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56 rue de la Fédération
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Actualités musicales du
18 octobre 2008

Samedi 18 Octobre 2008 - 15h à 24h
Ayguesvives

11e Festivocal
Festival Vocal

A Ayguesvives (31), le samedi 18 Octobre 2008, pas de têtes d’affiche de renommée internationale, ni de machineries intempestives… mais, concoctée avec passion, par des amateurs et pour les amateurs, une exceptionnelle journée dédiée à la polyphonie vocale :

17 choeurs, 9 heures de polyphonies en continu de 15h à 24h, sur toutes les variations possibles de la musique chorale.

Depuis 15 ans maintenant, nous maintenons la tradition de ce moment musical un peu atypique et assez unique dans sa forme.

Ce n’est peut être pas par hasard si, depuis les origines, nous avons eu le plaisir d’accueillir à Ayguesvives plus de 120 formations (soit au moins 4000 choristes) venant de l’ensemble des régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, et parfois au delà . Elles partagent avec nous l’objectif de promouvoir la pratique, sous toutes ses formes, de la musique vocale polyphonique, et la conviction qu’avec rigueur, travail et passion, l’amateurisme vocal peut conduire, parfois, à l’excellence musicale.

Programme Détaiilé
http://www.festivocal.org/octobre2008-programme.php

Programme Thématique :
http://www.festivocal.org/octobre2008-programme-theme.php

Samedi 18 octobre 2008, à partir de 15 h.
Montreuil, Bibliothèque Robert-Desnos

Inauguration de
Zicamontreuil,
la plateforme des musiciens montreuillois

Des concerts, avec La Canaille (hip-hop), Steve Tallis (blues-folk),  Un escargot vide ? (électro expérimentale). Des rencontres, avec : DJ Shalom, Swift Guad, Adrien Mallamaire, La Canaille

Zicamontreuil, projet original du secteur Musique de la Bibliothèque, constitue un fonds de documents sonores témoignant de l’activité musicale montreuilloise. L’objectif est de faire connaître la création musicale de la ville en donnant de la visibilité aux jeunes groupes ou artistes locaux souvent mal connus.  Pour cela, nous mettons à disposition du public leurs disques et une plateforme de découverte sur le site internet de la Bibliothèque.

  • 15h00 : discours d'ouverture
  • 15h30 : présentation de la plateforme Zicamontreuil  
  • 16h00 : Table ronde : Mon 1er disque, rêve ou passage obligé ? avec des artistes (Adrien Mallamaire, La Canaille, Swift Guad et DJ Shalom), des partenaires municipaux (La Pêche) et un label montreuillois (Slackness).
  • A partir de 17h00 : show-case avec de courts concerts d’artistes locaux : Par ordre d’apparition : La Canaille, Un escargot vide?, Steve Tallis

Les concerts seront suivis d’un pot et d’une vente-dédicace des CD par les artistes participant à cette journée.

En attendant le lancement officiel, surfez sur le portail web, venez découvrir la production locale et empruntez les CD des artistes de Zicamontreuil.

Entrée libre.
Bibliothèque Robert-Desnos, 14 bd Rouget de Lisle; 93100 Montreuil. Tel :  01 48 70 69 04.
bibliotheque@mairie-montreuil93.fr
Métro Mairie-de-Montreuil (ligne 9)

Un portail web
http://bib.montreuil.free.fr/dossiers/zicamontreuil/

Dès maintenant sur Zicamontreuil, vous pourrez découvrir les pages de plus de 30 artistes montreuillois:

  • une présentation de l’artiste
  • une chronique de son (ses) albums
  • des pochettes de disques ou  photos de l’artiste
  • un lien vers d’autres sites de l’artiste (YouTube, MySpace…)
  • un espace pour les commentaires des lecteurs du site
  • du son et / ou vidéo en écoute ou téléchargement
  • Programme de la journée du Samedi 18 octobre


Herbie Hancock et Roy Haynes
en vedettes au Tourcoing Jazz Festival

Des « monstres » comme le pianiste Herbie Hancock ou le batteur Roy Haynes, mais aussi des révélations comme le pianiste Yaron Herman, sont à l'affiche du 22e festival de Jazz de Tourcoing, qui accueille de samedi et jusqu'au 25 octobre plus de 30 formations.


