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Actualités musicales du
19 septembre 2008

Vendredi 19 septembre 2009 – 20h30
Espace Culturel Brassages
Dongelberg (Belgique) 

Sarah Monheim
Small Band

Sarah Monheim, pianiste de formation a été la chanteuse du groupe belge Only Dry pendant 5 ans. Elle a fondé Small Band, groupe à géométrie variable, dont elle est le noyau avec Pascal Chardome.

http://www.myspace.com/sarahmonheim

Sarah MONHEIM, voix, guitares
Pascal CHARDOME, claviers, guitare
Birthday’s Guests...

Espace Culturel Brassages
3, rue d’Incourt
1370 DONGELBERG (Jodoigne)
Infos & réservations : 010 88 12 13

19-21 septembre 2008
Paris, Institut Néérlandais

Vive le quatuor à cordes
Quatre quatuors à cordes venus d'horizons différents

Quatre quatuors à cordes venus d’horizons très différents, tout au long d’un week-end.

L’Amsterdam String Quartet joue – sur instruments historiques – les quatuors à cordes les plus anciens ; le Mondriaan Kwartet est devenu en plus de 25 ans d’existence un incontournable de la musique contemporaine. L’Utrecht String Quartet propose un programme romantique alors que le Zapp String Quartet, à l’approche originale et non conventionnelle, puise ses racines dans la musique improvisée, jazz, world, musique classique et contemporaine.

Vendredi 19 septembre, 20h
Utrecht String Quartet : Eeva Koskinen, violon ; Katherine Routley, violon ; Joël Waterman, alto ; Sebastian Koloski, violoncelle
Schubert, Brahms, Tchaïkovski

Samedi 20 septembre, 17h
Mondriaan Kwartet : Jan Erik van Regteren Altena, viole ; Edwin Blankenstijn, viol ; Annette Bergman, viole alto ; Eduard van Regteren Altena, violoncelle.
Bartók, Guus Janssen, Chostakovitch

Samedi 20 septembre, 20h
Amsterdam String Quartet : Alida Schat, violon ; John Wilson Meyer, violon ; Jane Rogers, alto ; Thomas Pitt, violoncelle
Blondeau, Haydn, Mozart

Dimanche 21 septembre, 17h
Zapp String Quartet : Jasper le Clercq, violon ; Friedmar Hitzer, violon ; Oene van Geel, alto ; Emile Visser, violoncelle

Prix: 5 € par concert, 15 € les 4 - Adhérent SAIN 2,50 € par concert, 7,50 les 4

Réservation souhaitée : 01 53 59 12 47 (répondeur) ou info@instituneerlandais.com. Les places retenues par téléphone doivent être retirées au moins 10 minutes avant le concert.

Institut Néerlandais, 121 rue de Lille, 75007 Paris (métro Assemblée nationale). Tél. : 01 53 59 12 40.
http://www.institutneerlandais.com

Mauricio Kagel est mort

L'un des plus grands compositeurs contemporains, le Germano-Argentin Mauricio Kagel, est mort à Cologne, a dit jeudi une porte-parole de son éditeur C.F Peters Musikverlag.

« C'était l'un des plus importants compositeurs contemporains, dont l'oeuvre est empreinte de beaucoup d'humour et de diversité culturelle, avec toujours un fondement philosophique », a déclaré à l'AFP la porte-parole Annette Jungjohann.

L'artiste, âgé de 76 ans, qui souffrait depuis longtemps d'une maladie grave, s'est éteint entre mercredi et jeudi, selon la maison de disque de Francfort (ouest).

Son nom est associé au théâtre instrumental où son influence a été majeure, et dont il a renouvelé le matériau sonore en introduisant l'électroacoustique.

Son oeuvre, colossale, embrasse des disciplines aussi diverses que la mise en scène, la musique d'orchestre, la musique de chambre, des pièces radiophoniques, des essais et même le cinéma.

Volontiers provocateur et incisif, ce pourfendeur de l'académisme n'en cultivait pas moins une relation étroite avec la tradition musicale, en particulier allemande.

