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Handel chez les Marseillais
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Les associations de défense
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Le rappeur Mystik, de son vrai nom Ghislain Loussingui-Diabaka, a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de Marseille à deux ans de prison ferme pour avoir enlevé et séquestré une de ses connaissances qui lui devait de l'argent, a-t-on appris de source judiciaire.
Dans la nuit du 28 au 29 septembre, le musicien de 31 ans se rend au domicile d'un paysagiste à qui il a prêté une somme évaluée entre 800 et 1.000 €, selon les différents témoignages, avec un complice et une jeune fille servant d'appât.
Venu récupérer sa dette, le rappeur parisien, qui vit à Marseille depuis 2007, enlève la victime, la frappe à coups de poings, de pieds et de balais avant de l'emmener dans divers endroits de Marseille en voiture. Au bout de trois tentatives, l'homme parvient à s'échapper et prévient la police.
Détenu depuis le 1er octobre, Mystik a reconnu les faits, expliquant que « c'est une histoire bête qui a mal tourné ». Outre deux ans de prison ferme, il a été condamné à verser 2.000 € de dommages et intérêts. Le parquet avait requis trois à quatre ans de prison ferme.
Son complice a écopé de deux ans de prison ferme et la jeune fille de six mois avec sursis.
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30 |
octobre |
Une jeune chanteuse de folk de 19 ans a succombé dans la nuit de mardi à mercredi à ses blessures après avoir été attaquée par deux coyotes dans un parc national de l'est du Canada, a-t-on appris jeudi auprès des autorités.
Taylor Mitchell, compositeur-interprète considérée comme un talent prometteur dans le milieu de la musique folk, était en tournée au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Ecosse et dans l'île du Prince Edouard quand elle a décidé de faire une randonnée en solitaire au Parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton, suivant une piste dite Skyline.
Des coyotes ont bondi sur elle, lui infligeant des blessures « très, très graves », a dit à l'AFP une porte-parole de la police fédérale, Brigdit Leger.
Alertés par les cris de la jeune femme, d'autres randonneurs sont rapidement venus à son secours et ont aussitôt prévenu les policiers. A leur arrivée, « les coyotes étaient extrêmement agressifs, l'un étant encore sur place, tandis que l'autre se tenait en lisière du bois », a raconté Mme Leger.
Les policiers ont alors fait feu sur l'une des bêtes pour les faire fuir et assurer l'évacuation rapide de la jeune femme originaire de Toronto. Celle-ci a été héliportée vers un hôpital d'Halifax, où elle est finalement décédée pendant la nuit.
Elle n'avait enregistré qu'un premier album, intitulé For Your Consideration, mais sa carrière semblait prendre un tour prometteur et elle avait été nominée récemment pour un prix couronnant le meilleur jeune interprète de l'année, Canadian Folk Music Award.
L'un des coyotes a été abattu pendant la nuit par des gardiens du parc, qui continuaient de traquer l'autre animal, a déclaré pour sa part une porte-parole du service des parcs nationaux du Canada, Germaine LeMoine.
Ce genre d'attaques est « exceptionnel. C'est très, très rare. De mémoire d'homme, c'est la première fois que ça se produit dans le parc », a-t-elle dit. « Les coyotes ont normalement peur des humains », a-t-elle ajouté.
Se nourrissant surtout de chevreuils et de lièvres, l'animal atteint plus de 25 kg à l'âge adulte.
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30 |
octobre |
Le géant d'internet Google a mis un pied dans la vente de musique en ligne en dévoilant mercredi un service pour trouver, écouter ou acheter des morceaux sur la Toile.
Google a annoncé une alliance avec les diffuseurs de musique Lala.com et iLike au siège de la maison de disques Capitol Records à Los Angeles. De cette alliance est né le service « Google music search », qui permet de trouver une chanson grâce au nom des artistes, aux titres et même aux extraits de paroles.
« Nous sommes très heureux de vous présenter un service de recherche musicale », a déclaré Marissa Mayer, la vice-présidente de Google chargée des moteurs de recherche, avant une démonstration.
