musicologie.org —— 27e année,
Alfred Caron — On connaît au moins trois versions de l’Orphée et Eurydice de Gluck : celle de la création viennoise en 1762, la version révisée pour Paris en 1774 et celle que Berlioz élabora en 1859 à partir des deux précédentes en y supprimant ce qui lui déplaisait (l’ouverture, certaines parties de ballet et le chœur final auquel il substitua celui d'Echo et Narcisse). Il adapta aussi l’instrumentation pour un orchestre « moderne », remplaçant notamment les cornets baroques par des instruments à pistons. N’oublions pas non plus la grande cadence extravagante que Pauline Viardot, pour qui il arrangea l’opéra, ajouta au grand air héroïque « Amour viens rendre mon âme », lui-même adapté
(Quatre, Belgique) Tout l'équilibre du secteur de la musique et du théâtre bousculé par les réformes
(Tribune de Lyon) Guerre du baroque à la Chapelle de la Trinité : rebondissement et 1re victoire pour Éric Desnoues
(Le Littoral) Charente-Maritime. Crise au conservatoire de Rochefort : la mobilisation s’amplifie
Alfred Caron
Alain Lambert
Frédéric Léolla
Frédéric Norac
Michel Rusquet
Michaël Sebaoun
Jean-Luc Vannier
Jean-Marc Warszawski
Jean-Marc Warszawski — Maria Perrotta est Calabraise de Cosenza, où elle a fréquenté le conservatoire avant celui de Milan, puis 850 kilomètres au Nord, à Paris, l’École normale de musique Alfred-Cortot, l’Académie d’Imola, puis Haute école de musique de Saarbrücken, auprès de Walter Blankenheim, réputé pour ses interprétations des œuvres de Johann Sebastian Bach et l’Académie Sainte-Cécile de Rome. Les voyages forment la jeunesse. Ajouté à ces diplômes, un nombre conséquent de Prix de concours, que tout cela encadré, peut faire très joli sur les murs de son intérieur.
Elle a enregistré, avant ce cédé-là, chez DECCA : les trois dernières sonates de Ludwig van Beethoven (enregistrement public, 2013), les Variations Goldberg de JSB (enregistrement public, 2014), un cédé Frédéric Chopin
Son père, George Macfarren (1788-1843), était maître de danse, dramaturge, journaliste londonien, qui devint plus tard rédacteur en chef de la revue The Musical World. Sa mère était Elizabeth Jackson (1792-18..).
Macfarren apprit, dès l’âge de sept ans, la musique auprès de Charles Lucas à l’école du Dr Nicholas, à Ealing, où son père était maître de danse.
En 1823, en raison d’une vision déficiente, il quitte l’école pour suivre un traitement ophtalmologique infructueux.
Il est admis à la Royal Academy of Music en 1829, où il étudia la composition avec Cipriani Potter, qui devint directeur de l’institution 1832, le piano avec William Henry Holmes et le trombone avec John Smithies.
Frédéric Léolla — Il est bien connu que Ruggero Leoncavallo se frita avec Giacomo Puccini lorsqu’il apprit que celui-ci avait entamé la composition d’un opéra sur les Scènes de la vie de bohème d’Henri Murger, sujet auquel Leoncavallo travaillait aussi déjà. La bohème de Puccini eut sa première en 1896 et celle de Leoncavallo en 1897, et pendant quelque temps, la rivalité entre les deux œuvres et les deux compositeurs fit rage. C’était aussi une lutte entre maisons d’édition, les très puissants Riccordi soutenant Puccini et les émergents Sanzogno soutenant Leoncavallo. Octave Mirbeau, par exemple, fut pris d’enthousiasme pour l’opéra de Leoncavallo qui, selon la prédiction
(RTBF) Le pianiste Jean-Yves Thibaudet remporte l'Avery Fisher Prize, une première pour un Français
(ICI) 47 ans après l'avoir fabriqué, ce luthier loirétain retrouve son premier violon, qui avait été volé
Herbert Blomstedt est mort ce mercredi 4 novembre à l'âge de 99 ans
Enquête sur d’éventuelles violences au sein du Thomanerchor Leipzig
(Sud-Ouest) Conservatoire de Rochefort : « Nous demandons l’éloignement temporaire de la directrice »
(La Croix) Volé par les nazis en 1940 et retrouvé à Vichy, le « violon Choubry » revient dans sa famille
Gianandrea Noseda, actuellement directeur de l'Opéra de Zurich, nommé Grand officier de l'Ordre du mérite italien
Il est issu d’une dynastie de musiciens de Thuringe, dont le patriarche, Johann Gottfried l’Aîné était boulanger et musicien.