Né le 24 décembre 1931 à Buenos Aires, Mauricio Kagel devient en 1955 chef d'orchestre au Teatro Colon de la capitale argentine avant de s'installer en 1957 à Cologne (ouest de l'Allemagne) où il crée le Kölner Ensemble für Neue Musik. Depuis 1974, il occupait la chaire de théâtre musical ouverte pour lui à la Haute école pour musique de Munich (sud).

« Sur scène » (1959) est la première manifestation de sa vision révolutionnaire du théâtre instrumental, et le début de sa renommée. Suivent des pièces instrumentales et scéniques comme « Hétérophonie et Diaphonies I, II et III ».

Avec « Ludwig van » en 1970, il fait une incursion remarquée dans le cinéma, prélude à son travail de scène, pour le théâtre et la radio

Il a été honoré de nombreux prix, dont le prix Erasmus (1998), le prix Ernst von Siemens (2000), le Grand prix rhénan de l'art (2007).

La comédienne Nada Strancar hospitalisée
après un accident cardiaque sur scène

L'actrice Nada Strancar a été admise à l'hôpital Lariboisière à Paris après avoir été victime d'un accident cardiaque, mercredi soir, lors du spectacle musical « Brecht/Dessau » au Théâtre national de la Colline, a-t-on appris jeudi auprès de l'établissement.

La comédienne française d'origine slovène, âgée de 58 ans, s'est effondrée sur scène alors qu'elle chantait depuis environ trois quarts d'heure des morceaux de Paul Dessau sur des textes de Bertolt Brecht.

Le spectacle est « suspendu« , a précisé La Colline. N'étant prévu que jusqu'au 25 septembre, il est probable que cette suspension soit définitive, a-t-on ajouté de même source.

Professeur d'art dramatique recherchée, grande tragédienne dotée d'une voix exceptionnelle, Nada Strancar a été dirigée par les metteurs en scène les plus importants, dont Antoine Vitez, Patrice Chéreau et Luc Bondy.

22 des 27 pays de l'UE présents
à la 30e édition
des Transmusicales de Rennes

La trentième édition du festival des Transmusicales de Rennes, du 3 au 6 décembre, accompagnera la présidence française de l'Union européenne avec la présence d'artistes venus de 22 pays sur les 27 que compte l'UE, ont annoncé jeudi les organisateurs.

Les Transmusicales, réputées pour leurs talents de découvreurs, ont mis à l'affiche notamment les Britanniques du groupe Esser (pop), les Polonais Monosylabikk et leur répertoire électronique, les Italiens Crookers à l'énergie hip hop et les trois Finlandaises du groupe « Le corps mince de Françoise« , avec accompagnement au synthétiseur.

Résolument tournés vers l'international, Béatrice Macé et Jean-Louis Brossard, aux commandes du festival depuis sa première en 1979, proposeront le groupe Hifana issus de la mouvance hip hop électronique japonaise, le quatuor pop rock canadien Creature, et un jeune DJ russe The Proxy, aux sonorités « corrosives« , selon les organisateurs.

Clou de la programmation internationale, le groupe Orka, en provenance des îles Féroé, à la musique « brute, mystique, énigmatique », qui sera accompagné par le Brestois Yann Tiersen.

Les concerts, plus de 80 au total, renoueront avec le centre ville de Rennes jusqu'à 20H00, avant de rejoindre en soirée le parc des expositions.

Les Transmusicales, qui disposent d'un budget de 2,3 millions d'euros, rassemblent globalement quelque 35.000 spectateurs.

Partition de Mozart :
Nantes la détenait
depuis le milieu du XIXe siècle

La médiathèque de Nantes détenait depuis le XIXème siècle le fragment de partition qui a été identifié par un expert allemand comme étant de la main de Mozart, a annoncé jeudi Jean-Louis Jossic, adjoint à la culture de la ville de Nantes, dans un point de presse.

« C'est un document que nous avons depuis les années 1860, 1870 », a-t-il dit après la révélation de l'existence de cette partition par le quotidien Presse Océan.

