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Actualité musicale du 1er novembre 2007

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Du 1er au 30 novembre 2007
Satellit Cahé, Paris
Festival
Sur la route des sons
Édition 2007

Le SATELLIT Café vous propose, pour sa 5e édition de
« Sur la route des sons », un éclectique périple musical : empruntez
une route atemporelle qui parcourt le monde, et arrêtez-vous au gré des
différents paysages sonores.
Rares sont les occasions de prendre son cœur pour seul
bagage, et d’aller à la rencontre de l’« Autre ». L’autre mélomane,
l’autre voyageur ou l’autre néophyte... avec qui l’on peut partager, sur
un petit bout de route, les sons qui la parcourent. Ce sont ces occasions
de rencontres entre voyageurs insatiables et musiques intarissables que le
Satellit Café veut provoquer le temps de son événement « Sur la route des
sons ».
- Jeudi 1er novembre 2007 Nadia Golski, Chants de papouasie
sur Musique Tzigane
- Mardi 06 et Mercredi 7 novembre 2007 - Lansly - Folk Rock Psyché
Hindou
- Jeudi 8 novembre 2007 Arbols Wolrd Electroacoustique balkanique,
indienne
- Mardi 13 novembre 2007 Catherine Braslavsky Du chant
sacré aux musiques du Monde
- Mercredi 14 novembre2007 Rabia Jabrane et Meskakyl Chansons
traditionnelles du Maroc
- Jeudi 15 novembre 2007 OUSMAN Chansons en Wolof, Bambara et
Peul
- Mardi 20 novembre 2007 D'une mer à l'autre Chansons de Grêce et
de Turquie
- Mercredi 21 novembre 2007 Freedom For Seeds Jazz
Latinindo
- Jeudi 22 novembre 2007 SMADJ Electro
World
- Vendredi 23 novembre 2007 AHMED FOFANA et le METIS MANDINGUE
Jazz Mandingue
- Mardi 27 et mercredi 28 novembre 2007 Mariana AYDAR
Nouvelle musique brésilienne
- Jeudi 29 novembre 2007 TIPARI Chansons ensoleillée -
Paris ==> La Réunion
- Vendredi 30 novembre 2007 BIA Bossa nova sur voix de
velours
Pour sa 5ème édition, le festival « SUR LA ROUTE DES
SONS » n’a jamais été aussi riche en couleurs et en voies. Chacune d’elle
permet de croiser un artiste attaché à ses traditions musicales, sachant
aisément mélanger son folklore aux musiques modernes. Une route composée
d’une dizaine d’étapes musicales, où les sonorités se croisent,
s’entrechoquent, se bousculent... Une route intercontinentale pour un
parcours musical surprenant et innovant, auquel nous vous invitons...
Le Satellit Café
:
http://www.satellit-cafe.com/public/rubrique.tpl?rub=20613
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1er novembre 2007, 15 h
Moulin d'Andé
Récital de piano
Guigla Katsarava
Alexandre Scriabine
24 préludes op. 11
Claude Debussy
Trois préludes
Voiles, La cathédrale engloutie,
Minstrels
Robert Schumann
Arabesque op. 18
Franz Liszt
Rapsodie hongroise n°10
Polonaise n°2
Réservation conseillée : 02 32 59
70 00, De 9 h à 12 h 30 et de 14 h à 18 h 30. Prix des places : 13 €.
Tarif réduit : 10 € (enfants jusqu’à 12 ans, étudiants, demandeurs
d’emploi, abonnés) — Moulin d’Andé, Centre culturel de rencontre, 27430
Andé. e-mail :
moulin@moulinande.asso.fr
— Site :
http://www.moulinande.fr
Né à Tbilissi (Géorgie) en 1972,
Guigla Katsarava commence ses études musicales dès l'âge de 5 ans. A 11
ans, il est invité par l'Orchestre Philharmonique de l'Etat de Géorgie
pour interpréter le 1er concerto de Beethoven. La même année, il gagne le
1er prix du concours « Jeunes musiciens de l'Union soviétique
».
En 1989 il entre au Conservatoire
Tchaïkovski de Moscou où il étudie avec Lev Naoumov. Durant ces années, il
remporte le 1er prix de musique au 1er concours international de piano
Serge Rachmaninov et donne de nombreux récitals dans les plus célèbres
salles de Moscou, ainsi que dans toute l'Union soviétique. Il quitte le
Conservatoire de Moscou avec la plus haute distinction honorifique : le «
Diplôme rouge ».
En 1994, il entre au
Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris pour y suivre le
cycle de perfectionnement (3e cycle) dans la classe de Gérard Frémy.
Parallèlement, il suit les conseils de Lazar Berman à la Hochschule Franz
Liszt de Weimar, et obtient en Allemagne le « Konzert-Diplom ». Depuis
1997 il remporte la médaille d'honneur au Concours international d'Épinal
(France), le prix Carmen Sorbello au Concours international de piano
William Kapell (USA). Guigla Katsarava se produit en soliste avec de
nombreux orchestre européens, et en récital.
Il collabore avec le violoniste
Gérard Poulet, les violoncellistes Philippe Muller, Dominique de
Williencourt, Jerome Pernoo, Guiorgi Kharadze. Il a également participé à
différentes émissions de radio et télévision, notamment à France Musiques,
Radio Classique Alsace, M6, mais encore pour des télévisions yougoslaves,
italiennes et istraéliennes.
Il est actuellement professeur à
l'Ecole Normale de Musique de Paris A.Cortot.
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Sorin Gheraliu veut rendre sa liberté
au « piano tzigane »
Pour fuir les préjugés pesant sur le cymbalum ou «
piano tzigane », le musicien roumain Sorin Gheraliu a quitté son pays pour
la France avec l'espoir de rendre à son instrument sa liberté
musicale.
« Le cymbalum est considéré comme un instrument
traditionnel en Roumanie et en Hongrie, mais pour moi, c'est un instrument
digne des grandes scènes », explique cet homme qui, à l'image de sa
musique, prend le temps de choisir ses mots avant de répondre dans un
français parfait, d'une voix douce ponctuée de légers silences.
Alors que les sonorités étranges de cet instrument à
cordes frappées commencent à émouvoir l'Occident grâce aux films d'Emir
Kusturica et à la musique de Goran Bregovic, le cymbalum reste méconnu du
grand public.
Originaire d'Inde, l'instrument doit son surnom aux
Tziganes qui l'ont rapporté de leurs voyages. Sorin Gheraliu a été happé
par cette musique quand il avait 8 ans.
« C'est un héritage de famille de mon grand-père qui
l'avait appris de son père », raconte ce musicien âgé de 34 ans. Enfant, à
13 ans, il allait à des mariages « voler » des airs, attendant le «
meilleur moment, quand vers 4 heures du matin, lorsque tout le monde en a
marre de la musique dansante, chaque musicien se met à exprimer ses
sentiments ».
« J'aimais cette façon qu'ils avaient de ne pas suivre
le cours imposé », raconte-t-il, les yeux dans le vague.
Après la chute de Ceausescu en 1989, Sorin décide
d'entrer au conservatoire de Bucarest... comme cymbaliste.
« J'avais une connaissance, un musicien qui jouait du
trombone », se souvient-il. « Je lui ai demandé si j'avais une chance,
mais il a ri. D'un rire blessant, qui m'a démontré que je jouais d'un
instrument très mal vu ».
« J'ai su alors que j'allais rencontrer une vie
difficile d'intégration », raconte-t-il.
La porte du conservatoire lui reste fermée, mais il
travaille comme violoniste à l'opéra et, pour vivre, enregistre de la
musique commerciale.
En 1997, il arrive en France et part en tournée à
travers le pays avec le cirque Zavatta pendant deux ans. « J'étais
émerveillé de découvrir un public très ouvert, sans préjugés », se
rappelle-t-il.
Aujourd'hui, Sorin Gheraliu habite Strasbourg et
focalise ses recherches musicales sur le « cross-over », le mélange des
genres, expliquant jouer le cymbalum de manière plus libre, plus tonique
et moins rythmée. Il a aussi expérimenté le jazz manouche au côté de
l'accordéonniste Marcel Loeffler.
Pour montrer que le cymbalum est capable de musiques
modernes, il s'assoit derrière son instrument, saisit ses petits marteaux
de coton, puis, après un temps de réflexion, se lance en laissant libre
cours à son imagination et en improvisant sur des airs d'inspiration
orientale ou balkanique teintés de jazz ou de flamenco.
« La musique que je joue est une musique libre, car je
suis arrivé dans un pays de libre expression », aime-t-il rappeler. « On
ne peut pas mettre la musique dans une cage ».
Gala Long-Thibaud :
succès des écoles pianistiques d'Asie
Le gala à entrée libre du 64e Concours international
Marguerite Long - Jacques Thibaud a fait le plein mardi soir Salle Pleyel
à Paris et a consacré le succès de la virtuosité pianistique
asiatique.
France Musique et les radios de l'Union européenne de
radio-télévision (UER) ont retransmis en direct le concert, qui a permis
d'entendre les six finalistes, soit en solo, soit avec orchestre.
Trois d'entre eux -- retenus parmi 33 pianistes
sélectionnés de neuf pays -- venaient d'Asie et avaient choisi de se
présenter dans des oeuvres sans doute difficiles d'exécution mais qui
permettent de briller.
Un seul de ces finalistes asiatiques, le détenteur du
premier grand prix doté de 30.500 euros, le Japonais Hibiki Tamura, 20
ans, s'est cependant vraiment imposé dans cet exercice.
Il avait choisi le 2e concerto de piano de Rachmaninov,
dont la tonalité est celle de l'épanchement lyrique et nostalgique. Avec
la complicité de l'Orchestre national de France et du chef français Alain
Altinoglu, il a prouvé que chez lui la virtuosité n'était pas au détriment
de l'expression.
Hibiki Tamura s'est d'ailleurs affirmé comme le grand
vainqueur de la compétition qui, outre le premier grand prix, lui a
décerné pas moins de cinq prix spéciaux, soit au total 14.300 euros.
L'autre bénéficiaire de ce Concours Long-Thibaud 2007
est le Coréen Junhee Kim, deuxième grand prix (15.200 euros) et détenteur
de trois prix spéciaux d'un montant total de 12.100 euros. Technicien du
piano, Junhee Kim l'est certainement, mais l'univers du 4e concerto de
piano de Beethoven qu'il a joué au gala lui est encore étranger. Il est
vrai qu'il n'a que 17 ans.
Virtuose, la Russe Sofya Gulyak l'est aussi: troisième
grand prix (7.600 euros), elle a déjà 27 ans mais témoigne par son jeu, sa
sonorité, d'une personnalité en interprétant de Liszt un « Sonnet de
Pétrarque » et « La Campanella ».
Cinquième jour de grève à l'Opéra de
Paris,
deux spectacles annulés mercredi
L'Opéra national de Paris a annoncé l'annulation de ses
deux représentations (« Tosca » de Puccini à l'Opéra Bastille et ballet
Preljocaj/McGregor à l'Opéra Garnier) programmées mercredi, au cinquième
jour de la grève des personnels techniques contre la réforme des régimes
spéciaux de retraite.
Depuis vendredi, jour de l'entrée en vigueur d'un
préavis de grève courant jusqu'à ce mercredi, à l'exception de la journée
de dimanche, l'établissement a dû annuler dix représentations, dont cinq
de « Tosca », qui affichaient complet à Bastille (2.735 places).
Avec l'annulation de ces deux spectacles, l'Opéra a
perdu au total 2,2 millions d'euros, selon la direction.
Les représentations reprendront normalement à partir de
jeudi 1er novembre.
Aucun nouveau préavis de grève n'a été déposé mercredi.
Un délai de cinq jours francs étant prévu avant l'entrée en vigueur de
tout préavis, l'Opéra pourra donc assurer ses représentations à partir de
jeudi et au moins jusqu'au milieu de semaine prochaine.
Trois syndicats minoritaires (Sud-spectacle, FO, FSU)
ont déposé un préavis pour cinq jours (sauf dimanche 28) à compter du 26
octobre dans l'espoir de « faire bouger un gouvernement sourd à tout
dialogue » sur la question des régimes spéciaux.
La CGT s'est associée à cet appel, « en partie
seulement » selon la direction, mais suffisamment pour empêcher les
représentations.
Des représentants de ces quatre organisations seront
reçus ce mercredi à 15H00 au ministère de la Culture. « On y va mais nous
n'avons pas des tonnes d'espoir sur ce qu'il peuvent nous dire », a
déclaré à l'AFP mercredi Matthias Bergmann, délégué Sud-spectacle.
Le mouvement est suivi chez les machinistes et les
éclairagistes, mais pas chez les artistes.
Les 1.680 salariés permanents (pour 1.700 pensionnés)
de l'Opéra cotisent à leur propre caisse de retraite, qui est à
l'équilibre moyennant une subvention de l'Etat d'environ 10 millions
d'euros par an, et constitue l'un des plus anciens régimes spéciaux en
vigueur, créé en 1698 par Louis XIV.
La disposition la plus emblématique concerne les 154
danseurs du ballet, qui peuvent faire valoir leurs droits à 40 ans,
moyennant dix ans au moins de service, et au plus tard à 42 ans.
« Le dossier avance très favorablement », a indiqué
mardi à l'AFP Eric Monin, délégué CGT du ballet, qui pense que les
danseurs ne subiront pas de décote mais une baisse modérée des pensions à
l'horizon 2012.
Les 102 artistes des choeurs de l'Opéra bénéficient
quant à eux d'une ouverture des droits à 50 ans. Les techniciens de
plateau (machinistes, électriciens, accessoiristes) sans horaires fixes
peuvent partir à la retraite à 55 ans mais craignent pour l'avenir une
décote importante.
Ce régime spécial a été mis en oeuvre pour prendre en
compte la pénibilité physique des métiers, notamment celui des danseurs,
mais aussi permettre le renouvellement de la compagnie et préserver ainsi
son niveau artistique.
Opéra de Paris :
préavis possible de grève
pour le 13 novembre
Un nouveau préavis de grève devrait être déposé à
l'Opéra de Paris avec effet le 13 novembre par les personnels techniques
qui protestent contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, a-t-on
appris de sources concordantes.
La décision de principe a été prise mercredi en fin
d'après-midi au cours d'une assemblée générale tenue après le retour à
l'Opéra d'une délégation de représentants des syndicats Sud, FO, FSU
auquels s'étaient joints des membres de la CGT au ministère de la Culture,
a-t-on précisé de même source.
Les représentants syndicaux ont été reçus pendant deux
heures mercredi après-midi par deux conseillers de la ministre de la
Culture Christine Albanel, dont sa conseillère sociale. Selon la rue de
Valois, la réunion s'est déroulée « dans un bon climat » avec des échanges
« assez constructifs ».
Selon un des participants en revanche, « aucune réponse
n'a été apportée ». « On est face à des gens qui veulent réformer pour
réformer. C'est une régression sociale », a expliqué à l'AFP Matthias
Bergmann, délégué Sud-spectacle.
« Le ministère veut qu'on négocie avec l'Opéra mais il
n'y a pas de réelles négociations car la direction attend de voir ce qui
va se passer dans les grandes entreprises », selon lui.
Dominique Legrand, directeur des ressources humaines de
l'Opéra national de Paris, s'attend à un mouvement de grève à partir du
13. « Les entretiens que j'ai pu avoir avec des organisations syndicales
me laissent penser que le mouvement sera plus large que le précédent,
initié par des syndicats minoritaires », a-t-il expliqué à l'AFP.
La CGT, majoritaire à l'Opéra, devrait rejoindre
l'appel à la grève suivant les décisions prises mercredi à la SNCF ou à la
fédération de l'Energie.
M. Legrand rappelle que des « négociations ont avancé
sur le statut des danseurs et des musiciens » mais qu'elles « bloquent à
l'Opéra comme ailleurs sur certaines mesures proposées aux autres métiers
».
Dix représentations lors du dernier préavis de grève
ont été annulées entre vendredi dernier et ce mercredi à l'Opéra Garnier
et à l'Opéra Bastille.
Le mouvement était suivi chez les machinistes et les
éclairagistes, mais pas chez les artistes. Les techniciens de plateau
(machinistes, électriciens, accessoiristes) sans horaires fixes peuvent
partir à la retraite à 55 ans mais craignent pour l'avenir une décote
importante.
Les représentations reprennent normalement à partir de
jeudi 1er novembre, en attendant le dépôt effectif du nouveau préavis de
grève qui pourrait intervenir le 7 pour entrer en vigueur le 13.
« C'est pas classique ! »,
plus de 100 concerts gratuits
durant 4 jours à Nice
Plus de 100 concerts gratuits de musique classique,
dont la création française d'un oratorio composé par Paul McCartney,
seront proposés à Nice à partir de jeudi et pour quatre jours dans le
cadre de la troisième édition de la manifestation « C'est pas classique!
».
Ce marathon musical, qui n'est pas sans rappeler « Les
folles journées de Nantes », vise à séduire mélomanes comme néophytes et
rassemblera un millier d'artistes qui joueront jusqu'à dimanche soir dans
l'une des douze salles du palais des congrès Acropolis de Nice.
Des musiciens actifs dans le département des
Alpes-Maritimes, et de renommée internationale, participeront à la
manifestation: les pianistes Jacques Taddei, Marie-Josephe Jude, Brigitte
Engerer, les violonistes Olivier Charlier, Laurent Korcia, les chanteuses
Elizabeth Vidal, Caroline Casadessus, Marie Kobayashi, le quatuor
Ysaye.
Dimanche, la première création française de l'oeuvre «
Ecce Cor Meum », oratorio pour choeur et orchestre classique composée par
Paul McCartney en hommage à sa première épouse Linda, décédée, sera l'un
des temps forts de la manifestation.
Autres événements annoncés: « le Messie » de Haendel
par l'ensemble baroque de Nice en ouverture de la manifestation jeudi, un
hommage à Maria Callas et Luciano Pavarotti par Eve Ruggieri, le Requiem
de Mozart joué par l'Orchestre des jeunes de la Méditerranée, « Le livre
des sables », une oeuvre de Bruno Coulais avec Daniel Mesguisch comme
récitant.
Conférences, ateliers d'initiation au violon et
violoncelle, master classes publiques, films musicaux complètent le
programme de la manifestation, organisée et financée par le conseil
général des Alpes-Maritimes. Plus de 40.000 spectateurs ont pris part à
l'édition 2006.
Actualité musicale du 2 novembre 2007