« Le moteur de recherche va vous permettre d'écouter en entier une chanson pour vérifier que c'est bien la chanson que vous cherchiez », a-t-elle précisé.
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30 |
octobre |
C'est parti pour les prix littéraires ! Le marathon débute jeudi avec le Grand prix du roman de l'Académie française, avant l'attribution lundi du Goncourt et du Renaudot, pour un cru romanesque 2009 qui a fait la part belle aux auteurs confirmés.
Avec deux femmes et deux hommes en lice, le dernier carré du Goncourt respecte la parité. Marie NDiaye, 42 ans, dont « Trois femmes puissantes« (Gallimard) allie succès public et critique, a fait les gros titres de la presse. Mais elle devra compter avec deux auteurs des Editions de Minuit, réputées pour leur exigence et la qualité de leur production.
A 42 ans, Laurent Mauvignier a écrit avec « Des hommes » un roman fort dont les personnages sont hantés par la guerre d'Algérie. Et l'écrivain belge Jean-Philippe Toussaint, 51 ans, poursuit avec « La vérité sur Marie », le récit des aventures amoureuses de son héroïne.
Dans son cinquième livre, « Les heures souterraines » (JC. Lattès), Delphine de Vigan raconte quant à elle une histoire de harcèlement moral.
Ecrivains reconnus, déjà primés ces dernières années - NDiaye Femina 2001, Mauvignier Livre Inter 2001, Toussaint Médicis 2005, de Vigan Prix des libraires 2008... -, ils peuvent espérer franchir lundi un nouveau palier.
Pour le Prix Renaudot, Frédéric Beigbeder, chroniqueur littéraire multicartes, a lui aussi remporté un succès public avec « Un roman français » (Grasset), son livre le plus personnel. Egalement en lice, « L'annonce » (Buchet Chastel) de Marie-Hélène Lafon bénéficie du bouche à oreille.
Pour leur prix de l'essai, les jurés Renaudot ont récupéré sur leur dernière liste les mémoires de l'écrivain et résistant Daniel Cordier, « Alias Caracalla » (Gallimard), que les Goncourt avaient fait figurer sur leur première sélection. Un hommage et peut-être une consécration littéraire pour l'ancien secrétaire de Jean Moulin, âgé de 87 ans.
Peu de surprises, sinon que les Prix Goncourt et Renaudot seront désormais attribués à 12H45 au restaurant Drouant à Paris, et non plus à 13H00 comme c'était traditionnellement le cas. Les jurés Renaudot décerneront également pour la première fois un « Prix Renaudot poche ».
Pour leur Grand prix du roman, les académiciens devront choisir entre Pierre Michon (« Les onze »), Renaud Camus (« Loin ») et Bruno de Cessole (« Le moins aimé ») qui figurait déjà sur leur dernière sélection en 2008.
Yannick Haenel, dont le récit consacré au résistant polonais « Jan Karski » a été l'un des événements de la rentrée, est en lice pour le Femina, qui sera attribué le 9 novembre, et l'Interallié, qui fermera la marche le 10.
Parmi les auteurs dont les romans ont été remarqués, Justine Lévy, Alain Blottière, Thierry Hesse (Médicis, décerné le 4 novembre), Dany Laferrière, Gwenaëlle Aubry (Médicis, Femina) ou Jean-Michel Guenassia (Interallié), sont également en course pour les prix de l'automne.
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30 |
octobre |
Le Grand Prix du roman de l'Académie française, qui ouvre la saison des prix littéraires, a été décerné à Pierre Michon au troisième tour de scrutin pour son roman « Les Onze », a annoncé jeudi l'Académie.
Pierre Michon a obtenu 12 voix au troisième tour de scrutin, contre 6 pour Renaud Camus (« Loin« ) et une pour Bruno de Cessole (« Le moins aimé »).
Pierre Michon, né le 28 mars 1945 dans la Creuse, où ses parents étaient instituteurs, est l'auteur d'une quinzaine de textes courts et recueils de nouvelles. Il s'est d'abord consacré au théâtre avant de publier son premier livre, « Vies minuscules », à l'âge de 37 ans. Un récit autobiographique salué par la critique, qui obtint le Prix France Culture en 1984.