Le document se présente sous la forme d'une feuille de papier jauni de 16 sur 29 cm, qui se trouvait dans la collection patrimoniale de Pierre-Antoine Labouchère. Le collectionneur avait rassemblé pas moins de 3.000 autographes, dont la partition et deux lettres originales, l'une écrite par Mozart à son père en 1783, l'autre rédigée par Léopold, le père de Mozart, à sa fille.

Il a fallu attendre début 2007 et la visite d'un spécialiste, Ulrich Leisinger, directeur du département de musicologie du Mozarteum de Salzbourg, pour que celui-ci, venu consulter les trois documents attribués à Mozart de la Médiathèque, identifie formellement les quelques lignes de musique.

« Il a identifié cette partition comme étant écrite de la main de Mozart », déclare Jean-Louis Jossic.

Mais « pour l'instant c'est un chercheur qui le dit, d'autres analyses sont en cours car il faut en être certain », affirme M. Jossic.

Selon les premières analyses le début de la partition serait un crédo en ré majeur, une oeuvre religieuse, dont les notes ont été jetées tel un brouillon sur la partition.

L'autre partie, plus courte, serait une petite sonate, une oeuvre « qui se suffit à elle-même », selon M. Jossic.

Les deux responsables ont déclaré lors d'une conférence de presse avoir souhaité attendre l'authentification certaine du document et que l'oeuvre soit suffisament étudiée pour être jouée pour rendre l'information publique.

Alliance entre les salles
Gaveau de Paris et Garnier de Monaco

Les salles de concerts Gaveau à Paris et Garnier à Monaco se sont alliées pour programmer ensemble des artistes, en l'occurrence à l'automne le pianiste croate Ivo Pogorelich et l'accordéoniste de jazz Richard Galliano, a-t-on appris auprès de ces établissements.

Propriétaires de la Salle Gaveau, Chantal et Jean-Marie Fournier connaissent bien la Salle Garnier, gérée par le groupe Monte-Carlo SBM (Société des bains de mer), où ils organisent depuis une quinzaine d'années les Piano Masters, en alternance avec les Violin et les Voice Masters.

Richard Galliano se produira en quartet à Gaveau le 17 octobre (avec le pianiste Gonzalo Rubalcaba, Charlie Haden à la contrebasse et Clarence Penn à la batterie) puis à Garnier le 4 novembre (le bassiste George Mraz remplaçant Charlie Haden).

Plutôt rare sur scène, Ivo Pogorelich jouera pour sa part le 20 octobre à Monaco et le 23 à Paris dans des pages de Chopin, Liszt, Sibelius et Ravel.

L'Afrique du Nord
à l'honneur à l'Institut du monde arabe

La saison musicale de l'Institut du monde arabe (IMA) débute une fois n'est pas coutume un dimanche, le 28 septembre, avec la « nuit du destin ». Cette nuit, toujours fêtée dans les derniers jours du ramadan, sera animée par des musiciens traditionnels égyptiens.

Au rythme d'une ou deux soirées par semaine, les vendredis et/ou samedis, cette saison se poursuivra jusqu'au 6 juin, avec de nombreux musiciens et formations en provenance d'Afrique du Nord, et des musiques allant de la tradition ancestrale à des formes plus modernes comme le folk de la chanteuse algérienne Souad Massi (23 janvier).

L'oud (le luth oriental), instrument emblématique du monde arabe, sera également représenté à plusieurs reprises, avec notamment le Trio Joubran (6 et 7 mars), composé de trois frères palestiniens formés à cet instrument par leur père, luthier.

La Tunisienne Sonia Mbarek perpétuera les 3 et 4 avril la tradition de la chanson arabe.

Deux concerts, les 29 et 30 mai, baptisés « Les quatre magnifiques », verront se produire un quatuor à cordes original formé de musiciens irakien, pakistanais, irlandais et colombien.

Idir fera entendre en outre, le 7 février, le chant de Kabylie.

Ouverture de saison à Chaillot :
« Carmen » au prisme du flamenco de Gadès

Les nouveaux codirecteurs du Théâtre national de Chaillot à Paris, Dominique Hervieu et José Montalvo, ont lancé mercredi soir devant un public enthousiaste leur première saison avec la Compagnie Antonio Gadès, dans une reprise de la « Carmen » du chorégraphe espagnol.

