À propos du site
Statistiques du site
S'abonner au bulletin
Liste musicologie.org
Collaborations éditoriales

Biographies
Encyclopédie musicale
Discographies
Iconographies
Articles et études
Textes de référence

Analyses musicales
Cours d'écriture en ligne

Nouveaux livres
Périodiques

Annonces & annuaires
Forum
Téléchargements

Vu et lu sur la Toile
Presse internationale
Forums et listes

Colloques & conférences
Universités françaises
Universités au monde
Quelques bibliothèques
Quelques Institutions
Quelques éditeurs

Bulletin Officiel
Journal Officiel
Bibliothèque de France
Library of Congress
British Library
ICCU (Opac Italie)
München (BSB)
Deutsche Nationalbib.
BN Madrid
SUDOC
Pages jaunes
Presse internationale

musicologie.org
56 rue de la Fédération
F - 93100 Montreuil

   octobre 2008    

L

M

M

J

V

S

D

 

 

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

14

15

16

17

18

19

20

21

22

23

24

25

26

27

28

29

30

31 

 

 

Actualités musicales du
23 octobre 2008

Mort du pianiste Pierre Sancan

Le pianiste, compositeur et pédagogue Pierre Sancan, qui fut pendant près de 30 ans professeur au Conservatoire de Paris, est décédé dans la nuit de dimanche à lundi à l'âge de 91 ans.

Né à Mazamet (Tarn) le 24 octobre 1916, Pierre Sancan passe son enfance à Meknès (Maroc), où il commence des études de piano.

Après un passage à Toulouse, il entre en 1934 au Conservatoire de Paris, où il accumule les premiers prix: piano dans la classe d'Yves Nat, composition, harmonie, fugue et accompagnement.

Premier Grand prix de Rome en 1943, pensionnaire de la Villa Médicis en 1946-1947, Pierre Sancan écrit des oeuvres dans l'esthétique encore tonale de la musique française de la première moitié du XXe siècle (Ravel, Poulenc...).


Beethoven, « Variation Handel » (WoO 45).
 André Navarra (violoncelle) et Pierre Sancan (piano). 1967 (1)

Beethoven, « Variation Handel » (WoO 45).
 André Navarra (violoncelle) et Pierre Sancan (piano). 1967 (2)
 

Le piano est sa première source d'inspiration, mais il compose aussi un opéra ("Ondine", créé en 1966 au Grand Théâtre de Bordeaux), des ballets pour l'Opéra-Comique ou encore une "Symphonie pour cordes".

Jusque dans les années 1970, il mène une carrière internationale de soliste, donnant des récitals ou interprétant des concertos (de Haydn à Ravel) sous la direction de Charles Münch, André Cluytens, Bernard Haitink ou Georges Prêtre.

Mais son nom restera surtout attaché à son activité de pédagogue. En 1956, Pierre Sancan succède à Yves Nat comme professeur de piano au Conservatoire. Il conservera sa classe jusqu'à sa mise à la retraite en 1985.

La liste de ses élèves est impressionnante: Jean-Bernard Pommier, Michel Beroff, Jean-Philippe Collard, Marc Laforêt, Abdel Rahman El Bacha, Jean-Efflam Bavouzet... Pierre Sancan y mène des recherches pour perfectionner la technique pianistique, et consulte pour cela des spécialistes de l'anatomie.


Pierre Sancan, « Mouvement », par Olivier Cazal

"Il a toujours eu la passion de l'enseignement et de la transmission du savoir, ce qui a forcément restreint ses activités de concertiste et de compositeur", a expliqué à l'AFP le pianiste Marc Laforêt, qui se souvient d'un professeur attaché à "aider chaque élève à trouver le meilleur de lui-même, dans sa propre voie".

Les obsèques de Pierre Sancan, qui souffrait de la maladie d'Alzheimer, seront célébrées jeudi à 10h30 en l'église Saint-Roch, paroisse parisienne des artistes


Kader Attou
prochain « chorégraphe associé »
du pôle Cités Danse Connexions

Kader Attou sera à partir de septembre 2009 "chorégraphe associé" de Cités Danse Connexions (CDC), a-t-on appris mercredi auprès du Théâtre de Suresnes (Hauts-de-Seine), qui héberge ce "pôle de production, diffusion et transmission de la danse hip hop" unique en France.

