre comment ça marchait. Mais après, ce n'est pas
si difficile. Ce le serait si les chanteurs n'étaient pas vraiment des
acteurs », explique David Cronenberg.
« Maintenant, je suis très confiant », ajoute le
cinéaste, rassuré notamment par le « casting fabuleux » réuni pour
donner vie à cet « opéra physique, comme le film ».
Pavarotti : accord de la famille
sur le partage de l'héritage
Les ayants droit de Luciano Pavarotti, décédé le 6
septembre 2007, sont parvenus à un accord sur le partage de l'héritage du
ténor italien, qui avait fait naître une polémique au sein de sa famille,
annonce une avocate dans un entretien publié lundi dans la presse
italienne.
« Les biens ont été partagés de façon équitable »,
indique Me Anna Maria Bernini, avocate de la seconde épouse du chanteur,
Nicoletta Mantovani, dans Il Resto del Carlino quotidien régional de
l'Emilie-Romagne, dont était originaire Pavarotti.
« Nicoletta et les trois filles (issues du premier
mariage de Pavarotti) sont amies. C'est cette affection qui a permis de
conclure au mieux les négociations sur l'héritage », poursuit Me Bernini,
démentant ainsi les rumeurs faisant état de relations difficiles entre les
deux composantes de la famille du chanteur.
Dans une première version de son testament, Pavarotti
distribuait équitablement les biens du ténor entre ses trois filles aînées
issues d'un premier mariage, sa deuxième épouse et leur fille âgée de 4
ans.
Mais l'existence d'une deuxième version rédigée
quelques jours avant de mourir et attribuant exclusivement à Nicoletta
Mantovani trois appartements à New York ainsi que divers biens pour un
montant total d'environ 15 millions d'euros, avait créé la polémique dans
la famille.
L'avocate de Nicoletta Mantovani ne précise pas si les
biens « américains » du ténor feront l'objet d'une répartition entre
tous les ayant droits.
Le montant de la fortune de Luciano Pavarotti n'a pas
été officiellement évaluée et les médias italiens avancent une fourchette
comprise entre 30 et 200 millions d'euros.
Luciano Pavarotti est décédé le 6 septembre dans sa
ville natale de Modène (nord) des suites d'un cancer à l'âge de 71
ans.
Amy Winehouse aura sa statue de cire
chez Madame Tussauds
Une statue de cire de la chanteuse de soul Amy Winehouse, avec tatouages
et coiffure monumentale comme l'original, entrera au musée Madame Tussauds
de Londres cet été, a annoncé lundi le directeur de l'institution.
La chanteuse britannique de 24 ans est retournée dans
la clinique londonienne où elle est soignée pour des problèmes
pulmonaires, après s'être produite vendredi au concert organisé à Hyde
Park pour le 90e anniversaire de Nelson Mandela et ce week-end au festival
de Glastonbury.
Le directeur de Madame Tussauds Edward Fuller s'est dit
« très heureux de créer (une statue d')Amy ».
« C'est une vraie icône de la musique britannique
actuelle, elle a reçu de nombreux prix et est une star internationale qui
est très demandée par nos visiteurs », a-t-il ajouté.
Elle rejoindra chez Madame Tussauds des stars de la
musique comme Jimi Hendrix, les Beatles, Beyonce et Justin Timberlake dans
une nouvelle section dédiée à la musique qui sera ouverte fin juillet.
Actualités musicales du 2 juillet 2008
L'Europe du théâtre et de la danse
conviée au 62e Festival d'Avignon
Le Festival d'Avignon (sud-est), l'une des plus
importantes manifestations internationales du spectacle vivant
contemporain, tiendra du 4 au 26 juillet sa 62e édition, qui hissera
logiquement les couleurs de l'Europe alors que s'ouvre la présidence
française de l'Union.
Les organisateurs ont prévu de délivrer jusqu'à 130.000
billets pour 35 spectacles ouverts aux vents de la création dans le
domaine du théâtre, de la danse, mais aussi des arts plastiques et de la
musique.
Lectures, performances, débats et rencontres achèveront
de faire de la citadelle des papes, trois semaines durant, un forum à ciel
ouvert où s'expriment, parfois vivement, l'engagement des artistes et la
passion du public.
Pour entamer leur second mandat de quatre ans, les deux
jeunes directeurs du festival, Hortense Archambault et Vincent Baudriller,
ont fait appel non plus à un mais à deux « artistes associés »,
l'actrice française Valérie Dréville et le metteur en scène italien Romeo
Castellucci.
« Faire appel à deux
artistes associés nous permet de renforcer cette idée de dialogue
et d'échange qui est au coeur de notre projet », a fait valoir devant la
presse Hortense Archambault.
Les directeurs de la 62e édition du Festival d'Avignon
Hortense Archambault et Vincent Baudrille présentent à la presse l'édition
2008, le 19 mars 2008 à Avignon.
Les directeurs de la 62e édition du Festival d'Avignon
Hortense Archambault et Vincent Baudrille présentent à la presse l'édition
2008, le 19 mars 2008 à Avignon.
Symbole d'une édition 2008 mettant à l'honneur les
interprètes, Valérie Dréville jouera avec d'autres acteurs et sans metteur
en scène « Partage de midi » de Claudel sur toute la durée du
festival.
Romeo Castellucci donnera libre cours à son esthétique
hautement visuelle avec trois propositions inspirées de « La Divine
Comédie » de Dante, « Inferno », « Purgatorio » et
« Paradiso », dont la première devrait trouver une résonance
particulière dans la Cour d'honneur du Palais des papes, lieu emblématique
du festival.
Les artistes du Vieux-Continent auront la part belle.
L'Allemand Thomas Ostermeier, patron de l'inventive Schaubühne de Berlin,
retrouvera la Cour d'honneur pour un nouvel « Hamlet » de
Shakespeare.
Son successeur en tant qu'« artiste associé », le
chorégraphe flamand Jan Fabre, personnalité provocatrice qui avait défrayé
la chronique en 2005 par son travail sur le corps, présentera
« Another sleepy dusty delta day », solo pour la danseuse croate
Ivana Jozic.
Les Belges viendront d'ailleurs en force, à l'image de
Ivo van Hove pour un spectacle de six heures sans entracte autour des
tragédies romaines de Shakespeare, de Guy Cassiers (« Wolfskers »,
« Atropa »), ou encore du chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui
(« Sutra »).
Joël Pommerat développera son univers poético-théâtral
sur un diptyque (« Je tremble 1 et 2 »), tandis que le
Libano-Québécois Wajdi Mouawad donnera « Seuls » avant d'être
propulsé à son tour « artiste associé » en 2009.
Le festival s'achèvera sur un ton à la fois populaire
et branché avec « 2008 vallée », du chanteur dandy Philippe Katerine
et de la chorégraphe Mathilde Monnier, qui tenteront de donner une autre
dimension, entre les murs de la Cour d'honneur, à leur très potache
spectacle de « chansons chorégraphiées ».
En marge du « In », le festival « Off » sera
comme chaque année le carrefour des compagnies indépendantes de théâtre,
de danse, d'arts de la rue et d'humour, notamment régionales, contribuant
à faire d'Avignon une ville-théâtre festive.
Le « Off » se déroulera cette année sur une
période légèrement différente de celle du « In », du 10 juillet au 2
août, même si certains des 957 spectacles programmés (110 lieux, 818
compagnies) débuteront et s'achèveront plus tôt.
C'est le charme du « Off », festival sans ligne
artistique, où chacun se produit où il veut, quand il veut.
Le festival de Bayreuth en direct sur
internet
Le festival de Bayreuth, haut-lieu de la musique
wagnérienne, connaît une véritable révolution : pour la première fois de
son histoire, il retransmettra en direct cet été un opéra sur
internet.
Pour des aficionados, qui payent jusqu'à 208 euros et
attendent parfois dix ans pour obtenir un billet pour la « Colline
Verte », l'annonce peut paraître surprenante.
Mais l'accès par internet, comme l'accès au festival
même, restera limité. Le festival prévoit une seule retransmission par
internet - au tarif de 49 euros - des Maîtres chanteurs de Nuremberg le 27
juillet.
Selon le service de presse, l'accès au web sera limité
à environ 10.000 personnes. L'opéra, d'une durée de 4 heures et 45
minutes, pourra également être visionné en différé par les internautes
inscrits.
Le théâtre lui-même, qui n'a pas changé depuis plus de
cent ans, ne peut accueillir que 2.000 personnes, soit un total d'environ
30.000 par saison.
Cette année toutefois, quelque 15.000 personnes
supplémentaires pourront suivre l'opéra le 27 juillet sur un écran géant
érigé non loin du théâtre. Pour eux, ce sera gratuit.