« Cantaloupe Island »: Herbie Hancock (claviers), Pat Matheny (guitare), Dave Holland (Contrebase), Jack DeJohnette (batterie) (1990)

A côté des vieux routiers du jazz traditionnel comme Roy Haynes, toujours fringant malgré ses 83 ans, le festival de Tourcoing, plus que jamais placé sous le signe de l'ouverture, accueillera également un jazz plus électro comme celui du saxophoniste Julien Lourau, ainsi que l'electro-house jazzy de Matthew Herbert.

Autres invités, Seun Kuti, dernier fils du créateur de l'afro-beat Fela Kuti, la guitariste de blues belgradoise Ana Popovic, ainsi que la bossa nova, qui fête ses 50 ans cette année, et sera célébrée par de nombreux artistes brésiliens.

Deux salles accueilleront principalement ce festival: la salle de danse années 1930 du chapiteau magic mirror, qui proposera trois concerts par jour dont de nombreux gratuits, et le théâtre municipal Raymond-Devos de Tourcoing, qui a vocation à abriter les têtes d'affiche de la manifestation.


Roy Haines 

Les organisateurs, qui annoncent pour les concerts payants des prix accessibles, de 5 à 38 euros, attendent, comme chaque édition depuis quelques années, environ 8.500 spectateurs sur l'ensemble de cette grande fête du jazz.


Mounira Mitchala, une voix du Tchad,
entre gazelle et panthère

Elle est fonctionnaire le jour, chanteuse la nuit. Sous des dehors de timide gazelle, la Tchadienne Mounira Mitchala cache une volonté de félin - elle est surnommée « la panthère douce » - et une voix n'ayant peur d'aucune gamme. Elle chante pour la femme, l'Afrique, la paix.


Mounira Mitchala (en public, Paris)

« Mitchala veut dire panthère dans ma langue maternelle, le bidia » qui est parlé dans la région du Guéra (centre du Tchad), explique cette jeune femme dans un entretien avec l'AFP à Libreville où elle s'est produite mardi en concert dans le cadre d'une tournée en Afrique centrale.

Son vrai nom est Mounira Khalil Aliou, précise la chanteuse, 29 ans, aînée d'une fratrie de sept enfants, également greffière et responsable du centre de documentation du ministère tchadien de la Justice.

« J'ai eu la passion de la musique depuis mon jeune âge, mais mes parents ont exigé que j'étudie. J'ai bien respecté ce qu'ils m'ont dit (...) mais je savais exactement ce que je voulais être: chanteuse », déclare Mounira, sans maquillage, coiffure et mise sobres soulignées par des yeux en amande.

Elle étudie. Passe un bac littéraire, s'inscrit un an à la faculté de droit de N'Djamena, qu'elle quitte pour passer le concours d'entrée à l'Ecole nationale d'administration et de magistrature (Enam) et devient greffière.

Elle n'abandonne pas la musique pour autant. Après l'école, elle chante le soir dans le bar d'un grand hôtel pour « garder la voix parce qu'au Tchad, il n'y a pas d'école de musique ».

Son répertoire est alors fait de tubes de « blues, soul, jazz » dont elle a nourri sa passion dans son enfance entre le Tchad, le Niger et l'Allemagne, au gré des déplacements de son père, chercheur qui fut recteur de l'Université de N'Djamena. Les musiques traditionnelles qu'on écoutait en famille pour donner de la sève au bidia l'ont aussi bercée, dit-elle.

En 2000, à l'occasion d'un concert au Centre culturel français de N'Djamena, le public la découvre « en duo avec H'Sao, un groupe tchadien qui vit actuellement au Canada », dit-elle, un brin émue, se souvenant avoir été « très timide ».

« C'était la première fois que je chantais en public. Ma mère était dans la salle. (...) Elle m'a toujours encouragée. »

Aujourd'hui, Mounira Mitchala est une célébrité dans son pays et séduit de plus en plus à l'étranger. A l'instar d'un de ses aînés dans la musique, le Malien Salif Keïta, ayant dirigé le jury qui lui a attribué en 2007 le prix Découvertes de Radio France Internationale.

Conquis, le public de Libreville semble aussi l'avoir été mardi par la jeune femme, que le maître de cérémonie leur avait annoncée comme « une voix (...) poussée par les vents brûlants du désert tchadien ».

