A Ayguesvives (31), le
samedi 18 Octobre 2008, pas de têtes
d’affiche de renommée internationale,
ni de machineries intempestives… mais, concoctée
avec passion, par des amateurs et pour les
amateurs, une exceptionnelle journée
dédiée à la polyphonie
vocale :
17 choeurs, 9 heures
de polyphonies en continu de 15h à
24h, sur toutes les variations possibles
de la musique chorale.
Depuis 15 ans maintenant,
nous maintenons la tradition de ce moment
musical un peu atypique et assez unique
dans sa forme.
Ce n’est peut être
pas par hasard si, depuis les origines,
nous avons eu le plaisir d’accueillir à
Ayguesvives plus de 120 formations (soit
au moins 4000 choristes) venant de l’ensemble
des régions Midi-Pyrénées
et Languedoc-Roussillon, et parfois au delà
. Elles partagent avec nous l’objectif de
promouvoir la pratique, sous toutes ses
formes, de la musique vocale polyphonique,
et la conviction qu’avec rigueur, travail
et passion, l’amateurisme vocal peut conduire,
parfois, à l’excellence musicale.
Samedi 18 octobre 2008,
à partir de 15 h. Montreuil, Bibliothèque
Robert-Desnos
Inauguration
de Zicamontreuil, la
plateforme des musiciens montreuillois
Des concerts, avec La
Canaille (hip-hop), Steve Tallis (blues-folk),
Un escargot vide ? (électro
expérimentale). Des rencontres, avec
: DJ Shalom, Swift Guad, Adrien Mallamaire,
La Canaille
Zicamontreuil,
projet original du secteur Musique de la
Bibliothèque, constitue un fonds
de documents sonores témoignant de
l’activité musicale montreuilloise.
L’objectif est de faire connaître
la création musicale de la ville
en donnant de la visibilité aux jeunes
groupes ou artistes locaux souvent mal connus.
Pour cela, nous mettons à disposition
du public leurs disques et une plateforme
de découverte sur le site internet
de la Bibliothèque.
15h00 : discours d'ouverture
15h30 : présentation
de la plateforme Zicamontreuil
16h00 : Table ronde : Mon 1er
disque, rêve ou passage obligé
? avec des artistes (Adrien Mallamaire,
La Canaille, Swift Guad et DJ Shalom),
des partenaires municipaux (La Pêche)
et un label montreuillois (Slackness).
A partir de 17h00 : show-case
avec de courts concerts d’artistes
locaux : Par ordre d’apparition
: La Canaille, Un escargot vide?,
Steve Tallis
Les concerts seront suivis
d’un pot et d’une vente-dédicace
des CD par les artistes participant à
cette journée.
En attendant le lancement
officiel, surfez sur le portail web, venez
découvrir la production locale et
empruntez les CD des artistes de Zicamontreuil.
Dès maintenant
sur Zicamontreuil, vous pourrez découvrir
les pages de plus de 30 artistes montreuillois:
une présentation de l’artiste
une chronique de son (ses) albums
des pochettes de disques ou
photos de l’artiste
un lien vers d’autres sites
de l’artiste (YouTube, MySpace…)
un espace pour les commentaires
des lecteurs du site
du son et / ou vidéo
en écoute ou téléchargement
Programme de la journée
du Samedi 18 octobre
Herbie
Hancock et Roy Haynes en vedettes au Tourcoing Jazz
Festival
Des « monstres » comme
le pianiste Herbie Hancock ou le batteur Roy Haynes,
mais aussi des révélations comme le pianiste
Yaron Herman, sont à l'affiche du 22e festival
de Jazz de Tourcoing, qui accueille de samedi et jusqu'au
25 octobre plus de 30 formations.