Abbas Kiarostami à « l'école des amants
»
et de l'opéra
Le cinéaste iranien Abbas Kiarostami présentera
vendredi à Aix-en-Provence une mise en scène de « Cosi fan tutte » de
Mozart, « école des amants » qui scelle avec « un grand bonheur
», confie-t-il, sa rencontre avec l'opéra.
Soixante ans après sa naissance, dans la cour de
l'ancien Archevêché d'Aix, sous le signe de « Cosi », le festival
s'apprête à accueillir au même endroit, jusqu'au 19 juillet, une nouvelle
production de cet « opera buffa » (1790) qui met à l'épreuve de façon
jouissive la fidélité de deux couples.
Palme d'or à Cannes en 1996 pour « Le goût de la
cerise » et Grand prix spécial du jury à Venise en 1999 pour « Le
vent nous emportera », Abbas Kiarostami, 68 ans, n'a pas précisément situé
son propos à Naples, lieu de l'action dans le livret de Da Ponte.
Mais, « comme un signe de loyauté envers l'auteur
», il a tenu à « garder le lien avec la Méditerranée », évoqué par
des plans qu'il a tournés dans les calanques de Cassis
(Bouches-du-Rhône).
Pour le reste, son « Cosi fan tutte ou l'Ecole des
amants » affiche « une dimension universelle ». « Je pense que
dans la nature humaine, il y a deux grandes questions, ce sont les joies
et les peines », explique Abbas Kiarostami dans un entretien à l'AFP.
« C'est quelque chose qui est au delà de la
langue, de la culture, de l'appartenance ethnique ou religieuse, aspects
somme toute assez anecdotiques », poursuit-il.
« Personnellement, je vois dans
Cosi un regard porté sur la souffrance humaine, et non quelque
chose de prescriptif sur le fait de
coucher ou pas. Les religions, quelles qu'elles soient,
prescrivent. Dans le Coran il est écrit
vous êtes croyant donc vous obéissez, on ne vous laisse pas le
choix. Je pense que l'art est bien supérieur puisque son attitude n'est
pas de vous montrer une façon de faire, mais de vous proposer deux choix
possibles. C'est ce que fait
Cosi », estime le cinéaste.
Pour Abbas Kiarostami, « le sens intrinsèque de
cette oeuvre est extrêmement proche d'une philosophie contenue dans la
poésie persane. Chez des poètes comme Hafez, Saadi ou Rumi, je ressens un
enjeu commun: la vie doit passer par une sagesse, et l'on ne peut vivre
avec l'autre que si l'on acquiert une connaissance de soi et de l'autre.
C'est ce que me dit
Cosi ».
Le réalisateur, qui est aussi photographe et vidéaste
comme l'illustre une exposition accueillie jusqu'au 8 septembre au Musée
des tapisseries d'Aix, est aujourd'hui convaincu que sa rencontre avec
l'art lyrique était inscrite, en filigrane, dans l'évolution de son
travail cinématographique.
« Je ne fais plus de plans rapprochés, il y a de
moins en moins de montages évidents dans mes films: il y a chez moi,
aujourd'hui, une mise à distance de l'objet filmé et des règles mêmes du
cinéma », fait valoir le cinéaste.
Abbas Kiarostami n'a donc pas eu beaucoup de mal à
« accepter les règles de ce nouveau jeu » et à « pénétrer dans
un monde où, pour se susurrer des mots d'amour, on chante à gorge déployée
».
Avec le chef d'orchestre d'obédience baroque Christophe
Rousset, il évoque une « grande entente, imprévue mais très profonde
».
« A vrai dire, au début, je ne savais pas à quel
point Christophe se tiendrait à cette démarche baroque, stricte et
respectueuse de la musique. Je m'en suis très bien arrangé puisque d'une
façon générale, je suis quelqu'un qui aime les contraintes dans le travail
», explique Abbas Kiarostami.
« Je viens moi même d'un pays baroque »,
relève-t-il avec amusement. (Benoît FAUCHET / AFP)
Charles Aznavour
nommé officier de l'Ordre du Canada
Le chanteur français Charles Aznavour a été nommé mardi
officier honoraire de l'Ordre du Canada, la plus haute distinction
canadienne, par la gouverneure générale du pays Michaëlle Jean.
N'étant pas Canadien, Aznavour, 84 ans, a été fait
officier « à titre honorifique ». Il a été dinstingué « pour sa
contribution exceptionnelle à la culture francophone en tant que chanteur,
compositeur et comédien et pour son oeuvre qui contribue à bâtir des liens
culturels importants entre le Canada et le reste du monde », ont précisé
les services de Mme Jean, chef d'Etat du Canada en tant que représentante
de la reine d'Angleterre.
La date à laquelle le chanteur français le plus connu
dans le monde recevra sa médaille en or en forme de feuille d'érable sera
précisée ultérieurement.
Il devient le treizième étranger à recevoir la plus
haute distinction du Canada, qui a notamment été décernée à Boutros
Boutros-Gali, Vaclav Havel, ou Nelson Mandela.
Aznavour doit se produire le 6 juillet à Québec dans le
cadre des célébrations du 400e anniversaire de la fondation de la capitale
de la province francophone.
Après une édition 2007 décevante,
Solidays fête ses dix ans avec NTM
Le duo NTM, récemment reformé, participera samedi au
concert-anniversaire de Solidays, le festival musical de lutte contre le
sida, qui célèbre sa dixième édition de vendredi à dimanche et s'attend à
une affluence exceptionnelle après la forte baisse de l'an dernier.
« On n'a jamais vendu autant de billets. On va
battre le record de 2004, qui était de 135.000 spectateurs, et je pense
qu'on sera 150.000 cette année », se réjouit Luc Barruet, le
directeur-fondateur de Solidarité Sida, association qui organise le
festival depuis 1999 à l'hippodrome de Longchamp, à Paris.
Ces prévisions sont d'autant plus satisfaisantes pour
les organisateurs que Solidays se déroule durant un week-end musicalement
très chargé, avec le concert de Mika vendredi au Parc des Princes, celui
de David Guetta et d'autres DJ samedi au Stade de France et les festivals
Terre Neuvas de Bobital, les Eurockéennes de Belfort et Main Square
d'Arras.
NTM, « La Fièvre »
L'an dernier, avec quelque 110.000 spectateurs,
Solidays avait vu son affluence chuter de 28%, ce qui a nui à la récolte
des fonds destinés à lutter contre le sida.
« C'était une déception. On n'a pas pu soutenir
tous les programmes qu'on finance habituellement, c'était donc un vrai
enjeu de rebondir pour cette dixième édition », souligne M. Barruet.
Solidays a par conséquent pris un nouveau cap
artistique. La programmation est plus pointue et davantage axée sur la pop
et le rock indépendants, avec des groupes comme Vampire Weekend, Foals,
Gossip, The Ting Tings, Girls in Hawaii, The Hoosiers, The Subways,
Moriarty ou Cocoon.
Côté musique électronique, Solidays organise pour la
première fois deux « nuits électro » vendredi et samedi, à partir de
minuit, avec des artistes et DJ de premier plan, comme Laurent Garnier,
Vitalic, Jennifer Cardini, le label Ed Banger, les Midnight Juggernauts,
Para One, Agoria ou Missill.
« Solidays est un festival musical à vocation
humanitaire: pour qu'il puisse au mieux défendre les intérêts de la lutte
contre le sida, il faut qu'artistiquement, il soit à la hauteur, même si
les spectateurs ne viennent pas que pour la musique », juge M. Barruet,
qui espère « toucher un nouveau public ».
Le concert-anniversaire, samedi à partir de 23h00, sera
le temps fort de cette 10e édition. Il réunira des artistes qui chanteront
des reprises, en duo ou en trio. Parmi eux, Abd Al Malik, Renan Luce,
Raphaël, Yael Naim, Asa, Tété, Thomas Dutronc, Jeanne Cherhal, Grand Corps
Malade ou Louis Bertignac, en plus de NTM, duo historique du rap formé de
JoeyStarr et Kool Shen, qui, lui, interprétera un ou deux titres de son
propre répertoire.
Au total, 80 concerts et 200 artistes sont au programme
de ces trois jours, dont Cali, Micky Green, MC Solaar, Richie Havens, IAM,
Aaron, les Têtes Raides, Patrice, Alpha Blondy, Nneka, Tiken Jah Fakoly,
Yelle ou Psy 4 de la Rime.
L'objectif premier de Solidays, la mobilisation contre
le sida, en fait un festival à part, à l'ambiance particulièrement bon
enfant.