Sur des paysages sonores mêlant Sahel, Orient et Occident, elle a chanté, pieds nus, déroulant une superbe voix tantôt douce, suppliante, tantôt énergique, pour la femme, la paix au Tchad, en Afrique, contre la désertification... Autant de thèmes développés dans « Talou Lena », son premier album.

La chanteuse compte, évidemment, en faire d'autres, tout en restant fonctionnaire. Ce qui est possible, assure-t-elle, parce que « quand j'ai des tournées ou des spectacles hors du Tchad, je demande une autorisation d'absence au ministère. Et quand je voyage, il y a un administrateur qui dirige le centre jusqu'à ce que je revienne ».


Un médiateur nommé pour faciliter
la collaboration Comédie-Française/Bobigny

L'ancien directeur du Festival d'Avignon, Bernard Faivre d'Arcier, a été chargé d'une mission de médiation pour favoriser la collaboration envisagée à l'horizon 2011-2012 entre la Comédie-Française et la MC93 Bobigny, a-t-on appris vendredi auprès du ministère de la Culture.

La ministre de la Culture, Christine Albanel, a annoncé le 6 octobre une « union » entre ces deux institutions, un projet considéré comme une « OPA hostile » par le directeur de la MC93 et qui a suscité un malaise dans les milieux théâtraux, jusqu'au sein de la troupe du Français.

Ancien patron du Festival d'Avignon (de 1980 à 1984 puis de 1993 à 2003), directeur du théâtre et des spectacles au ministère de la Culture entre 1989 et 1992, Bernard Faivre d'Arcier (« BFA »), 64 ans, a « accepté de jouer les bons offices pour essayer de mettre tout le monde d'accord » sur ce projet, indique-t-on dans l'entourage de la ministre.

Une première réunion a réuni mardi dernier, autour de « BFA », notamment l'administrateur général de la Comédie-Française, Muriel Mayette, le doyen de la troupe, Catherine Hiegel, et le patron de la MC93, Patrick Sommier.

La Rue de Valois a publié jeudi soir un communiqué assurant que les responsables des deux structures « se sont accordés » sur des « modalités de travail ».

Le ministère souligne dans ce texte que « l'existence, le statut, l'identité, l'équipe ainsi que les ambitions artistiques de la MC93 ne sont nullement remis en cause », tout en rappelant que la Comédie-Française est à la recherche, à Bobigny, « d'un grand théâtre doté de tous les équipements nécessaires ».

« Ce communiqué était à l'origine commun mais il ne l'est plus car il a été altéré », a déclaré à l'AFP Patrick Sommier, qui regrette que le terme « indépendance » n'y figure pas pour garantir l'avenir de son institution et conteste que des « modalités de travail » aient été actées entre les parties.

Selon M. Sommier, la réunion de mardi était une « rencontre de mise au point » après une « campagne de dénigrement contre la MC93, qu'il fallait rétablir dans son droit et sa dignité ».

« Depuis le début, je ne veux pas fermer la porte à la troupe de la Comédie-Française, mais nous c'est nous et eux c'est eux », a poursuivi le directeur de la maison de la culture, qui avait craint dans un premier temps une annexion pure et simple de son institution par la Maison de Molière.

Muriel Mayette, pour sa part, « trouve très bien qu'on puisse enfin se mettre au travail ». « Il faut nous laisser le temps de construire », a-t-elle indiqué à l'AFP.

« Ce qui me fait plaisir c'est que maintenant, nous entrons dans une situation de calme et d'apaisement pour penser le paysage théâtral de demain de manière constructive et non destructrice », a ajouté Mme Mayette, dont l'« envie n'a jamais été d'être dans une relation violente avec qui que ce soit ».

Bernard Faivre d'Arcier a indiqué à l'AFP qu'il s'efforcerait de faire trouver aux deux parties « un terrain d'entente » après avoir dissipé les « méfiances réciproques », et n'a pas contesté le mot de « pompier » pour définir son rôle. « Il y a toujours un pompier dans les théâtres », a-t-il relevé.


AC/DC, Trust, Motörhead et les autres :
l'hiver sera hard

Retour d'AC/DC après Metallica, concerts de Trust, Motörhead ou Slayer et même... chants de Noël façon heavy metal: cheveux longs, têtes de mort et bracelets cloutés ont la cote en cette fin 2008, marquée par une forte présence de groupes historiques du hard rock.

