Le pianiste, compositeur et pédagogue Pierre Sancan,
qui fut pendant près de 30 ans professeur au Conservatoire de Paris, est
décédé dans la nuit de dimanche à lundi à l'âge de 91 ans.
Né à Mazamet (Tarn) le 24 octobre 1916, Pierre Sancan
passe son enfance à Meknès (Maroc), où il commence des études de
piano.
Après un passage à Toulouse, il entre en 1934 au
Conservatoire de Paris, où il accumule les premiers prix: piano dans la
classe d'Yves Nat, composition, harmonie, fugue et accompagnement.
Premier Grand prix de Rome en 1943, pensionnaire de la
Villa Médicis en 1946-1947, Pierre Sancan écrit des oeuvres dans
l'esthétique encore tonale de la musique française de la première moitié
du XXe siècle (Ravel, Poulenc...).
Beethoven, « Variation Handel » (WoO 45).
André Navarra (violoncelle) et Pierre Sancan (piano). 1967
(1)
Beethoven, « Variation Handel » (WoO 45).
André Navarra (violoncelle) et Pierre Sancan (piano). 1967
(2)
Le piano est sa première source d'inspiration, mais il
compose aussi un opéra ("Ondine", créé en 1966 au Grand Théâtre de
Bordeaux), des ballets pour l'Opéra-Comique ou encore une "Symphonie pour
cordes".
Jusque dans les années 1970, il mène une carrière
internationale de soliste, donnant des récitals ou interprétant des
concertos (de Haydn à Ravel) sous la direction de Charles Münch, André
Cluytens, Bernard Haitink ou Georges Prêtre.
Mais son nom restera surtout attaché à son activité de
pédagogue. En 1956, Pierre Sancan succède à Yves Nat comme professeur de
piano au Conservatoire. Il conservera sa classe jusqu'à sa mise à la
retraite en 1985.
La liste de ses élèves est impressionnante:
Jean-Bernard Pommier, Michel Beroff, Jean-Philippe Collard, Marc Laforêt,
Abdel Rahman El Bacha, Jean-Efflam Bavouzet... Pierre Sancan y mène des
recherches pour perfectionner la technique pianistique, et consulte pour
cela des spécialistes de l'anatomie.
Pierre Sancan, « Mouvement », par Olivier Cazal
"Il a toujours eu la passion de l'enseignement et de la
transmission du savoir, ce qui a forcément restreint ses activités de
concertiste et de compositeur", a expliqué à l'AFP le pianiste Marc
Laforêt, qui se souvient d'un professeur attaché à "aider chaque élève à
trouver le meilleur de lui-même, dans sa propre voie".
Les obsèques de Pierre Sancan, qui souffrait de la
maladie d'Alzheimer, seront célébrées jeudi à 10h30 en l'église
Saint-Roch, paroisse parisienne des artistes
Kader Attou sera à partir de septembre 2009
"chorégraphe associé" de Cités Danse Connexions (CDC), a-t-on appris
mercredi auprès du Théâtre de Suresnes (Hauts-de-Seine), qui héberge ce
"pôle de production, diffusion et transmission de la danse hip hop" unique
en France.
Originaire de la banlieue lyonnaise, Kader Attou, 34
ans, est devenu en septembre le premier artiste issu du hip hop nommé à la
tête d'un centre chorégraphique national, en l'occurrence celui de La
Rochelle.
Au pôle de Suresnes, inauguré en décembre 2007, le
jeune chorégraphe sera notamment chargé pendant deux saisons de programmer
master-classes et ateliers pour accroître la professionnalisation des
interprètes de la mouvance hip hop, en plein développement.
Il y succèdera à Sébastien Lefrançois, premier
"chorégraphe associé" de CDC, qui a conçu dans ce cadre une première
création, "Roméos & Juliettes", reprise lors du prochain festival
Suresnes Cités Danse (9 janvier-1er février 2009).
Kader Attou, « Petite histoire »
Cités Danse Connexions est né dans le sillage de cette
manifestation qui oeuvre depuis 1993 à la rencontre entre danseurs hip hop
et chorégraphes contemporains. CDC y programmera en 2009 des ateliers en
collaboration avec Sébastien Lefrançois et des solos créés par Otuawan
Nyong, Céline Lefèvre, White Fish et Magali Duclos.