Il accueille des associations du monde entier, des
animations dédiées à la prévention ainsi que des manèges ou des activités
sportives, avec une politique tarifaire attrayante (25 euros la journée,
35 les deux, 45 les trois, 20 pour la nuit électro).
Solidays, qui fêtera lors de cette édition son
millionième festivalier, a permis de réunir depuis sa création 8 millions
d'euros pour l'aide aux malades, selon Solidarité Sida.
Paul McCartney
chantera aux célébrations
du 400e anniversaire de Québec
L'ex-Beatle Paul McCartney donnera un concert gratuit à
Québec le 20 juillet, dans le cadre des festivités marquant le 400e
anniversaire de la ville, ont annoncé lundi les organisateurs.
Ce sera la première visite de Sir Paul dans la capitale
de la province francophone du Québec et sa seule apparition cette année en
Amérique du Nord, selon le comité d'organisation des festivités.
« Paul McCartney, c'est plus qu'une vedette, c'est
une légende, une référence, une icône musicale et culturelle. Sa présence
ici attirera l'attention du monde entier et fera en sorte que Québec et
son 400e (anniversaire) rayonneront partout sur la planète », s'est
enthousiasmé Daniel Gélinas, directeur général de la Société du 400e.
Dans un enregistrement vidéo présenté par les
organisateurs, l'ex-Beatle a dit avoir « hâte de fêter ce 400e avec
Québec ».« Nous venons à Québec pour la première fois, nous allons
passer un super moment et je vais adorer vous y voir », a-t-il déclaré à
l'adresse des spectateurs.
McCartney s'est déjà produit cette année dans sa ville
natale de Liverpool, puis, plus récemment à Kiev. Son dernier concert au
Canada remonte à 2005.
La ville de Québec a été fondée le 3 juillet 1608 par
l'explorateur et géographe français Samuel de Champlain, une date qui
marque le début d'une présence francophone permanente en Amérique du
Nord.
Un entretien inédit de 1964
avec Lennon et McCartney
La radio britannique BBC a diffusé mardi pour la
première fois depuis son enregistrement en 1964 un entretien avec John
Lennon et Paul McCartney, oublié pendant 44 ans dans une boîte métallique
pour pellicules de films.
« L'entretien perdu des Beatles » a été découvert
dans une boîte rouillée dans un garage humide du sud de Londres, échappant
de justesse à la décharge.
Enregistré le 30 avril 1964 dans les studios de la
télévision écossaise STV pour une émission pour enfants, ce document vidéo
de neuf minutes serait la plus ancienne interview encore existante de
membres du groupe.
Les présentateurs avaient séparé le groupe pour les
questionner: John Lennon et Paul McCartney d'un côté, Ringo Starr et
George Harrison de l'autre.
Dans ce document, John Lennon et Paul McCartney
reviennent sur leur rencontre lorsqu'ils avaient 13 ans, sur leur succès
fulgurant et sur la façon dont ils travaillent ensemble à l'écriture des
chansons.
« Je jouais dans une kermesse dans le parc du
village où j'habitais à l'extérieur de Liverpool, dans un groupe de
skiffle », musique très populaire au Royaume-Uni dans les années 50 se
jouant avec des guitares et des instruments improvisés, explique Lennon.
« Et il est venu et c'est comme ça qu'on s'est rencontrés »,
poursuit-il.
« Je connaissais un de ses copains, Ivan. Un
copain commun, qui nous a présentés », ajoute McCartney.
Sur la création des chansons, McCartney explique:
« Parfois, nous les écrivons sur de vieux pianos ou tout ce qui
traîne autour de nous, guitares et autres trucs. En général, nous nous
asseyons et nous essayons d'en faire sortir une rapidement ».
« Mais, encore une fois, il n'y a pas de formule.
Il (Lennon) peut arriver avec quelque chose de complètement achevé, mais
nous disons quand même que nous l'avons écrite tous les deux », poursuit
Paul McCartney.
Le précieux document, désormais conservé dans des
archives à température et humidité contrôlées, a été déniché par un
passionné de cinéma au milieu de 64 boîtes métalliques anonymes.
Evénement d'importance pour les fans de pop: Sony-BMG
réédite « Pacific Ocean Blue », le magnifique album solo qu'avait
sorti en 1977 le batteur des Beach Boys, Dennis Wilson, mort noyé dans le
Pacifique en décembre 1983, à 39 ans. Le disque était épuisé depuis
longtemps, en vinyle comme dans sa première version CD de 1991, ce qui en
faisait une pièce de choix pour les collectionneurs.
Cette réédition est somptueuse, tant pour la musique
(remasterisée) que pour son packaging luxueux. Outre l'album, elle
comprend un autre CD, « Caribou Sessions », dont les chansons
auraient dû servir de base au deuxième album solo de Dennis Wilson,
« Bambu ».
Dennis Wilson, « Pacific Ocean Blue »
« Pacific Ocean Blue », premier album solo publié par un des Beach
Boys, est un bijou pop-rock dont certaines harmonies lumineuses rappellent
celles de Brian Wilson, frère de Dennis et génie maudit des sixties. Il
est marqué par un désenchantement et une mélancolie qui reflètent bien la
fin de vie de Dennis Wilson, victime de dépression et d'addictions aux
drogues et à l'alcool, et qui pose en Robinson Crusoé chevelu et barbu sur
la pochette.
Volume, le nouveau mensuel des Inrockuptibles, lui a
consacré un dossier dans son premier numéro, revenant notamment sur ses
liens avec le gourou meurtrier Charles Manson à la fin des années 60.
Bang Gang, pop à l'islandaise
Le groupe islandais Bang Gang vient de sortir son
troisième album, « Ghosts from the past » (Discograph). Bang Gang est
essentiellement l'oeuvre d'un seul homme, le chanteur Bardi Johannsson,
qui est par ailleurs la moitié du duo Lady & Bird avec la Française
Keren Ann.
« Ghosts from the past » est un très bel album,
éclectique sans pour autant être hétéroclite ni incohérent. Les onze
morceaux, chantés en anglais, révèlent les multiples talents de
Johannsson, pour les mélodies pop limpides, mélancoliques et accrocheuses,
domaine dans lequel il excelle (« The world is gray », « One
more trip », « Every time I look in your eyes », « Ghost from
the past », « Forever now »), pour le rock plus énergique (« I
know ») ou les symphonies électro pop (« You won't get out » et
« Stay home », écrites avec un spécialiste du genre, le Français
Anthony Gonzalez, alias M83). Keren Ann cosigne et interprète avec
Johannsson la chanson « Don't feel ashamed ».
Bang Gang, « Find What You Get »
Bang Gang sera en concert en France le 17 juillet au
festival Plage de rock à Saint-Tropez puis le 8 août au festival gratuit
Indétendances, organisé par la Fnac dans le cadre de Paris Plages.
50 ans de carrière pour Joan
Baez
L'icône folk américaine Joan Baez, qui a donné son
premier concert en 1958, fête ses 50 ans de carrière avec un nouvel album
et une tournée. « Day After Tomorrow », son 24e album, sortira le 8
septembre et comprendra notamment des reprises de Tom Waits et Elvis
Costello et deux chansons de Steve Earle. Joan Baez est actuellement en
tournée et se produira à Montreux (Suisse) le 6 juillet, Amnéville le 11,
au festival Cognac Blues Passion le 25, au Nice Jazz Festival le 26, avant
un passage au Palais des Congrès de Paris le 13 octobre.
Joan Baez, « It Ain't Me, Babe » (1965)
Joan Baez, « Where have All The Flowers Gone »
(1994)
Accord sur une convention collective
dans l'industrie musicale
Les partenaires sociaux de l'industrie musicale sont
parvenus à un accord pour la signature d'une convention collective, la
première dans le secteur de l'édition phonographique, a annoncé mardi le
ministère de la Culture dans un communiqué.
Cet accord « a recueilli, dès sa mise en signature
(lundi), une approbation unanime, puisque l'ensemble des organisations
représentatives de salariés et les deux organisations patronales l'ont
signée, ou devraient le faire dans les prochains jours », indique le
communiqué.
Cette convention « encadre aussi bien les
conditions de travail et de rémunération que le recours à l'intermittence
».
Il prévoit notamment que les musiciens percevront,
au-delà de leur cachet de base, « un intéressement au chiffre
d'affaires du secteur et un pourcentage des droits perçus par les
producteurs ».
« Ce dispositif novateur est sans équivalent en
Europe », souligne le ministère.
L'accord a été soumis à la signature des organisations
syndicales représentatives des salariés du secteur et des deux syndicats
de producteurs de disques, le Snep et l'UFPI.