« Black Ice », le nouvel album d'AC/DC, sortira lundi. Le groupe australien, l'un des plus populaires du hard mondial, n'avait pas publié de disque studio depuis « Stiff Upper Lip » en 2000.

Sa tournée mondiale, la première depuis 2001, passera par la France en février.

Un seul concert, le 25 à Paris-Bercy, était prévu, mais il a rapidement affiché complet et un deuxième, le 27, a été ajouté, vite rempli lui aussi. Preuve que le public a toujours envie de voir bondir le guitariste solo Angus Young, qui, à 53 ans, porte encore son célébrissime uniforme d'écolier.

AC/DC, qui refuse que ses morceaux soient vendus en téléchargement sur internet, a peu changé de recette en 35 ans: rock électrique marqué par le blues, rythmique carrée, solos tranchants et chant écorché, de Bon Scott puis de l'Anglais Brian Johnson après la mort du premier en 1980, étouffé dans son vomi au terme d'une soirée d'ivresse.

Le groupe, qui a connu un passage à vide dans les années 80/90, est l'auteur d'albums qui ont marqué l'histoire du hard rock, voire du rock tout court (et non du metal puisque sa musique ne relève pas de ce style), comme « Highway to Hell » (1979) ou « Back in Black » (1980, le premier avec Johnson).

Après cinq ans de silence, les Américains de Metallica ont sorti en septembre l'album « Death Magnetic » et ont deux Bercy à leur agenda, les 1er et 2 avril.

Groupe phare du hard français, Trust a publié le disque « 13 à table » et est en tournée jusqu'au 21 novembre.

D'autres formations emblématiques du metal dans toutes ses déclinaisons (heavy, trash, speed...) viendront bientôt en France.

Après les Vieilles Charrues fin juillet, Motörhead présentera l'album « Motörizer » le 26 novembre au Zénith de Paris.

Le groupe a changé plusieurs fois de membres depuis 1975 mais est immuablement dirigé par le chanteur et bassiste anglais Lemmy, 62 ans, voix rauque et bilan de santé à faire frémir la faculté de médecine en raison de toutes les substances illicites absorbées depuis 40 ans.

A 60 ans, l'Américain Alice Cooper a publié cet été l'album « Along came a spider » et devrait se produire en France en 2009. Idem pour Mötley Crüe, dont le disque « Saints of Los Angeles » est paru en juillet.

Suicidal Tendencies, fondé en 1982 en Californie, donnera onze concerts en France du 24 octobre au 8 novembre. Les Américains de Slayer, dont l'album « Reign in Blood » (1986) est un élément fondateur du trash metal, seront la tête d'affiche d'une soirée metal au Zénith de Paris le 11 novembre.

Extreme, groupe américain qui avait lancé la curieuse mode des ballades hard rock en 1990 avec « More than Words », jouera à Paris (Elysée Montmartre) le 4 novembre.

Bruce Dickinson, le chanteur d'Iron Maiden, qui s'est produit à Bercy en juillet, a lui signé le scénario du film « Le diable dans le sang », à paraître en DVD le 20 janvier.

Mais la sortie la plus originale de l'année au rayon metal s'intitule « We wish you a metal Xmas and a headbanging new year ».

Cette compilation parue mardi réunit des chants de Noël interprétés par de grands noms du hard (Lemmy, Alice Cooper, Tony Iommi de Black Sabbath...). On y trouve une version trash metal de « Douce nuit » à faire tourner le lait des animaux de la crèche de Bethléem.


« High school musical 3 »,
nouvelle déclinaison de la machine à cash
de Disney

Vraie machine à cash de l'Américain Disney, « High school musical » dont le troisième volet sort mercredi, est une comédie musicale distribuée dans le monde entier, doublée en 24 langues et vue par plus de 250 millions de personnes, qui se décline en une vaste gamme de produits dérivés.

Avant le film « High school musical 3: nos années lycée », qui sort dans toute la France — dans un nombre de salles non divulgué — il y eut d'abord deux téléfilms, relatant les aventures romantiques, chantées et dansées d'une bande de lycéens américains, qui ont connu un succès fulgurant.

Diffusé sur Disney Channel en 2006, « High school musical: premiers pas sur scène », le premier volet, a eu 7,7 millions de téléspectateurs, le plus fort score de la chaîne.