Une « Carmen » à la fois rageuse et d'une grande pureté de gestes qui a été créée il y a 25 ans à travers le prisme d'un flamenco débarrassé de tout folklore et qui est présentée dans la grande salle de Chaillot jusqu'au 27 septembre.

Une « Carmen » qui symbolise bien la nouvelle orientation que le tandem Hervieu-Montalvo entend donner à Chaillot où la danse, dans ses expressions contemporaines les plus variées et sans exclusive, devrait avoir la première place.

Né en 1936, Antonio Gadès est mort en 2004. Quelques mois avant son décès, il avait créé une fondation destinée à perpétuer son oeuvre, porteuse d'un flamenco généreux dont on a pu dire que la puissance stylistique était « l'héritage à la fois du peuple andalou et de l'expressionnisme du ballet européen ».

Le projet le plus important de cette institution a été de créer à partir de 2006, avec des familiers de l'art du chorégraphe, cette Compagnie Antonio Gadès, avec pour mission de remonter ses cinq grandes oeuvres: « Carmen », « Noces de sang », « L'amour sorcier », « Suite flamenca » et « Fuenteovejuna ».

Avec le cinéma, le réalisateur espagnol Carlos Saura a rendu largement populaire les trois premières chorégraphies.

La « Carmen » d'Antonio Gadès a comme fil conducteur la nouvelle de Prosper Mérimée et s'appuie sur la musique de « flamenco puro » interprétée par trois chanteurs et trois guitaristes, entrecoupée de morceaux instrumentaux ou chantés empruntés à l'opéra-comique de Bizet.

La fameuse Bohémienne, de rouge vêtue, est dansée par Stella Arauzo qui a travaillé le rôle dès 1988 avec Antonio Gadès et qui dirige la Compagnie Antonio Gadès.

Son personnage est libéré des séductions convenues et se laisse aller à faire tourner la tête des hommes sans craindre d'en payer chèrement le prix. Autour d'elles, on retrouve Don José (Adrian Galia), le torero (Antonio Hidalgo) et toute une compagnie aux zapateados (frappe des pieds au sol) masculins et féminins endiablés.

L'Orchestre de légumes
fête dix ans
de musique aux petits oignons

Un concombrophone, une rubharpe et des carottes traversières: depuis 10 ans, les Autrichiens de l'Orchestre de légumes mitonnent une « musique électronique organique » avec des instruments exclusivement tirés du panier de la ménagère, de Hong Kong à Belfast.

« Le concept peut prêter à sourire. Mais notre formation est unique au monde par son ampleur et son sérieux », souligne Tamara Wilhelm, l'un des 12 membres de ce collectif qui cherche ses racines aussi bien chez Kraftwerk que chez John Cage.

L'Orchestre, devenu hôte de choix des scènes pop, jazz ou classiques en Europe et en Asie, devait donner vendredi, en primeur, son concert de jubilé à la prestigieuse Maison de la radio à Vienne, avant une mini-tournée en France et en Allemagne.

Tout a pourtant débuté sur un mode loufoque, reconnaissent ses fondateurs, alors étudiants à Vienne.

« On était parti sur l'idée d'un pied-de-nez, d'un défi. Mais très vite nous avons réalisé que quelque chose de plus ambitieux était possible », précise Jörg Piringer, l'une des figures historiques du groupe.

Issus du monde de la musique, mais aussi de l'architecture, du design, des arts plastiques et de la création vidéo, l'Orchestre a vite développé un univers propre mariant avec raffinement le végétal et la technologie.

« Nous produisons ce qu'on pourrait appeler de la musique électronique organique », résume Tamara Wilhelm.

« Sans technologie, et notamment sans micros et amplificateurs sophistiqués, notre musique ne pourrait pas exister. Mais sur scène nous jouons tout en direct, sans boucles enregistrées, afin de conserver à nos concerts le caractère d'une performance artistique », souligne-t-elle.