Des professionnels de l'édition
défendent le prix unique du livre
Plusieurs dizaines de professionnels du livre et de
l'édition affirment leur attachement à la « loi Lang » sur le prix
unique du livre, dont toute remise en cause menace selon eux « la
diversité de la création et de l'édition française », dans une tribune
publiée dans Le Monde de mercredi.
Des amendements tendant à modifier la « loi Lang »
de 1981 ont été déposés par des députés de la majorité lors de l'examen
début juin par le Parlement de la loi de modernisation de l'économie
(LME).
Dans un texte intitulé « Pour le livre, contre la
dérégulation », des éditeurs, auteurs, libraires, expriment leur
inquiétude à ce sujet « car beaucoup d'idées fausses sont colportées
sur la loi par quelques multinationales du commerce culturel ». « Le
lobbying qu'elles exercent auprès des parlementaires est à l'origine de
ces amendements. Il vise à déréguler le marché du livre afin d'imposer un
modèle commercial basé sur une volonté d'hégémonie et une stratégie
purement financière », écrivent-ils.
Selon les signataires, la « loi Lang » a notamment
permis de maintenir en France un réseau de 2.500 librairies indépendantes,
qui « cohabite avec d'autres circuits de diffusion du livre ».
« Les livres se vendent au même prix quel que soit
le lieu d'achat, dans une librairie, une grande surface ou sur internet
pendant au moins deux ans », résument-ils. Le système fait de surcroît
« baisser les prix » des livres, qui ont évolué « deux fois
moins vite que l'inflation » depuis une dizaine d'années.
« La loi du 10 août 1981 n'est ni obsolète ni
corporatiste. Si elle mérite un débat, c'est pour la rendre plus vivante
et plus forte encore », concluent-ils.
Lors du débat parlementaire, les ministres de la
Culture, Christine Albanel, et de l'Economie, Christine Lagarde, s'étaient
opposées à toute remise en cause de la « loi Lang ».
Plusieurs patrons de grands groupes éditoriaux, comme
Antoine Gallimard, Hervé de la Martinière (Seuil), Francis Esménard (Albin
Michel), Alain Kouck (Editis), Olivier Nora (Grasset), le président du
Syndicat national de l'édition (SNE) Serge Eyrolles et celui du Syndicat
de la librairie française (SLF) Benoît Bougerol, figurent parmi les
signataires. Anna Gavalda, Nancy Huston ou Bernard Pivot ont également
signé le texte.
Actualités musicales du 3 juillet 2007
La Fondation Maison des sciences de
l'homme
(FMSH) : un avenir incertain ?
Vous connaissez ou avez entendu parler de la Fondation
Maison des Sciences de l'Homme, fondation reconnue d'utilité publique qui
travaille depuis des décennies à l'internationalisation de la recherche en
sciences sociales, au service de toutes les institutions et de tous
les chercheurs.
Son immeuble, 54 boulevard Raspail à Paris, doit être
mis aux normes anti-amiante. Son ministère de tutelle a décidé que les
travaux seront conduits dans des locaux vides, sans proposer pour l'heure
des installations provisoires permettant à la Fondation de fonctionner
dans des conditions raisonnables, ni garantir à long terme et de façon
claire son avenir immobilier.
Si vous pensez qu'il est utile de rappeler combien la
Fondation mérite d'être soutenue dans cette phase délicate, à l'heure même
où elle tend ses réseaux, en France et à travers le monde, pour
faciliter le dialogue le plus fructueux entre communautés scientifiques?
signez la pétition : http://www.msh-paris.fr/questionnaire/index.php?sid=72787&newtest=Y
Quatre producteurs de Jazz de France
Musique
sont licenciés.
Pour un complément d'information, voir en pièce jointe
le compte rendu de la conférence de presse de Marc-Olivier Dupin vendredi
dernier, et l'article d'Anne-Laure Bucelle consultable sur le site de
Jazzman.
Rappel des faits : il y a deux semaines, et sans que
rien ne l'ait laissé présager, Philippe Carles, Claude Carrière, Jean
Delmas et Alain Gerber ont été avisés par lettre recommandée que leurs
contrats à France Musique (et également France Culture pour Alain Gerber)
ne seraient pas renouvelés à la rentrée. Motif évoqué par le nouveau
directeur de France Musique, Marc-Olivier Dupin : la « limite d'âge de 65
ans », qui ne figure pourtant ni dans leurs contrats ni dans les
conventions des producteurs à Radio France. Cette décision reflète à
l'évidence la politique de rajeunissement » initiée par Jean-Paul Cluzel,
le PDG de Radio-France, et touche tout aussi abruptement les producteurs
d'autres chaînes dans la même tranche d'âge, notamment sur France Inter,
Jean-Pierre Coffe, et aux dernières nouvelles Jean-Louis Foulquier.
L'inquiétude ne vient donc pas seulement du fait que
France Musique décide de licencier quatre personnalités qui depuis tant
d'années se sont mobilisées pour la cause du jazz, mais d'une
interrogation sur ce que sera la place de cette musique dans la nouvelle
grille de France Musique, et également des autres chaînes -car pour le
moment rien ne filtre sur les noms des nouveaux producteurs à même de
prendre le relais de Carles, Carrière, Delmas et Gerber - on ne peut
qu'espérer qu'ils auront autant de culture et de talent !
Le propos de la pétition jointe n'est malheureusement
plus d'oeuvrer pour le retour de ces quatre producteurs. Pour ce qui les
concerne, la décision est prise et semble irrémédiable. Mais plutôt
d'organiser une mobilisation très rapide de la profession dans son
ensemble, pour garantir la pérennité de la place du jazz sur France
Musique, et faire savoir aux responsables de cette décision que le milieu
dans son ensemble continuera de rester vigilant, et exigeant quant à la
qualité des nouvelles émissions qui prendront le relais à la rentrée.
Il faut aller très vite pour que la pétition jointe
parvienne à ses destinataires au moment où certaines décisions sont encore
en train de se prendre, soit au plus tard en début de semaine prochaine.
Nous n'avons guère le temps de mettre en place une procédure classique de
signature sur internet. Il serait donc extrêmement précieux de pouvoir
nous appuyer sur quelques relais au sein des différents réseaux, qui
peuvent en un minimum de temps recueillir le plus possible de signatures
de leurs adhérents. Tous les regroupements de signatures nous faciliteront
les choses :
pour les réseaux, les signatures de vos adhérents
pour les musiciens, les signatures des musiciens des orchestres sont
vous faites partie
pour les enseignants, les signatures de vos élèves ou d'autres
professeurs,
pour les agents, les signatures des musiciens que vous
représentez,
etc.
Merci à tous ceux qui se proposent de servir de relais
de d'en informer à l'adresse suivante :
initiales@martinepalme.com
Toutes les signatures isolées sont naturellement
bienvenues : indiquez en sujet : « Pétition France Musique », et confirmez
OK je signe à l'adresse mail ci-dessus, en précisant nom, prénom, et
profession.
Merci d'avance, bien cordialement
Martine Palmé
LA PÉTITION :
A l'attention de :
Monsieur Jean-Paul CLUZEL
Président Directeur Général de Radio France
Monsieur Marc-Olivier DUPIN
Directeur de France Musique
Monsieur Marc VOINCHET
Directeur adjoint de France Musique chargé des programmes et de
l'antenne
Monsieur Olivier MOREL-MAROGER
Directeur adjoint de France Musique chargé de la production et du
développement
Messieurs,
Nous apprenons à regret que quatre personnalités
majeures du jazz à France Musique, Philippe Carles, Claude Carrière, Jean
Delmas et Alain Gerber, ayant atteint la«« limite d'âge de 65 ans », ne
seront pas reconduites dans leurs fonctions à la rentrée prochaine.
N'étaient les circonstances, le caractère paradoxal
d'une telle décision, prise par un service public alors même que le
discours officiel du gouvernement insiste sur le prolongement du temps de
travail et l'urgence de maintenir en activité les « seniors » prêterait
plutôt à sourire -surtout lorsqu'on connaît la « verdeur » des intéressés.
On peut épiloguer longuement sur la pertinence d'une «limite d'âge » dans
ce secteur, où tant d'exemples -à commencer par celui des musiciens
eux-mêmes - attestent que les années passant ne font qu'enrichir le
savoir, et aiguiser l'exigence des parcours de chacun. Et en particulier
celui des producteurs concernés par cette décision, inséparable de
l'impact de leurs émissions auprès de nombreux auditeurs, que nous avons
eu maintes occasions de vérifier, notamment en termes de curiosité pour le
spectacle vivant.