Auteur exigeant, en marge du monde littéraire, il enchaîne ensuite plusieurs textes courts, dont « Maîtres et serviteurs » (1990), « Rimbaud le fils » (1991) ou « La Grande Beune » (1996). Prix de la Ville de Paris pour l'ensemble de son oeuvre en 1996, il reçoit le prix Décembre en 2002 et le Prix de littérature de la Société des gens de lettres en 2004.
« Les onze » est un récit d'une centaine de pages sur une toile exposée au Louvre représentant le Comité de salut public durant la Révolution française: Robespierre, Carnot, Saint-Just... Pierre Michon retrace dans ce livre de pure littérature l'histoire de ce tableau imaginaire.
L'essentiel de l'oeuvre de Pierre Michon est publiée aux éditions Verdier.
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30 |
octobre |
Le jury du Prix Décembre a publié mercredi sa dernière sélection de trois titres pour ce prix qui sera attribué mardi 3 novembre.
Patrick Besson : « Mais le fleuve tuera l'homme blanc » (Fayard)
Simon Liberati : « L'hyper Justine » (Flammarion)
Jean-Philippe Toussaint : « La vérité sur Marie » (Minuit)
Soutenu par l'homme d'affaires et mécène Pierre Bergé, le Prix Décembre est doté de 30.000 €. Il est décerné par un jury d'écrivains et de personnalités et a été attribué en 2008 à « Zone » (Actes Sud) de Mathias Enard.
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30 |
octobre |
Un nouvel album, des spectacles et expositions, marquent le 50e anniversaire d'Astérix et de sa bande de Gaulois, qui donnera également lieu à une grande manifestation intitulée « Les Gaulois envahissent Lutèce » dans les rues de Paris.
Astérix, le Gaulois national aux moustaches jaunies, est apparu pour la première fois le 29 octobre 1959 dans le journal Pilote. 50 ans et plus de 325 millions d'albums vendus plus tard, il revient le 22 octobre avec un 34è titre, « L'anniversaire d'Astérix et Obélix, le livre d'or » (Ed. Albert René).
Albert Uderzo a réalisé à cette occasion un recueil d'histoires courtes qui sortira simultanément dans quinze pays, avec un tirage pharaonique de 3 millions d'exemplaires, dont 1,1 million pour la France.
« J'ai voulu faire en sorte que tous les personnages qui sont apparus dans ces albums puissent réagir à cet anniversaire », a expliqué jeudi le dessinateur qui a repris seul la série, après la disparition du scénariste René Goscinny en 1977, au cours d'une conférence de presse.
L'hommage à Astérix prendra de multiples formes, avec la diffusion sur internet d'un film de plusieurs minutes réalisé avec la Patrouille de France, qui dessine au terme d'une acrobatie la tête du petit Gaulois dans le ciel.
Le 15 octobre, Uderzo recevra un doctorat d'honneur à l'université Paris-VIII à Bobigny (Seine-Saint-Denis). En 1959, le dessinateur habitait en effet à 100 mètres de là dans une HLM de la ville, où Astérix a réellement vu le jour, « en un quart d'heure », durant l'été qui a précédé le lancement de Pilote. Colloque, hommages et exposition, suivront sur le campus dans le cadre d'une journée intitulée « Drôles de Gaulois ».
Au Théâtre des Champs-Elysées (22 oct.), « Le tour de Gaule musical d'Astérix », un spectacle de Frédéric Chaslin d'après les personnages de Goscinny et Uderzo, avec l'orchestre Colonne, rassemblera une quinzaine de « tubes » de la musique classique française.
Albert Uderzo se rendra le lendemain au Festival de bande dessinée « Quai des bulles » de Saint-Malo pour une rencontre avec les lecteurs et une exposition consacrée à Astérix.
Exposition également à partir du 28 octobre au 3 janvier au Musée de Cluny à Paris, qui présentera pour la première fois au public des planches originales d'Uderzo face aux scénarios tapés à la machine de René Goscinny.