Le résultat est une musique littéralement inouïe, principalement percussive, où le crissement du chou, le sifflement de la carotte, le choc des aubergines, la caresse du poireau et le barrissement du concombre composent des mélopées hypnotiques entre musique techno et chant de baleines.

« Les légumes permettent de créer un univers sonore tout à fait unique, qui ne serait que très difficilement reproductible avec des synthétiseurs », estime Jörg Piringer.

Jouer du légume n'est toufois pas de tout repos: chaque performance du groupe est précédée par une visite au marché en raison de la nature périssable des instruments de ce « Krautrock » très particulier.

« Il faut 70 kilos de légumes frais par concert et trois heures de travail pour façonner la quarantaine d'instruments employés », certains devant être remplacés plusieurs fois par concert, notamment par forte chaleur, selon lui.

Parmi les créations les plus originales figure la « rubharpe », à base de fils de rhubarbe, et le concombrophone, composé d'un embout de carotte, d'un corps de concombre et d'un pavillon de poivron.

Invité à se produire aussi bien à Singapour ou à Hong Kong qu'à Moscou, aux Transmusicales de Rennes (France) ou à Belfast, l'Orchestre, qui a donné près de 200 concerts à ce jour, doit aussi se reposer sur les aléas des produits et climats locaux.

« En Asie, on ne trouve pas nos radis habituels. En Italie, il fait souvent trop chaud. Et en Grande-Bretagne, les carottes sont pleines d'eau et n'ont aucune tenue », relève Tamara Wilhelm.

« Ce n'est pas facile mais c'est ce qui rend l'entreprise passionnante. Le fait de se limiter strictement aux légumes oblige à toujours chercher de nouvelles idées. Le sujet est inépuisable », assure-t-elle.

Le groupe, dont la vidéo a été visionnée près de deux millions de fois sur le site de partage Youtube, a en outre la particularité d'offrir au public une soupe — de légumes bien entendu — à la fin de la plupart de leurs concerts.

« Mais nous ne sommes ni forcément végétariens, ni militants écolos. D'ailleurs nos instruments ne sont pas bio car cela reviendrait trop cher », précise Tamara Wilhelm.

Au château de Chambord :
« le concert des Rolling Stones
n'aura pas lieu »

A l'occasion des journées du Patrimoine, le château de Chambord (Loir-et-Cher) proposera une oeuvre éphémère sur ses pelouses, intitulée « le concert des Rolling Stones n'aura pas lieu » et qui reproduit le logo emblématique « des lèvres et de la langue » du célèbre groupe.

« Il s'agit d'une intégration du logo dans le paysage du château, par une création graphique qui joue avec les nuances de verdure. La pièce se joue comme un scénario, annonçant un concert au moyen d'une publicité démesurée, qui n'aura finalement jamais lieu », expliquent les responsables dans un communiqué.

L'oeuvre, réalisée à l'aide de tondeuses et de coupes différentes, est proposée par deux jeunes artistes tourangeaux, Nils Guadajin et Claire Trottignon.

La 25e édition des journées du patrimoine, les 20 et 21 septembre, est consacrée cette année aux liens entre le patrimoine et la création.

« Chambord, marque du prestige français sous le règne de François 1er, constituait la vitrine fastueuse de la monarchie. Confronté à un logo commercial actuel, le château recouvre un statut publicitaire contemporain et devient, pour l'occasion, un lieu idéal d'expression contemporaine », poursuit le texte.

Le groupe britannique a utilisé ce logo, inspiré de la bouche de son chanteur Mick Jagger, pour la première fois pour l'illustration de son album « Sticky fingers » sorti en 1971.

Le musée Victoria and Albert à Londres a annoncé au début du mois avoir acheté le design original du logo pour plus de 63.000 euros lors d'enchères aux Etats-Unis.

La Techno Parade fête ses dix ans et l'Europe

« L'Hymne à la joie » version techno joué devant le Palais Garnier, un parcours inédit reliant les deux opéras, 200 disc-jockeys européens aux platines: la Techno Parade fêtera avec faste, samedi à Paris, dix ans de combat pour la reconnaissance de ce courant musical.