Les autres créations de cette 17e édition seront signés
par Nasser Martin-Gousset, Joëlle Bouvier, Pierre Rigal et Raphaëlle
Delaunay.
La compagnie Accrorap fondée en 1989 par Kader Attou a
été invitée à Suresnes dès 1995 et régulièrement depuis, notamment en 2008
avec "Petites histoires.com", spectacle prochainement repris au Théâtre de
Chaillot à Paris, dans le cadre de la programmation "Europe hip hop" (31
octobre-2 novembre).
La Scala de Milan
s'invite au Louvre
pour des séances de musique filmée
La Scala de Milan sera à l'honneur à l'auditorium du
Louvre, du 7 décembre au 28 juin, à travers un cycle inédit de 12 séances
de musique filmée faisant écho aux archives de la maison ou à des
spectacles récents, ont annoncé mercredi le théâtre milanais et le musée
parisien.
L'auditorium du Louvre, investi dans la projection
d'archives musicales depuis 1989, inaugure ainsi une série consacrée aux
grandes maisons d'opéra qui se prolongera avec le Bolchoï de Moscou et le
Mariinski de Saint-Pétersbourg (2009-2010) puis le Staatsoper de Vienne
(2010-2011).
Le directeur artistique des cycles de musique filmée au
Louvre, Christian Labrande, et le journaliste musical Richard Martet ont
choisi 12 titres parmi la soixantaine de productions de la Scala
conservées par la télévision publique italienne RAI depuis 1976.
La sélection reflète les affinités italiennes du
théâtre ("Norma" de Bellini, "Le Voyage à Reims" de Rossini, "Rigoletto"
de Verdi...) mais pas seulement ("Tristan" de Wagner), ainsi que son goût
pour les distributions luxueuses (Placido Domingo, Luciano Pavarotti,
Mirella Freni, etc.).
La série s'ouvrira par la diffusion en direct et en
haute définition de l'ouverture de la saison de la Scala, le 7 décembre,
avec une nouveau "Don Carlo" de Verdi sous la direction de Daniele Gatti
et dans une mise en scène de Stéphane Braunschweig.
La soirée sera diffusée par France Musique, qui ouvrira
son antenne à l'événement à partir de 17h00.
Le cycle comportera trois productions majeures de
Giorgio Strehler: deux Verdi inconnus du public français (un "Macbeth"
dirigé par Claudio Abbado en 1979, un "Falstaff" conduit par Lorin Maazel
en 1980) et un Mozart ("Don Giovanni" sous la baguette de Riccardo Muti en
1987).
"Strehler a apporté à cette maison une exigence
théâtrale, il a introduit le théâtre dans l'opéra", a souligné lors d'une
conférence de presse au Louvre le surintendant et directeur artistique de
la Scala, Stéphane Lissner.
Dans une veine plus décorative, l'auditorium diffusera
sur son grand écran trois productions de Franco Zeffirelli (l'"Otello" de
Verdi de 1976, "La Bohème" de Puccini de 1979 avec Carlos Kleiber en fosse
et "Turandot" dirigé par Maazel en 1983).
Bernard Lavilliers
aux Nuits de Champagne
Bernard Lavilliers sera l'invité d'honneur de la 21e
édition du festival Nuits de Champagne, du 26 octobre au 1er novembre à
Troyes. Le baroudeur stéphanois s'y produira lundi 27, jeudi 30 (pour une
soirée commune avec Alain Bashung) puis vendredi 31 et samedi 1er pour un
spectacle intitulé "Le Grand Choral", lors duquel il partagera la scène
avec 950 choristes. Parmi les autres artistes au programme, Camille et son
très beau spectacle "Music Hole", Francis Cabrel, l'Angolais Bonga, le
Jamaïcain Horace Andy (une des voix de Massive Attack) ou la sensation
chanson-pop française de l'année, Berry, avec en première partie le
talentueux Américain Troy Von Balthazar. Programme: http://www.nuitsdechampagne.com
Bernard Lavilliers, « Solitaire »
Après le film, le ballet :
José Martinez fait danser
« Les Enfants du paradis »
Le Ballet de l'Opéra de Paris a créé mardi soir "Les
Enfants du paradis", un grand spectacle très dansé, chorégraphié au prix
de quelques longueurs par l'étoile espagnole José Martinez, qui a adapté
le scénario écrit par Jacques Prévert pour le film éponyme de Marcel
Carné.