«
Cantaloupe Island »: Herbie Hancock (claviers), Pat Matheny (guitare),
Dave Holland (Contrebase), Jack DeJohnette (batterie)
(1990)
A côté des vieux routiers
du jazz traditionnel comme Roy Haynes, toujours fringant
malgré ses 83 ans, le festival de Tourcoing,
plus que jamais placé sous le signe de l'ouverture,
accueillera également un jazz plus électro
comme celui du saxophoniste Julien Lourau, ainsi que
l'electro-house jazzy de Matthew Herbert.
Autres invités, Seun Kuti,
dernier fils du créateur de l'afro-beat Fela
Kuti, la guitariste de blues belgradoise Ana Popovic,
ainsi que la bossa nova, qui fête ses 50 ans cette
année, et sera célébrée
par de nombreux artistes brésiliens.
Deux salles accueilleront principalement
ce festival: la salle de danse années 1930 du
chapiteau magic mirror, qui proposera trois concerts
par jour dont de nombreux gratuits, et le théâtre
municipal Raymond-Devos de Tourcoing, qui a vocation
à abriter les têtes d'affiche de la manifestation.
Roy
Haines
Les organisateurs, qui annoncent
pour les concerts payants des prix accessibles, de 5
à 38 euros, attendent, comme chaque édition
depuis quelques années, environ 8.500 spectateurs
sur l'ensemble de cette grande fête du jazz.
Mounira
Mitchala, une voix du Tchad, entre gazelle et panthère
Elle est fonctionnaire le jour, chanteuse
la nuit. Sous des dehors de timide gazelle, la Tchadienne
Mounira Mitchala cache une volonté de félin
- elle est surnommée « la panthère
douce » - et une voix n'ayant peur d'aucune gamme.
Elle chante pour la femme, l'Afrique, la paix.
Mounira Mitchala (en public, Paris)
« Mitchala veut dire panthère
dans ma langue maternelle, le bidia » qui est
parlé dans la région du Guéra (centre
du Tchad), explique cette jeune femme dans un entretien
avec l'AFP à Libreville où elle s'est
produite mardi en concert dans le cadre d'une tournée
en Afrique centrale.
Son vrai nom est Mounira Khalil Aliou,
précise la chanteuse, 29 ans, aînée
d'une fratrie de sept enfants, également greffière
et responsable du centre de documentation du ministère
tchadien de la Justice.
« J'ai eu la passion de la
musique depuis mon jeune âge, mais mes parents
ont exigé que j'étudie. J'ai bien respecté
ce qu'ils m'ont dit (...) mais je savais exactement
ce que je voulais être: chanteuse », déclare
Mounira, sans maquillage, coiffure et mise sobres soulignées
par des yeux en amande.
Elle étudie. Passe un bac
littéraire, s'inscrit un an à la faculté
de droit de N'Djamena, qu'elle quitte pour passer le
concours d'entrée à l'Ecole nationale
d'administration et de magistrature (Enam) et devient
greffière.
Elle n'abandonne pas la musique pour
autant. Après l'école, elle chante le
soir dans le bar d'un grand hôtel pour «
garder la voix parce qu'au Tchad, il n'y a pas d'école
de musique ».
Son répertoire est alors fait
de tubes de « blues, soul, jazz » dont elle
a nourri sa passion dans son enfance entre le Tchad,
le Niger et l'Allemagne, au gré des déplacements
de son père, chercheur qui fut recteur de l'Université
de N'Djamena. Les musiques traditionnelles qu'on écoutait
en famille pour donner de la sève au bidia l'ont
aussi bercée, dit-elle.
En 2000, à l'occasion d'un
concert au Centre culturel français de N'Djamena,
le public la découvre « en duo avec H'Sao,
un groupe tchadien qui vit actuellement au Canada »,
dit-elle, un brin émue, se souvenant avoir été
« très timide ».
« C'était la première
fois que je chantais en public. Ma mère était
dans la salle. (...) Elle m'a toujours encouragée.
»
Aujourd'hui, Mounira Mitchala est
une célébrité dans son pays et
séduit de plus en plus à l'étranger.