Le Rock japonais fait escale à
Paris
Fait rare pour être souligné, deux groupes de rock
venus du Japon se produiront début novembre devant le public parisien qui
pourra ainsi découvrir les accents pop-rock de Plastic Tree et le
néo-métal de Dir en Grey, dans le cadre de leurs tournées européennes.
Dir en Grey, déjà coutumier des grandes salles
japonaises que sont le Nihon Budôkan ou l'Akasaka Blitz, va même s'offrir
le luxe de jouer sur la scène du Zénith de Paris le samedi 10
novembre.
A ce jour, aucun groupe japonais ne s'est encore jamais
produit dans une salle d'une telle capacité en France, c'est-à-dire plus
de 5.000 places. Les cinq jeunes hommes, et notamment son très
charismatique chanteur Kyo, concrétisent par cette date une infiltration
en douceur dans l'hexagone.
Le groupe avait fait sa première apparition en France
en juillet 2005, à l'Olympia, devant un parterre de 2.000 initiés. Le
label Ganshin s'est empressé par la suite de distribuer en Europe l'album
« Withering to death » sorti cette même année.
Oscillant entre du rock aux faux airs punk et du métal
parfois lyrique, Dir en Grey cherche à s'adapter à son époque pour séduire
un plus grand nombre de fans à travers le monde. Depuis leurs débuts en
1997, le succès ne se dément d'ailleurs pas puisque chacun de leur single
ou presque s'inscrit régulièrement dans les dix premières ventes de
singles au Japon.
Pour accompagner la sortie internationale de son tout
dernier album intitulé « The Marrow of a Bone » et disponible depuis mars
en France, Dir en Grey entamera à partir de ce vendredi une tournée
européenne baptisée « Dir en Grey Tour 07 Dozing green » qui l'emmènera de
Londres à Helsinki en passant par Amsterdam et Paris avant un retour en
Grande-Bretagne prévu les 12 et 14 novembre. Le nom de cette tournée fait
d'ailleurs écho à celui de leur tout dernier single distribué en Europe
depuis lundi, soit cinq jours seulement après sa sortie au Japon.
Parallèlement, un autre groupe de rock japonais lui
aussi célèbre au pays du soleil levant, se produira à Paris dès dimanche.
Plastic Tree sera à la Maroquinerie, dans le vingtième arrondissement de
Paris, après deux dates en Suède et en Allemagne et avant de partir pour
la Grande-Bretagne et les Pays-Bas.
Pura, comme il est surnommé au Japon, va également
vivre sa deuxième expérience française après un premier concert en juillet
2006 à la Locomotive, toujours à Paris.
J Music Live, une toute récente structure favorisant la
promotion en France des artistes japonais, a oeuvré pour l'organisation de
ce concert, mais aussi pour la séance de dédicaces prévue dimanche à 13h00
au Parc des Expositions de Villepinte (Val-d'Oise) dans le cadre de la
manifestation Chibi Japan Expo autour des thèmes de la culture japonaise
et du manga.
Si la salle de la Maroquinerie se veut plus
confidentielle que celle du Zénith, la musique de Plastic Tree l'est
beaucoup moins. Les quatre garçons ont délaissé le style visual kei qui a
fait leur succès à leurs débuts en 1993, abandonnant une certaine
extravagance dans les costumes et les coiffures, pour une musique rock
plus lissée, mieux arrangée et plus facilement exportable.
Leur dernier album, intitulé Nega to Posi, tout comme
la compilation « What is Plastic Tree » pressée spécialement pour l'Europe
au mois de juillet pourraient ainsi largement conquérir un public
néophyte, malgré le chant, en japonais dans le texte.
Donald Runnicles sera
le prochain directeur musical
du Deutsche Oper
L'Ecossais Donald Runnicles succèdera le 1er août 2009
à l'Italien Renato Palumbo en tant que directeur musical du Deutsche Oper,
a indiqué jeudi à l'AFP le porte-parole de cet opéra berlinois.
Le chef d'orchestre Renato Palumbo a décidé de rompre
avant terme son contrat, initialement prévu jusqu'en 2009, une décision
qui prend effet ce jeudi, a indiqué le porte-parole Felix
Schnieder-Henninger. Les raisons de cette démission n'ont pas été
communiquées.
M. Palumbo, qui avait pris ses fonctions l'an dernier
au Deutsche Oper, avait été hué en mars lors de la première représentation
de « Freischütz », un opéra du compositeur allemand Carl Maria von Weber
qui avait dû être interrompu.
« Il restera cependant lié au Deutsche Oper en tant que
chef d'orchestre invité », selon M. Schnieder-Henninger.
Né le 16 novembre 1954 à Edimbourg, Donald Runnicles a
commencé sa carrière internationale en 1980 en Allemagne, où il réussit
vite à se faire un nom.
Il a fait ses débuts au Deutsche Oper en 1989 avec le
Trouvère de Verdi.
Directeur musical de l'opéra de San Francisco depuis
1992, il sera à partir de septembre 2009 chef d'orchestre principal de
l'orchestre symphonique écossais de la BBC.
Le Deutsche Oper est le seul des trois opéras de la
capitale situé dans l'ancien Berlin-Ouest.
Dee Dee Bridgewater, malade,
sera remplacée par
Ernestine Anderson, à Salzbourg
La chanteuse américaine de jazz Dee Dee Bridgewater a
annulé pour raisons de santé un concert qu'elle devait donner samedi à
Salzbourg (centre-ouest) dans le cadre du traditionnel festival d'automne
de jazz dans cette ville, ont annoncé jeudi les organisateurs.
La chanteuse a expliqué aux organisateurs qu'elle était
« sérieusement malade » et que ses médecins lui avaient interdit de
prendre l'avion de Las Vegas vers l'Europe.
Pour remplacer Dee Dee Bridgewater, les organisateurs
ont invité la chanteuse de blues américaine Ernestine Anderson qui a
immédiatement accepté.
L'été dernier, le forfait de la cantatrice Anna
Netrebko, qui devait chanter avec son partenaire favori, le ténor Rolando
Villazon, dans le cadre du célèbre festival d'été de Salzbourg avait
fortement déçu public et organisateurs.
À l'ombre de Barbara
Alors que ses fans se recueilleront le 24 novembre pour
les dix ans de sa disparition, un nouvel ouvrage lève un coin de voile sur
les conditions de la mort, mais aussi les pans les plus sombres de la vie
de Barbara.
« Dans l'ombre de Barbara » se lit comme un roman, avec
comme point de départ un appel des pompiers donnant l'information de la
mort de l'artiste au journaliste de permanence du quotidien « Le Parisien
». A la demande de la famille et des proches, il a été contraint de taire
la nouvelle jusqu'à l'annonce officielle de sa mort, le lendemain. Si,
selon l'auteur, Kävin Ka, ces faits sont bien réels, ils donnent à
l'ouvrage une sombre toile de fond avec comme fil rouge la vie d'une
artiste accomplie, mais jalonnée par les épreuves.
Il en est ainsi de son enfance sous l'Occupation qui,
affirme l'auteur, fera d'elle plus tard « une apostate par omission »
(elle était de confession juive, NDLR), ainsi que le laisse entendre les
passages consacrés à ses obsèques. L'inceste, le viol, mais aussi les
amours passionnées ou contrariées, qui participent de l'aura de mystère
qui ne cessera de nimber l'univers de Barbara, sont eux aussi largement
évoqués. Avec comme point d'orgue une relation à la mort sous le registre
de la métempsychose, voire de messages portés par des apparitions
spectrales.
Les nombreux combats de Barbara sont aussi passés en
revue, notamment celui contre le SIDA pour lequel elle fut l'une des
premières à se battre, toujours selon l'auteur, en dépit d'une certaine
frilosité de sa maison de disques.
Actualité musicale du 3 novembre 2007