Danseur étoile depuis 1997 de la compagnie parisienne,
pour laquelle il a déjà signé plusieurs pièces ("Mi Favorita", "Delibes
Suite", "Scaramouche" pour l'Ecole de danse), José Martinez, 39 ans, a
trouvé dans ce chef-d'oeuvre du cinéma français (1945) un film invitant
naturellement à la danse.
L'univers des "Enfants du paradis" (le théâtre, ses
acteurs et son public) invite d'emblée à l'adaptation scénique, réalisée
ici en collaboration avec François Roussillon.
«
Les enfants du Paradis » (1945), scène
avec Jean-Louis Barrault
Comme le rappelle le chorégraphe dans sa note
d'intention, les scènes de foule alternent, dans le film, avec "duos et
trios, un peu comme dans un grand ballet classique". Sans parler du
personnage de Baptiste (Jean-Louis Barrault dans le film), un Pierrot
s'adonnant à la pantomime.
Un peu à l'image de Prévert et Carné, qui avaient fait
du "boulevard du Crime" un théâtre à ciel ouvert, Martinez déploie son
spectacle à la vaste échelle du Palais Garnier, donnant un petit côté
"tréteaux" insolite à l'impérial édifice.
Avant d'entrer dans la salle, le spectateur est
accueilli par des jongleurs, bateleurs et autres artistes de rue. A
l'entracte, des papiers tombent du "poulailler" (le fameux "paradis" du
titre). Avant la reprise, le public assiste à la mort, dans le grand
escalier de Garnier, de Desdémone, victime de la jalousie d'Othello, joué
par Frédéric Lemaître, l'acteur-vedette du spectacle.
Sur scène, les décors de l'Italien Ezio Toffolutti
soulignent cette dimension "théâtre dans le théâtre" avec la mise à nu des
coulisses (châssis à l'envers, déplacés à vue), dans des dominantes de
noir et blanc et une esthétique peut-être un peu trop sage pour figurer le
Paris interlope.
L'étoile Agnès Letestu, qui confesse une passion de
moins en moins secrète pour les costumes, signe ceux du spectacle,
revisitant le XIXe siècle dans des matières plutôt nobles et colorées, à
l'image de la robe de Garance, rouge et virevoltante comme l'amour fou que
lui vouent les hommes.
Martinez offre à ses pairs une généreuse matière
chorégraphique, qui flatte leur formation classique mais varie selon les
personnages (Baptiste tout en souplesse, Lemaître flamboyant, etc.).
Son propos est certes plus resserré que le film, mais
il aurait gagné à l'être davantage encore, car il manque à ces "Enfants"
l'essentiel: les mots de Prévert.
Commande de l'Opéra de Paris, la partition de
Marc-Olivier Dupin, nouveau directeur de France Musique, est en soi d'un
intérêt limité, relevant d'une facture très "bande originale de film",
plutôt tonale et hétéroclite, qui vaut surtout pour sa capacité à épouser
la dramaturgie.
Cette oeuvre musicale présente au moins le mérite de
confirmer un talent émergent, celui du chef espagnol Pablo Heras-Casado,
qui officiera lors de 13 autres représentations, jusqu'au 8 novembre, à la
tête de l'Ensemble orchestral de Paris.
David Stern est nommé
à la tête de l’Opéra National d’Israël
L’année 2008 marque un tournant important dans les
activités de David Stern qui se profile maintenant comme un des grands
chefs lyriques.
Après avoir été nommé Directeur Musical de l’Opéra
de Saint-Gall en Suisse, il est aujourd'hui appelé à l’Opéra de Tel
Aviv, pour en assurer la direction artistique.