A l'instar d'un de ses aînés dans la musique,
le Malien Salif Keïta, ayant dirigé le jury
qui lui a attribué en 2007 le prix Découvertes
de Radio France Internationale.
Conquis, le public de Libreville
semble aussi l'avoir été mardi par la
jeune femme, que le maître de cérémonie
leur avait annoncée comme « une voix (...)
poussée par les vents brûlants du désert
tchadien ».
Sur des paysages sonores mêlant
Sahel, Orient et Occident, elle a chanté, pieds
nus, déroulant une superbe voix tantôt
douce, suppliante, tantôt énergique, pour
la femme, la paix au Tchad, en Afrique, contre la désertification...
Autant de thèmes développés dans
« Talou Lena », son premier album.
La chanteuse compte, évidemment,
en faire d'autres, tout en restant fonctionnaire. Ce
qui est possible, assure-t-elle, parce que « quand
j'ai des tournées ou des spectacles hors du Tchad,
je demande une autorisation d'absence au ministère.
Et quand je voyage, il y a un administrateur qui dirige
le centre jusqu'à ce que je revienne ».
Un
médiateur nommé pour faciliter la
collaboration Comédie-Française/Bobigny
L'ancien directeur du Festival d'Avignon,
Bernard Faivre d'Arcier, a été chargé
d'une mission de médiation pour favoriser la
collaboration envisagée à l'horizon 2011-2012
entre la Comédie-Française et la MC93
Bobigny, a-t-on appris vendredi auprès du ministère
de la Culture.
La ministre de la Culture, Christine
Albanel, a annoncé le 6 octobre une « union
» entre ces deux institutions, un projet considéré
comme une « OPA hostile » par le directeur
de la MC93 et qui a suscité un malaise dans les
milieux théâtraux, jusqu'au sein de la
troupe du Français.
Ancien patron du Festival d'Avignon
(de 1980 à 1984 puis de 1993 à 2003),
directeur du théâtre et des spectacles
au ministère de la Culture entre 1989 et 1992,
Bernard Faivre d'Arcier (« BFA »), 64 ans,
a « accepté de jouer les bons offices pour
essayer de mettre tout le monde d'accord » sur
ce projet, indique-t-on dans l'entourage de la ministre.
Une première réunion
a réuni mardi dernier, autour de « BFA
», notamment l'administrateur général
de la Comédie-Française, Muriel Mayette,
le doyen de la troupe, Catherine Hiegel, et le patron
de la MC93, Patrick Sommier.
La Rue de Valois a publié
jeudi soir un communiqué assurant que les responsables
des deux structures « se sont accordés
» sur des « modalités de travail
».
Le ministère souligne dans
ce texte que « l'existence, le statut, l'identité,
l'équipe ainsi que les ambitions artistiques
de la MC93 ne sont nullement remis en cause »,
tout en rappelant que la Comédie-Française
est à la recherche, à Bobigny, «
d'un grand théâtre doté de tous
les équipements nécessaires ».
« Ce communiqué était
à l'origine commun mais il ne l'est plus car
il a été altéré »,
a déclaré à l'AFP Patrick Sommier,
qui regrette que le terme « indépendance
» n'y figure pas pour garantir l'avenir de son
institution et conteste que des « modalités
de travail » aient été actées
entre les parties.
Selon M. Sommier, la réunion
de mardi était une « rencontre de mise
au point » après une « campagne de
dénigrement contre la MC93, qu'il fallait rétablir
dans son droit et sa dignité ».
« Depuis le début, je
ne veux pas fermer la porte à la troupe de la
Comédie-Française, mais nous c'est nous
et eux c'est eux », a poursuivi le directeur de
la maison de la culture, qui avait craint dans un premier
temps une annexion pure et simple de son institution
par la Maison de Molière.