La Techno Parade ouvrira son défilé avec le char de la Saison Culturelle Européenne qui a inscrit l'événement parisien comme fête de rue de l'année. L'Allemagne, avec la marraine de l'édition 2008, la DJ star Ellen Allien, la Hongrie, l'Italie, la Grande-Bretagne, la Suède et Chypre, se relaieront notamment aux platines.

Vingt chars et leurs « sound-systems » représentant tous un mouvement techno différent (house, minimale, trance, hardcore, drum'n bass...) se regrouperont dès 12H30 entre la place de l'Opéra et la place de la Bourse d'où sera donné le départ officiel.

Le cortège bruyant et coloré se rendra jusqu'à la place de la Bastille où des concerts se dérouleront jusqu'à 20H avant toute une série de soirées.

Avant le coup d'envoi, la ministre de la Culture Christine Albanel remettra dans le foyer du Palais Garnier les insignes de chevalier des Arts et Lettres au DJ Martin Solveig et à Antoine Baduel, président-fondateur de FG DJ Radio, premier réseau radio français dédié aux musiques électroniques.

Comme l'an dernier, la Techno Parade fera son autocritique écologique en s'engageant à recycler ses déchets et en « baissant le son » à 105 dB maximum. Plus de 200 bénévoles aux couleurs d'Eco-Emballage sont mobilisés.

Devenue le deuxième événement musical en France après la Fête de la Musique, la Techno Parade a vu le jour en 1998 à l'initiative de l'association Technopol, créée par une poignée de passionnés après l'annulation par le ministère de l'Intérieur d'une soirée à Lyon. Objectif: faire comprendre les musiques électroniques alors diabolisées et réduites aux « rave-parties », dans un jeu de chat et de souris avec les autorités.

Un an plus tôt, Jack Lang, parmi les invités de la « Love Parade » de Berlin, lance l'idée d'un événement identique dans les rues de Paris et convainc Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de l'Intérieur, et Jean Tiberi, maire de Paris.

Manifestation festive mais hautement revendicative, la première Techno Parade est un double succès, à la fois tout au long du parcours avec 150.000 participants et sur le plan réglementaire: une circulaire interministérielle reconnaît l'aspect culturel de la musique techno.

« Grâce à ce texte, une soirée ne peut être interdite pour le simple motif de diffuser de la musique techno si elle respecte la réglementation, comme pour tout événement musical », souligne Sophie Bernard, vice-présidente de Technopol.

L'édition 2002 proclame le « droit à la fête » dans un climat de répression de la scène « free », constituée de collectifs désireux de s'affranchir par principe de tout encadrement tandis que Technopol milite pour une professionnalisation des organisateurs de soirées, position qui prendra le dessus.

« Le temps de la diabolisation de la techno est derrière nous après des années de revendication et d'explication. La Techno Parade a permis une formidable visibilité », estime Christophe Vix, l'un des fondateurs de Technopol.

« Il y a encore de rares résistances avec des élus locaux mais tout a changé, ajoute-t-il. Aujourd'hui, on se bat en sourdine sur des dossiers techniques comme la nécessité d'obtenir un vrai statut pour les disc-jockeys, les webradios ou les droits d'auteurs sur les oeuvres remixées ».

Objectif zéro acouphène samedi à Paris !

Dix pour cent des jeunes âgés de 18 à 25 ans souffrent d'une perte auditive. Face à ce constat inquiétant, les organisateurs de la Techno Parade, samedi à Paris, ont mis en place un important dispositif de prévention du risque auditif et notamment des problèmes d'acouphènes.

Le dispositif élaboré autour du slogan « Take no risk » vise à encadrer et sensibiliser les participants comme les professionnels sur les risques liés aux musiques amplifiées... ne serait-ce que pour continuer à profiter de la musique.

Le président de l'association France Acouphènes Dominique Dufournet, partenaire de dispositif, a ainsi expliqué à la presse avoir eu quelques difficultés à trouver des bénévoles au sein de l'association pour la représenter à l'espace prévention de la Techno Parade: la plupart de ses membres souffrent d'acouphènes et ne supportent plus le bruit.