Johann Gottfried le Jeune (1777-1861) et Johann Michael (1778-1821), musiciens de cour à Kassel et à Stuttgart ont eu la réputation d’être les plus grands cornistes de leur époque, se produisant à Paris, Londres, Stockholm, Saint-Pétersbourg, Prague, Vienne et Milan.
Il reçut sa première formation musicale auprès de son père, Johann Gottfried Schuncke et de son oncle Johann Michael Schuncke.
À l’âge onze ans, il interpréta le Concerto pour piano en la mineur, opus 85, de Johann Nepomuk Hummel, sous la direction de Louis Spohr.
Alfred Caron — Après La Vie parisienne (2019) et Une Soirée chez Offenbach(2023), Nicolas Rigas (metteur en scène) et son complice Martin Loizillon (auteur) ont revisité La Belle Hélène en la transposant dans un studio de télé où la société Vénus Production réalise le premier épisode de la nouvelle série d’Hélène et les garçons, le célèbre sitcom des années 1990. Evidemment, tout va mal sur le plateau, où personne n’est satisfait de son sort, ni la star (Cécile Arbel), ni la malheureuse assistante de production (Clémentine Decouture), réduite à jouer les factotums dans cette production fauchée dont trois réalisateurs ont déjà quitté le navire. Lorsqu’arrive le nouveau, Stéphane Spielberg (alias Martin Loizillon), on lui cache le problème central : le Ménélas de Nicolas (Salvatore Ingoglia) a grossi outre mesure et, gonflé
Antoine Pery — Cette sonate, achevée le 12 septembre 1925, avec comme dédicace « pour mon ami Louis Rosoor2 », fut créée par le dédicataire et la pianiste Fernande Pabe3 à Bordeaux le 22 avril 1926 au Grand Amphithéâtre de l'Athénée lors d’une séance organisée par l'Association des anciennes élèves du Lycée de jeunes filles de Bordeaux commençant par une « causerie » d'Ernest Rochelle4 sur « L'évolution de la musique de chambre ».
La partition de cette sonate fut publiée, par souscription en même temps que d’autres pièces du compositeur, en 1928.
Élise Betrand, Talisman, Élise Bertrand (compositions, violon, piano), Adèle Charvet (mezzo-soprano), Emmanuelle Demuyter (soprano), Nathanaël Gouin (piano), Raphaël Sévère (clarinette), Les métaboles sous la direction de Léo Warynski, Nomad Music 2026 (NMM 28).
Frédéric Léolla — Une représentation opératique réussie, c’est tellement rare. Mais quand, en plus il s’agît d’un opéra hélas trop peu représenté et que cet opéra s’avère sur scène être un chef-d’œuvre,il faut essayer de ne pas en rater l’occasion.
Nous parlons d'Iris, de Pietro Mascagni, donné jusqu’au mercredi 18 novembre 2026 au Teatro Regio de Turin.
Daniele Meneghini, qui signe la mise en scène, a l’intelligence et l’honnêteté de se plier à l’œuvre et d’en respecter les didascalies, en intime rapport avec la
Son père, James Hook, était rémouleur et coutelier.
James Hook aurait su jouer du clavecin à l’âge de quatre ans et interpréter des concertos en public à celui de six ans. Il fut l’élève de Thomas Garland, organiste de la cathédrale, et, avant d’avoir huit ans, il aurait composé des chansons et son premier opéra. La partition est perdue.
À partir du 13 novembre 1756, des annonces parurent assez régulièrement dans le Norwich Mercury pour des concerts, souvent de bienfaisance, au cours desquels il interprétait des concertos. Il s’employait à l’enseignement, à la transcription ou à l’accordage des instruments à clavier.
Son père mourut en 1758 et sa mère reprit l’entreprise de coutellerie.