Muriel Mayette, pour sa part, «
trouve très bien qu'on puisse enfin se mettre
au travail ». « Il faut nous laisser le
temps de construire », a-t-elle indiqué
à l'AFP.
« Ce qui me fait plaisir c'est
que maintenant, nous entrons dans une situation de calme
et d'apaisement pour penser le paysage théâtral
de demain de manière constructive et non destructrice
», a ajouté Mme Mayette, dont l'«
envie n'a jamais été d'être dans
une relation violente avec qui que ce soit ».
Bernard Faivre d'Arcier a indiqué
à l'AFP qu'il s'efforcerait de faire trouver
aux deux parties « un terrain d'entente »
après avoir dissipé les « méfiances
réciproques », et n'a pas contesté
le mot de « pompier » pour définir
son rôle. « Il y a toujours un pompier dans
les théâtres », a-t-il relevé.
AC/DC,
Trust, Motörhead et les autres : l'hiver sera
hard
Retour d'AC/DC après Metallica,
concerts de Trust, Motörhead ou Slayer et même...
chants de Noël façon heavy metal: cheveux
longs, têtes de mort et bracelets cloutés
ont la cote en cette fin 2008, marquée par une
forte présence de groupes historiques du hard
rock.
« Black Ice », le nouvel
album d'AC/DC, sortira lundi. Le groupe australien,
l'un des plus populaires du hard mondial, n'avait pas
publié de disque studio depuis « Stiff
Upper Lip » en 2000.
Sa tournée mondiale, la première
depuis 2001, passera par la France en février.
Un seul concert, le 25 à Paris-Bercy,
était prévu, mais il a rapidement affiché
complet et un deuxième, le 27, a été
ajouté, vite rempli lui aussi. Preuve que le
public a toujours envie de voir bondir le guitariste
solo Angus Young, qui, à 53 ans, porte encore
son célébrissime uniforme d'écolier.
AC/DC, qui refuse que ses morceaux
soient vendus en téléchargement sur internet,
a peu changé de recette en 35 ans: rock électrique
marqué par le blues, rythmique carrée,
solos tranchants et chant écorché, de
Bon Scott puis de l'Anglais Brian Johnson après
la mort du premier en 1980, étouffé dans
son vomi au terme d'une soirée d'ivresse.
Le groupe, qui a connu un passage
à vide dans les années 80/90, est l'auteur
d'albums qui ont marqué l'histoire du hard rock,
voire du rock tout court (et non du metal puisque sa
musique ne relève pas de ce style), comme «
Highway to Hell » (1979) ou « Back in Black
» (1980, le premier avec Johnson).
Après cinq ans de silence,
les Américains de Metallica ont sorti en septembre
l'album « Death Magnetic » et ont deux Bercy
à leur agenda, les 1er et 2 avril.
Groupe phare du hard français,
Trust a publié le disque « 13 à
table » et est en tournée jusqu'au 21 novembre.
D'autres formations emblématiques
du metal dans toutes ses déclinaisons (heavy,
trash, speed...) viendront bientôt en France.
Après les Vieilles Charrues
fin juillet, Motörhead présentera l'album
« Motörizer » le 26 novembre au Zénith
de Paris.
Le groupe a changé plusieurs
fois de membres depuis 1975 mais est immuablement dirigé
par le chanteur et bassiste anglais Lemmy, 62 ans, voix
rauque et bilan de santé à faire frémir
la faculté de médecine en raison de toutes
les substances illicites absorbées depuis 40
ans.
A 60 ans, l'Américain Alice
Cooper a publié cet été l'album
« Along came a spider » et devrait se produire
en France en 2009. Idem pour Mötley Crüe,
dont le disque « Saints of Los Angeles »
est paru en juillet.
Suicidal Tendencies, fondé
en 1982 en Californie, donnera onze concerts en France
du 24 octobre au 8 novembre. Les Américains de
Slayer, dont l'album « Reign in Blood »
(1986) est un élément fondateur du trash
metal, seront la tête d'affiche d'une soirée
metal au Zénith de Paris le 11 novembre.