Originaire de la banlieue lyonnaise, Kader Attou, 34 ans, est devenu en septembre le premier artiste issu du hip hop nommé à la tête d'un centre chorégraphique national, en l'occurrence celui de La Rochelle.

Au pôle de Suresnes, inauguré en décembre 2007, le jeune chorégraphe sera notamment chargé pendant deux saisons de programmer master-classes et ateliers pour accroître la professionnalisation des interprètes de la mouvance hip hop, en plein développement.

Il y succèdera à Sébastien Lefrançois, premier "chorégraphe associé" de CDC, qui a conçu dans ce cadre une première création, "Roméos & Juliettes", reprise lors du prochain festival Suresnes Cités Danse (9 janvier-1er février 2009).


Kader Attou, « Petite histoire »

Cités Danse Connexions est né dans le sillage de cette manifestation qui oeuvre depuis 1993 à la rencontre entre danseurs hip hop et chorégraphes contemporains. CDC y programmera en 2009 des ateliers en collaboration avec Sébastien Lefrançois et des solos créés par Otuawan Nyong, Céline Lefèvre, White Fish et Magali Duclos.

Les autres créations de cette 17e édition seront signés par Nasser Martin-Gousset, Joëlle Bouvier, Pierre Rigal et Raphaëlle Delaunay.

La compagnie Accrorap fondée en 1989 par Kader Attou a été invitée à Suresnes dès 1995 et régulièrement depuis, notamment en 2008 avec "Petites histoires.com", spectacle prochainement repris au Théâtre de Chaillot à Paris, dans le cadre de la programmation "Europe hip hop" (31 octobre-2 novembre).


La Scala de Milan
s'invite au Louvre
pour des séances de musique filmée

La Scala de Milan sera à l'honneur à l'auditorium du Louvre, du 7 décembre au 28 juin, à travers un cycle inédit de 12 séances de musique filmée faisant écho aux archives de la maison ou à des spectacles récents, ont annoncé mercredi le théâtre milanais et le musée parisien.

L'auditorium du Louvre, investi dans la projection d'archives musicales depuis 1989, inaugure ainsi une série consacrée aux grandes maisons d'opéra qui se prolongera avec le Bolchoï de Moscou et le Mariinski de Saint-Pétersbourg (2009-2010) puis le Staatsoper de Vienne (2010-2011).

Le directeur artistique des cycles de musique filmée au Louvre, Christian Labrande, et le journaliste musical Richard Martet ont choisi 12 titres parmi la soixantaine de productions de la Scala conservées par la télévision publique italienne RAI depuis 1976.

La sélection reflète les affinités italiennes du théâtre ("Norma" de Bellini, "Le Voyage à Reims" de Rossini, "Rigoletto" de Verdi...) mais pas seulement ("Tristan" de Wagner), ainsi que son goût pour les distributions luxueuses (Placido Domingo, Luciano Pavarotti, Mirella Freni, etc.).

La série s'ouvrira par la diffusion en direct et en haute définition de l'ouverture de la saison de la Scala, le 7 décembre, avec une nouveau "Don Carlo" de Verdi sous la direction de Daniele Gatti et dans une mise en scène de Stéphane Braunschweig.

La soirée sera diffusée par France Musique, qui ouvrira son antenne à l'événement à partir de 17h00.

Le cycle comportera trois productions majeures de Giorgio Strehler: deux Verdi inconnus du public français (un "Macbeth" dirigé par Claudio Abbado en 1979, un "Falstaff" conduit par Lorin Maazel en 1980) et un Mozart ("Don Giovanni" sous la baguette de Riccardo Muti en 1987).

"Strehler a apporté à cette maison une exigence théâtrale, il a introduit le théâtre dans l'opéra", a souligné lors d'une conférence de presse au Louvre le surintendant et directeur artistique de la Scala, Stéphane Lissner.

Dans une veine plus décorative, l'auditorium diffusera sur son grand écran trois productions de Franco Zeffirelli (l'"Otello" de Verdi de 1976, "La Bohème" de Puccini de 1979 avec Carlos Kleiber en fosse et "Turandot" dirigé par Maazel en 1983).