Délirant mais vrai :
le nouveau patron d'EMI
prêt à lâcher les artistes
qui ne travaillent pas assez
Le directeur général du fonds d'investissement
britannique qui a racheté le label EMI s'est engagé à laisser tomber les
artistes qui ne travailleraient pas assez et à changer le système de
rémunération des cadres de l'entreprise, selon le Financial Times daté de
vendredi.
Citant une note interne de l'entreprise dont il a
obtenu une copie, le quotidien britannique révèle que Guy Hands, PDG de
Terra Firma, qui a racheté EMI en août dernier, envisageait des
« changements fondamentaux » dans la maison de disques.
EMI, numéro trois mondial du disque, est le label de
célébrités comme les Beatles, les Rolling Stones, Norah Jones, ou encore
Raphaël et Alain Souchon.
« Tandis que de nombreux artistes passent un temps
énorme à travailler avec leur label pour promouvoir et parfair leur
musique, certains ne pensent malheureusement qu'à négocier pour obtenir
une avance maximum... des avances qui souvent ne sont pas honorées en
retour », écrit M. Hands dans cette note, sans citer de nom précis.
Une fois que des critères plus exigeants seront
déterminés, il conviendra de « choisir avec quels artistes nous
voulons travailler », ajoute-t-il.
Le système de rémunération des cadres
« n'encourage pas les bons comportements et ne récompense pas les
actions justes », souligne dans la note le PDG.
Les cadres d'EMI sont rétribués pour chaque nouveau
contrat signé que le label récupère ou non l'avance fournie.
Le groupe britannique lutte contre une chute des ventes
aux Etats-Unis et a déclaré cette année qu'il ne verserait pas de
dividende à ses actionnaires avant 2009.
Terra Firma a racheté EMI pour 3,2 milliards de livres
dette comprise (4,8 milliards d'euros) après une longue bataille avec la
maison de disques américaine Warner, numéro quatre mondiale.
Le chorégraphe Igor Moïsseïev
s'est éteint à l'âge de 101 ans
Le chorégraphe russe Igor Moïsseïev, mort vendredi à
Moscou à 101 ans, a promu la Russie sous tous les régimes avec ses ballets
folkloriques, tout en puisant dans des cultures plus lointaines.
Le créateur des célèbres Ballets Moïsseïev, qui a
succombé à une insuffisance cardiaque, « était un véritable patriote
dont la troupe unique a conquis les meilleurs scènes du monde » en
s'inspirant « de la culture de peuples différents », a souligné le
président Vladimir Poutine dans un message de condoléances à sa veuve et
sa fille.
Né à Kiev le 21 janvier 1906, Igor Moïsseïev aimait à
raconter comment ses souvenirs d'enfance ont nourri ses créations,
notamment sa découverte des fêtes foraines dans la région de Poltava, en
Ukraine.
La Première Guerre mondiale et la fermeture des
frontières empêchent sa famille d'émigrer à Paris en 1915 et ils
s'installent finalement à Moscou, où il suit des cours de danse au
Bolchoï.
Devenu danseur du Bolchoï, il crée en 1937 ses fameux
ballets, qui symboliseront pour l'étranger la culture russe pendant
plusieurs décennies.
En 1945, les ballets Moïsseïev se produisent en
Finlande. Le public, marqué par la récente guerre russo-finlandaise,
croise les bras en signe d'hostilité, mais finit par applaudir,
raconte-t-il dans son autobiographie.
Dix ans plus tard, à la reprise des liens culturels
entre l'URSS et la France, Moïsseïev part en tournée avec « les
Partisans », ballet créé en 1950 et représentant des cavaliers glissant
dans leurs immenses capes noires. Après ce spectacle, les bottes et les
chapeaux à la cosaque entrent dans la mode.
En 1958, ses danseurs conquièrent les Etats-Unis, où la
troupe retournera huit fois.
Ce globe-trotter, toujours en quête d'éléments de
folklore pour renouveler son inspiration, s'était plongé dans les danses
des différents peuples de l'URSS, kalmouks, tatars ou ouzbeks.
Il avait également profité de ses nombreuses tournées à
l'étranger pour s'ouvrir à d'autres traditions. Il a ainsi fait danser ses
élèves sur des airs de sirtaki (« Suite grecque », 1990), de polka
finlandaise (1992), ou encore de folklore argentin (« Malamba »,
1989).
Il a formé dans son école à Moscou des générations de
jeunes danseurs, qui y apprennent toujours aujourd'hui acrobatie, danse
classique, mime et théâtre, en quête de la vitalité et de la précision des
gestes qui font le succès des Ballets Moïsseïev.
Le ministre russe de la Culture Alexandre Sokolov a
rendu vendredi hommage au créateur « créateur d'un genre où il a
synthétisé la chorégraphie classique du Bolchoï et le tourbillon de la
danse populaire ».
Pour le chorégraphe Mikhaïl Lavrovski, « il a créé
un petit théâtre qui a promu le grand art, une troupe qui a rendu la
Russie célèbre ».
« Igor Moïsseïev était tout pour nous, et que Dieu
aide les chorégraphes actuels à faire au moins le dixième de ce qu'il a
fait », a déclaré le danseur vedette du Bolchoï Nikolaï Tsiskaridzé.
La critique de danse Tatiana Kouznetsova, une de ses
anciennes danseuses, a de son côté écrit en janvier, à l'occasion d'un
concert célébrant ses 101 ans, que le système qu'il avait construit
s'était « avéré plus solide que l'Etat pour les besoins duquel il
avait été créé ».
« Egocentrique et dictateur, Moïsseïev n'a pas
désigné de successeur, mais son art vivra sans lui », estime la critique,
ajoutant que les jeunes « interprètent son répertoire vieux de 50 ans
comme s'il avait été fait pour eux ».
Igor Moïsseïev sera enterré le 7 novembre au cimetière
Novodevitchi, réservé aux personnalités russes, au côté notamment du
musicien Mstislav Rostropovitch, décédé en avril dernier.
Ouverture des Manca,
festival des « musiques d'aujourd'hui » à Nice
Un hommage au compositeur italien Ivan Fedele devait
ouvrir vendredi soir la 26e édition des Manca (Festival international des
musiques d'aujourd'hui de Nice-Côte d'Azur) qui met en lumière, durant une
semaine, la création musicale contemporaine.
Les huit soirées de concert présenteront un large
éventail des langages de la musique contemporaine: concert symphonique,
oeuvres vocales, spectacle chorégraphié et... pièces pour accordéon.
Le compositeur hongrois György Ligeti sera célébré à
plusieurs reprises. Deux de ses oeuvres seront jouées pour la soirée
d'ouverture aux côtés des compositions de l'Italien Ivan Fedele. Ligeti
sera encore au programme de l'Ensemble à géométrie variable de la RAI,
dimanche, et de l'orchestre philharmonique de Nice, le 10 novembre.
Illustration des métissages opérées par la musique
contemporaine, l'accordéoniste Pascal Contet confrontera ses « anches
rebelles » à la musique des compositeurs Philippe Fenelon ou Inge
Mogenroth. Les percussions de Strasbourg associées à la chorégraphe belge
Michèle Noiret présenteront la pièce « Les arpenteurs », créée en mai
à Bruxelles, sur une composition de François Paris.
François Paris est directeur du Centre international de
création musicale (CIRM) de Nice qui organise les Manca. Le CIRM est l'un
des trois centres nationaux de création musicale en France, dont l'action
s'attache à la formation, la recherche, la diffusion de la musique
contemporaine.
Renseignements :
http://www.cirm-manca.org
Le centre Wiesenthal
contre un concert
sur les lieux d'un ancien camp nazi
Le centre Simon Wiesenthal a protesté contre la tenue
prochaine d'un concert d'un groupe britannique à Belgrade là où se
trouvait pendant la Seconde Guerre mondiale un camp de concentration nazi,
a rapporté vendredi l'agence Beta.
Dans un communiqué, le centre Wiesenthal a demandé aux
autorités serbes d'annuler ou de déplacer le concert du groupe britannique
Kosheen prévu pour samedi à Staro sajmiste (dans le centre de Belgrade) où
se trouvait un camp de concentration pendant la guerre.
« La tenue du concert à Staro sajmiste serait un
affront aux victimes et à leur mémoire », a souligné le directeur du
centre, Ephraïm Zuroff, en ajoutant que « des dizaines de milliers de
Serbes, Juifs, Roms et Croates antifascistes y avaient péri ».
M. Zuroff a déclaré que le président serbe Boris Tadic
lui avait indiqué lors d'un récent entretien qu'il avait le projet d'y
construire un musée à la mémoire des victimes des nazis.
Actualité musicale du 4 novembre 2007