Il y dirigera prochainement deux œuvres contemporaines
: « Journey to the Millenium »,de Bardanashvili, puis en création, « The
Child’s Dream », de Gil Shohat. Il y prévoit aussi des productions de «
Don Giovanni », « La Calisto », de Cavalli et « Lulu ».
A St. Gall, David Stern programme un cycle d’œuvres «
lunaires » : « Il Mondo della Luna », l’opéra de J. Haydn, puis un
concert où l’on entendra le « Clair de Lune » de Debussy dans la
version de Caplet, « Gaspard de la Nuit », de Ravel, orchestré par Marius
Constant, et le « Pierrot Lunaire » de Schœnberg, avec Anja
Silja.
En mai il dirigera « Arabella », dans une nouvelle
production de Jakob Peters-Messer.
Il se consacre toujours à son ensemble Opera Fuoco,
auquel il adjoint, en 2008, une troupe de 16 jeunes chanteurs. Il
accompagne chacun d'entre eux, pendant 3 ans, dans un parcours
personnalisé, afin qu'ils puissent épanouir leur personnalité artistique,
à travers masterclasses, productions d’opéras et concerts
lyriques.
Parmi les prochains projets d’ Opéra Fuoco figurent «
Orpheus », de Telemann, à la Cité de la Musique avec Dietrich Henschel (le
6 janvier), « Don Giovanni », de Mozart, dans une mise en scène de Yoshi
Oïda, à Saint-Quentin en Yveline (27, 29 et 31 janvier 2009), puis en
tournée (10, 11, 13 et 15 février), « Jephtha », de Haendel Au Théâtre des
Champs-Élysées (le 2 avril 2009), et au Festival de Lucerne.
Inspiré par le chant et le théâtre, David Stern est
également sensible aux subtilités inhérentes aux instruments, et à leur
adéquation au style des œuvres.
Ce chef formé à la Juilliard School, installé en Europe
depuis 15 ans, fait partie de la génération de musiciens qui souhaite
communiquer un nouveau souffle, à l'utilisation des instruments
d'époque, pour renouveler l'approche stylistique des orchestres sur
instruments modernes qu'il dirige également. C'est dans cette perspective
qu'il a créé Opera Fuoco en 2003.
Son expérience avec les instruments d'époque a
commencée il y a quinze ans avec John Eliot Gardiner et s'est poursuivie
avec Concerto Köln, qu'il dirige depuis huit ans comme principal chef
invité pour le répertoire du XIXe siècle. C’est avec cet orchestre qu’il a
connu le succès au Carnegie Hall de New York, dans des oeuvres de
Schumann, Mendelssohn et Wagner. Il s'est aussi produit avec cet ensemble
, avec un programme Beethoven, lors d'une retransmission en directe des «
Folles Journées de Nantes » sur ARTE.
David Stern dirige le répertoire lyrique de Haendel à
Britten en Europe et en Asie : le festival d’Aix en Provence, l'English
National Opera de Londres, l'Opéra de Lyon, l’Opéra de Rouen, de Hong
Kong, également en Finlande, au Luxembourg, à Lausanne, au théâyte de la
Monnaie de Bruxelles, Strasbourg, Paris, Wiener Festwochen, festivals de
Gstaad et de Lucerne, Concertgebouw d'Amsterdam, Edinburgh Festival.
Il dirige également de nombreux orchestres dans le
répertoire symphonique : Kammerorchester Basel, Wiener Kammerorchestre,
l'Orchestre de Paris, l'Ensemble Orchestral de Paris, l’Orchestre de la
Radio des Pays Bas, etc.
La nouvelle municipalité
de Montreuil-sous-Bois
transforme peu à peu la ville
en un désert culturel.
Aujourd'hui le cinéma.
Après avoir annulé une repésentation de la « Flûte
enchantée »
(plutôt Cohn
Bendit que Mozart a dit Dominqiue Voynet),
amorcé une procédure de limogeage du directeur du Conservatoire, refusé
le renouvellement du contrat (à quelques années de la retraite), d'une
responsable de la bibliothèque, hautement estimée pour son travail envers
les enfants, cassé le projet avancé d'un institut franco-allemand,
programmé la suppressions des classes CHAM, la municiplité de Montreuil,
contre tout attente, semble vouloir s'aligner sur les exigences d'UGC et
MK2.