Alain Lambert —Valérie Lesort dont on a beaucoup apprécié Les sœurs Hilton l’an passé, a décidé de mettre en scène l’Orphée et Eurydice de Gluck, mais pas seulement. De le réduire, d’en réécrire certains testes, dont la présentation par Jupiter, nom de Zeus ! Et surtout de l’adapter pour marionnettes, à commencer par le grand dieu narrateur, ou les chanteuses aux petits corps, ou encore à gaines pour les créatures diverses qui émaillent sa balade infernale. Avec un castelet reproduisant à une échelle moindre le fronton de scène de l’Opéra-Comique de Paris. Réduction qui s’applique aussi à l’orchestre limité au piano et à un clavier pour faire entendre la lyre du poète.
Mahler : Lieder, Andrè Schuen (baryton), Daniel Heide (piano), eines fahrenden Gesellen ; Rückert-Lieder ; Kindertotenlieder ; Urlicht. Cavi-music (4869101).
Jean-Marc Warszawski — Début décembre de l’an de grâce dernier 2025, nous avons eu le plaisir, au Conservatoire Rachmaninoff de Paris, d’entendre, même de voir, Élise Bertrand en compagnie de son comparse le pianiste Gaspard Thomas, remplacé dans cet enregistrement par Nathanaël Gouin.
Violoniste virtuose, pianiste très honorable, compositrice par nature, Élise Bertrand est une musicienne très assurée de son fait, elle montre ainsi que la maturité est un caractère de jeunesse, voire d’enfance, qu’elle n’est pas cette maturité des vieillissants qui est en fait fenaison. Nous entendons ce qu’elle écrit dans le livret des élans existentiels qui accompagnent ses compositions, nous n’en doutons pas.
Alfred Caron —C'est une vision particulièrement dramatisée des Lieder de Mahler que Andrè Schuen et Daniel Heide nous proposent dans ce disque où sont réunis trois cycles majeurs du compositeur auxquels vient s’ajouter en conclusion « Urlicht », un extrait de la Symphonie no 2, habituellement confié au contralto dans sa version originale. Sans doute cette tonalité est-elle induite par la puissance de la voix et une certaine âpreté du timbre sombre du baryton et par l’accompagnement au piano remarquablement articulé sur le mouvement et les affects qui met en avant la voix à nu et une expressivité de tous les instants. Dans les Lieder eines fahrenden Gesellen
AlainLambert —To Start du Romain Fitoussi Enpire, Life Is an Epic Journey du Samuel Lercher trio, Le temps de l’orage du trio Fakir, Le monde de Kurosawa du Sébastien Paindestre trio, Ida Lupino du duo Ernault-Martineau, et Épisode cycliste du Vincent Le Bras quintet.
To Start (Cocorical 2026) est l’album du saxophoniste, guitariste, synthétiste et compositeur Romain Fitoussi, avec son projet Enpire Music lancé l’an
N o u v e a u t é s
octobre 2026
Delaplace Joseph, Musique et Inconscient : du mythe à la répétition, « Musicologie » (3), Les Classiques Garnier, Paris 2026 [259 p.]
| L | M | M | J | V | S | D |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 01 | 02 | 03 | 04 | |||
| 05 | 06 | 07 | 08 | 09 | 10 | 11 |
| 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 |
| 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 |
| 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 |
Knight Jean Pierre, Allo Vinyles. Genève, Slaktine 2025 [212 p.].
Manuel Cornejo (éditeur), Correspondance, écrits et entretiens de Maurice Ravel. « Tel », Gallimard, Paris 2025 [2v., 1488 + 1452 p. ; 32 €].
Delphine Vincent, Pauline Milani (direction), Les silences de la musique : écrire l’histoire des compositrices, « Érudition», Slatkine, Genève 2024.
Qui sommes nous ?
Bulletin d'information
Recherche dans le site et +
Presse internationale
Biographies de musiciens
Encyclopédie musicale
Analyses musicales
Cours d'harmonie et d'écriture
Articles et documents
Bibliothèque
Nouveaux livres
Nouveaux disques
Musicologie.org, 56 rue de la Fédération, 93100 Montreuil.
06 06 61 73 41
ISSN 2269-9910