La mandoline tout-terrain
de Patrick Vaillant
Quel instrument peut prêter ses sonorités à une pièce
d'Erik Satie, un morceau de Franck Zappa, un choro brésilien ou un Noël
provençal ? La mandoline, pour peu qu'elle tombe entre les mains du Niçois
Patrick Vaillant, fer de lance d'un renouveau du répertoire
traditionnel.
Aux côtés de ses compères du « Melonious quartet«
, quatuor de »mandoline moderne », le musicien est en concert samedi
soir à Nice dans le cadre de la manifestation « C'est pas classique! »,
marathon musical d'une centaine de concerts gratuits sur quatre jours.
Le titre de la manifestation va comme un gant à celui
qui, en vingt ans et autant de disques, s'est imposé sur la scène
internationale en pulvérisant l'image désuète de la mandoline: « un
instrument anecdotique dans des orchestres amateurs qui jouent un
répertoire ringard », résume Patrick Vaillant, 53 ans, corps sec et tête
de lutin ébouriffé.
Une image toujours associée aux bluettes sentimentales
napolitaines alors, précise le musicien, que « la mandoline est un
instrument très répandu dans les musiques populaires du Brésil, du
Venezuela, d'Inde du sud comme dans le bluegrass et la musique country
américaine ».
N'a-t-il pas lui-même joué ses premiers accords,
lorsqu'il était enfant, sur une mandoline incluse dans une panoplie de ...
Davy Crockett ?
« C'était un petit jouet avec un son très juste qui m'a
immédiatement plu. A l'époque, je ne savais même pas que c'était une
mandoline. Ensuite je suis passé par des périodes adolescent guitareux,
»violoniste folkeux« , avant de retomber sur la mandoline à la
faveur d'un instrument prêté par un ami. J'ai compris que c'était ce qui
me correspondait le mieux musicalement ».
Patrick Vaillant prend son élan de mandoliniste dans le
sillage du renouveau de la musique folk à la fin des années 70, parmi les
vielles à roue et autres cabrettes auvergnates. Il dépoussière le
répertoire traditionnel provençal et italien, l'ouvre vers les rivages du
jazz et des autres musiques du bassin méditerranéen, acquiert une
réputation de musicien tout-terrain et large d'oreille.
« La géographie m'intéresse plus que l'histoire », a
coutume de répéter celui qui s'est attaché à réunifier la grande famille
des instruments à plectre -un médiator fait vibrer les cordes- en faisant
dialoguer la jinjarra -mandoline provençale à long manche- avec ses
cousins - oud, baglama, guimbri, banjo ou encore mandoline électrique.
Au gré d'innombrables collaborations, il a croisé la
route, sur scène et sur disque, des musiciens de jazz Gianluigi Trovesi,
Gabrielle Mirabassi, Michel Bénita, Claude Barthélemy, Barre Phillips, du
percussionniste iranien Bijan Chemirani ou de l'accordéoniste italien
Riccardo Tesi.
La création, il y a une dizaine d'années du « Melonious
Quartet », lui a permis de « digérer » ces multiples influences « en
s'imposant la rigueur du travail en quatuor ». Après avoir retranscrit
Satie, Poulenc ou Franck Zappa, le groupe sort cet hiver un troisième
album, davantage tourné vers les musiques populaires avant un opus
consacré à Darius Milhaud fin 2008.
« Le succès des musiques du monde a un peu normalisé
l'image de la mandoline, observe Patrick Vaillant. On ne passe plus pour
des martiens ».
Le concert prévu
sur le site d'un ancien
camp nazi de Serbie,
a été annulé
Le concert d'un groupe britannique, qui devait avoir
lieu à Belgrade sur un site où se trouvait un camp de concentration nazi
pendant la Seconde Guerre mondiale, a été annulé samedi en raison de
nombreuses protestations, a rapporté l'agence Beta.
Le groupe britannique Kosheen devait se produire samedi
à Staro sajmiste, site du centre de Belgrade, où se trouvait le camp
pendant la guerre. Les organisateurs ont décidé d'annuler cette
manifestation après que plusieurs organisations, dont le centre Simon
Wiesenthal et les autorités locales, eurent protesté contre la tenue du
concert.
Il a été annulé du fait de pressions exercées par des
médias nationaux et internationaux, qui se sont fait l'écho de ces
protestations, ont indiqué les organisateurs dans un communiqué.
Le centre Wiesenthal a demandé vendredi aux autorités
serbes d'annuler ou de déplacer le concert pour qu'il n'ait pas lieu là où
« des dizaines de milliers de Serbes, Juifs, Roms et Croates antifascistes
ont péri ».
« La tenue du concert à Staro sajmiste serait un
affront aux victimes et à leur mémoire », a souligné le directeur du
centre, Ephraïm Zuroff.
M. Zuroff a déclaré que le président serbe Boris Tadic
lui avait indiqué lors d'un récent entretien qu'il avait le projet d'y
construire un musée à la mémoire des victimes des nazis.
Actualité musicale du 5 novembre 2007

Jazz au fil de l'Oise :
9 novembre - 8 décembre
La douzième édition du festival « Jazz au fil de l'Oise » aura
lieu du 9 novembre au 8 décembre, avec une programmation allant du swing
manouche au jazz improvisé, dans des châteaux, chapelles et salles des
fêtes de municipalités du Val-d'Oise bordant l'Oise.
Le « Gypsy Project » du guitariste Biréli Lagrène, agrémenté du
batteur André Cecarelli et de la chanteuse Sara Lazarus (le 17 à la Maison
de l'île à Auvers-sur-Oise) est à l'affiche ainsi que le contrebassiste
Avishaï Cohen, fils spirituel de Davel Holland (le 9 au château de
Méry-sur-Oise).
Les Tambours du Sud de l'Argentin Minino Garay (le 18 à la Salle des
Fêtes de Marines), Michel Portal invitant le jeune pianiste Yaron Herman
(le 23 au théâtre de Jouy-le-Moutier), le Cubain Omar Sosa et son univers
luxuriant sont aussi au nombre des invités.
http://www.jafo95.com)
Actualité musicale du 6 novembre 2007

Le musée du Quai Branly
s'ouvre aux cultures
et danses urbaines
Les cultures et musiques urbaines seront les invitées
d'honneur jeudi du musée du Quai Branly à Paris, dédié aux arts premiers
et aux civilisations, et qui sera à cette occasion accessible gratuitement
aux 18-25 ans, a annoncé lundi le musée.
Au cours de cet événement intitulé « Melting
Pot » et organisé de 18H00 à 21H00, les visiteurs de 18 à 25 ans
auront accès aux collections permanentes et aux expositions temporaires du
musée, et pourront s'initier aussi au slam, à la danse hip-hop et aux
graffitis avec des animations, des performances et des projections
vidéo.
Des démonstrations de tatouages et de peintures sur
corps par l'artiste Marko seront également proposées. Des danseurs kanaks
de la compagnie Najib Guerfi feront découvrir leur art.
Ces soirées spéciales sont appelées à devenir
mensuelles à partir de janvier dans le cadre d'une expérience de gratuité
des musées nationaux à Paris et en régions à destination de tous les
publics. Le Quai Branly, le Louvre, Orsay et le Centre Pompidou ont décidé
de s'engager en plus en direction des 18-25 ans un soir par semaine.
Actualité musicale du 7 novembre 2007

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7 novembre 2007 à 20h30
Salle Cortot, Paris
Liat Cohen
Variations Ladino