Extreme, groupe américain
qui avait lancé la curieuse mode des ballades
hard rock en 1990 avec « More than Words »,
jouera à Paris (Elysée Montmartre) le
4 novembre.
Bruce Dickinson, le chanteur d'Iron
Maiden, qui s'est produit à Bercy en juillet,
a lui signé le scénario du film «
Le diable dans le sang », à paraître
en DVD le 20 janvier.
Mais la sortie la plus originale
de l'année au rayon metal s'intitule «
We wish you a metal Xmas and a headbanging new year
».
Cette compilation parue mardi réunit
des chants de Noël interprétés par
de grands noms du hard (Lemmy, Alice Cooper, Tony Iommi
de Black Sabbath...). On y trouve une version trash
metal de « Douce nuit » à faire tourner
le lait des animaux de la crèche de Bethléem.
«
High school musical 3 », nouvelle déclinaison
de la machine à cash de Disney
Vraie machine à cash de l'Américain
Disney, « High school musical » dont le
troisième volet sort mercredi, est une comédie
musicale distribuée dans le monde entier, doublée
en 24 langues et vue par plus de 250 millions de personnes,
qui se décline en une vaste gamme de produits
dérivés.
Avant le film « High school
musical 3: nos années lycée », qui
sort dans toute la France — dans un nombre de salles
non divulgué — il y eut d'abord deux téléfilms,
relatant les aventures romantiques, chantées
et dansées d'une bande de lycéens américains,
qui ont connu un succès fulgurant.
Diffusé sur Disney Channel
en 2006, « High school musical: premiers pas sur
scène », le premier volet, a eu 7,7 millions
de téléspectateurs, le plus fort score
de la chaîne.
Ce score a été battu
en France par M6 avec dix millions de téléspectateurs,
puis huit l'année suivante pour « High
school musical 2 ».
« Le public américain
était surtout composé de filles âgées
de neuf à quinze ans, mais aujourd'hui il y a
plus de garçons, de jeunes de vingt ans sur les
sites de fans, et nous avons du succès de l'Amérique
latine à l'Asie », a expliqué le
réalisateur, Kenny Ortega, lors d'un entretien
à l'AFP.
« Les gamins sont attirés
par la musique et les danses, même ma fille de
quatre ans se dandine devant l'écran »,
s'amuse-t-il.
En Grande-Bretagne, l'acteur Zac
Efron qui joue la star du lycée, capitaine de
l'équipe de basket, chanteur et danseur, est
si populaire qu'il a déjà son double en
cire au musée Madame Tussauds de Londres.
« High school musical »,
c'est aussi un disque, vendu à 4,1 millions d'exemplaires
aux Etats-Unis, soit le plus gros succès de l'année
2006.
En France où les ventes ont
été plus décevantes — environ
230.000 exemplaires pour les deux disques, la chanteuse
Amel Bent, populaire auprès des ados, a enregistré
une chanson originale pour le troisième opus.
Cette comédie musicale jouée
par des adolescents et conçue pour eux est ainsi
devenue une marque-phare, au coeur de la stratégie
de Disney, déclinée en un spectacle sur
glace et sur scène, dans les parcs Disney, romans,
magazines, vêtements, jeux vidéo, etc.
Car pour améliorer ses résultats
financiers, le groupe coté en bourse tend à
produire moins de films, tout en tirant un maximum de
bénéfices de chacun, en étoffant
ses gammes de produits dérivés.
Or « High School Musical »
est l'une de ses franchises les plus lucratives.
Les seuls produits dérivés
devraient rapporter quelque 2,7 milliards de dollars
de chiffre d'affaires sur l'exercice 2007/2008 et les
ventes de DVD (560.000 en France) dopent les résultats
de sa filiale Disney Channel, tandis que les recettes
des studios de cinéma devraient baisser, après
les résultats en demi-teintes du coûteux
film d'animation « Wall-E », produit par
Pixar.