« Renc’Art au Méliès », l’association
des amis du cinéma Méliès de Montreuil, s’étonne vivement des propos du
maire-adjoint, chargé de la culture, annonçant un 3e scénario pour le
cinéma municipal, résumé par ces mots : « son maintien dans
ses murs » avec ses trois salles, à la Croix de Chavaux.
Cette information nouvelle figure dans le Parisien,
édition 93 ( 14 octobre 2008), suite à la dénonciation, par
l’association, de la hausse des tarifs scolaires du Méliès de 31 %.
Elle contredit les propos tenus quatre mois plus tôt,
dans le même quotidien, par la même personne, qui assurait :
« Le projet (du transfert) à six salles n’est pas enterré. Mais on
examine également un bâtiment de cinq salles…. Notre souhait est de faire
du Méliès un pôle attractif pour animer le Cœur-de-Ville ».Le Parisien,26
mai 2008.
Cette dernière déclaration nous paraît alarmante, car
elle s’inscrit, depuis quelques mois, dans un processus régulier de
révision à la baisse duprojet qualitatif du cinéma municipal.Notre
association est soucieuse du rayonnement du cinéma municipal Georges
Méliès et de sa valeur exemplaire en France.
Elle demande instamment à madame la Maire de bien
vouloir apporter aux spectateurs, aux Montreuillois, aux 18 000
signataires de notre pétition, à la profession et à toutes les personnes
soucieuses de l’avenir du cinéma de qualité, les éclaircissements
nécessaires.
Renc’Art au Méliès appelle de ses voeux un véritable
engagement culturel de la municipalité et la confirmation de son soutien
au projet de transfert et d’extension du cinéma municipal Georges Méliès
au Cœur-de-Ville. Bref rappel des faits.
2007
11 juin : recours de UGC (23 juillet 2007 :
recours de Mk2) contre le projet de transfert et d’agrandissement (à 6
salles) du Méliès, au double motif de « concurrence déloyale »
et « d’ abus de position dominante ».
29 septembre : lancement de la pétition publique
de Renc’Art au Méliès contre ces recours Elle rassemble, à ce jour,
plus de 18 000 signatures.
2 octobre : à l’Assemblée Nationale,
question orale sans débat, madame Christine Albanel, ministre de la
culture, apporte clairement son soutien au Méliès dont « le travail
d’animation de cette salle, en direction de différents publics, est bien
connu ».
3 octobre : premiers soutiens de 60
réalisateurs, français et étrangers, dont 7 « Palme d’or ». Ils
sont plus de 150 et 11 « Palme d’or », un an plus tard.
Lynch, Wenders, Kiarostami, les Dardenne, Rosi, Angelopoulos,
Schatzberg, De Olivira, Cantet, Kusturica…sont de ceux-là..
18 octobre : au Méliès, 300 personnes, parmi
lesquelles J-P Brard, député-Maire de Montreuil et D.Voynet, Sénatrice de
Seine-Saint-Denis, participent à une mobilisation anti recours, animé
notamment par Pascale Ferrran, Dominique Cabrera, Laurent Cantet, Dominik
Moll et Jacques Audiard..
14 décembre : action publique pour la
défense du Méliès aux abords de UGC Bercy.
2008
4 janvier : à l’unanimité, la commission
départementale d’équipement cinématographique renouvelle sa décision
favorable au projet d’extension du Méliès.
9 janvier : campagne de publicité, à
laquelle s’ associe Renc’Art au Mélès, inspirée de l’affiche des
Dents de la mer, « UGC & Mk2 attaquent le cinéma de
Montreuil, le Méliès ».
12 janvier : « Pas de lutte sans
fête ! ». Grande galette offerte par Renc’Art au Méliès à
700 pétitionnaires en présence des élus et de la sénatrice de
Seine-Saint-Denis.
26 janvier : action publique pour la défense
du Méliès aux abords du Mk2 Bibliothèque.
Février : le site de la liste
« Montreuil, vraiment ! » (D. Voynet) appelle à signer la
pétition de Renc’Art au Méliès, et ce, pendant toute la durée de sa
campagne municipale.