Liat Cohen est une guitariste d'exception, qui
collectionne les marques d'admiration des milieux autorisés, où on la
considère comme l'une des plus parfaites instrumentistes actuelles, « la
virtuose au son délicat » selon Guitare Magazine. Elle a, en France, entre
autres distinctions, reçu le Prix Nadia et Lili Bulanger, de la Fondation
de France.
Son premier CD, avec l’orchestre Symphonique de
Jérusalem, a été élu CD de l’année la radio classique nationale aux USA.
Puis, en 2003, suite à une résidence au Mont-Saint-Michel, elle enregistre
ses adaptations des œuvres de Jean Sébastien Bach. Elle a également
enregistré, pour Harmonia Mundi, des mélodies classiques et populaires
(Espagnole, Turques, Argentines, Françaises, Israëliennes,
péruviennes…).
En tournée en France, elle présentera à la Salle
Cortot, ses
Variations Ladino, patrimoine judéo-espagnol, revisité par huit
compositeurs d'aujourd'hui, venus d'horizons géographiques et spirituels
divers.
Regard sur des traditions qui ont été anéanties au
cours de la Seconde Guerre mondiale. C'est un répertoire de coplas, de
romances et cantigas, qui était transmis oralement.
L'idée du Label « Buda Musique », qui a édité ces
œuvres, serait de reconstituer un répertoire du XXIe siècle de cette
musique. Pour guitare seule, plusieurs guitares, guitare et voix, voici un
voyage à travers les chants traditionnels des Parvarim, la Suite séfarade
de l'Argentin Jorge Cardoso pour deux guitares, la rêverie des mélodies de
l'Espagnol Narcis Bonet, la complexité des pièces de l'israëlien Gil
Shohat, ou du Brésilien Luiz de Aquino, qui sera sur scène, à la Salle
Cortot.
Salle Cortot
78 rue Cardinet Paris 17
Réservations 01 53 59 47 47
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Le cycle Sibelius en 4 concerts
de l'Orchestre de Los Angeles
La salle Pleyel à Paris accueille cette saison quatre
formations symphoniques américaines, dont, depuis dimanche et pour quatre
concerts jusqu'à jeudi, le Philharmonique de Los Angeles, après les
Orchestres de Boston et de Chicago et avant celui de Cincinnati (le 10
avril).
Le chef et compositeur finlandais Esa Pekka Salonen
dirige les prestations parisiennes du Philharmonique de Los Angeles dont
il est le directeur musical depuis 1992. Elles sont consacrées à son
compatriote Jean Sibelius (1885-1957), notamment à ses sept
symphonies.
Compositeur national de la Finlande mais apprécié aussi
hors de son pays, surtout en Grande-Bretagne, pour son universalité,
Sibelius a tardé à trouver un public en France où on le qualifia de « plus
mauvais compositeur du monde » et où on décrivit ses symphonies comme «
des monstres antédiluviens ».
A Paris, fut donnée au cours de la même saison en 1999
une intégrale des symphonies par des chefs différents. Sa seule partition
fréquemment jouée en France est son concerto de violon.
Dimanche et lundi, la salle Pleyel était largement
remplie d'un public enthousiaste au point que Salonen, à la gestique sobre
et terriblement efficace, a donné en bis un extrait de la musique de scène
de Sibelius pour « Pelléas et Mélisande ».
Le cycle parisien du Philharmonique de Los Angeles, -à
travers les deux premiers concerts-, a le mérite de mettre en perspective
l'évolution de l'écriture du compositeur finlandais au style «
romantico-national » dans sa 1ère symphonie donnée dimanche et déjà
novateur à partir de la lumineuse 3e symphonie, également affichée
dimanche.
Les symphonies 5 et 6, programmées lundi, confirment
l'originalité de la pulsion vitale et concise du compositeur qui ancre
cependant toujours sa musique dans sa terre natale.
L'interprétation qu'en donne l'Orchestre de Los Angeles
confirme l'excellence et la précision atteintes par cette formation
désormais au même niveau que les cinq grands orchestres américains
(Boston, Philadelphie, Chicago, Cleveland et New York).
Les deux derniers rendez-vous parisiens de la formation
prévoient la 2e symphonie et le poème symphonique « Le retour de
Lemminkäinen » (mardi) et les symphonies 4 et 7 (jeudi).
L'Orchestra Baobab sénégalais
en concert en France et en Belgique
L'Orchestra Baobab, groupe historique qui éclaire les
nuits dakaroises avec son mélange d'afro-cubain et de rythmes régionaux,
publie son nouvel album « Made in Dakar » et donnera trois concerts de
jeudi à samedi en France, avant d'aller à Bruxelles mardi prochain.
L'Orchestra Baobab a pris racine en 1970, dans un Dakar
dont la scène musicale était alors infiltrée par les musiques
d'outre-Atlantique.
L'idée a germé de concocter un mélange épicé de
musiques afro-cubaines, de mbalax (rythme national), de salsa, de cuivres
jazzy-funk, de voix magnétiques de griots, de percussions locales (tama,
sabar), sous influences mandingue et congolaise avec des pointes
d'afro-beat.
Ce brassage a séduit rapidement la jeunesse chic des
beaux quartiers de Dakar, qui s'est pressée au Baobab, la discothèque à
laquelle le groupe est attaché.
Supplanté par la vague mbalax qui lui fit de plus en
plus d'ombre, le « Baobab » périclita dans les années 80, avant de mourir
en 1985. Mais encouragé par le succès d'Africando, autre formation de
salsa ouest-africaine, il refleurit en 2001.
Il attire aujourd'hui la clientèle d'un nouveau club à
la mode de Dakar, le « Just 4 You », près de l'université. Avec la plupart
des membres historiques: le guitariste soliste Barthélémy Attisso, avocat
de formation qui retrouve son éloquence à la guitare, le chanteur Rudy
Gomis, le saxophoniste Issa Cissoko.
« Made in Dakar », le dernier album, bénéficie du
savoir-faire de Nick Gold. Sous le lustre d'un son et de techniques
d'enregistrement dernier cri, le producteur emblématique du label World
Circuit a voulu laisser aux chansons du disque -nouvelles versions
d'anciens tubes et reprises- le grain et la patine de l'ancien.
Youssou Ndour chante sur l'une d'elles, « Nijaay »,
dont la première version date de 1972, et des titres légendaires comme «
Bikowa » ou « Colette » retrouvent une seconde jeunesse.
Huong Thanh en version
traditionnelle
La chanteuse Huong Thanh, Vietnamienne vivant en France
depuis une trentaine d'années, interprétera le 9 novembre au Musée Guimet
à Paris un répertoire de musiques traditionnelles des différentes régions
du Vietnam.
Deux musiciens d'instruments traditionnels (instruments
à cordes et à vent, percussions légères), accompagnent Huong Thanh (qui
développe par ailleurs un travail entre musique traditionnelle et
jazz-fusion avec le guitariste Nguyen Lê) dans cette séduisante formule
acoustique.
Huongh Thanh a reçu pour 2007 le Prix des Musiques du
monde de France Musiques, qui financera à la fin de cette année la
réalisation d'un disque dans son pays d'origine, basé sur les airs du
théâtre rénové (le « cai Luong »), une expression artistique propre au
Vietnam du sud s'apparentant à l'opérette, dont son père était un
représentant renommé.
20e édition du Festival des
Inrocks
JD Beauvallet, directeur adjoint de la rédaction des
Inrockuptibles, avoue qu'il est « stupéfait » de fêter déjà la 20e édition
du festival organisé par son magazine.
Q: En 1988, auriez-vous cru que le festival fêterait un
jour sa 20e édition?
R: Je suis stupéfait, on n'était vraiment pas parti
pour un truc aussi long et établi. N'oublions pas qu'il y a 20 ans, on ne
voyait pas ce genre de groupes underground en France, ou alors dans des
salles de 50 personnes. L'idée de départ, c'était de les extirper de ces
petites salles pourries, sans confort et au son dégueulasse, pour les
faire jouer à la Cigale. On voulait présenter à la fois des très jeunes
groupes et des gens qui étaient pour nous des mythes, comme John Cale ou
la reformation de Television lors des premières éditions.
Q: La concurrence n'est-elle pas trop rude?
R: On n'a pas les moyens des gros festivals d'été, donc
on compense. On doit penser le festival longtemps à l'avance, dès janvier,
car on risque de se faire rafler les groupes si on attend qu'ils grimpent.
Certains préfèrent faire une date en France l'été sur un gros festival
archi-sponsorisé plutôt qu'une tournée de 20 dates à l'automne, car ils
gagnent plus d'argent. Et la gratitude n'est pas une valeur vraiment
partagée par les groupes de rock: tous les ans, des artistes qu'on avait
+bookés+ très tôt annulent au dernier moment parce qu'on leur a proposé
une grosse tournée américaine. A côté de ça, d'autres ont la grande
classe. Gossip, qui devait tourner avec CSS aux Etats-Unis au moment du
festival, a annulé quatre de ces dates pour pouvoir venir ici.
Q: Quels sont les concerts les plus attendus cette
année?
R: J'espère voir le triomphe de Gossip. Cajun Dance
Party peut retourner la salle et j'attends énormément de Patrick Watson ou
Los Campesinos. L'affiche de l'Olympia (le 12 novembre avec Devendra
Banhart, Andrew Bird, Beirut ou Loney, Dear) était un vrai caprice. Et on
a une affiche rêvée avec Justice, Klaxons et MSTRKRFT (le 9 au Zénith).
Pour la 20e édition, on avait des envies particulières, avec des gens qui
ont marqué l'histoire du journal, comme Björk ou Beck. Mais on s'est vite
rendu compte que c'était financièrement impossible: on ne peut pas claquer
tout le budget sur une seule affiche.
L'Opéra de Beijing (Pékin)
applaudi au Caire
« Je l'aime beaucoup, je vais imiter l'actrice de
l'Opéra de Beijing et jouer le rôle à la maison devant mes parents
», a annoncé à Xinhua Azza, étudiante en chinois à l'université Ain
Sharms d'Egypte.
Azza, profondément touchée par la culture et l'art de
la Chine, était en émoi après avoir assisté à une représentation
culturelle de l'Opéra de Beijing au Centre culturel chinois au Caire
avec ses professeurs et ses amis.
Elle faisait partie d'un groupe de 200 auditeurs, qui
ont longtemps applaudi la présentation brève mais détaillée. Cette
dernière a présenté lundi soir des modèles de maquillages colorés
des visages de l'Opéra de Beijing et donné un spectacle d'un
morceau de l'Opéra joué par des artistes reconnus.
Abd Aziz Hamdi, directeur de la faculté de chinois à
l'université Ain Sharms, a salué la présentation et le spectacle,
en les qualifiant d« 'excellents ».
Le professeur Magedy, directeur adjoint de la faculté
de chinois qui servait d'interprète chinois-arabe tout au long de la
présentation, a déclaré qu'il connaissait mieux l'Opéra de Beijing
après cette dernière.
Wu Jiang, présentateur et président de la société China
National Peking Opera Company, a indiqué au cours de l'audience
que l'Opéra de Beijing et l'un des trésors nationaux de la Chine
depuis plus de 200 ans. Soulignant que l'Opéra de Beijing est
considéré comme un élément important au sein de la culture
chinoise, M. Wu a expliqué que c'est un art stylisé comprenant de
l'action, des chants, des dialogues, des acrobaties et de la danse
pour raconter une histoire ou décrire les différents caractères et
sentiments des personnages.
En tant qu'art expressif, l'Opéra de Beijing est devenu
un « divertissement vert » au coeur de la vie stressée d'aujourd'hui
afin que les gens puissent se détendre, a poursuivi M. Wu, qui
dirigeait une délégation chinoise de six membres en Egypte.
En réponse aux questions sur l'internationalisation de
l'Opéra de Beijing, M. Wu a réaffirmé qu'il a remarqué, au cours de
visites aux Etats-Unis, en Russie, en Corée du Sud et au Japon,
que les gens là-bas apprécient beaucoup l'Opéra de Beijing, non
seulement attirés par les spectacles de combats, mais aussi par
les chants et les performances.
Selon lui, l'Opéra de Beijing sera plus populaire à
l'étranger quand il y aura davantage de spectacles et qu'il pourra
être mieux traduit.
Après l'Egypte, la première étape d'une grande tournée,
la délégation s'envolera vers la France afin de promouvoir la
culture traditionnelle de la Chine
Concours d'automne 2007,
a débuté le 5 novembre
au Conservatoire de Hanoi.
Concours d'automne 2007, une compétition de talents
musicaux, a débuté le 5 novembre au Conservatoire de Hanoi. Bien que
cet
évènement musical ne soit pas organisé depuis 10 ans,
il réunit quand même 107 candidats.
En effet, les succès des précédentes éditions ont
conféré à ce concours une réputation nationale de premier plan dans la
musique de chambre. Inutile de dire que cette reprise retient une
attention particulière du milieu professionnel. Cette édition est destinée
en particulier aux moins de 30 ans pour les solistes et aux moins de 40
ans pour instrumentistes en groupe.
Cette année, les récitals de piano, de violon et
l’ensemble instrumental constituent les 3 épreuves principales. Les
candidats des 2 premières épreuves sont répartis en 2 tranches d'âge,
moins de 16 ans et moins de 24 ans. Ceux qui seront sélectionnés pour le
2e tour devront interpréter une œuvre musicale vietnamienne qui n'aura pas
encore été exécutée lors du premier tour. Cette obligation a pour but,
selon le compositeur Vu Duy Cuong, chef adjoint du bureau artistique du
Département des représentations artistiques du ministère de la Culture, du
Sport et du Tourisme, « d'affirmer l'identité vietnamienne du concours et
d’encourager les compositeurs à s'investir davantage dans la musique
académique ».
Les 107 candidats viennent pour l'essentiel des 4
principaux berceaux de la formation musicale du pays : les Conservatoires
de Hanoi et de Hô Chi Minh-Ville, l'Université des arts de Huê et l'École
supérieure des arts de Hanoi. Le Conservatoire de Hanoi arrive en tête
avec 48 candidats solistes et 7 groupes.
Le retour du Concours d'automne démontre la vitalité de
la musique de chambre au Vietnam. Malgré les dures exigences de talent et
d'entraînement, ainsi qu'un modeste public, les générations de
compositeurs et de musiciens vietnamiens se succèdent dans ce répertoire
musical avec une passion ardente. Beaucoup d'entre eux ont obtenu des prix
lors de concours internationaux, mais demeurent malheureusement « inconnus
» du public vietnamien. Avec le concours de cette année, le ministère de
la Culture, du Sport et du Tourisme entend réaffirmer la noblesse de la
musique académique et valoriser les jeunes talents en leur créant une
place méritoire dans la vie musicale du pays.
Actualité musicale du 8 novembre 2007