Bernard Lavilliers
aux Nuits de Champagne

Bernard Lavilliers sera l'invité d'honneur de la 21e édition du festival Nuits de Champagne, du 26 octobre au 1er novembre à Troyes. Le baroudeur stéphanois s'y produira lundi 27, jeudi 30 (pour une soirée commune avec Alain Bashung) puis vendredi 31 et samedi 1er pour un spectacle intitulé "Le Grand Choral", lors duquel il partagera la scène avec 950 choristes. Parmi les autres artistes au programme, Camille et son très beau spectacle "Music Hole", Francis Cabrel, l'Angolais Bonga, le Jamaïcain Horace Andy (une des voix de Massive Attack) ou la sensation chanson-pop française de l'année, Berry, avec en première partie le talentueux Américain Troy Von Balthazar. Programme:
http://www.nuitsdechampagne.com


Bernard Lavilliers, « Solitaire »


Après le film, le ballet :
José Martinez fait danser
« Les Enfants du paradis »

Le Ballet de l'Opéra de Paris a créé mardi soir "Les Enfants du paradis", un grand spectacle très dansé, chorégraphié au prix de quelques longueurs par l'étoile espagnole José Martinez, qui a adapté le scénario écrit par Jacques Prévert pour le film éponyme de Marcel Carné.

Danseur étoile depuis 1997 de la compagnie parisienne, pour laquelle il a déjà signé plusieurs pièces ("Mi Favorita", "Delibes Suite", "Scaramouche" pour l'Ecole de danse), José Martinez, 39 ans, a trouvé dans ce chef-d'oeuvre du cinéma français (1945) un film invitant naturellement à la danse.

L'univers des "Enfants du paradis" (le théâtre, ses acteurs et son public) invite d'emblée à l'adaptation scénique, réalisée ici en collaboration avec François Roussillon.


« Les enfants du Paradis » (1945), scène avec Jean-Louis Barrault

Comme le rappelle le chorégraphe dans sa note d'intention, les scènes de foule alternent, dans le film, avec "duos et trios, un peu comme dans un grand ballet classique". Sans parler du personnage de Baptiste (Jean-Louis Barrault dans le film), un Pierrot s'adonnant à la pantomime.

Un peu à l'image de Prévert et Carné, qui avaient fait du "boulevard du Crime" un théâtre à ciel ouvert, Martinez déploie son spectacle à la vaste échelle du Palais Garnier, donnant un petit côté "tréteaux" insolite à l'impérial édifice.

Avant d'entrer dans la salle, le spectateur est accueilli par des jongleurs, bateleurs et autres artistes de rue. A l'entracte, des papiers tombent du "poulailler" (le fameux "paradis" du titre). Avant la reprise, le public assiste à la mort, dans le grand escalier de Garnier, de Desdémone, victime de la jalousie d'Othello, joué par Frédéric Lemaître, l'acteur-vedette du spectacle.

Sur scène, les décors de l'Italien Ezio Toffolutti soulignent cette dimension "théâtre dans le théâtre" avec la mise à nu des coulisses (châssis à l'envers, déplacés à vue), dans des dominantes de noir et blanc et une esthétique peut-être un peu trop sage pour figurer le Paris interlope.

L'étoile Agnès Letestu, qui confesse une passion de moins en moins secrète pour les costumes, signe ceux du spectacle, revisitant le XIXe siècle dans des matières plutôt nobles et colorées, à l'image de la robe de Garance, rouge et virevoltante comme l'amour fou que lui vouent les hommes.

Martinez offre à ses pairs une généreuse matière chorégraphique, qui flatte leur formation classique mais varie selon les personnages (Baptiste tout en souplesse, Lemaître flamboyant, etc.).

Son propos est certes plus resserré que le film, mais il aurait gagné à l'être davantage encore, car il manque à ces "Enfants" l'essentiel: les mots de Prévert.

Commande de l'Opéra de Paris, la partition de Marc-Olivier Dupin, nouveau directeur de France Musique, est en soi d'un intérêt limité, relevant d'une facture très "bande originale de film", plutôt tonale et hétéroclite, qui vaut surtout pour sa capacité à épouser la dramaturgie.

Cette oeuvre musicale présente au moins le mérite de confirmer un talent émergent, celui du chef espagnol Pablo Heras-Casado, qui officiera lors de 13 autres représentations, jusqu'au 8 novembre, à la tête de l'Ensemble orchestral de Paris.