Le 29 octobre, jour anniversaire de la naissance d'Astérix, une grande manifestation intitulée « Les Gaulois envahissent Lutèce » se tiendra dans le centre de Paris, où une dizaine de sites seront aménagés, sur l'Ile de la Cité, le Champs de Mars ou la place de la Concorde.
Enfin, la Poste célèbrera également l'événement avec un timbre anniversaire représentant les personnages de la série, qui sera mis en vente le 2 décembre.
En 50 ans, les aventures d'Astérix ont été traduites dans 107 langues et dialectes et constituent l'un des succès mondiaux de la bande-dessinée.
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30 |
octobre |
Les organisateurs du Festival international de la Bande dessinée d'Angoulême (FIBD) ont estimé jeudi que la tenue de la trente-septième édition, en janvier 2010, n'était pas assurée en raison du refus de la ville d'Angoulême de financer l'intégralité des prestations techniques.
La ville, dans le cadre d'un accord triennal, octroie une subvention de fonctionnement d'un million €, mais a décidé de ne plus prendre en charge l'intégralité des prestations techniques, dont le coût est évalué à 400.000 euros, a indiqué à l'AFP Gérard Desaphy, maire-adjoint à la culture. Il met notamment en avant les conséquences du « désengagement de l'Etat » auprès des collectivités locales.
Ces prestations techniques comprennent notamment le montage des stands commerciaux abritant les éditeurs ou l'installation des barrières de sécurité.
« Notre réflexion aujourd'hui, c'est de se demander si les chapiteaux, où se mettent les éditeurs et qui deviennent des lieux commerciaux, c'est réellement du service public ou si les éditeurs ne devraient pas les financer », s'interroge l'adjoint.
« A court terme, je ne suis pas en capacité d'assurer ces prestations indispensables à l'organisation d'un grand événement et qui l'étaient jusqu'ici par la ville », a réagi Franck Bondoux, délégué général du FIBD.
Selon le responsable, l'édition 2010 du festival (3,5 millions d' budget), qui a généré un résultat positif de 15.000 € en 2008 et 35.000 € en 2009, est menacée faute de « moyens pour assumer » ces prestations.
Sur le fond, la société organisatrice du festival, Neuvième art +, s'inquiète également d'une éventuelle baisse de la subvention de 1 million € allouée par la municipalité dans le cadre d'un nouveau plan triennal qui doit être élaboré pour les éditions 2011 à 2013.
« Je suis bien là pour organiser l'événement de référence de la bande dessinée. Je ne sais pas organiser un événement de même nature avec 200.000 ou 300.000 € de moins », affirme M. Bondoux, souhaitant que la municipalité se positionne « maintenant » sur ses arbitrages.
Les organisateurs rappellent que « cet événement apporte des dizaines de millions € de retombées » pour l'économie régionale et « au-delà de l'image de marque de la ville, a permis de développer une véritable économie de l'image avec un Pôle image ».
« La ville ne lâche pas le festival », assure M. Desaphy, indiquant que la municipalité allait négocier avec les autres partenaires institutionnels (agglomération, département, région), tout en évoquant l'idée que les organisateurs se tournent aussi vers « des financeurs privés ».
L'édition 2010 doit se tenir du 28 au 31 janvier.
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30 |
octobre |
Un peu de Manhattan se déplace au Qatar avec le « Doha Tribeca film festival » qui s'ouvre jeudi soir avec une palette de stars du septième art, dont Robert De Niro, Martin Scorsese ou Ben Kingsley lors du premier festival de cinéma de ce petit émirat aux grandes ambitions.
La projection, en première au Proche-Orient, du film Amelia, relatant la vie de la pionnière de l'aviation Amelia Erhart, donnera le coup d'envoi du festival en présence de la réalisatrice indienne Mira Nair.
C'est le festival de Tribeca, fondé par Robert De Niro pour revitaliser la vie culturelle à Manhattan après les attaques du 11 septembre 2001 à New York, qui organise le festival avec les autorités qataries.
« Le festival de Doha n'est pas une copie de Tribeca », quartier du sud de l'île de Manhattan, assure cependant à l'AFP Tammie Rosen, une porte-parole du festival. « Nous apportons une certaine expérience, mais nous avons une équipe locale à Doha qui travaille sur place et c'est un festival ancré dans la culture locale ».