Les troisièmes rencontres
artistiques internationales [ars]
numerica
se déroulent du 14 au 22 décembre
à Montbéliard
Temps réel et interactivité, motion capture sans
appareillage, modification sonore et visuelle par le toucher du corps,
animation faciale, motel sur le web, installations mêlant robotique et
poétique, performances…
[ars]numerica réunit des artistes, laboratoires et
sociétés issus de disciplines variées, dont la particularité est de
maîtriser les nouvelles technologies. Ils cassent les conventions de
genres et imaginent de nouvelles scènes où prévaut l'hybridation des
pratiques. A l’occasion d’[ars]numerica, ils présentent leur surprenante
création pour la plupart inédite en France.
Les artistes accueillis viennent d’Amsterdam, de
Florence, Karlsruhe, Leipzig, Lille, Los Angeles, Marseille,
Montbéliard, New York, Oslo, Paris, Rotterdam et Tokyo.
Le corps en temps réel
Les sociétés américaine et japonaise, OrganicMotion et
Silliconstudio, développent des technologies avancées de capture du corps
et du visage en temps réel sans appareillage.
Elles marqueront de leur présence ces rencontres
[ars]numerica 2007.
Une scène numérique unique
Cet événement est marqué par l’inauguration d’une scène
de production originale qui répond à l'existence de nouveaux objets
spectaculaires dont les composantes croisent les domaines de l'art, de la
recherche et de l'industrie.
Cette scène est au coeur d’une session de création
sonore et visuelle.
Scène, medialab, atelier de décor, espace
livraison, parking intérieur, couloirs, escaliers et halls seront intégrés
à une scénographie lumière qui donnera corps à une circulation.
Artistes invités
- Arabesque par Peter William Holden, Leipzig
- Autogene par Peter William Holden, Leipzig
- Autoportrait par Robbotlab : Matthias Gommel, Martina
Haitz, et Jan Zappe, Karlsruhe (ZKM)
- Bubbles par Wolfgang Münch et Kiyoshi Furikawa, Karlsruhe (ZKM)
- Indiscrétion par Xavier Boyaud et Laurent Ostiz,
Lille/Montbéliard
- Jardin Japonais, par TPO : Davide Venturini, Florence
- Selfworld par Ivan Chabanaud et Guillaume Dobbels,
Marseille/Montbéliard
- Se Mi sei Vicino par Sonia Cillari, Amsterdam
- Unviewed par Osman Khan, Los Angeles
- 9 Beet strecht par Leif Inge Xi, Oslo
- Ana, par Ana Teixido, Rotterdam
Sociétés et laboratoires invités
- OrganicMotion, Alex Czarowicz New York
- Siliconstudio, Kato Fumiko, Tokyo
Les chorégraphes et chercheurs Nicole et Norbert
Corsino programment ces 3èmes rencontres artistiques internationales
d’[ars]numerica.
Images de synthèse, système sonore WFS (Wave Field
Synthesis), navigation chorégraphique 3d interactive… Les chorégraphes et
chercheurs Nicole et Norbert Corsino se sont offerts une reconnaissance
internationale sur le terrain de la chorégraphie numérique.
Ils proposent aux spectateurs des univers qu'ils
créent, explorent et projettent avec une densité étonnante dans la
maîtrise chorégraphique, scénaristique et technologique.
Lauréats du prix villa Médicis hors les murs (1994),
Chevaliers des Arts et des Lettres (2002), ce duo d’excellence assure la
programmation des rencontres artistiques internationales d’[ars]numerica
qui se déroulent du 14 au 22 décembre à Montbéliard dans l’Est de la
France
Inauguration le 13 décembre 2007 à 18h30
Du 14 décembre au 22 décembre, de 14h à 20h
[ars]numerica
Cours Leprince-Ringuet
BP 21126
25201 Montbéliard cedex
France
tél. +33 (0)3 81 31 26 80
fax. +33 (0)3 81 31 26 89
Le chorégraphe Igor Moïsseïev
a été inhumé à Moscou
Le chorégraphe russe Igor Moïsseïev, créateur des
célèbres « Ballets Moïsseïev », mort le 2 novembre à l'âge de 101 ans, a
été inhumé mercredi dans le cimetière historique de Novodevitchi à
Moscou.
Un office funéraire a été célébré en la cathédrale du
Christ Sauveur dans le centre de Moscou. Le ministre de la Culture
Alexandre Sokolov et des personnalités russes des arts du spectacle
étaient présents, a rapporté l'agence de presse russe RIA Novosti.
Moïsseïev, qui a dirigé pendant 60 ans ses « Ballets de
danses populaires », a été enterré au cimetière du monastère de
Novodevitchi où reposent des dizaines de Russes et Soviétiques célèbres
dont le premier président russe Boris Eltsine et le violoncelliste
Mstislav Rostropovitch, tous deux décédés en avril.
Ancien danseur du Bolchoï, né à Kiev le 21 janvier
1906, il a créé en 1937 ses fameux ballets, également connus sous le nom
de « Ballets de danses populaires », qu'il a dirigés pendant 60 ans.
Ce globe-trotter toujours à la recherche d'éléments de
folklore dans lesquels puiser ses chorégraphies, s'était beaucoup
intéressé aux danses des différents peuples de l'URSS, kalmouks, tatars ou
ouzbeks.
Il avait également profité de ses nombreuses tournées à
l'étranger pour s'ouvrir à des traditions plus éloignées de son univers,
soucieux de renouveler son répertoire et de se moderniser. Il a ainsi fait
danser ses danseurs sur des airs de sirtaki (« Suite grecque » ,1990), de
polka finlandaise (1992), ou encore de folklore argentin (« Malamba » ,
1989).
Il a formé dans son école à Moscou des générations de
jeunes danseurs, qui y apprennent toujours aujourd'hui acrobatie, danse
classique, mime et théâtre, en quête de la vitalité et de la précision des
gestes et des figures qui font le succès des Ballets Moïsseïev.
Il est devenu célèbre avec ses ballets comme « les
Partisans » créé en 1950 avec ses fameux cavaliers glissant dans leurs
immenses capes noires, ou « Un jour sur un navire » (1952), ballet sur le
travail des marins.
Nouveaux préavis de grève
déposés à l'Opéra de Paris
à partir du 14 novembre
Deux nouveaux préavis de grève à l'Opéra de Paris ont
été déposés mercredi par la CGT d'une part et Sud, FO et la FSU d'autre
part, avec effet au 14 novembre, pour protester contre la réforme des
régimes spéciaux de retraite, a-t-on appris mercredi auprès de la
direction.
La Fédération des syndicats CGT du spectacle a déposé
un préavis avec effet au 14 novembre à minuit, reconductible de jour en
jour. Celui de Sud, FO et la FSU court tous les jours du 14 au 30
novembre.
En outre, la CFDT a annoncé un préavis pour les 14 et
22 novembre, qui n'avait toutefois pas été déposé mercredi soir.
« La direction poursuit les négociations, dans un
contexte qui a évolué de façon positive compte tenu des propositions du
ministre du Travail », a indiqué à l'AFP Dominique Legrand, directeur des
ressources humaines de l'Opéra.
Dix représentations avaient été annulées entre vendredi
26 et mercredi 31 octobre à l'Opéra Garnier et à l'Opéra Bastille lors du
dernier préavis de grève, dont cinq de « Tosca » à Bastille.
L'Opéra avait perdu au total 2,2 millions d'euros,
selon la direction.
Ce précédent préavis avait été déposé par Sud, FO et la
FSU, trois syndicats minoritaires. La CGT s'était associée à cet appel, «
en partie seulement » selon la direction, mais suffisamment pour empêcher
les représentations.
Le mouvement avait été suivi chez les machinistes et
les éclairagistes, mais pas chez les artistes.
Les 1.680 salariés permanents (pour 1.700 pensionnés)
de l'Opéra cotisent à leur propre caisse de retraite, qui est à
l'équilibre moyennant une subvention de l'Etat d'environ 10 millions
d'euros par an, et constitue l'un des plus anciens régimes spéciaux en
vigueur, créé en 1698 par Louis XIV.
La disposition la plus emblématique concerne les 154
danseurs du ballet, qui peuvent faire valoir leurs droits à 40 ans,
moyennant dix ans au moins de service, et au plus tard à 42 ans.
Les 102 artistes des choeurs de l'Opéra bénéficient
quant à eux d'une ouverture des droits à 50 ans. Les techniciens de
plateau (machinistes, électriciens, accessoiristes) sans horaires fixes
peuvent partir à la retraite à 55 ans mais craignent pour l'avenir une
décote importante.
Annulation d'un concert d'Admiral T
près de Toulouse pour homophobie
La salle de rock toulousaine Le Bikini a décidé
d'annuler le concert du chanteur guadeloupéen Admiral T prévu mercredi
soir estimant que les paroles de certaines de ses chansons étaient
homophobes, a-t-on appris auprès de l'association Les oubliés de la
mémoire.
« C'est un chanteur qui pendant trois ans a prôné la
haine de la différence et a fait des appels au meurtre », a indiqué à
l'AFP Hervé Hirigoyen, délégué régional de cette association civile
homosexuelle.
« Cette personne a essayé en 2006 de justifier ses
propos et de s'en excuser en disant dans un communiqué de presse (...) +je
suis opposé à l'homophobie et je l'ai toujours été+ », a-t-il dit.
« Hors, comment se fait-il qu'à une certaine période de
sa vie, il faisait des appels au meurtre? », s'est demandé M. Hirigoyen,
dont l'association a rappelé que l'artiste avait appelé dans une chanson
en créole à « brûler comme des mégots » les homosexuels.
L'avocat du chanteur, Me Jim Michel-Gabriel, a indiqué
à l'AFP qu'Admiral T « n'a plus du tout ce discours là » depuis qu'il a
chanté ces paroles en 2001. « Mon client a fait son mea culpa » à
plusieurs reprises, en particulier devant son public.
« Nous ne sommes pas en train de dire que cela n'a pas
existé. Il n'est pas homophobe, il a changé », a-t-il expliqué, précisant
que cette chanson avait été vendue aux Antilles uniquement dans une
compilation sortie en 2001.
Il a souligné que la loi prévoyait « un délai de
prescription de trois mois à compter de la parution du texte litigieux
».
L'Exo7, près de Rouen, a aussi annulé un concert de ce
chanteur de 26 ans, effectuant actuellement une tournée dans plusieurs
villes.
Dans un communiqué, plusieurs associations dont Tjenbé
Rèd à l'origine de ce mouvement, ont regretté « les pressions que
subissent les salles (annulant les concerts d'Admiral T) face à la
possibilité de procédure judiciaire pour cassure de contrat ».
Le député-maire Pierre Cohen, candidat PS à l'élection
municipale de Toulouse, a indiqué à l'AFP avoir apporté son soutien au
Bikini, situé sur sa commune à Ramonville-Saint-Agne, pour l'annulation de
ce concert.
Un opéra Nô créé en France
est présenté cette semaine
à Quimper avant une tournée
Un opéra Nô de Susumu Yoshida, élève d'Olivier
Messiaen, « Sumidagawa, la rivière Sumida », est présenté cette semaine en
« création mondiale » à Quimper avant d'être joué à Nantes, Rennes, Angers
puis Paris.
Cet opéra a été mis en scène par Michel Rostain et son
livret sera chanté en japonais par la soprano canadienne Karen Wierzba et
par le baryton argentin Armando Noguera, accompagnés par un quatuor de
percussions.
« Sumidagawa » puise ses racines dans une pièce du
théâtre Nô du XVè siècle, a expliqué devant la presse Susumu Yoshida, qui
souhaite « créer une nouvelle forme de théâtre avec musique contemporaine
s'inspirant du théâtre Nô traditionnel japonais ».
L'opéra évoque l'histoire d'une mère qui, partie à la
recherche de son enfant, apprend que ce dernier est mort. Au cours de sa
prière devant la tombe, elle croit entrevoir le spectre de l'enfant mais
l'ombre disparaît en même temps que l'aube apparaît.
« C'est une histoire qui m'a possédée et je l'ai
adaptée à la dramaturgie spécifique au théâtre Nô. Par exemple, chaque
personnage s'auto-présente aux spectateurs et on peut se déplacer
librement au niveau du temps et de l'espace », a expliqué le créateur.
« Il s'agit d'une oeuvre extrêmement émouvante
suscitant des émotions très fortes. Cette émotion vient aussi bien des
propos, de la musique, des interprètes que des décors et des costumes », a
commenté Michel Rostain, qui espère pouvoir présenter la création sur une
scène japonaise. « La musique n'est pas décorative. Elle est au contraire
très savante, vient de très loin, de l'âme même, d'un travail en soi »,
selon lui.
La pièce sera jouée à 14 reprises cette saison: les 8
et 9 novembre au théâtre Max Jacob de Quimper puis du 12 au 16 novembre à
Nantes, les 20 et 21 à Rennes, les 23 et 24 à Angers avec un retour à
Quimper les 27 et 28 mars. A Paris, deux représentations sont prévues les
3 et 4 avril à la maison de la culture du Japon.
Actualité musicale du 9 novembre 2007