David Stern est nommé
à la tête de l’Opéra National d’Israël

L’année 2008 marque un tournant important dans les activités de David Stern qui se profile maintenant comme un des grands chefs lyriques.

Après avoir été nommé Directeur Musical de l’Opéra  de Saint-Gall en Suisse, il est aujourd'hui appelé à l’Opéra de Tel Aviv, pour en assurer la direction artistique.

Il y dirigera prochainement deux œuvres contemporaines : « Journey to the Millenium »,de Bardanashvili, puis en création, « The Child’s Dream », de Gil Shohat. Il y prévoit aussi des productions de « Don Giovanni », « La Calisto », de Cavalli et « Lulu ».

A St. Gall, David Stern programme un cycle d’œuvres « lunaires » : « Il Mondo della Luna », l’opéra  de J. Haydn, puis un concert où l’on entendra  le « Clair de Lune » de Debussy dans la version de Caplet, « Gaspard de la Nuit », de Ravel, orchestré par Marius Constant,  et le  « Pierrot Lunaire » de Schœnberg, avec Anja Silja.

En mai il dirigera « Arabella », dans une nouvelle production de Jakob Peters-Messer.

Il se consacre toujours à son ensemble Opera Fuoco, auquel il adjoint, en 2008, une troupe de 16 jeunes chanteurs. Il accompagne chacun d'entre eux, pendant 3 ans, dans un parcours personnalisé, afin qu'ils puissent épanouir leur personnalité artistique, à travers masterclasses, productions d’opéras  et concerts lyriques.

Parmi les prochains projets d’ Opéra Fuoco figurent « Orpheus », de Telemann, à la Cité de la Musique avec Dietrich Henschel (le 6 janvier), « Don Giovanni », de Mozart, dans une mise en scène de Yoshi Oïda, à Saint-Quentin en Yveline (27, 29 et 31 janvier 2009), puis en tournée (10, 11, 13 et 15 février), « Jephtha », de Haendel Au Théâtre des Champs-Élysées (le 2 avril 2009), et au Festival de Lucerne.

Inspiré par le chant et le théâtre, David Stern est également sensible aux subtilités inhérentes aux instruments, et à leur adéquation au style des œuvres.

Ce chef formé à la Juilliard School, installé en Europe depuis 15 ans, fait partie de la génération de musiciens qui souhaite communiquer un nouveau souffle,  à l'utilisation des instruments d'époque, pour renouveler l'approche stylistique des orchestres sur instruments modernes qu'il dirige également. C'est dans cette perspective qu'il a créé Opera Fuoco en 2003.

Son expérience avec les instruments d'époque a commencée il y a quinze ans avec John Eliot Gardiner et s'est poursuivie avec Concerto Köln, qu'il dirige depuis huit ans comme principal chef invité pour le répertoire du XIXe siècle. C’est avec cet orchestre qu’il a connu le succès au Carnegie Hall de New York, dans des oeuvres de Schumann, Mendelssohn et Wagner. Il s'est aussi produit avec cet ensemble , avec un programme Beethoven, lors d'une retransmission en directe des « Folles Journées de Nantes » sur ARTE.

David Stern dirige le répertoire lyrique de Haendel à Britten en Europe et en Asie : le festival d’Aix en Provence, l'English National Opera de Londres, l'Opéra de Lyon, l’Opéra de Rouen, de Hong Kong, également en Finlande, au Luxembourg, à Lausanne, au théâyte de la Monnaie de Bruxelles, Strasbourg, Paris, Wiener Festwochen, festivals de Gstaad et de Lucerne, Concertgebouw d'Amsterdam, Edinburgh Festival.

Il dirige également de nombreux orchestres dans le répertoire symphonique : Kammerorchester Basel, Wiener Kammerorchestre, l'Orchestre de Paris, l'Ensemble Orchestral de Paris, l’Orchestre de la Radio des Pays Bas,  etc.


La nouvelle municipalité
de Montreuil-sous-Bois
transforme peu à peu la ville
en un désert culturel.
Aujourd'hui le cinéma.