La séance d'ouverture aura lieu dans un théâtre en plein air pouvant accueillir 3.000 personnes, construit pour l'occasion sur l'île artificielle abritant le musée islamique de Doha, conçu par l'Américain d'origine chinoise, Ieoh Ming Pei, architecte de la Pyramide du Louvre.
Les stars, dont également Danny Boyle, Patricia Clarkson ou l'Egyptienne Yousra, fouleront un tapis rouge digital qui projettera des images et des signaux lumineux.
Tout au long du festival qui s'achève dimanche, des films seront diffusés sur la plage ou dans le vieux souk de Doha, où sera projeté une version du classique égyptien « la Momie » (1969) de Chadi Abdel Salam, restaurée par la fondation présidée par Martin Scorsese.
Trente et un films font partie de la sélection officielle, dont 11 du Moyen-Orient. Un film de la région et un autre international recevront chacun un prix du jury doté de 50.000 dollars.
Parmi les films présentés en première mondiale figure le film d'animation « Assila » de l'Irakien Thamer al-Zaïdi.
D'autres seront présentés pour la première fois au Proche-Orient, comme « Au sud de la frontière », le documentaire de l'Américain Oliver Stone sur le président président vénézuélien Hugo Chavez.
Peu de films seront présentés en première mondiale notamment en raison de la prolifération des festivals de cinéma dans la région.
Ainsi le « Fils de Babylone » du cinéaste irakien Mohammed al-Daradji, un road movie sur une mère qui part à la recherche de son fils disparu, a déjà été présenté en première mondiale au Festival international du Film à Abou Dhabi le 10 octobre.
Car si cette manifestation vient confirmer les ambitions culturelles du Qatar, richissime monarchie gazière du Golfe avec une population de quelque 1,6 million d'habitants, il doit faire face à deux festivals lancés par ses voisins: celui d'Abou Dhabi dont la troisième édition s'est tenue du 8 au 17 octobre, et celui de Dubai dont la sixième édition s'ouvre le 9 décembre.
Ces festivals alimentés par les pétrodollars commencent à éclipser les manifestations plus anciennes des autres capitales arabes, notamment Le Caire (du 10 au 20 novembre) et Damas (du 31 octobre au 7 novembre).
Mais « ce qui rend le festival de Doha différent est notre volonté de créer une industrie du film durable au Qatar », souligne Mme Rosen, précisant que des ateliers de formation ont lieu toute l'année pour former et encourager les cinéastes locaux.
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30 |
octobre |
Les travaux d'exhumation de la fosse d'Alfacar, près de Grenade (sud), où serait enterré le poète Federico Garcia Lorca, ont débuté par le nettoyage du terrain et le quadrillage de la zone, a indiqué jeudi un porte-parole du gouvernement régional d'Andalousie.
« Après avoir nettoyé le terrain, les archéologues ont quadrillé jeudi la première zone de recherche de la fosse pour procéder ensuite avec minutie à l'ouverture de quatre premiers emplacements supposés de victimes », a déclaré à l'AFP un porte-parole du ministère régional de la Justice.
Les fouilles seront réalisées à la main pendant au moins deux mois.
D'importantes mesures de sécurité ont été mises en place autour de la fosse pour permettre aux archéologues de travailler en toute sérénité.
Elles s'expliquent aussi par l'exigence de confidentialité des familles du poète (1898-1936) et du maître d'école Dioscoro Galindo qui reposeraient dans la même fosse. Ces familles s'opposent en effet à ce que les restes de leurs parents soient identifiés.
La fosse est ouverte à la demande des familles de quatre autres personnes qui y reposeraient, dont deux anarchistes fusillés par des franquistes en même temps que Lorca et le maître d'école Galindo en août 1936, un mois après le début de la guerre civile espagnole (1936-1939).
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30 |
octobre |
La chanteuse de variété française Sylvie Vartan a tenu mercredi soir un concert émotionnel en Bulgarie, son pays d'origine que sa famille avait quitté pour la France aux temps communistes.
