musicologie.org —— 27e année,
Alfred Caron
Alain Lambert
Frédéric Léolla
Frédéric Norac
Michel Rusquet
Michaël Sebaoun
Jean-Luc Vannier
Jean-Marc Warszawski
Ce joli quatrain de mon ami Louis Levionnois pourrait être l’effigie synthétique de ce remarquable OLNI (objet livre non-identifié…) qu’est : Chemins de terre, de mer et de ciel de Danielle Pénicaud (aux éditions Les Presses du Midi), ouvrage narrant un demi-siècle d’aventures maritimes, humaines et artistiques, parallèles, avec son époux, le compositeur/marin : Éric Pénicaud.
Livre monde dans lequel défilent sur 400 pages tour à tour poétiques, descriptives et méditatives, les très nombreuses pérégrinations de ces deux êtres habités par la même soif que Théodore Monod naguère, celle de : « Chercheur d’absolu ».

François Buhler — La princesse Zinaïda Alexandrovna Volkonskaïa (Dresde, 3/14 décembre 1789 - Rome, 24 janvier/5 février 1862) est une salonnière, dame d’honneur, contralto, compositrice, poétesse, femme de lettres et mécène russe née dans la très ancienne famille Belosselski Belozerski, laquelle tire son nom de son fief moyenâgeux de Beloïé Selo près de la ville de Belozersk (actuellement située dans l’oblast de Vologda). La famille gouverne son fief de manière indépendante jusqu’au XVe siècle, mais l’endroit porte jusqu’en 1777 le nom de Beloozero (Lac blanc) puisqu’il est situé sur la rive méridionale du lac Beloïé, une étymologie qui explique du même coup le nom de Beloïé Selo (Village blanc). Même si le premier prince connu de cette lignée à gouverner Belozersk est Gleb Vassilkovitch (1238-1278) qui épouse une arrière-arrière-petite-fille de Gengis Khan, ce n’est cependant que le 27 février/10 mars 1799 qu’Alexandre Mikhaïlovitch Belosselski, le père de Zinaïda, est autorisé par oukase impérial de Paul 1er à porter le double nom Belosselski Belozerski en reconnaissance de son origine des anciens princes de Beloozero ; il est inscrit à cette occasion avec le titre de
(France Info) « C'est tragique » : la soprano Patricia Petibon à la rescousse du conservatoire de Montargis visé par des mesures de rigueur
(Syndicat CGT des personnels de l’Opéra national de Nancy-Lorraine) 386 000 € gelés pour l’Opéra : la CGT tire la sonnette d’alarme
Écrits de compositrices : corpus, contextes, espaces de diffusion, 23 mars 2027, Lyon
Jean-Marc Warszawski — Le titre de ce livre a autant attiré notre attention que son contenu nous a déçu de bout en bout. Il est composé d’une accumulation d’extraits de textes, qui souvent répètent leurs thèmes (ce qui est normal, car baignés de l’air tu temps, de leur tradition, et du fait qu’on se recopie et recopie les autorités), avec à chacun une courte introduction et un sobre commentaire en général redondant. Jusqu’à la dernière page, on attend en vain qu’il se passe quelque chose, qu’il nous dise quelque chose. L’ouvrage est accompagné d’une bibliographie pléthorique, impressionnante, superficiellement ordonnée, à défaut d’être commentée.
Ladies first, Rachel Kolly (violon), Palavi Mahidhara (piano), œuvres d'Amanda Röntgen-Maier, Mel Bonis, Clara Schumann, Amy Beach, Dora Pejacevic, Nadia Boulangern Lili Boulanger, Rebecca Clarke, Indésens-Calliope 2026 (IC 108).
Alain Lambert — Depuis octobre, des enfants de sept quartiers populaires de Caen la mer apprennent un instrument au sein du nouveau Demos (Dispositif d'éducation musicale et orchestrale à vocation sociale) initié par la Philharmonie de Paris et organisé à Caen par le conservatoire et la Caf, et accompagné par différents partenaires dont les MJC, centres socioculturels et centres d'animations des quartiers ou villes participantes).
Trois heures de cours hebdomadaires et une répétition en plus grand groupe mensuelle. Ce premier concert se tenait dans la grande salle du conservatoire, avec les familles et amis des jeunes musiciens pour les applaudir et les acclamer entre les morceaux.
Clarinet with a French Flair, Luigi Magistrelli (clarinettes), Claudia Bracco (piano), œuvres de Claude Debussy, Camille Saint-Saëns, Maurice Ravel, André Massager, ... Cascavelle 2026 (VEL 1776).
Streams, Thomas Lacôte : Improvisations, grand-orgue Cavaillé-Coll / Beuchet-Debierre de l'église de la Trinité de Paris ; orgue Seifert de l'église St. Peter und Paul, Ratingen (Allemagne), Hortus 2025 (hortus 260-261).
Cinq cédés jazzy : Al Shifa du duo Carreras-Guérineau, Sillons du quartet de Jeran Luc Thomas, Listen Up de Kamil Rustam, Solar de Lalo Zanelli et Miles & John de Jultrane.