Porté par une efficace stratégie
marketing, « High school musical 3 » qui
a coûté 30 millions de dollars, sera distribué
dans 35 territoires.
Le film sort mercredi, dans cinq
pays — France, Grande-Bretagne, Suède, Egypte,
Philippines —, deux jours avant sa sortie nord-américaine.
Il sera notamment dans les salles
le 13 novembre en Russie, le 20 au Vietnam, le 27 en
Argentine, et le 7 février au Japon, où
les cinémas font l'essentiel de leurs recettes
le week-end de la Saint-Valentin.
Pour attiser l'intérêt
des fans, des avant-premières ont eu lieu à
Stockholm, Paris, Madrid, Munich et Londres.
Un quatrième volet est déjà
en cours de production, mais sans Zac Efron — «
Il est temps de grandir », a dit le comédien,
âgé de 20 ans.
Après des remakes argentin,
mexicain et brésilien, une version indienne sera
tournée à Bollywood.
Automne
en Normandie fête, pour la Toussaint, un spectacle
vivant divers
Le festival Automne en Normandie
affirmera dès dimanche et jusqu'au 30 novembre
sa vocation pluridisciplinaire, qui sera illustrée
notamment par une « Grande Veillée »
mêlant la musique, le théâtre et
la danse à d'autres disciplines (vidéo,
lumières, etc.).
Octobre en Normandie s'est ouvert
au théâtre en 2005 puis a changé
de nom tout en élargissant ses dates l'année
suivante, devenant un « automne » foisonnant
et l'un des grands festivals français dans le
domaine du spectacle vivant (42.000 spectateurs en 2007),
en tout cas par son ancrage géographique.
En 2008, sur six semaines, la manifestation
lèvera le rideau 110 fois (hors « Grande
Veillée ») avec 54 programmes différents,
dont une vingtaine en création ou coproduction,
dans 36 lieux de 26 communes de la Seine-Maritime (Rouen,
Le Havre...) et de l'Eure (Evreux).
« La confrontation, les frottements,
les noeuds entre les arts sont tellement forts aujourd'hui
que la vocation pluridisciplinaire du festival se justifie
pleinement », explique à l'AFP Benoît
André, directeur d'Arts 276, l'établissement
public de coopération culturelle (EPCC) qui gère
Automne en Normandie (3,3 millions d'euros de budget).
« L'enjeu est de proposer une
offre qui n'oublie personne: on a de quoi séduire
ceux qui franchissent le seuil d'un théâtre
pour la première fois comme les gens qui veulent
pousser plus loin leur découverte du spectacle
vivant », assure le programmateur.
Un vaste « portrait »
sera consacré à Vincent Dumestre et à
son Poème Harmonique, pour les dix ans de cet
ensemble de musique ancienne et baroque. Le chef confrontera
notamment l'univers des troubadours à celui,
moins familier pour lui, des griots du Mali, en invitant
le joueur de kora Mamadou Diabaté.
Un autre « portrait »,
dansé cette fois, permettra au chorégraphe
italien Emio Greco de présenter en France son
solo « IN VISIONE » (avec l'Orchestre de
l'Opéra de Rouen sur scène).
Evénement inédit, «
La Grande Veillée » prendra la forme d'une
déambulation nocturne dans un quartier du Havre,
le 1er novembre, autour d'un thème de circonstance:
la mémoire des morts. « Souvent, la Toussaint
est peu célébrée, la mort est mise
sous le tapis. Les artistes, eux, n'hésitent
pas à l'aborder de front », souligne Benoît
André.
Parmi une vingtaine de propositions
une nuit durant, on notera la commande d'une «
Missa Obscura » passée au compositeur Philippe
Manoury et la création d'un texte de Marie Nimier
(« La Petite Annonce »).