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9-24 novembre 2007
Et Cætera presente
8e Festival des origines de la musique

9 Novembre 2007 à 20I130, La Roque d'Anthéron, Salle
des Fêtes : Yggdrasill Création. Yggdrasill, l'arbre de vie, symbolisé par
la musique et la danse, plonge ses racines dans trois sources. Il héberge
à son sommet l'aigle géant qui crée les vents. Il abrite aussi le cerf, le
faucon, l'écureuil, tous animaux mythiques, et deux humains discrets qui
survivent à la destruction finale pour faire naître un monde régénéré.
Conception Danielle Laurent avec la participation de Violaine Barthélémy
(chant) Marie-Hélène Desmaris et Frédérique Favre (danse), Yannick Lemesle
(musique), Philippe Payraud (personnage). Prix 10 € / 8 €. Les
deux concerts, ensemble, du 10 novembre :
10 Novembre 2007 à 16h, Aix-en-Provence, Chapelle des
Oblats, 60 cours Mirabeau 13100 Aix en Provence : Oiseaux and Co. Le Trio
Talabrène (Olivier Lavanga, Anne Lauron, Henri Maquet) joue les
instruments zoomorphes de Marie Picard : oiseaux, dragons, tarasques... et
Christine Lacombe, flûtiste, interprète des œuvres contemporaines sur le
thème des oiseaux (Couperin, Messiaen, Levinas...) — Prix 10 € / 8 €. Les
deux concerts, ensemble, du 10 novembre : 16€ / 12€
10 Novembre 2007 à 17h45, Aix-en-Provence, Chapelle des
Oblats, 60 cours Mirabeau 13100 Aix en Provence : Totems musicaux. Phillip
Péris, grand spécialiste du didgeridoo, nous entraîne dans le monde sonore
des mythes aborigènes, et Julien Vergne sur le « chemin des rêves »
amérindien avec tambour et chants. — Prix 10 € / 8 €. Les deux
concerts, ensemble, du 10 novembre : 16€ / 12€
13 Novembre 2007 à partir de 17h30, Aix-en-Provence.
Groupe scolaire D'Arbaud. Rue Charloun Rieu. Jas de Bouffan. Soirée chats.
Tendres ou furieux, dans les bois ou au salon, ils miaulent, ronronnent et
griffent. Les chats s'infiltrent dans la littérature, l'image et les
musiques classiques et contemporaines, sans oublier l'improvisation, et
l'écriture partagées en direct.
17 Novembre 2007 à partir de 17h30, Aix-en-Provence.
Groupe scolaire D'Arbaud. Rue Charloun Rieu. Jas de Bouffan : Entre chiens
et loups. La pénombre de cet instant nous transporte dans une atmosphère
envoûtante : musiques, images, lectures, danses, et vidéo de chiens et
loups se mêlent pour cette mystérieuse soirée où chacun est invité à
participer.
22 Novembre 2007 à 20h30, Aix-en-Provence, Chapelle des
Oblats, 60 cours Mirabeau, 13100 Aix en Provence :
Le beau berger et la flûte de miel. Vivre au quotidien avec
l'animal finit par générer une connivence musicale. Isabelle Courroy,
flûtiste, Éric Montbel, cornemuseux et Marie-Barbara Le Gonidec,
ethnomusicologue, nous emmènent au pays des brebis musiciennes — Prix : 15
€ / 10 €.
24 Novembre 2007 à 20h30. Aix-en-Provence, Chapelle des
Oblats, 60 cours Mirabeau, 13100 Aix en Provence.
Transhumance et arbrassons. François Rossé, pianiste
classique, et Mixel Etxekopar, flûtiste virtuose, s'unissent dans des
improvisations talentueuses, rejoints par José Le Piez qui fait chanter
les arbres comme les oiseaux.
À Marseille, La Magalone, les 3 et 4 Novembre 2007,
Stages organisés en partenariat entre ET CETERA, LA CITÉ DE LA MUSIQUE DE
MARSEILLE et ULYSSE PRODUCTIONS dans le cadre des Ateliers de Musiques
Traditionnelles.
- CORNEMUSE. Répertoire, Eric MONTBEL
- KAVAL. Construction et pratique, Isabelle COURROY
- PERCUSSIONS. Tambours sur cadre, Carlo RIZZO
- VOIX. Corps, voix, chant, Violaine BARTHÉLÉMY
À Aix en Provence, Ecole dArbaud, les 10 et 11 Novembre
2007, Stages organisés en partenariat entre ET CETERA et I.C.I
(INTERVENTIONS CULTURELLES IMMÉDIATES)
- DIDGERIDOO. Initiation / Perfectionnement, Phillip PÉRIS
- FLÛTE TRAVERSIÈRE. Thème des oiseaux, Christine LACOMBE
- PERCUSSIONS DU MONDE. Jérôme BURILLON
- BAMBOUS. Percussions créatives, Jérôme DESIGAUD
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l'Orchestre Philharmonique de Sofia
en France les 9 et 10 novembre 2007
l'Orchestre Philharmonique de Sofia, après 17 ans
d'absence, revient en France, pour deux concerts : les 9 et 10 novembre
2007 à Hautmont et Lille. Au programme des œuvres de Beethoven.
L’Orchestre Philharmonique de Sofia, le plus ancien
orchestre symphonique de Bulgarie, a été fondé en 1928, à l'initiative du
violoniste, chef d'orchestre et pédagogue, le professeur Sasha Popov.

Le développement de l'orchestre est lié aux noms
exceptionnels des chef d’orchestres bulgares : Konastantin Iliev, Dobrin
Petkov, Vladi Simeonov, Dimiter Manolov, Yordan Dafov, Emil Tabakov,
Julian Kovatchev.
L’Orchestre Philharmonique de Sofia a sa propre salle
de concert, où se réunissent l'Orchestre de Symphonie composé de 120
musiciens, le choeur national de Bulgarie « Svetislav Obretenov » composé
de 80 chanteurs, plusieurs ensembles de musique de chambre, et des
quartets de corde.
Depuis mai 2002, le directeur de l'Orchestre
Philharmonique de Sofia est le pianiste et compositeur, Yavor Dimitrov; le
chef d’orchestre est, depuis 2004, Dian Tchobanov, et le principal chef
d’orchestre invité est, depuis 2005, Nayden Todorov.

Nayden Todorov
L'orchestre travaille avec de grands chef d’orchestres
et de célèbres solistes comme Herman Abendrott, Kurt Masur, Gennady
Rozhdestvensky, Igor Markevic, Yuri Temirkanov, Gyorgy Lehel, Karl
Osterreicher, Jean-Bernard Pomier, Carlo Zechi, Mstislav Rostropovich,
Leonid Kogan, Sviatoslav Richter.
Le répertoire de l'Orchestre Philharmonique de Sofia
est très étendu, du classique au contemporain, en donnant une priorité
particulière aux œuvres des compositeurs bulgares.
Ces dernières années, l'orchestre a inclus dans son
programme les oeuvres symphoniques de grands compositeurs comme Bruckner,
Mahler, Beethoven, ainsi que les œuvres importantes de Scriabine,
Rachmaninov et Strauss.
L'Orchestre Philharmonique de Sofia s’est positionné
sur la scène internationale lors de ses déplacements à l’étranger :
Angleterre, Etats-Unis, Japon, Corée du Sud, Singapour, Taïwan, Espagne,
France, Turquie, Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Italie, Croatie,
Slovénie…
L'orchestre Philharmonique de Sofia a réalisé de
nombreux enregistrements : Mahler : toutes les symphonies (15 CD),
Brahms : toutes les symphonies et ouvertures, Rimski-Korsakov :
Schéhérazade, Scriabine : toutes les symphonies, Beethoven : tous les
concertos pour piano, Bartok: Concerto pour Orchestre, Verdi : le Requiem
et autres œuvres.
Vendredi 9 novembre 2007 à 20h, Centre culturel Maurice
Schumann à Hautmont. Tarifs : 20 € adulte ; 16 € pour les 12-16ans et pour
les groupes à partir de 10 personnes ; gratuit pour les – 12 ans.
Samedi 10 novembre 2007 à 20h, Église Sainte-Catherine,
Lille. Tarifs : 35 € adulte ; 25 € pour les 12-18ans et pour les groupes à
partir de 10 personnes ; gratuit pour les – 12 ans. Billetterie
FNAC-Carrefour-GEANT 0 892 68 36 22 (0,34€/min)
http://www.fnac.com ; Billetterie sur
place 1 heure avant le concert — Réservation par téléphone au 03 20 57 57
00
L'Opéra de Pékin
se produira à Toulouse
le 22 décembre 2007
L'Opéra de Pékin de la ville de Dalian fera une
représentation à Toulouse le 22 décembre 2007 à la Halle aux Grains dans
le cadre du cycle « Musiques du Monde ». La troupe interprétera le
classique « La légende du serpent blanc ».
Combinant musique, danse acrobatique, théâtre et
costumes flamboyants, la troupe de l'Opéra de Pékin de la ville de Dalian
fait le récit d'histoires tirées du passé historique et du folklore
chinois.
A l'inverse de l'opéra occidental axé principalement
sur le chant, l'opéra de Pékin réunit littérature, histoire, pantomime,
chant, musique, théâtre, acrobatie, et arts martiaux. Il inclut aussi la
danse dont chaque geste ou mouvement sert à raconter l'histoire. C'est une
forme unique de narration dramatique qui associe orchestre, musique,
mouvement et dialogue au récit de touchantes histoires tirées des légendes
folkloriques ou de la littérature chinoise.
Dans une gestuelle abstraite et symbolique, riche en
contenu dramatique, les 50 artistes qui composent la troupe de l'Opéra de
Pékin de la ville de Dalian, à la fois comédiens, chanteurs et danseurs
incarnent des personnages du monde héroïque, divin et animal autours de
deux acteurs-vedettes : Li Ping et Zhang Dajun
Foals, des rigoristes
à l'avant-garde du rock anglais
Foals, quintette attendu à Paris vendredi dans le cadre
du festival des Inrocks, représente l'avant-garde exigeante de la scène
rock anglaise assortie d'une éthique rigoriste, qui veut rendre sa place à
la musique dans le grand cirque de l'industrie.
Formé début 2006, c'est grâce à une carrière scénique
stakhanoviste que Foals (« les poulains ») assoit sa réputation. Des
« concerts maison » à Oxford, où ils se rencontrent, une camionnette
postale d'occasion pour faire le tour de l'Angleterre, une approche
« do it yourself » et une démo enregistrée au milieu des champs leur
valent d'attirer l'attention du jeune label Transgressive.
Leurs influences sont à chercher du côté du punk, mais
aussi du math-rock, genre expérimental marqué par le refus de la routine
rythmique, et de l'afro-beat, pour un résultat qui mêle guitares
anguleuses et rythmes bondissants.
En route vers le succès, après la sortie de trois
singles et en attendant un album prévu début 2008 (enregistré aux
Etats-Unis sous la supervision de Dave Sitek, de TV on the Radio), le
groupe ne semble pas souffrir du complexe des parvenus. En témoigne son
goût persistant pour les « house parties », les concerts à la maison,
sans cérémonial, comme à ses débuts.
« Un concert formel, ça vous enrégimente, vous
êtes séparé du public par une barrière, il y a des bracelets tous accès
pour les privilégiés », explique à l'AFP le guitariste et chanteur Yannis
Philippakis. « Un concert maison, c'est notre antidote. Plus on est
aspiré par l'industrie musicale, plus on a le goût d'en faire. Tout est
plus simple, plus sauvage ».
Autre exemple de cette attitude à contre-courant, Foals
n'a pas prévu de mettre ses deux premiers et très réussis singles,
« Mathletics » et « Hummer », sur l'album à venir.
La nouvelle a été très commentée dans le microcosme du
rock indépendant.
« Ce n'était pas du tout une décision tactique »,
se défend Yannis. « On s'est juste dit que les gens avaient déjà
entendu ces morceaux et on ne voulait pas les réenregistrer ».
« On essaie juste de préserver une certaine
éthique, à notre modeste niveau », poursuit-il. « Dans la musique, il
y a trop de +produits+ sans la moindre authenticité. Le public fait preuve
de beaucoup d'indulgence vis-à-vis de groupes brutalement carriéristes.
C'est vrai, on peut s'amuser en musique, mais pas pour autant être
superficiels ».
Les cinq de Foals joueront dans la petite Boule Noire à
Paris vendredi. Et ils sont prêts à remettre le couvert plus tard dans la
nuit chez les spectateurs: « On peut nous contacter par MySpace
(www.myspace.com/foals). Si quelqu'un est prêt à nous accueillir pour un
concert maison, on est partants! »
Les producteurs de disques
réclament « des actes »
aux pouvoirs publics
Le principal syndicat des producteurs de disques a
exhorté jeudi les pouvoirs publics à remplacer rapidement « les
grands discours très positifs » par des « actes » pour lutter contre
« la crise très grave » qui touche ce secteur.
« Depuis l'arrivée du président de la République,
on entend de bons discours, courageux, mais il n'y a pas une disposition
de quelque nature que ce soit qui ait été prise pour conforter la filière
», a déclaré Hervé Rony, le directeur général du Snep (Syndicat national
de l'édition phonographique), lors d'un point presse de présentation des
chiffres de vente de disques.
« On a l'impression qu'il existe une volonté
sincère des pouvoirs publics, mais les choses tardent (...). Nous espérons
qu'entre les grands discours très positifs qu'on entend et le passage aux
actes, nous aurons de bonnes nouvelles dans les prochaines semaines »,
a-t-il ajouté.
« Nous sommes un peu comme saint Thomas, on
aimerait voir pour croire », a-t-il dit.
Interrogé sur la mission sur la lutte contre le
téléchargement illicite confiée à Denis Olivennes, le PDG de la Fnac, M.
Rony a répondu: « Ce qui nous inquiète, c'est qu'on est déjà début
novembre et qu'il n'y a rien de concret alors que la crise est très grave
».
Il a ajouté ne pas connaître la date à laquelle M.
Olivennes rendrait ses conclusions: « Je ne pense pas que ce soit
possible avant la fin du mois, mais ce n'est qu'une intuition, il ne nous
a rien dit ».
Le Snep aimerait notamment voir déplafonné le crédit
d'impôts adopté l'an passé pour la filière musicale, limité à 500.000
euros par entreprise et par exercice.
Il réclame par ailleurs que les pouvoirs publics
« prennent toute leur part » dans la lutte contre le téléchargement
pirate, via par exemple la mise en place d'une autorité publique chargée
de la régulation des contenus sur internet.
Le marché de gros des ventes de musique a chuté de 51%
depuis le début de la crise du disque en 2002, que les producteurs
attribuent essentiellement au téléchargement gratuit sur internet.
Actualité musicale du 10 novembre 2007

