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musicologie.org —— 27e année,
Frédéric Léolla —L'orchestre baroque Les Passions a été fondé à Toulouse en 1986 par le chef Jean-Marc Andrieu, mais depuis 1991 l’orchestre est installé à Montauban, où il est sans conteste un des acteurs culturels majeurs de la ville et de sa région.
Ça faisait donc 40 ans que Les Passions sont nées et il valait le coup de fêter ça (coupe de champagne offerte par la mairie à l’entracte incluse). Et quoi de mieux, pour une fête baroque, que d’invoquer Johann Sebastian Bach, Georg Friedrich Händel et Henry Purcell
Le concert commençait donc par la suite de
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Alfred Caron
Alain Lambert
Frédéric Léolla
Frédéric Norac
Michel Rusquet
Michaël Sebaoun
Jean-Luc Vannier
Jean-Marc Warszawski
Alain Lambert — Changement de directeur au théâtre de Caen [voir notre chronique], dans la continuité sans doute comme le montre le nouveau programme, mais avec des nuances. À commencer par cette soirée d’ouverture très électro, car l’orchestre de chambre, dirigée par Julien Masmondet, est entouré d’un côté d’une batterie, d’une basse et d’une guitare, électriques, de l’autre de la console d’art visuel en temps réel d’Alexandra R, et au fond, surplombant l’orchestre, du matos de la DJ Tatyana Jane.
Frédéric Léolla —Face aux coupes dans les soutiens à la culture, Christopher Gibert (chœur Dulci Jubilo) et Jean-Marc Andrieu (orchestre baroque Les Passions), basés à Montauban, ont décidé de réorganiser leurs structures administratives en les concentrant et en misant sur la collaboration entre leurs deux ensembles. Une solution peu commune, mais qui pourrait bientôt faire des émules.
On pourrait presque parler d’un mariage entre les deux formations — plaisante Christopher
François Buhler — Richard Brinsley Sheridan (Dublin, 30 octobre 17511– Mayfair, Londres, 7 juillet 1816), fils de Thomas Sheridan, d’abord acteur-directeur du Smock Alley Theatre de Dublin puis professeur de rhétorique, et de sa femme, Frances Chamberlaine, romancière et dramaturge anglo-irlandaise, est baptisé Thomas Brinsley le 4 novembre 1751, mais ses parents l'appellent Richard. Si l’on ne compte pas le premier enfant, Thomas (1747-1750), mort en bas âge, et la dernier, Sackville (1760), mort au berceau, mais uniquement les survivants, il a un frère
Frédéric Léolla —
algré les opinions de Stravinski (« le type ennuyeux qui écrivait toujours le même concerto ») ou de Dallapiccola (« le musicien qui a réussi à écrire 600 fois le même concerto »)1, Antonio Vivaldi demeure l’un des compositeurs les plus imaginatifs de son époque.
C’est ce que démontre le programme, conçu par le musicologue Olivier Fourès et interprété par l’ensemble Gli Incogniti, que nous avons eu le plaisir d’écouter le vendredi 9 octobre dernier à Montauban, dans le cadre du festival Passions Baroques.
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Jean-Marc Warszawski — Voici un curieux, mais attachant enregistrement. Cristiano Holz, un claveciniste et clavicordiste de réputation internationale, venu du Brésil, installé un temps aux Pays-Bas et actuellement professeur au Conservatoire national de musique de Lisbonne, est à la recherche de la technique digitale de Johann Sebastian Bach et de sa pédagogie. Démarche assez intrigante pour ce qui concerne une pédagogie essentiellement orale, perdue à jamais. Certes, on attribut à Johann Sebastian Bach l’abandon de la prééminence des doigts 2, 3, 4 et le passage du pouce, mais ce que retient Cristano Holz (dont le livret est en anglais) est l’échappement du doigt après l’attaque, une technique dite, selon une source
Nour Ayadi, Ombres et visions (piano), œuvres de Bach/Busoni, Busoni, Schubert/Liszt, Liszt, Trübe Wolken. Scala Music 2025 (smu 023).
Le Conservatoire Rachmaninoff de Paris demande aux membres de son comité artistique, professeurs ou personnalités musicales, de donner un coup de visibilité à de jeunes musiciens qu’ils estiment méritants, c’est-à-dire de les programmer dans un cycle de concerts, les cartes blanches.