Après avoir annulé une repésentation de la « Flûte enchantée » (plutôt Cohn Bendit que Mozart a dit Dominqiue Voynet), amorcé une procédure de limogeage du directeur du Conservatoire, refusé le renouvellement du contrat (à quelques années de la retraite), d'une responsable de la bibliothèque, hautement estimée pour son travail envers les enfants, cassé le projet avancé d'un institut franco-allemand, programmé la suppressions des classes CHAM, la municiplité de Montreuil, contre tout attente, semble vouloir s'aligner sur les exigences d'UGC et MK2.

 « Renc’Art au Méliès », l’association des amis du cinéma Méliès de Montreuil, s’étonne vivement des propos du maire-adjoint, chargé de la culture, annonçant un 3e scénario pour le cinéma municipal, résumé par ces mots : « son maintien dans ses murs » avec ses trois salles, à la Croix de Chavaux.

Cette information nouvelle figure dans le Parisien, édition 93 ( 14 octobre 2008), suite à la dénonciation,  par l’association, de la hausse des tarifs scolaires du Méliès de 31 %.

Elle contredit les propos tenus quatre mois plus tôt, dans le même quotidien, par la même personne, qui assurait :  « Le projet (du transfert) à six salles n’est pas enterré. Mais on examine également un bâtiment de cinq salles…. Notre souhait est de faire du Méliès un pôle attractif pour animer le Cœur-de-Ville ».Le Parisien,26 mai 2008.

Cette dernière déclaration nous paraît alarmante, car elle s’inscrit, depuis quelques mois, dans un processus régulier de révision à la baisse duprojet qualitatif du cinéma municipal.Notre association est soucieuse du rayonnement du cinéma municipal Georges Méliès et de sa valeur exemplaire en France.

Elle demande instamment à madame la Maire de bien vouloir apporter aux spectateurs, aux Montreuillois, aux  18 000 signataires de notre pétition, à la profession et à toutes les personnes soucieuses de l’avenir du cinéma de qualité, les éclaircissements nécessaires.

Renc’Art au Méliès appelle de ses voeux un véritable engagement culturel de la municipalité et la confirmation de son soutien au projet de transfert et d’extension du cinéma municipal Georges Méliès au Cœur-de-Ville. Bref rappel des faits.

2007

11 juin : recours de UGC (23 juillet 2007 : recours de Mk2) contre le projet de transfert et d’agrandissement (à 6 salles) du Méliès, au double motif de « concurrence déloyale » et  « d’ abus de position dominante ».

29 septembre : lancement de la pétition publique de Renc’Art au Méliès contre ces recours  Elle rassemble, à ce jour, plus de 18 000 signatures.

2 octobre :  à l’Assemblée Nationale, question orale sans débat, madame Christine Albanel,  ministre de la culture, apporte clairement son soutien au Méliès dont « le travail d’animation de cette salle, en direction de différents publics, est bien connu ».

3 octobre :  premiers soutiens de 60 réalisateurs, français et étrangers, dont 7 « Palme d’or ». Ils sont plus de 150 et 11 « Palme d’or », un an plus tard.  Lynch, Wenders, Kiarostami, les Dardenne, Rosi, Angelopoulos,  Schatzberg, De Olivira,  Cantet, Kusturica…sont de ceux-là..

18 octobre :  au Méliès, 300 personnes, parmi lesquelles J-P Brard, député-Maire de Montreuil et D.Voynet, Sénatrice de Seine-Saint-Denis, participent à une mobilisation anti recours, animé notamment par Pascale Ferrran, Dominique Cabrera, Laurent Cantet, Dominik Moll et Jacques Audiard..

14 décembre :  action publique pour la défense du Méliès aux abords de UGC Bercy.

2008

4 janvier : à l’unanimité, la commission départementale d’équipement cinématographique renouvelle sa décision favorable au projet d’extension du Méliès.

9 janvier :  campagne de publicité, à laquelle s’ associe Renc’Art au Mélès,  inspirée de l’affiche des Dents de la mer,   « UGC & Mk2 attaquent le cinéma de Montreuil, le Méliès ».

12 janvier :   « Pas de lutte sans fête ! ». Grande galette  offerte par Renc’Art au Méliès à 700 pétitionnaires en présence des élus et de la  sénatrice de Seine-Saint-Denis.

26 janvier :  action publique pour la défense du Méliès aux abords du Mk2 Bibliothèque.