Chanson d'autome en novembre
au Théâtre de Vanves :
Manu Lanvin, Robin Leduc,
Benoit Dorémus, Le Cirque des Mirages
Jeudi 15 novembre - 20h30 : Manu Lanvin et en première
partie : Robin Leduc & the pacemakers
De son enfance, peuplée d'artistes, Manu Lanvin se
souvient du piano, instrument qu'il regrette d'avoir vite délaissé pour
apprendre la batterie, encouragé par les membres du groupe
Téléphone, puis la guitare. Performeur exigeant et têtu, il propose une
musique pop rock blues singulière, un style d'apparence « vintage » mais
de signature moderne avec cette fois « moins de poésie, et plus de
discours » sous des mélodies légères et efficaces. Robin Leduc nourri des
Beattles, écrit des chansons mêlant habilement textes et influences
electro-pop. En 2005-2006, de nouveaux musiciens arrivent, les
compositions s’étoffent et prennent de nouvelles orientations. L'identité
s’affirme, associant musicalement une Amérique fantasmée à sa propre
culture.
Tarif : 14 €, 11 €
Jeudi 22 novembre - 20h30 : Bertrand Belin, La
perdue
Guitariste inventif et gourmand, parolier classieux et
crooner impeccable, vanté ça et là pour cette élégance distraite que
certains n'hésitèrent pas à qualifier de dandysme ou de charme
extra-terrestre, Bertrand Belin s'impose rapidement comme une découverte
séduisante et déconcertante. Son nouvel album, énigmatiquement baptisé «
La Perdue », est tout ouvert de perspectives inédites. Avec cette ferveur
nonchalante qu'on lui connaît, et confondant de sensualité, Belin chante
comme autant d'aubades, sa poésie curieuse, paradoxalement moderne.
Lyrisme assumé, ellipses tendres. A travers ses chansons pleines d'humour
métaphysique, de romantisme et d'inquiétante étrangeté, Bertand Belin se
révèle être de ces grands extravagants qui savent décoiffer la chanson.
Disque précieux, « La Perdue” fabrique du désir et abrite des paysages.
Tarif : 16 €, 13 €
Samedi 24 novembre - 20h30 : Benoit Dorémus, Jeunesse
de passe
Benoît Dorémus commet très tôt ses premiers poèmes et
inachève à 9 ans son premier roman. Touche à tout, Benoît est partagé
entre inéma, littérature et musique : il écrit en 1998 les dialogues
d’un film en alexandrins et signe en 2001 un roman. Mais Benoît réalise
que c’est dans la chanson qu’il exprime le mieux ses émotions. Ses textes
parlent d’amitié, de fille, d’enfance ; petites tranches de vie scansées
sur des airs d’accordéon ou des ambiances Hip-hop. Il « écrit faux et
chante de la main gauche » mais nous touche en plein coeur… Moi c´est la
plus belle claque que j´ai reçue depuis vingt ans en matière d´écriture,
de chanson… Le p´tit con était fan de moi, s´est mis à écrire et à
composer pour faire comme moi, le p´tit con fait mieux qu´moi ! La relève
est assurée. Renaud
Mardi 27 novembre - 20h30 : Le Cirque des mirages
Parker et Yanowski ? Anticonformistes, c’est sûr.
Révolutionnaires, peut-être ? Renversants, c’est clair… Géniaux ? Sans
doute. Ensemble, Parker et Yanowski ont donc inventé le Cirque des
Mirages, une sorte de cabaret-théâtre expressionniste et fantasmagorique à
l’univers trouble et troublant, qui défie nos sens, bouscule nos
habitudes, explose nos carcans. Le Cirque donne à voir, à entendre, à
rire, à penser. Les textes nous plongent dans une eau pas très claire sur
laquelle voguent d’improbables pirates, des prostituées en goguette
ou des aristos en bout de course. Le Cirque va bien au-delà du spectacle,
c’est une expérience totale, musicale, visuelle, textuelle, à la fois
violente et poétique, dont on ressort forcément chamboulé. Difficile à
définir puisque tellement hors norme.
Théâtre de Vanves 12, rue Sadi Carnot - 92170 VANVES /
Tél. 01 41 33 92 91 — Métro Ligne 13 Malakoff-Plateau de Vanves Bus 58 –
89 (Lycée Michelet) - 126 (Vanves-Centre administratif)
Sandrine Anglade,
un peu de poésie
dans la mise en scène d'opéra
Sandrine Anglade est l'une des rares femmes metteurs en
scène françaises à s'illustrer à l'opéra, où elle tente de donner libre
cours à son « monde poétique » et de faire dialoguer en bonne harmonie
théâtre, musique et mouvement.
Cette Auvergnate de 35 ans a présenté jeudi soir avec
succès une nouvelle production, entre rêve et désir, de « L'Italienne à
Alger » de Rossini, qui sera donnée jusqu'au 23 novembre à l'Opéra de
Lille puis en décembre à la Maison de la culture d'Amiens (4 et 6) et au
Théâtre de Caen (18, 20 et 22).
L'année 2007 devrait en tout cas mieux se terminer pour
elle qu'elle n'avait commencé.
Sandrine Anglade restera en effet dans les annales
lyriques pour avoir été congédiée en février par le directeur du Théâtre
du Châtelet à Paris, Jean-Luc Choplin, en pleine préparation d'une «
Carmen » de Bizet. En cause, un décor officiellement jugé trop coûteux et
complexe à monter.
Ce limogeage inhabituel à quelques semaines du début
des répétitions a connu un écho médiatique et judiciaire. L'affaire est
d'ailleurs toujours pendante devant les tribunaux, la metteur en scène
contestant un licenciement « abusif ».
Aujourd'hui, Sandrine Anglade parle encore de cette «
Carmen » avortée comme d'une « expérience traumatisante ».
« C'est deux ans de travail, de ma vie, explique-t-elle
à l'AFP. C'est comme un enfant que je n'aurais jamais eu: j'ai été
enceinte mais il n'est jamais né, je me demande tout le temps où il est
».
Pas de quoi cependant mettre un coup d'arrêt à un
parcours entamé il y longtemps déjà, puisque Sandrine Anglade a mis en
scène son premier opéra (« Le Viol de Lucrèce » de Britten à Nantes) en
1999, et a mené à bien depuis une dizaine de projets lyriques.
Auparavant, cette jeune femme lettrée, auteur d'une
thèse sur « L'histoire de la critique dramatique et musicale », avait fait
ses classes comme assistante du Roumain Andrei Serban pour l'opéra et de
Jean-Pierre Miquel au théâtre.
Elle parle, avec des yeux scintillants d'enfant, de son
bonheur de faire de l'opéra, dont elle ne craint ni les conventions, ni
les contraintes.
« A l'opéra, le temps est écrit et il faut apprendre à
le maîtriser: c'est passionnant », dit Sandrine Anglade, à laquelle neuf
ans de percussions au conservatoire ont donné un sens des partitions et de
leur mécanique rythmique visible dans ses spectacles.
« Je me sens vraiment dans mon monde poétique à l'opéra
», souligne-t-elle.
La metteur en scène ne délaisse cependant pas le
théâtre, notamment musical, comme elle le prouvera en 2008-2009 avec « Les
aventures de Pinocchio » d'après Carlo Collodi, après avoir tourné en
2006-2007 avec un « Monsieur de Pourceaugnac » pétillant dans la version
comédie-ballet de Molière et Lully.
Le tout avec sa petite Compagnie Sandrine Anglade,
installée à Vincennes (Val-de-Marne) et basée sur le « goût du risque » et
de la « connivence » entre un metteur en scène, un décorateur (Claude
Chestier), un éclairagiste (Eric Blosse) et une chorégraphe (Pascaline
Verrier).
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