L'un des plus passionnants auteurs-metteurs
en scène français du moment, Joël
Pommerat, à la poésie très plastique,
fera l'objet d'un cycle associant son récent
« Je tremble (1 et 2) » et deux spectacles
pour petits et grands, « Pinocchio » et
« Le Petit Chaperon rouge ».
Enfin, le week-end « Inquiétantes
étrangetés » reprendra une expression
freudienne pour esquisser des univers à la fois
bizarres et familiers, avec des artistes à la
pointe comme le metteur en scène David Bobee
et la chorégraphe Kathleen Reynolds.
Dansez-vous
la poutine ? Au Québec, le hip-hop se chante
aussi en joual
Dansez-vous la poutine? Le hip-hop
québécois s'est libéré de
l'accent marseillais pour se décliner dans les
mille tons du joual, le « dialecte » local,
mais peine encore à s'imposer dans les grands
médias.
« Dans les années 90,
les gens étaient vraiment influencés par
le rap français. Ça se faisait naturellement
de copier l'accent tandis que maintenant les rappeurs
ont vraiment des références québécoises
», lance Linso Gabbo, jeune membre d'Omnikrom.
Ce groupe phare de la scène
électro-rap de Montréal qui a collaboré
avec les Français de TTC, notamment pour la chanson
ludique « Danse la poutine », utilise un
langage cru, voire salace, et attire les foules lors
de ses spectacles. D'autres groupes proposent des titres
aussi fleuris comme « Le tabarnak », référence
au juron emblématique de la province francophone,
de « L'Authentik payzan ».
« Au début des années
90, il y avait le rap américain ou le rap français.
Au Québec, les gens rappaient avec un
accent comme s'ils venaient de Marseille. C'est vraiment
Sans Pression qui a développé le rap en
joual », explique Maxime Truman, alias «
Ironik », membre du groupe L'Assemblée.
Originaire de l'ex-Zaïre, Sans
Pression, ou plus simplement « SP », a jeté
un pavé dans la mare en préférant
le joual à un accent français «
pointu », et pris de court l'industrie avec son
premier album « 514-50 Dans mon réseau
», en 1999, vendu à plus de 35.000 copies,
un succès compte tenu de la petite taille du
marché québécois.
« Je me suis rendu compte que
les jeunes écoutaient du rap dans une langue
qui ne collait pas à leur réalité
», dit-il, lunettes fumées, large sourire
aux lèvres et un pendentif aux couleurs du Québec
accroché au cou.
Depuis ce coup d'éclat, de
l'eau a coulé sous les ponts du hip-hop québécois.
L'usage, corsé ou modéré, du patois
varie d'un artiste à un autre et les grandes
maisons de disque locales ont tenté de flairer
la bonne affaire.
Loco Locass, un trio engagé
adepte de la rime mordante, a connu un succès
populaire en 2005 avec son album « Amour oral
» et son hymne au vitriol « Libérez-nous
des libéraux », qui s'est frayé
un chemin sur les ondes des radios commerciales tout
en canalisant la contestation sociale.
Mais plusieurs projets lancés
par les grandes sociétés de disques locales
n'ont pas abouti au même succès critique
ou populaire.
« Les maisons de disques traditionnelles
vendent ici le rap comme si c'était du rock et
se demandent pourquoi ça ne marche pas. Mais
c'est un public différent », analyse Maxime
Truman. « La beauté du hip-hop ici, c'est
que comme c'est petit, le milieu est beaucoup plus indépendant...
Ça donne lieu à plusieurs styles et à
un rap moins standardisé », pense-t-il.
Des centaines d'artistes francophones
alimentent aujourd'hui le hip-hop au Québec et
dans le reste du Canada - notamment le groupe «
Radio Radio » du Nouveau-Brunswick - mais ils
se divisent en plusieurs chapelles musicales au point
qu'il est difficile de parler d'une seule scène
rap.