Vêtue de noir, elle a ouvert le concert par la chanson bulgare « Parle-moi, nuage » exprimant la nostalgie de l'émigré.
« J'éprouve une vive émotion chaque fois que je retourne en Bulgarie. Je retiens à peine mes larmes quand je chante des chansons bulgares », a-t-elle déclaré en bulgare sous les applaudissements du public.
Sylvie Vartan avait quitté son pays natal en 1952, à l'âge de 7 ans. Son père, un Arménien bulgare qui travaillait à la légation de France, avait profité du fait d'être né en France pour obtenir un passeport français.
La chanteuse y est retournée moins d'un an après l'écroulement du régime, en 1990, pour son premier concert à Sofia.
Apparaissant mercredi pour la seconde fois devant le public bulgare, 19 ans plus tard, elle faisait la présentation de ses chansons en bulgare. Son public - quelques 4.000 spectateurs enthousiastes au Palais de la culture à Sofia - chantait avec elle et la comblait de fleurs.
« Tu es belle, ma forêt », entonnait-elle une autre chanson mélancolique bulgare qui avait été la préférée de son père. « J'aurais aimé qu'il m'entende chanter en Bulgarie », a-t-elle dit en avalant ses larmes.
Sa chanson « Darina » consacrée à sa fille adoptée en Bulgarie, actuellement âgée de 12 ans, a également été accueillie avec de vifs applaudissements.
Le concert reprenait par ailleurs des chansons dans un cadre nostalgique de son dernier album « Toutes peines confondues ».
Au cours de son séjour de cinq jours à Sofia la chanteuse accompagné de son mari américain Tonny Scotti, doit visiter trois hôpitaux et un orphelinat pour écouter leurs besoins. Son association « Sylvie Vartan pour la Bulgarie » fondée en 1991 fournit régulièrement des équipements à des maternités, à des hôpitaux et à des enfants défavorisés.
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30 |
octobre |
L'acteur et activiste américain Sean Penn envisage de tourner en partie au Venezuela un film inspiré d'un roman de l'écrivain cubain Alejo Carpentier, a annoncé mercredi le président vénézuélien Hugo Chavez, après s'être entretenu avec l'artiste.
« Senn Penn m'a informé qu'il était très intéressé par un projet de film (...) qui serait très probablement tourné en partie au Venezuela. Il s'inspirerait d'un grand roman du grand écrivain cubain Alejo Carpentier », a déclaré le dirigeant socialiste lors d'une cérémonie retransmise par la chaîne officielle VTV.
Le livre en question, paru en 1953 sous le titre « Los pasos perdidos » (« Le partage des eaux » en français), se déroule en partie dans les forêts de l'Orénoque, dans le sud-est du Venezuela.
Hugo Chavez a reçu Sean Penn et le producteur de cinéma Art Linson au palais présidentiel de Miraflores pendant deux heures, selon un communiqué officiel.
Dans son allocution télévisée, le président vénézuélien a qualifié l'acteur américain « d'ami des causes justes, des luttes pour la libération des peuples et des luttes pour la paix ».
Sean Penn, qui a reçu à deux reprises l'oscar du meilleur acteur en 2004 (Mystic River) et en 2009 (Harvey Milk), avait par le passé qualifié Hugo Chavez de « personnage fascinant » et s'était déjà rendu à deux reprises au Venezuela, en 2007 et 2008..
Le réalisateur d'« Into the wild » est arrivé au Venezuela en provenance de Cuba, où il était allé dans l'intention d'interviewer le dirigeant communiste Fidel Castro, principale source d'inspiration de Hugo Chavez.
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30 |
octobre |
Un flash lumineux signalant l'explosion d'une étoile voici 13 milliards d'années vient d'être détecté par des astronomes. C'est l'objet astronomique le plus lointain et le plus ancien jamais observé, selon deux études publiées mercredi dans la revue scientifique Nature.
Cette découverte montre, selon les astronomes, que des étoiles massives se formaient déjà seulement 630 millions d'années après le Big Bang, instant de la naissance de l'univers voici 13,7 milliards d'années.