Le monde du jazz a trop besoin d'hommes de culture pour
ne pas s'inquiéter vivement de voir une chaîne comme France Musique se
départir soudain d'une grande partie de ses meilleurs talents, qui se sont
consacrés depuis tant d'années à rendre compte avec passion de la
vivacité de cette musique, de son histoire et de son actualité.
Nous imaginons bien que pareille décision n'a pas été
prise sans qu'un véritable relais avec des producteurs à même de succéder
aux intéressés, dans une égale exigence de qualité, n'ait été
préalablement envisagé. Plus que jamais, il nous paraît en effet essentiel
que la place que France Musique en particulier et Radio France en général
réservent à ces esthétiques puisse être préservée en considération
notamment des nouveaux publics que cette musique ne cesse de
toucher, comme en atteste la fréquentation croissante de
nombreux concerts et festivals.
Le service public n'est pas un vain mot. Et France
Musique reste dans ce sens, tant pour les musiciens ou les professionnels
que pour de nombreux auditeurs, bien au delà des seules frontières de
l'hexagone, un espace essentiel de culture et de découverte à même de
participer avec ambition de cette évolution permanente.
Nous espérons que les signatures ci-dessous vous
permettront de mesurer combien il importe aux différents acteurs du jazz
qu'un tel espace puisse continuer d'exister, et vous remercions par avance
de votre vigilance dans ce sens. Dans cette attente, veuillez agréer,
Messieurs, nos salutations distinguées.
PS : Beaucoup d'entre nous ayant eu l'occasion
d'apprécier ces producteurs non seulement pour leurs compétences, mais
aussi pour leurs qualités humaines, vous nous permettrez, accessoirement,
de remarquer que le départ d'André Francis, à 72 ans, avait fait l'objet
d'autres égards, et d'un beau concert réunissant musiciens et
professionnels au studio 104. Après tant d'années de bons et loyaux
services, celui de Philippe Carles, Claude Carrière, Jean Delmas et Alain
Gerber semble étrangement s'orchestrer dans le plus grand silence, comme
par la « petite porte ». Tout ce dont nous leur sommes redevables nous
semblerait mériter un peu plus d'élégance - mais peut-être est-ce devenu
une denrée trop luxueuse en cette période de restrictions généralisées
?
Nom-Prénom
Profession / ville
Le Centre de Musiques
Traditionnelles du monde
en Rhône-Alpes est menacé de fermeture
Le Centre de Musiques Traditionnelles du monde en
Rhône-Alpes est menacé de fermeture à très court terme. Ce centre est très
actif dans la région lyonnaise et constitue un centre de ressources connu
de tout le milieu des musiques traditionnelles en France. Il dispense
des cours et organise concerts et festivals dans toute la région.
Pour les lyonnais, on lui doit les sympathiques jeudis du jardin des
Chartreux en été, ces concerts gratuits de très bonne qualité.
A l'adresse suivante vous pourrez consulter le courrier
de la DRAC et de la Région annonçant la suppression des subventions pour
2009 et leur réduction dès cet été. Vous pourrez aussi signer la pétition
contre la fermeture du centre. http://tinyurl.com/45eqc5
Alexandre Barrelet,
nouveau chef du programme Espace 2
à la Radio Suisse Romande
D’entente avec le Directeur RSR, la Direction des programmes a nommé
Alexandre Barrelet à la direction d'Espace 2.
Journaliste et musicologue, Alexandre Barrelet est
actuellement producteur de « Dare-dare ». Il prendra ses fonctions le
1er septembre prochain.
Pascal Crittin, actuel patron de la chaîne, rejoindra
alors la Direction RSR au titre de Secrétaire général.
Alexandre Barrelet collabore avec la RSR depuis 1995,
aussi bien aux émissions musicales qu'aux magazines. Producteur depuis
2000, il a pris en charge plusieurs émissions, dont les « Matinales »
et les « Mémoires de la Musique ». Il a fait partie du Groupe
Médiation et participe à la formation des stagiaires animateurs.
Musicien (piano) et musicologue, Alexandre Barrelet est
aussi journaliste; il a collaboré à plusieurs médias écrits en Suisse
romande à partir de 1993, et a notamment fait partie de la rubrique
culturelle de 24 Heures dès 1995.
Alexandre Barrelet entrera en fonction le 1er septembre
prochain. Dès lors, Pascal Crittin, actuel chef du programme Espace 2,
pourra s'impliquer plus fortement dans différents projets et dans les
dossiers du Secrétariat général de la RSR; il reprendra la fonction de
Secrétaire général au 1er décembre.
Fantasmes et délire de la médecine
sur un Stradivarius
Les qualités acoustiques exceptionnelles et inégalées
depuis trois siècles des violons du luthier italien Antonio Stradivari ou
Stradivarius, résideraient dans la densité de leur bois, a découvert un
médecin néerlandais à l'aide d'un scanner médical.
Dr. Berend Stoel de la faculté de médecine de Leiden
aux Pays Bas, dont l'étude paraît mardi, travaillant en collaboration avec
le luthier américain Terry Borman, a fait subir une tomodensitométrie avec
un scanner à plusieurs violons fabriqués par Stradivarius (1644-1737) et
Guarneri del Gesu (1698-1744).
Les qualités des matériaux utilisés pour fabriquer ces
violons étaient la piste évidente à explorer pour percer les secrets de
ces instruments sans parallèle.
Mais pour ce faire, il aurait fallu les endommager pour
analyser leur bois. Une telle hypothèse n'était pas envisageable alors que
ces violons valent plusieurs millions de dollars chacun.
Une tomodensitométrie, utilisée pour évaluer notamment
les tissus pulmonaires, était l'instrument idéal pour analyser les
densités du bois de ces violons.
Le Dr Stoel du service de radiologie de la faculté de
médecine de Leiden, a mis au point un programme informatique en
collaboration avec le Dr Jan Stolk un pneumologue, qui calculait les
densités des tissus pulmonaires chez des patients souffrant d'emphysème à
l'aide d'un tomodensitomètre pour évaluer l'efficacité de certains
traitements médicaux.
Mettant à profit le savoir-faire de son confrère pour
mesurer, sans prélèvement de tissu, la densité des poumons de malades, le
Dr Stoel a conçu un nouveau programme informatique pour étudier les
densités de bois à partir de tomodensitomètres médicaux.
Il a ensuite, avec le luthier Terry Borman, passé au
scanner cinq stradivarius et sept violons contemporains pour en analyser
les densités du bois.
La densité moyenne du bois des violons anciens et
modernes ne différait pas de façon notable. Mais les différences dans la
densité des couches du bois utilisé et correspondant aux différents
cercles de croissance de l'arbre, étaient nettement plus faibles dans les
anciens violons.
Cette étude épistémologiquement farfelue paraît dans la
version en ligne du journal Plos One daté du 2 juillet.
Jérémie Rhorer,
le sacre d'un chef
sous le soleil d'Aix
Le Festival de Beaune l'a révélé, et celui
d'Aix-en-Provence devrait lui apporter un surcroît de notoriété: Jérémie
Rhorer est l'une des valeurs montantes de la direction d'orchestre, qu'il
cultive en toute indépendance, à distance des institutions
symphoniques.
Dans le plein air intime de l'Hôtel Maynier d'Oppède à
Aix, le jeune chef dirigera à partir de samedi soir « L'Infedelta
delusa » (« L'Infidélité déjouée », 1773), une « burletta »
(petit opéra bouffe en italien) de Haydn.
Le jour de la sixième et dernière représentation,
Jérémie Rhorer fêtera ses 35 ans et pourra savourer les récompenses qui
lui ont été attribuées récemment: sacré « révélation de l'année »
2007-2008 par la critique, il recevra dimanche à Aix le prix
Gabriel-Dussurget, qui distingue un jeune talent.
Si l'heure de sa consécration semble venue, Jérémie
Rhorer n'a pas connu d'ascension fulgurante et a plutôt emprunté, avec
patience, un chemin singulier.
Il sort du Conservatoire avec quatre premiers prix en
poche, mais cherche sa voie, lui qui ne se pense « pas vraiment
classable ».
Se sentant l'âme d'un chef, il « apprend le métier
sur le tas », auprès de deux maîtres d'obédience baroque, Marc Minkowski
puis William Christie. Du premier, il retient le sens instinctif et
communicatif du théâtre. Du second, la rigueur de style et la science
musicologique.
« En France, on manque de structures permettant à
un jeune chef de s'établir. Il y a bien des postes de
chefs assistants mais ce sont souvent des programmes alibis »,
estime Jérémie Rhorer dans un entretien à l'AFP.