Le 15 octobre, Jean-Jacques Kantorow utilisera sa carte blanche au profit de la violoniste Marie-Aude Melliès, accompagné au piano par Ilan Zajtmann, avec lequel elle forme un duo déjà bien rodé. Ils interpréteront des œuvres d’Isaac Ysaye/Camille-Saint-Saëns (Caprice d’après l’étude en forme de valse,
François Buhler —Londres excepté, Bath est la ville la plus à la mode dans l’Angleterre de la fin du xviiie siècle et, à Bath, les Linley y deviennent vite la famille musicale la plus influente. Originaires de Badminton dans le Gloucestershire, un village d’environ 250 habitants, et non de la cité historique de Wells dans le Somerset voisin comme l’a faussement prétendu l’ancienne édition de l’Encyclopædia Britannica (une erreur encore fréquemment reproduite), ils sont issus d’un milieu rural et modeste et ne déménagent à Bath, à vingt-cinq kilomètres de là, qu’en 1744. William, le père de Thomas Linley l’Aîné et grand-père des douze enfants formidablement doués de celui-ci est un charpentier dont l’affaire a prospéré grâce au développement
Jean-Luc Vannier — « Une visite d’État historique » : c’est en effet « la première fois qu’un Président de la République italienne est reçu pour une visite d’État en Principauté » a rappelé S.A.S. Le Prince Souverain Albert II dans son toast porté en l’honneur de Son Excellence Monsieur Sergio Mattarella accompagné de sa fille Laura. Une visite qui vient d’autant plus « réparer un manque » souligne encore Albert II que « la communauté italienne vivant à Monaco représente un cinquième de notre population ». En réponse, le président italien a mentionné « la proximité historique et culturelle » entre l’Italie et la Principauté monégasque.
Romancero, Raphaël Godeau (guitare), Chœur de chambre Septentrion, sous la direction de Rémi Aguirre Zubiri, œuvres de Manuel Oltra, Joaquin Turina, Rodolfo Hallfter, Einojuhani Rautavaara, Francisco Tarrega, Castelnuovo Tedesco, Hortus 2026 (hortus 277).
Olivier Rubens — « France Musique » a déserté cet été un tiers des communes françaises. Un flot de protestation a menacé la rue du Président Kennedy d’une submersion non prévue par la météo. La présidente de l’institution était donc au micro, ce 2 octobre.
Les journalistes et autres « médiatrices » ont d’abord multiplié les « mercis » et signes de déférence. L’effort de Madame Sibyle Veil est certes méritoire. Elle a descendu au moins deux étages. Elle daigne informer les auditeurs-manants. Sauf ceux dont l’habitat excentré ne bénéficie plus de la couverture FM !
Jean-Marc Warszawski — Voici un cédé concept, comme on disait au temps du rock progressif pour les disques dont les morceaux racontaient un tout. Ici, pour la pianiste Nour Ayadi il s’agit de raconter la fin de la tonalité, enfin la façon dont les romantiques en ont repoussé les frontières jusqu’à les franchir. Nous ne sommes pas convaincu que partir de Johhann Sebastian Bach soit le plus démonstratif, car sa « tonalité » est assez éloignée de celle préconisée par le traité de Jean-Philippe Rameau (1722) qui régla l’affaire 120 ans après la « secunda prattica » de Claudio Monteverdi, qui en fut les prémisses. Ce sont les impuretés

Alfred Caron — Si l’on en croit la note de programme de Jean-Christophe Branger, Roma (1912) serait un opéra « entre deux guerres », un sursaut patriotique venu de la défaite de 1870 et de la prémonition du futur conflit avec l’Allemagne. Une façon aussi de revendiquer un classicisme à la française en réponse au wagnérisme ambiant. De fait, Fausta, la vestale dont il est question dans le livret, infidèle à ses vœux, qui a
N o u v e a u t é s
septembre 2026
Davy-Rigaux Achille, Dompnier Bernard, Gomis Stéphane, Bourquin Laurent (direction), Des musiciens au service des églises (xviie et xviiie siècles), Hommage à Sylvie Granger, « histoire », Presses universitaires de Rennes, Rennes 2025 [402 p.]
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Pénicaud Danielle, Chemins de terre, de mer et de ciel. Les Presses du Midi, Toulon 2026 [426 p.]
Rodriguez Christine (direction), Amour et mariage à l'opéra : variations autour d'un thème, « Rencontres» (711), « Études dix-neuviémistes » (73), Classiques Garnier, Paris 2026 [399 pages].
Ferri Laurent, Athanasius Kircher : un savant-machine à l'âge baroque (textes traduits et commentés). Les Belles Lettres 2026 [400 p.]
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ISSN 2269-9910