Ce score a été battu en France par M6 avec dix millions de téléspectateurs, puis huit l'année suivante pour « High school musical 2 ».

« Le public américain était surtout composé de filles âgées de neuf à quinze ans, mais aujourd'hui il y a plus de garçons, de jeunes de vingt ans sur les sites de fans, et nous avons du succès de l'Amérique latine à l'Asie », a expliqué le réalisateur, Kenny Ortega, lors d'un entretien à l'AFP.

« Les gamins sont attirés par la musique et les danses, même ma fille de quatre ans se dandine devant l'écran », s'amuse-t-il.

En Grande-Bretagne, l'acteur Zac Efron qui joue la star du lycée, capitaine de l'équipe de basket, chanteur et danseur, est si populaire qu'il a déjà son double en cire au musée Madame Tussauds de Londres.

« High school musical », c'est aussi un disque, vendu à 4,1 millions d'exemplaires aux Etats-Unis, soit le plus gros succès de l'année 2006.

En France où les ventes ont été plus décevantes — environ 230.000 exemplaires pour les deux disques, la chanteuse Amel Bent, populaire auprès des ados, a enregistré une chanson originale pour le troisième opus.

Cette comédie musicale jouée par des adolescents et conçue pour eux est ainsi devenue une marque-phare, au coeur de la stratégie de Disney, déclinée en un spectacle sur glace et sur scène, dans les parcs Disney, romans, magazines, vêtements, jeux vidéo, etc.

Car pour améliorer ses résultats financiers, le groupe coté en bourse tend à produire moins de films, tout en tirant un maximum de bénéfices de chacun, en étoffant ses gammes de produits dérivés.

Or « High School Musical » est l'une de ses franchises les plus lucratives.

Les seuls produits dérivés devraient rapporter quelque 2,7 milliards de dollars de chiffre d'affaires sur l'exercice 2007/2008 et les ventes de DVD (560.000 en France) dopent les résultats de sa filiale Disney Channel, tandis que les recettes des studios de cinéma devraient baisser, après les résultats en demi-teintes du coûteux film d'animation « Wall-E », produit par Pixar.

Porté par une efficace stratégie marketing, « High school musical 3 » qui a coûté 30 millions de dollars, sera distribué dans 35 territoires.

Le film sort mercredi, dans cinq pays — France, Grande-Bretagne, Suède, Egypte, Philippines —, deux jours avant sa sortie nord-américaine.

Il sera notamment dans les salles le 13 novembre en Russie, le 20 au Vietnam, le 27 en Argentine, et le 7 février au Japon, où les cinémas font l'essentiel de leurs recettes le week-end de la Saint-Valentin.

Pour attiser l'intérêt des fans, des avant-premières ont eu lieu à Stockholm, Paris, Madrid, Munich et Londres.

Un quatrième volet est déjà en cours de production, mais sans Zac Efron — « Il est temps de grandir », a dit le comédien, âgé de 20 ans.

Après des remakes argentin, mexicain et brésilien, une version indienne sera tournée à Bollywood.


Automne en Normandie fête,
pour la Toussaint, un spectacle vivant divers

Le festival Automne en Normandie affirmera dès dimanche et jusqu'au 30 novembre sa vocation pluridisciplinaire, qui sera illustrée notamment par une « Grande Veillée » mêlant la musique, le théâtre et la danse à d'autres disciplines (vidéo, lumières, etc.).

Octobre en Normandie s'est ouvert au théâtre en 2005 puis a changé de nom tout en élargissant ses dates l'année suivante, devenant un « automne » foisonnant et l'un des grands festivals français dans le domaine du spectacle vivant (42.000 spectateurs en 2007), en tout cas par son ancrage géographique.

En 2008, sur six semaines, la manifestation lèvera le rideau 110 fois (hors « Grande Veillée ») avec 54 programmes différents, dont une vingtaine en création ou coproduction, dans 36 lieux de 26 communes de la Seine-Maritime (Rouen, Le Havre...) et de l'Eure (Evreux).

« La confrontation, les frottements, les noeuds entre les arts sont tellement forts aujourd'hui que la vocation pluridisciplinaire du festival se justifie pleinement », explique à l'AFP Benoît André, directeur d'Arts 276, l'établissement public de coopération culturelle (EPCC) qui gère Automne en Normandie (3,3 millions d'euros de budget).