L'association a mis en place pour l'occasion un numéro indigo, le 0 820 222 213 (0,09 euros TTC/mn) pour informer ou conseiller jeunes et parents.

L'acouphène est un phénomène encore mal connu du grand public, mais qui touche des personnes de plus en plus jeunes. « C'est une sensation très proche de la douleur », a expliqué M. Dufournet, « un bruit qui n'existe pas à l'extérieur », entendu en permanence, jour et nuit.

Il peut s'accompagner d'hyperacousie, intolérance aux bruits, même les plus banals, qui a des effets désastreux sur la vie sociale.

Actuellement, il n'y a pas de traitement validé contre les acouphènes, a indiqué M. Dufournet, mais une prise en charge précoce permet de limiter les dégâts.

Les signaux qui doivent alerter sur un risque auditif, rappelés dans les 50.000 tracts qui seront distribués sur le parcours de la Techno Parade sont: bourdonnements, sifflements, sensation de surdité, oreilles cotonneuses, gêne auditive... S'ils persistent plus de 48 heures, il faut consulter un ORL ou un service d'urgences.

Reste la prévention: ne pas se coller aux enceintes, porter en permanence des bouchons d'oreilles (100.000 paires seront distribuées samedi), et accorder des pauses à l'oreille (10 mn de calme toutes les 45 minutes ou 30 minutes toutes les deux heures).

Projet de loi contre le piratage :
Mme Albanel
espère un examen en novembre

La ministre de la Culture, Christine Albanel, a déclaré jeudi à l'AFP avoir « bon espoir » que le projet de loi visant à lutter contre le piratage sur internet sera examiné « par le Sénat en novembre » puis par l'Assemblée « dans la foulée ».

« Il y a un agenda parlementaire très chargé. C'est une bataille. Mais je sens beaucoup de volonté politique » autour de ce texte, a expliqué la ministre, interrogée en marge d'un colloque sur les contenus créatifs en ligne, organisé à Paris dans le cadre de la présidence française de l'UE.

« J'ai bon espoir que le texte pourra passer au Sénat en novembre et dans la foulée à l'Assemblée nationale », a indiqué Mme Albanel.

Baptisé « Création et internet », le projet de loi, présenté le 18 juin en conseil des ministres, entend dissuader les internautes de télécharger illégalement des oeuvres, d'abord en leur envoyant des avertissements, puis en suspendant provisoirement leur abonnement à internet. La durée de suspension pourra aller jusqu'à un an.

Il constitue la transcription législative des accords de l'Elysée signés le 23 novembre 2007, en présence de Nicolas Sarkozy, par une quarantaine d'organismes représentant les secteurs de la musique, du cinéma et les fournisseurs d'accès à l'internet.

Artisan de ces accords, Denis Olivennes, ancien PDG de la Fnac, devenu depuis président du directoire du Nouvel Observateur, a souhaité jeudi que « la France les mette en oeuvre rapidement ».

« J'insiste -avec respect- pour que le gouvernement agisse vite. Il serait cruel que le dispositif soit prêt après la bataille », a déclaré M. Olivennes lors de ce colloque destiné à faire avancer la réflexion européenne sur la défense des droits d'auteur et la rémunération de la création.

Lors du colloque, Christine Albanel a souligné qu'il y avait « urgence à faire cesser le pillage des oeuvres en ligne ». « Heureusement, la multiplication des initiatives, privées et publiques, nationales et communautaires, largement convergentes, traduisent une prise de conscience généralisée: il faut agir et agir sans tarder », a-t-elle dit.

La ministre a indiqué qu'au niveau du Conseil de l'UE, un projet de conclusions de la présidence, portant sur les contenus créatifs en ligne, était en cours de discussion. « Il repose sur la double conviction que l'offre en ligne de contenus culturels présente un potentiel considérable de développement en Europe, qui peut bénéficier aussi bien aux créateurs qu'au public. Mais que le piratage constitue un obstacle important, voire insurmontable au développement de l'offre légale », a-t-elle déclaré.

©Musicologie.org 2008