La plupart des médias boudent
ces artistes hormis les radios universitaires, la presse
culturelle spécialisée et la chaîne
de musique MusiquePlus qui compte régulièrement
des productions indépendantes dans son palmarès
des vidéo-clips les plus populaires.
Dans un marché restreint,
avec un public âgé entre 15 et 30 ans habitué
à télécharger les chansons sur
internet, les artistes rap québécois doivent
avoir la bosse des affaires pour vivre de leur musique
et vendre une panoplie de produits dérivés.
« Un disque peut être
copié mais pas un t-shirt », résume
Sans Pression, un des rares à vivre de son oeuvre
à l'ombre des grands médias.
Le
colombien Juanes, « meilleur chanteur »
aux MTV awards d'Amérique latine
Le chanteur très populaire
colombien Juanes s'est vu décerné jeudi
à Guadalajara, au Mexique, le prix du «
meilleur chanteur », soit la première récompense
attribuée lors de ces MTV d'Amérique latine
awards 2008.
« Merci beaucoup à toute
l'équipe de MTV qui depuis le début, il
y a huit ans, a soutenu la musique », a déclaré
l'interprète de la chanson « la camisa
negra » nominé par ailleurs dans sept des
21 catégories de cette cérémonie,
inaugurée notamment par la prestation de la Mexicaine
Julieta Venegas et du groupe allemand Tokio Hotel.
Le groupe allemand Tokio Hotel a
remporté le prix de la « meilleure chanson
» pour Monsoon et les Chiliens Kudai ont obtenu
le prix du « meilleur artiste pop ».
«
L'Opéra paysan », du théâtre
musical hongrois qui mélange les genres
Le spectacle hongrois « L'Opéra
paysan », accueilli avec chaleur depuis jeudi
soir par le public du 37e Festival d'automne à
Paris, relève davantage d'une forme de théâtre
musical mélangeant les genres que d'un ouvrage
purement lyrique.
Dans cette oeuvre librement inspirée
de « L'Opéra des gueux » de John
Gay, et où tragédie et comédie
se superposent joyeusement, il n'y a d'ailleurs que
très peu de grands airs. En revanche la musique,
parfois un peu répétitive mais festive,
accompagne constamment les dialogues ou les récitatifs
qui priment avant tout, un peu comme dans l'opéra
baroque.
Un des représentants de la
nouvelle génération du théâtre
hongrois, Bélà Pinter (né en 1970),
signe cet « Opéra paysan » qui a
été créé en 2002 et a déjà
tourné avant de faire étape pour la première
fois en France dans une des salles du Théâtre
de la Cité internationale jusqu'au 21 octobre.
Bélà Pinter fait interpréter
son spectacle par une troupe de comédiens-chanteurs
hongrois. Lui-même, qui a débuté
comme acteur et a pratiqué la danse contemporaine,
joue un des personnages de ce mariage de campagne troublé
par de sombres révélations exhumées
du passé. Des événements cachés
— passion, inceste, meurtre — sont étalés
dans toute leur crudité.
Les textes parlés-chantés
sont accompagnés d'une formation de cinq musiciens
(clavecin et violons) présente sur la scène,
fondue dans le décor. Un chariot transformable,
des sièges de bois, un sol couvert de paille,
des costumes traditionnels hongrois suffisent.
Pour raconter l'histoire, enracinée
dans la terre hongroise, Bélà Pinter,
aidé par le compositeur Benedek Darva, a puisé
dans les lamentations de la musique folklorique de Transylvanie
adaptées à l'intrigue.
« Même si nous chantons
pendant toute la durée du spectacle, commente
dans le programme Bélà Pinter, nous ne
considérons pas ce dernier comme un opéra,
mais plutôt domme une pièce de théâtre
d'un type particulier dans lequel la musique serait
utilisée pour rehausser des situations réalistes
».