« L'enjeu est de proposer une offre qui n'oublie personne: on a de quoi séduire ceux qui franchissent le seuil d'un théâtre pour la première fois comme les gens qui veulent pousser plus loin leur découverte du spectacle vivant », assure le programmateur.

Un vaste « portrait » sera consacré à Vincent Dumestre et à son Poème Harmonique, pour les dix ans de cet ensemble de musique ancienne et baroque. Le chef confrontera notamment l'univers des troubadours à celui, moins familier pour lui, des griots du Mali, en invitant le joueur de kora Mamadou Diabaté.

Un autre « portrait », dansé cette fois, permettra au chorégraphe italien Emio Greco de présenter en France son solo « IN VISIONE » (avec l'Orchestre de l'Opéra de Rouen sur scène).

Evénement inédit, « La Grande Veillée » prendra la forme d'une déambulation nocturne dans un quartier du Havre, le 1er novembre, autour d'un thème de circonstance: la mémoire des morts. « Souvent, la Toussaint est peu célébrée, la mort est mise sous le tapis. Les artistes, eux, n'hésitent pas à l'aborder de front », souligne Benoît André.

Parmi une vingtaine de propositions une nuit durant, on notera la commande d'une « Missa Obscura » passée au compositeur Philippe Manoury et la création d'un texte de Marie Nimier (« La Petite Annonce »).

L'un des plus passionnants auteurs-metteurs en scène français du moment, Joël Pommerat, à la poésie très plastique, fera l'objet d'un cycle associant son récent « Je tremble (1 et 2) » et deux spectacles pour petits et grands, « Pinocchio » et « Le Petit Chaperon rouge ».

Enfin, le week-end « Inquiétantes étrangetés » reprendra une expression freudienne pour esquisser des univers à la fois bizarres et familiers, avec des artistes à la pointe comme le metteur en scène David Bobee et la chorégraphe Kathleen Reynolds.


Dansez-vous la poutine ? Au Québec,
le hip-hop se chante aussi en joual

Dansez-vous la poutine? Le hip-hop québécois s'est libéré de l'accent marseillais pour se décliner dans les mille tons du joual, le « dialecte » local, mais peine encore à s'imposer dans les grands médias.

« Dans les années 90, les gens étaient vraiment influencés par le rap français. Ça se faisait naturellement de copier l'accent tandis que maintenant les rappeurs ont vraiment des références québécoises », lance Linso Gabbo, jeune membre d'Omnikrom.

Ce groupe phare de la scène électro-rap de Montréal qui a collaboré avec les Français de TTC, notamment pour la chanson ludique « Danse la poutine », utilise un langage cru, voire salace, et attire les foules lors de ses spectacles. D'autres groupes proposent des titres aussi fleuris comme « Le tabarnak », référence au juron emblématique de la province francophone, de « L'Authentik payzan ».

« Au début des années 90, il y avait le rap américain ou le rap français. Au Québec, les gens rappaient avec un accent comme s'ils venaient de Marseille. C'est vraiment Sans Pression qui a développé le rap en joual », explique Maxime Truman, alias « Ironik », membre du groupe L'Assemblée.

Originaire de l'ex-Zaïre, Sans Pression, ou plus simplement « SP », a jeté un pavé dans la mare en préférant le joual à un accent français « pointu », et pris de court l'industrie avec son premier album « 514-50 Dans mon réseau », en 1999, vendu à plus de 35.000 copies, un succès compte tenu de la petite taille du marché québécois.

« Je me suis rendu compte que les jeunes écoutaient du rap dans une langue qui ne collait pas à leur réalité », dit-il, lunettes fumées, large sourire aux lèvres et un pendentif aux couleurs du Québec accroché au cou.

Depuis ce coup d'éclat, de l'eau a coulé sous les ponts du hip-hop québécois. L'usage, corsé ou modéré, du patois varie d'un artiste à un autre et les grandes maisons de disque locales ont tenté de flairer la bonne affaire.

Loco Locass, un trio engagé adepte de la rime mordante, a connu un succès populaire en 2005 avec son album « Amour oral » et son hymne au vitriol « Libérez-nous des libéraux », qui s'est frayé un chemin sur les ondes des radios commerciales tout en canalisant la contestation sociale.

Mais plusieurs projets lancés par les grandes sociétés de disques locales n'ont pas abouti au même succès critique ou populaire.