« Bruno Walter annule et est remplacé au pied levé
par Leonard Bernstein (en 1943 à New York, NDLR): c'est ça qui fait un
chef, et c'est ce qu'a fait Christie », précise le jeune chef, allusion à
l'opportunité que lui a donnée le Franco-Américain de diriger à Vienne
« Hercules » de Haendel.
Avec le violoniste Julien Chauvin, Jérémie Rhorer fonde
en 2005 Le Cercle de l'Harmonie, qui se produit sur instruments
d'époque.
Un orchestre autonome, construit autour d'un
« vrai projet identitaire » (Mozart et Haydn, le répertoire français
de la fin de l'Ancien régime et du Premier empire), auquel « adhèrent
tous les musiciens », qui ne sont pas permanents mais demeurent fidèles à
l'ensemble, souligne Jérémie Rhorer.
Dénicheuse de talents, la directrice du Festival de
Beaune, Anne Blanchard, parie sur lui à l'été 2006 pour « Idoménée »
de Mozart. La presse est bluffée par le concert, sur lequel a soufflé un
vent nouveau. L'année suivante, Jérémie Rhorer confirme dans « Les
Noces de Figaro », où la critique salue la technique très sûre du chef et
sa vision hautement théâtrale.
Beaune ne peut plus se passer de lui. Le 26 juillet, il
y dirigera « Orphée et Eurydice » de Gluck, avant d'y poursuivre son
cycle mozartien avec « Cosi fan tutte » en 2009 et « Don
Giovanni » en 2010.
Récent partenaire de la soprano allemande Diana Damrau
pour un album d'airs de Mozart (Virgin/EMI) remarqué, Jérémie Rhorer ne
manque désormais pas de projets à Paris, Versailles ou encore à l'Opéra de
Vienne (« Cosi » en 2011).
Mais, symbole d'un pays où l'Etat peine à reconnaître
les ensembles émergents, Le Cercle de l'Harmonie ne touche toujours pas un
sou du ministère de la Culture.
« C'est la double peine: nous n'avons pas de
subvention, et cette absence d'aide publique fait que nous coûtons plus
cher aux institutions qui souhaiteraient nous engager », déplore Jérémie
Rhorer, qui se console en se rappelant ce à quoi il croit: « le désir
et l'envie ». (AFP / Benoît FAUCHET)
Palais Garnier à Paris :
le chef Nicolas Le Bec
choisi pour le futur restaurant
Le chef Nicolas Le Bec, deux étoiles au guide Michelin
à Lyon, a été choisi pour diriger les cuisines du premier restaurant du
Palais Garnier à Paris qui ouvrira à l'automne 2009, annonce mercredi un
communiqué de l'Opéra national de Paris.
Le choix de l'attribution de l'exploitation du
restaurant a été fait officiellement mardi au cours du conseil
d'administration de l'Opéra national de Paris tout comme celui concernant
la nouvelle librairie-boutique, accordée à Concept Marques Propres,
filiale des Galeries Lafayette.
L'Opéra national de Paris a engagé des travaux
importants pour aménager une nouvelle entrée sous le Pavillon de
l'Empereur, côté rue Auber, de nature « à mieux accueillir les
quelque 550.000 visiteurs de ce monument historique et les acheteurs de
billets de spectacles qui viennent aux caisses du Palais Garnier »,
indique le communiqué. L'ouverture de ce nouvel accès est prévue le 25
août prochain.
Dans le cadre de ce projet architectural, Gérard
Mortier, directeur de l'Opéra national de Paris, a souhaité accueillir un
restaurant et confier à un délégataire la gestion d'une nouvelle
librairie-boutique, « pour mieux satisfaire les attentes des
visiteurs et des spectateurs du Palais Garnier, et augmenter de façon
significative les recettes propres de l'Opéra », précise-t-on de même
source.
Pour le restaurant, situé aux angles des rues Gluck et
Halévy, l'exploitation a été accordée à la société Guméry, représentée par
la Sarl Blanc Restauration et son gérant Pierre-François Blanc, associé
notamment au chef Nicolas Le Bec.
D'une durée de vingt ans, elle prévoit l'occupation
d'une surface de plus de 900 m2 dont 430 m2 pour la seule salle de
restaurant (200 places assises), sans compter une terrasse de 500m2 (220
places supplémentaires).
Nicolas Le Bec, 35 ans, formé par des chefs prestigieux
comme Jean-Pierre Vigato, Jacques et Laurent Pourcel ou Alain Passard, a
obtenu en 2003 sa première étoile au restaurant Les Loges à Lyon, étoile
qu'il a conservée l'année suivante après l'ouverture de son restaurant
homonyme. En 2007, il y a décroché une deuxième étoile.
La délégation de la librairie-boutique, d'une surface
de 275m2 et située dans la Galerie du rez-de-chaussée côté rue Halévy, est
prévue pour une durée de douze ans. La librairie-boutique proposera à la
vente des produits liés à l'activité de l'Opéra national de Paris, livres,
CD et DVD consacrés notamment à la musique, à la danse et à
l'architecture. La date d'ouverture est prévue avant la fin de l'année
2008.
20e Eurockéennes :
quelques têtes d'affiche
et beaucoup de révélations
Massive Attack, Ben Harper, Moby et Offspring seront
les têtes d'affiche de la 20e édition des Eurockéennes de Belfort, de
vendredi à dimanche, qui accueillera les jeunes artistes anglo-saxons les
plus cotés du moment, de MGMT à Vampire Weekend en passant par
Santogold.
Les organisateurs s'attendent à une très grosse
affluence pour cette édition-anniversaire, de l'ordre de 95.000 à 100.000
personnes, davantage que leurs prévisions initiales de 85.000
spectateurs.
Les Eurockéennes semblent donc ne pas devoir souffrir
de la forte concurrence du week-end, durant lequel auront lieu le Main
Square Festival d'Arras, les Terre Neuvas de Bobital ou Solidays.
« Pour cet anniversaire, on a doublé les têtes
d'affiche mais on ne voulait pas non plus que cette édition en soit
remplie, au risque d'éclipser l'axe artistique mis en place depuis cinq
ans, qui met l'accent sur les jeunes pousses », explique à l'AFP le
directeur général du festival, Jean-Paul Roland.
Les têtes d'affiche encadreront donc ces trois jours.
Les Anglais de Massive Attack et l'Américain Ben Harper se produiront lors
de la première soirée, vendredi, et les Américains Moby et Offspring
dimanche en clôture, pour leur seul passage en France cet été.
Entre les deux, le festival belfortain proposera comme
à son habitude une programmation pop-rock plantureuse, pointue et de haut
niveau.
Il accueillera les révélations américaines de ces
derniers mois: MGMT (dont le premier album « Oracular Spectacular » a
été encensé par la critique comme l'un des meilleurs de 2008 pour son
mélange de rock psychédélique, de pop et d'électro), Vampire Weekend, la
chanteuse Santogold ou Yeasayer.
Egalement au programme, l'Ecossais Calvin Harris et son
électro rigolarde et très années 80, Cat Power, les Belges de dEUS, Gossip
(vendredi), les Brésiliens de CSS, Grinderman, projet de l'Australien Nick
Cave, ses compatriotes des Midnight Juggernauts, NERD (le groupe du
producteur vedette américain Pharrell Williams), les électro-folkeux
anglais de Tunng (samedi), les BabyShambles de Pete Doherty, le duo Gnarls
Barkley ou l'Américain Seasick Steve et son blues rugueux (dimanche).
« On présente en trois jours un an de travail. On
voyage en hiver pour voir les groupes sur scène et repérer ceux qu'on
programmera », explique M. Roland.
« Avant 2001, le festival avait tendance à se
stariser, il allait chercher des Bowie ou des Metallica et était
tributaire du marché artistique, notamment des têtes d'affiche »,
ajoute-t-il.
« Grâce au travail de ces dernières années, on
attire de nouvelles générations et c'est notre plus grande fierté,
poursuit-il. Ce qui nous ferait peur, c'est le côté institution, que les
jeunes kids se disent :
Ce festival est pour les vieux, pas pour nous ».
La scène française sera représentée par Camille, Daniel
Darc, Sébastien Tellier, The Do, French Cowboy, Cali ou la jeune Soko.
Les Eurockéennes proposeront une création, « La
bande originale ». Elle réunira vendredi des artistes francophones comme
Camille, Olivia Ruiz, Grand Corps Malade, Daniel Darc, Amadou et Mariam ou
Arno, qui interpréteront des standards pop, rock ou hip hop.
Autre innovation, le spectacle de danse hip hop
« Drop it! », toujours vendredi.