22 février : Jeanne Moreau, recevant un super
césar d’honneur, déclare, notamment, s’inquiéter « des cinémas
de proximité dont certains sont attaqués par des groupes puissants comme
provoquant une concurrence déloyale »
22 février : 200 salles de cinéma indépendants,
associatifs, municipaux – dont le Méliès – baissent le rideau pour
protester contre la précarité de leur situation.
27 mars : UGC et Mk2 maintiennent leurs
recours contre le dossier du Méliès.
25 avril : M. Daniel Chaize, maire adjoint à
la culture, lors de la première réunion avec l’association, souligne la
position favorable de la ville à un transfert et un agrandissement du
Méliès au sein de l’opération Cœur-de-Ville, avec la nécessité d’une étude
à mener sur le nombre de salles et sur la politique tarifaire.
26 mai : M. Daniel Chaize, confirme au
Parisien le désir de la ville de « faire du Méliès un pôle attractif
pour animer le Cœur-de-Ville », avec une réflexion sur 5 ou 6
salles.
17 juin : lors de la nouvelle réunion du Conseil
de cinéma de Montreuil, instance consultative créée en 2002 pour
conseiller la ville dans ses perspectives cinématographiques et comprenant
quatre collège (élus, réalisateurs, enseignants et spectateurs),un élu
évoque le possible statut quo du Méliès avec ses trois salles à la Croix
de Chavaux. Le maire adjoint ne reprend pas du tout à son compte cette
proposition. Il est également indiqué que madame la Maire souhaite
rencontrer seule les dirigeants de UGC et Mk2 pour
« négocier ».
26 juin : au Conseil municipal, la
délibération sur l’augmentation de tous les tarifs du Méliès est retirée
de l’ordre du jour ; la rencontre de madame la Maire avec les
dirigeants des deux grands circuits est confirmée.
10 septembre : Renc’Art au Méliès demande au
maire adjoint chargé de la culture la transmission du compte rendu du
Conseil du cinéma du 17 juin. Sans résultat.
10 septembre : interview de rentrée de
madame la Maire dans l’hebdomadaire municipal : aucune information
sur le Méliès, jamais cité. En revanche, l’hypothèse d’une installation
des bâtiments administratifs de la ville, en lieu et place du futur cinéma
et du centre commercial, est posée.
25 septembre : au Conseil municipal, vote de
l’augmentation des tarifs scolaires du Méliès de 31 %. 1er octobre :
demande de rendez-vous de l’association à madame la Maire. Sans
réponse.
14 octobre : annonce par M. Daniel Chaize,
au Parisien, de l’étude d’un 3ème scénario: le Méliès, maintenu
« dans ses murs ».
Cette situation appelle, de notre part, les
observations suivantes :
1. l’absence d’information directe de la
municipalité vers Renc’Art au Méliès reste inquiétante;
2. quel crédit doit-on accorder au démenti
du maire adjoint chargé à la culture qui juge « infondée »
notre crainte de privatisation du futur Méliès quand le même peut se
dédire à quatre mois d’intervalle ?
3. la remise en cause de l’agrandissement du
Méliès priverait le cinéma municipal d’offrir une accessibilité aux
handicapés, de meilleures conditions daccueil du
public, des programmations prolongées, une diversité accrue, un travail
renforcé pour le jeune public, un passage sans retard au numérique
;
4. à l’inverse, l’éventuelle mise aux normes
nécessaires du Méliès actuel signifierait, une fermeture probable du
cinéma pour travaux, donc des coûts à comparer à ceux
d’un transfert ;
5. l’évolution de ce dossier autorise à croire en
l’éventualité d’une négociation sur l’avenir du Méliès avec UGC et Mk2,
actuels adversaires juridiques. En cédant à leurs pressions, la maire de
Montreuil prendrait-elle la responsabilité politique d’un désengagement
culturel sans précédent de la ville ?
Association Renc’Art au Méliès, 35/37, avenue de la
Résistance, Boite 119 - 93100 Montreuil-sous-bois. rencart93@yahoo.fr
; http://www.rencartaumelies.fr