Février :   le site de la liste « Montreuil, vraiment ! » (D. Voynet) appelle à signer la pétition de Renc’Art au Méliès, et ce, pendant toute la durée de sa campagne municipale.

22 février : Jeanne Moreau, recevant un super césar d’honneur,  déclare, notamment, s’inquiéter « des cinémas de proximité dont certains sont attaqués par des groupes puissants comme provoquant une concurrence déloyale »

22 février : 200 salles de cinéma indépendants, associatifs, municipaux – dont le Méliès – baissent le rideau pour protester contre la précarité de leur situation.

27 mars : UGC et Mk2  maintiennent leurs recours contre le dossier du Méliès.

25 avril :  M. Daniel Chaize, maire adjoint à la culture, lors de la première réunion avec l’association, souligne la position favorable de la ville à un transfert et un agrandissement du Méliès au sein de l’opération Cœur-de-Ville, avec la nécessité d’une étude à mener sur le nombre de salles et sur la politique tarifaire.

26 mai :  M. Daniel Chaize, confirme au Parisien le désir de la ville de « faire du Méliès un pôle attractif pour animer le Cœur-de-Ville », avec une réflexion sur 5 ou 6 salles.

17 juin : lors de la nouvelle réunion du Conseil de cinéma de Montreuil, instance consultative créée en 2002 pour conseiller la ville dans ses perspectives cinématographiques et comprenant quatre collège (élus, réalisateurs, enseignants et spectateurs),un élu évoque le possible statut quo du Méliès avec ses trois salles à la Croix de Chavaux. Le maire adjoint ne reprend pas du tout à son compte cette proposition. Il est également indiqué que madame la Maire souhaite rencontrer seule les dirigeants de UGC et Mk2 pour « négocier ».

26 juin :  au Conseil municipal, la délibération sur l’augmentation de tous les tarifs du Méliès est retirée de l’ordre du jour ; la rencontre de madame la Maire avec les dirigeants des deux grands circuits est  confirmée.

10 septembre :  Renc’Art au Méliès demande au maire adjoint chargé de la culture la transmission du compte rendu du Conseil du cinéma du 17 juin. Sans résultat.

10 septembre :  interview de rentrée de madame la Maire dans l’hebdomadaire municipal : aucune information sur le Méliès, jamais cité. En revanche, l’hypothèse d’une installation des bâtiments administratifs de la ville, en lieu et place du futur cinéma et du centre commercial, est posée.

25 septembre :  au Conseil municipal, vote de l’augmentation des tarifs scolaires du Méliès de 31 %. 1er octobre :  demande de rendez-vous de l’association à madame la Maire. Sans réponse.

14 octobre :  annonce par M. Daniel Chaize, au Parisien, de l’étude  d’un 3ème scénario: le Méliès, maintenu « dans ses murs ».

Cette situation appelle, de notre part,  les observations suivantes :

1. l’absence d’information directe de la municipalité vers  Renc’Art  au Méliès reste inquiétante;

2. quel crédit doit-on accorder au démenti  du maire adjoint chargé à la culture  qui juge « infondée » notre crainte de privatisation du futur Méliès quand  le même peut se dédire à quatre mois d’intervalle ?

3. la remise en cause de l’agrandissement du Méliès priverait le cinéma municipal d’offrir une accessibilité aux handicapés, de meilleures conditions     daccueil du public, des programmations prolongées, une diversité accrue, un travail renforcé pour le jeune public, un passage sans retard au numérique  ;

 4. à l’inverse, l’éventuelle mise aux normes nécessaires du Méliès actuel signifierait, une fermeture probable du cinéma pour travaux, donc des coûts à   comparer à  ceux d’un transfert ;

5. l’évolution de ce dossier autorise à croire en l’éventualité d’une négociation sur l’avenir du Méliès avec UGC et Mk2, actuels adversaires juridiques. En cédant à leurs pressions, la maire de Montreuil prendrait-elle la responsabilité politique d’un désengagement culturel sans précédent de la ville ?

Association Renc’Art au Méliès, 35/37, avenue de la Résistance, Boite 119 - 93100 Montreuil-sous-bois. rencart93@yahoo.fr ;
http://www.rencartaumelies.fr

©Musicologie.org 2008