Un sursaut de rayons gamma, phénomène le plus violent et le plus lumineux de l'univers, émis par une étoile en fin de vie, a été détecté par le satellite américain Swift et des télescopes terrestres en avril dernier, lorsque ces vieux photons (grains de lumière) ont atteint la Terre à l'issue d'un voyage de 13 milliards d'années.
Deux équipes d'astronomes, dirigées respectivement par Nial Tanvir (Université de Leicester, Royaume Uni) et Ruben Salvaterra (Institut national d'astrophysique, Italie) ont pu mesurer le décalage vers le rouge, c'est-à-dire l'allongement de la longueur d'ondes des rayons lumineux.
Ce fort décalage, que les astronomes désignent sous le terme anglais de « redshift », atteint 8,2 pour ce sursaut gamma (appelé « GRB 090423 »), un record jamais enregistré jusque-là. Le « redshift » est d'autant plus grand que le voyage des photons a duré longtemps avant de nous atteindre, car pendant que la lumière progressait dans l'espace-temps, l'expansion de l'univers se poursuivait.
Avec un tel décalage vers le rouge, cela signifie que le sursaut gamma « s'est produit lorsque l'univers était près de neuf fois plus petit que maintenant, ce qui permet d'estimer que cet événement a eu lieu environ 630 millions d'années après le Big Bang », explique l'astronome Bing Zhang (Université du Nevada, Etats-Unis), en commentant cette découverte dans Nature.
Jusque-là, le plus vieil objet astronomique détecté était une galaxie ayant un « redshift » de 6,96, c'est-à-dire apparue 150 millions d'années plus tard que le sursaut gamma détenteur du nouveau record.
La détection de ce gigantesque flash lumineux issu des profondeurs du cosmos pourrait ouvrir une fenêtre sur un passé lointain de l'univers.
Si des sursauts gamma, venant de plus loin dans le passé, rencontrent des gaz ou poussières accumulés dans l'espace, leur rayonnement peut révéler la signature chimique des atomes croisés.
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30 |
octobre |
Des astéroïdes couverts de glace arrivés sur Terre une centaine de millions d'années après la naissance des planètes du système solaire ont apporté l'eau de nos océans, explique le géochimiste français Francis Albarède dans la revue scientifique britannique Nature.
Dans cet article rendu public mercredi, ce chercheur de l'Ecole normale supérieure de Lyon (France) met à mal l'idée communément admise, selon laquelle l'océan et l'atmosphère se seraient formés à partir des gaz volcaniques, explique le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) dans un communiqué.
« La Lune et la Terre étaient pour l'essentiel sèches aussitôt après la formation de la Lune, suite à un impact géant sur la proto-Terre » (premier stade géologique de la Terre), l'eau est arrivée plus tard, résume Francis Albarède du Laboratoire des sciences de la Terre (CNRS/ENS/Université Claude Bernard) dans Nature.
Compte tenu de récents calculs, les températures étaient trop élevées entre le Soleil à ses débuts et l'orbite de Jupiter, pour que des éléments volatils, comme la vapeur d'eau, puissent se condenser sur les « embryons planétaires ».
L'arrivée de l'eau sur Terre correspondrait à une période située entre 80 et 130 millions d'années après la formation du système solaire. Suite à l'agitation provoquée par les planètes géantes gazeuses, dans les trajectoires d'astéroïdes et autres débris glacés, ceux-ci auraient croisé la Terre et apporté leurs réserves d'eau.
Introduite dans le manteau terrestre, cette eau l'a ramolli, permettant l'apparition de la « tectonique des plaques, qui peut avoir été cruciale pour l'émergence de la vie », souligne M. Albarède.
Comparant Mars, Venus et la Terre, trois planètes aux histoires différentes, ce chercheur relève que ce qui caractérise la Terre, c'est la présence d'une tectonique des plaques, remodelant continuellement les continents, d'un océan liquide et de la vie, relève-t-il.
Alors qu'on recherche des planètes extra-solaires, il faut se demander pourquoi trois des planètes de notre système solaire sont si différentes.
« La dernière décennie a vu des changements conceptuels importants dans la compréhension de l'histoire précoce des planètes terrestres, davantage de surprises pourraient nous attendre », conclut M. Albarède.
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