« Les maisons de disques traditionnelles vendent ici le rap comme si c'était du rock et se demandent pourquoi ça ne marche pas. Mais c'est un public différent », analyse Maxime Truman. « La beauté du hip-hop ici, c'est que comme c'est petit, le milieu est beaucoup plus indépendant... Ça donne lieu à plusieurs styles et à un rap moins standardisé », pense-t-il.

Des centaines d'artistes francophones alimentent aujourd'hui le hip-hop au Québec et dans le reste du Canada - notamment le groupe « Radio Radio » du Nouveau-Brunswick - mais ils se divisent en plusieurs chapelles musicales au point qu'il est difficile de parler d'une seule scène rap.

La plupart des médias boudent ces artistes hormis les radios universitaires, la presse culturelle spécialisée et la chaîne de musique MusiquePlus qui compte régulièrement des productions indépendantes dans son palmarès des vidéo-clips les plus populaires.

Dans un marché restreint, avec un public âgé entre 15 et 30 ans habitué à télécharger les chansons sur internet, les artistes rap québécois doivent avoir la bosse des affaires pour vivre de leur musique et vendre une panoplie de produits dérivés.

« Un disque peut être copié mais pas un t-shirt », résume Sans Pression, un des rares à vivre de son oeuvre à l'ombre des grands médias.


Le colombien Juanes,
« meilleur chanteur »
aux MTV awards d'Amérique latine

Le chanteur très populaire colombien Juanes s'est vu décerné jeudi à Guadalajara, au Mexique, le prix du « meilleur chanteur », soit la première récompense attribuée lors de ces MTV d'Amérique latine awards 2008.

« Merci beaucoup à toute l'équipe de MTV qui depuis le début, il y a huit ans, a soutenu la musique », a déclaré l'interprète de la chanson « la camisa negra » nominé par ailleurs dans sept des 21 catégories de cette cérémonie, inaugurée notamment par la prestation de la Mexicaine Julieta Venegas et du groupe allemand Tokio Hotel.

Le groupe allemand Tokio Hotel a remporté le prix de la « meilleure chanson » pour Monsoon et les Chiliens Kudai ont obtenu le prix du « meilleur artiste pop ».


« L'Opéra paysan »,
du théâtre musical hongrois
qui mélange les genres

Le spectacle hongrois « L'Opéra paysan », accueilli avec chaleur depuis jeudi soir par le public du 37e Festival d'automne à Paris, relève davantage d'une forme de théâtre musical mélangeant les genres que d'un ouvrage purement lyrique.

Dans cette oeuvre librement inspirée de « L'Opéra des gueux » de John Gay, et où tragédie et comédie se superposent joyeusement, il n'y a d'ailleurs que très peu de grands airs. En revanche la musique, parfois un peu répétitive mais festive, accompagne constamment les dialogues ou les récitatifs qui priment avant tout, un peu comme dans l'opéra baroque.

Un des représentants de la nouvelle génération du théâtre hongrois, Bélà Pinter (né en 1970), signe cet « Opéra paysan » qui a été créé en 2002 et a déjà tourné avant de faire étape pour la première fois en France dans une des salles du Théâtre de la Cité internationale jusqu'au 21 octobre.

Bélà Pinter fait interpréter son spectacle par une troupe de comédiens-chanteurs hongrois. Lui-même, qui a débuté comme acteur et a pratiqué la danse contemporaine, joue un des personnages de ce mariage de campagne troublé par de sombres révélations exhumées du passé. Des événements cachés — passion, inceste, meurtre — sont étalés dans toute leur crudité.

Les textes parlés-chantés sont accompagnés d'une formation de cinq musiciens (clavecin et violons) présente sur la scène, fondue dans le décor. Un chariot transformable, des sièges de bois, un sol couvert de paille, des costumes traditionnels hongrois suffisent.

Pour raconter l'histoire, enracinée dans la terre hongroise, Bélà Pinter, aidé par le compositeur Benedek Darva, a puisé dans les lamentations de la musique folklorique de Transylvanie adaptées à l'intrigue.

« Même si nous chantons pendant toute la durée du spectacle, commente dans le programme Bélà Pinter, nous ne considérons pas ce dernier comme un opéra, mais plutôt domme une pièce de théâtre d'un type particulier dans lequel la musique serait utilisée pour rehausser des situations réalistes ».

©Musicologie.org 2008