Les Eurockéennes (hrttp://www.eurockeennes.fr)
disposent d'un budget de 5,2 millions d'euros, dont 17% viennent des
subventions des collectivités locales et 20% du sponsoring. Le camping du
festival fait 12.000 places et devient pour trois jours « la deuxième
ville du Territoire de Belfort », s'amuse M. Roland. (AFP / Paul
RICARD)
Actualités musicales du 4 juillet 2007
4 juillet 2008
Cathédrale de Mende
Esther Lamandier
Ensemble Taxim
18h00 - Concert à la cathédrale
Esther Lamandier Chants de l'Europe médiévale
Née en France, d'origine juive roumaine Askénaze par sa
famille paternelle, Esther Lamandier a vécu dans un univers musical et fut
formée à toutes les disciplines : piano, solfège, chant, musicologie.
Professeur en éducation musicale, elle commence à enseigner quelques
années, puis elle collabore avec le Groupe Vocal de France et l'Atelier
lyrique du Rhin.
En 1977, elle commence un cheminement solitaire, en
récitals de chants médiévaux s'accompagnant à la harpe ou à l'orgue
portatif Elle crée avec succès en 1982 sa propre maison d'éditions
« Aliénor » et y enregistre les romances séfarades, les chansons de
Toile (Prix Charles Cros).
Invitée cinq fois au Théâtre de la Ville, elle y chante
en 1990 les chants chrétiens araméens et en 1992 les Psaumes de David,
dans le décryptage de Suzanne Haïk-Ventura. « Une dédicace à la Domna
inspiratrice, en son Eternel Féminin,pour le Poète, toujours en quête
d'Ailleurs. Depuis l'Espagne médiévale des Juifs séfarades en leurs
Romances, les Cansos de Troubadours, les Trovatori de Toscane, et leurs
Ballate, les Chants de l'Ame des Minnesânger, pour rejoindre la Terre
d'Orient.
21h Concert en la cathédrale
Ensemble Taxim
Hommage à Omar Khayan
Le nom Taxim (taqsim en arabe) désigne le prélude
instrumental improvisé qui précède le chant. Taxim se joue des frontières,
rebat les cartes du temps et de la géographie. La beauté solennelle d'une
musique riche et exigeante est servie avec tension et intensité.
Ce spectacle, « L'occitan rencontre Khayyâm »,
associe pour la première fois la traduction en occitan des quatrains d'O.
Khayyâm, de nouvelles créations musicales et différentes langues, plus
particulièrement, le catalan, le basque, le castillan. Chacune des 4
soirées consécutives se déclinera autour d'une des langues «
invitées » avec la participation d'artistes castillans, catalans et
basques.
Taxim nous présentera de nouvelles compositions dans
lesquelles le dialogue entre les instruments, oùd, santour, flûte, cor,
vielle à roue, daf, zarb et la voix d'Hamid prend par instant la forme
d'un véritable contrepoint polyphonique.
Gérard Martin flûtes, vielle à roue et cor
Hamid Sahel chant, oud et percussions
Pierre Blanchut santour, zarb et daf
Soheil Nourian zarb et daf
Cathédrale de Notre-Dame et Saint-Privat - Place Urbain
5 - 48000 Mende - Entrée libre.
04 66 49 00 30 - 04 66 49 85 91
Bruxelles va saper la création
musicale
au nom de la concurrence
L'Association européenne de compositeurs et paroliers a
averti jeudi des conséquences « catastrophiques » pour la création
musicale d'une prochaine décision de Bruxelles, qui condamnerait la façon
dont les auteurs sont rémunérés lors de la diffusion de leurs oeuvres sur
Internet.
La Commission s'apprête selon eux à condamner pour
entente illicite les sociétés qui collectent les droits d'auteurs, comme
la Sacem en France, avant de les reverser aux artistes.
L'exécutif européen, qui enquête depuis plusieurs
années sur ce dossier suite à des plaintes de RTL et du site Internet
MusicChoice, pourrait effectivement condamner les sociétés avant la fin
juillet, a confirmé son porte-parole pour la Concurrence, Jonathan
Todd.
Mais elle agit « dans l'intérêt des auteurs », pour
qu'ils puissent « choisir la société qui gère leurs droits » et que ces
sociétés soient le plus « efficace » possible, a-t-il assuré.
Une condamnation obligerait ces sociétés à revoir
certaines pratiques découlant des accords de réciprocité entre les
diverses sociétés nationales qui leur permettent d'appliquer les mêmes
droits d'auteur quel que soit le pays européen dans lequel une oeuvre qui
figure à leur catalogue est diffusée.
« La Commission européenne risque de prendre une
décision qui causera un tort irréparable à la création musicale en Europe
», ont prévenu les représentants de l'association, parmi lesquels Robin
Gibb, ancien des Bee Gees, ou le compositeur français Laurent
Petitgirard.
Alors que chutent les ventes de disques et que grimpent
les téléchargements de musique sur Internet, beaucoup moins rémunérateurs
pour leurs auteurs, mettre les sociétés nationales en concurrence
reviendrait à étouffer les auteurs indépendants en bradant leurs droits,
disent-ils.
Certains sites de téléchargement offrent « des montants
aussi ridicules qu'un téléchargement à 2 centimes d'euro, qu'il faut
partager entre plusieurs auteurs: il y a un minimum décent en-dessous
duquel vous ne pouvez tout simplement plus vous en sortir », explique M.
Petitgirard.
Festivals de l'été
SUD-EST
Chorégies d'Orange (Vaucluse), du 12 juillet au 5 août
- Le festival d'art lyrique, accueilli dans le plein air immense (8.300
places) du théâtre antique d'Orange, sera aux couleurs françaises cette
année: « Carmen » de Bizet sera mis en scène par Nadine Duffaut et « Faust
» de Gounod par Nicolas Joel, qui dirigera un plateau impressionnant
(Alagna, Mula, Pape et Lemieux). Deux « Requiem », ceux de Fauré et Verdi,
sont aussi à l'affiche.
http://www.choregies.com
Jazz à Juan, du 10 au 20 juillet à Juan-les-Pins
(Alpes-Maritimes). Pour sa 48ème édition, l'un des plus anciens festivals
de jazz d'Europe mise sur les valeurs sûres qui ont fait sa réputation: le
violoniste Didier Lockwood, le guitariste John Mac Laughlin, le
trompettiste Roy Hargrove, le trio Jarrett / Peacok / Dejohnette. Le
festival débute par une incursion plus pop avec un concert du chanteur
britannique James Blunt, déjà complet. http://www.antibesjuanlespins.com
Nuits du Sud, du 11 juillet au 9 août à Vence
(Alpes-Maritimes). Ce festival des musiques du monde rassemble plus d'une
vingtaine d'artistes: Dee Dee Bridgewater et Jimmy Cliff, les tambours du
Burundi, Angelique Kidjo, Nilda Fernandez, Stephan Eicher et Omara
Portuondo du Buena Vista Social Club. Nouveauté de cette 11e édition: le
concours « Talents Nuits du Sud » pour soutenir la jeune création. Trois
journées de manifestations dans les rues sont proposées gratuitement:
lecture de contes, expositions, danses, concerts. Tél. : 04 93 58 40
16
Ma ville est Tango, du 11 au 14 juillet à Menton
(Alpes-Maritimes). Quatre jours de rythme et de fièvre au son des
bandonéons argentins... concerts, spectacles, bals, cours, stages,
animations de rue sont assurés par des artistes dont la plupart sont venus
de Buenos Aires: les maestros Gaston Torelli et Moira Castellano, Sabrina
et Ruben Véliz, l'orchestre Tipica Cedra Negra. Le duo Parisien Valérie
Omnis et Daniel Darius présentera en avant-première « l'après » (12),
chorégraphie où se mêlent danse et théâtre. Tél. : 04 92 41 76 95
Festival des musiques interdites les 11 et 12 juillet à
l'Opéra de Marseille: présentation d'œuvres bannies dès 1933 par le IIIe
Reich dont le Requiem de Verdi tel qu'il a été représenté au camp de
Terezin en 1944, avec Fabrice Luchini en récitant, et la création de deux
opéras de Nicolae Bretan, « Golem » et « Arald ».
http://www.opera.marseille.fr
Tél. 04 91 55 11 10
Festival international de Folklore de Château-Gombert à
Marseille, du 5 au 13 juillet. 300 artistes du monde entier participent à
cette 44e édition de spectacles de danses et de musiques
traditionnelles. http://www.festivaldefolklore.fr
Tél. : 04 86 41 66 95
Vaison Danses du 10 au 26 juillet, festival
international à Vaison-la-Romaine (Vaucluse). Le ballet du chorégraphe
américain Alonzo King s'associe avec des moines Shaolin, dont le temple
fondé en Chine au Ve siècle est à l'origine du kun-fu. Le Ballet Béjart de
Lausanne, le Buenos Aires Express Tango, les compagnies Maguy Marin avec «
May B », Momix, et la Compagnie Fêtes Galantes participent au festival.