Jean-Marc Warszawski — Le 20 juin dernier, à la Peterskirche de Leipzig, le Bachfest 2026, proposait sa cent-quatre-vingt-septième manifestation avec comme invité le Coro Urubichá de Bolivie, un chœur de chambre placé sous la direction de Mercedes Papu Aeguazu, un ensemble issu d’une importante institution de formation musicale, l’Instituto de Formación Artística Coro y Orquesta Urubichá. La partie vocale était renforcée par cinq solistes locaux : les sopranos Hanna Zumsande et Marie Luise Werneburg, Terry Wey (alto), Patrick Grahl (ténor), Tobias Bernt (basse). La partie instrumentale était assurée par le Collegium Musicum 23 de Leipzig, sous la direction de la violoniste Nadja Zwiener.
Il aurait étudié avec Daniele Castrovillari à Venise et avec de Giovanni Legrenzi, maître de chapelle de l’Academia dello Spirito Santo de à Ferrare 1657 à 1670.
Dès 1667, il fut en relation avec l’Accademia della Morte de Ferrare, dont il est l’organiste. Il y compose ses premiers oratorios.
À la fin de l'année 1671 ou au début de l'année 1672 il fut organiste de l'Accademia della Morte de Ferrare. En 1675, le livret de son oratorio L’Esaltazione di S Croce (texte de Francesco Berni), le présente comme ancien organiste de l’église de l’académie.
Le 3 juin 1677, il fut admis à l’Accademia Filarmonica de Bologne, la même année, il publia son premier opus (qui n'était pas sa première composition), qui le désigne Maître de musique et organiste de la Confrérie Della Morte, à Finale Emilia, près de Modène.
En 1678, il crée son oratorio L’Amore ingeniero, à l'église S. Maria Maddalenade de Mirandola.

Michaël Sebaoun —Un programme exclusivement constitué d’œuvres de compositrices, interprété par la pianiste Pallavi Mahidhara et la violoniste Rachel Kolly. Ainsi se présente Ladies first.
La compositrice suédoise Amanda Röntgen-Maier (1853-1894) étudia le
Volta Ornella, Erik Satie en notes et en mots (préféce par Jean-Pierre Armengaud). « L'écart absolu », Les presses du réel, Dijon 2025 [624 p. ; ISBN 978-2-84066-753-7 ; 35 €].
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Knight Jean Pierre, Allo Vinyles. Genève, Slaktine 2025 [212 p.].
Manuel Cornejo (éditeur), Correspondance, écrits et entretiens de Maurice Ravel. « Tel », Gallimard, Paris 2025 [2v., 1488 + 1452 p. ; 32 €].
Delphine Vincent, Pauline Milani (direction), Les silences de la musique : écrire l’histoire des compositrices, « Érudition», Slatkine, Genève 2024.
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ISSN 2269-9910