Tél. : 04 90 28 84 49 ou 04 90 28 88 85
SUD-OUEST
Fanfares sans frontières à Mazamet (Tarn) du 7 au 12
juillet. Une dizaine de formations venues de toute l'Europe se retrouvent
pour cette 21e édition du festival international, l'un des plus importants
de groupes harmoniques. Point d'orgue, la grande parade des nations le
10. http://www.fanfares-sans-frontieres.org
- Tél. : 05.63.61.27.07
Visa francophone, tout le monde chante contre le cancer
à Villefranche-de-Rouergue (Aveyron) du 8 au 13 juillet. Le temps d'un
week-end, la ville organise une rencontre internationale de la chanson
francophone, pour un radio-crochet géant réunissant chanteurs inconnus et
célébrités (journalistes, animateurs, comédiens, sportifs, hommes
politiques).
http://www.visa-francophone.com
- Tél. : 05.65.45.41.12
31 notes d'été en Haute-Garonne, du 8 juillet au 22
août. 31 communes de Haute-Garonne reçoivent près de 150 artistes pour des
spectacles allant du cirque à la danse en passant par des concerts et des
projections de films. Au hasard de ce programme éclectique, de la danse
contemporaine à Montesquieu-Volvestre le 10 juillet, un concert d'orgues à
Cintegabelle le 6 août ou une fanfare disco funk à Verfeil le 21
juillet. http://www.haute-garonne.fr -
Tél. : 05.34.45.58.30
Festival de country music de Mirande (Gers) du 10 au 14
juillet. Le programme de ce festival, première manifestation de musique
country en Europe avec 160.000 visiteurs sur cinq jours, prévoit 73
concerts. A noter la présence de The Ranchhands, Manau, Peter Kingsbery,
le chanteur de Cock Robin, ou Elizabeth Cook, ainsi que 11 exclusivités en
provenance d'Austin (États-Unis).
http://www.country-musique.com
- Tél. : 08.92.68.30.32
Fiesta à Pamiers (Ariège) du 11 au 14 juillet. Pendant
trois jours, Pamiers va prendre des accents latino, avec un carnaval aux
couleurs du Brésil, des spectacles de salsa, un orchestre mexicain ou
encore un groupe cubain. En marge du festival, les spectateurs pourront
s'initier à la guitare flamenca ou la danse sévillane.
http://pamierstourisme.com/fiesta
- Tél. : 05.61.67.52.52)
Festival international de musique sacrée de l'abbaye de
Sylvanès (Aveyron) du 13 juillet au 31 août - Au programme de cette 31e
édition dans l'abbaye cistercienne du XIIe siècle, la venue exceptionnelle
des moines danseurs de Majuli (Inde) et des bergers mongols de Touva.
L'Europe de l'est sera aussi à l'honneur avec des musiques klezmer et
slaves, des voix tziganes, des polyphonies russes et bulgares.
http://www.sylvanes.com - Tél. :
05.65.98.20.20
Festival « Arte Flamenco », à Mont-de-Marsan, du 7 au
12 juillet - La danseuse Eva Yerbabuena évoluera sur scène avec sa troupe
le premier soir de l'ouverture de cette 20ème édition marquée notamment
par la présentation, en avant-première de la Biennale de Séville, du
spectacle « De la Mar al Fuego ».
http://www.landes.org - Tél. : 05 58
06 86 86
Le 14ème « Festival d'Agen« du 8 au 19 juillet -
Au programme, sept créations parmi lesquels une opérette de Jacques
Offenbach, »La vie parisienne« mais également un classique
revisité « Supplément au voyage de Bougainville » de Jacques Diderot ou «
L'avare » de Molière. Parallèlement, un festival des « Bouts d'choux«
avec l' »Ile au trésor et « Poil de carotte ».
http://www.theatredujour.fr -
Tél. : 05 53 47 82 08
NORD
32e festival de la Côte d'Opale, jusqu'au 27 juillet -
Ce festival, qui essaime de Dunkerque (Nord) au Touquet (Pas-de-Calais),
accueille cette année Paul Personne, Yves Simon, Hubert Félix Thiéfaine ou
encore le bluesman Lucky Petterson. Pour la jeune chanson française,
Camille, Benjamin Biolay, Mademoiselle K et Thomas Dutronc sont annoncés.
http://www.festopale.cx - Tél. : 03
21 30 40 33
24e festival de musique classique de Saint-Riquier,
jusqu'au 19 juillet - A proximité de la Baie de Somme, ce grand
rendez-vous de musique chorale présente des oeuvres de Bach, Vivaldi,
Haendel, avec pour têtes d'affiche La Chapelle Rhénane, Les Cris de Paris,
et Katia et Marielle Labèque dans des pièces de musique de chambre de
Debussy, Schubert et Ravel. http://www.festival-de-saint-riquier.fr
- Tél. : 03 22 71 82 10
17e Musiques d'ici et d'ailleurs, jusqu'au 10 août - Ce
festival installé à Châlons-en-Champagne célèbre les musiques du monde à
travers 45 concerts gratuits en plein air: de l'artiste canadienne
d'origine haïtienne Melissa Laveaux à Thomas Pitiot, ainsi que le Middle
East Peace Orchestra, formation composés de musiciens danois, suédois,
américains, libanais, égyptiens, irakiens et israéliens.
http://www.musiques-ici-ailleurs.com
CENTRE-EST
Festival des Musicales du Puy-en-Velay (Haute-Loire) du
12 au 19 juillet - Pour sa 35e édition, ce festival, qui ouvre chaque
année ses portes à la polyphonie vocale du monde, met au programme Bemsha,
Richard Galliano et Tangaria Quartet, Caravan Quartet, Norig, Tania Maria
http://www.les-musicales43.asso.fr
- Tél. : 04 71 09 38 41
EST
Festival Renaissances à Bar-le-Duc, du 3 au 6 juillet -
Festival de théâtre de rue et de musiques anciennes, durant lequel 60
troupes présentent environ 70 spectacles, très majoritairement gratuits.
Le clou du spectacle aura lieu samedi, quand une mante religieuse géante
de 24 m de long sur 9 de haut parcourra les rues de Bar-le-Duc. Une
demi-douzaine de concerts de musique ancienne s'y déroulent également.
http://www.festivalrenaissances.com
- Tél. : 03 29 79 11 13
OUEST
MuSiCAjazZ à Chinon. Le festival MuSiCAjazZ, festival
de musiques de « Jazz du monde » propose avec une programmation riche et
des goûters-concerts pour les enfants l'après-midi, du 9 au 13 juillet à
Chinon (Indre-et-Loire). Les concerts, du jazz oriental au brésilien en
passant par les styles musette et cool, seront diffusés simultanément sur
internet.
http://www.cafefrancais.fr - Tél.
: 02 47 93 32 78
Terres du Son à Monts. La quatrième édition du festival
« Terres du Son », aura lieu les 11, 12 et 13 juillet à Monts
(Indre-et-Loire). Ce festival accueillera notamment en concert The Do,
Keziah Jones, Micky Green ou encore Tiken Jah Fakoly. Ce festival affiche
son engagement en faveur du développement durable avec un tri sélectif sur
le site, cendriers de poche, gobelets consignés, toilettes sèches...
http://www.terresduson.com - Tél.
: 02 47 63 02 39
Jazz en Val de Cher. La 11e édition de « Jazz en Val de
Cher » se déroulera du 12 au 19 juillet sur le canton de
Saint-Aignan-sur-Cher (Loir-et-Cher), avec un programme éclectique: du «
Fox Trot » des premiers big-bands, du « JazzPel » alliance du gospel et du
be-bop. Le festival propose également un stage musical et un stage de
danse. Les viticulteurs offriront une dégustation de leurs produits à
l'entracte ou à l'issue des concerts.
http://www.compagniejazz.com -
Tél. : 02 54 71 77 23
PARIS / ÎLE-DE-FRANCE
Festival de l'Orangerie de Sceaux (Hauts-de-Seine), du
12 juillet au 14 septembre - Vingt concerts et une classe de maître
(dispensée par la pianiste Anne Queffélec) sont au programme de cette
manifestation de musique de chambre. En ouverture, l'altiste Antoine
Tamestit dialoguera avec le Trio Wanderer chez Fauré. Plus tard, le ténor
Gilles Ragon chantera des lieder de Beethoven et Schumann (9 août) et, en
clôture, le pianiste Christ