Schuncke Christian Ludwig
1810-1834
Ludwig Schunke (1810-1834), dessin d' Emil Kirchner, 1834.
Né à Kassel, 21 décembre 1810, mort à Leipzig, 7 décembre 1834.
Il est issu d’une dynastie de musiciens de Thuringe, dont le patriarche, Johann Gottfried l’Aîné était boulanger et musicien.
Johann Gottfried le Jeune (1777-1861) et Johann Michael (1778-1821), musiciens de cour à Kassel et à Stuttgart ont eu la réputation d’être les plus grands cornistes de leur époque, se produisant à Paris, Londres, Stockholm, Saint-Pétersbourg, Prague, Vienne et Milan.
Il reçut sa première formation musicale auprès de son père, Johann Gottfried Schuncke et de son oncle Johann Michael Schuncke.
À l’âge onze ans, il interpréta le Concerto pour piano en la mineur, opus 85, de Johann Nepomuk Hummel, sous la direction de Louis Spohr.
Puis il effectua une tournée de concerts en Allemagne.
En 1828, avec Franz Liszt, Wojciech Albert Sowiński et Henri Bertini, il interpréta la transcription (de Bertini) pour piano à huit mains de la septième symphonie de Ludwig van Beethoven.
Il s’installa à Paris pour se perfectionner sous la direction, entre autres, de Friedrich Kalkbrenner, Anton Reicha et Henri Herz. Il s’y lia avec Hector Berlioz, Sigismond Thalberg ou Johann Peter Pixis.
Il fut accueilli à Paris par la famille du facteur de pianos Jean-Louis Duport (1794-1860), né à Berlin, où son père et son oncle, violoncelliste, firent carrière. Schuncke s’employa comme démonstrateur des pianos Duport.
En 1830, ses études achevées, il gagna Stuttgart où il fit la connaissance de Frédéric Chopin. Il lui dédia son Capriccio en ut mineur, opus 10.
Il déménagea à Vienne, à Prague, à Dresde, avant de se fixer à Leipzig en décembre 1833. Il devint un proche de Robert Schumann, il fut avec lui cofondateurs de la Neue Zeitschrift für Musik, et un de ses premiers contributeurs, sous le pseudonyme de « Jonathan ».
Il se produisit en tant que soliste au Gewandhaus de Leipzig, le 27 janvier 1834. Dans un article, Schumann compare son jeu à celui de Franz Liszt.
Schuncke dédie sa Grande sonate en sol mineur, opus 3, à Schumann, qui, en retour lui dédia sa toccata en ut majeur, opus 7, en 1834.
Ludwig Schunke, Grande sonate en sol mineur, opus 3, Tatiana Larionova (piano).Ludwig Schunke, Caprice en do mineur, Tatiana Larionova (piano).
Dans une lettre datée du 4 septembre 1834, Schumann écrit que toute sa richesse pouvait être résumée en trois noms : Henriette Voigt [amie de Schunke par lequel elle connut Schumann] , Ernestine von Fricken [fiancée de Schumann en août 1834] et Ludwig Schuncke.
Ludwig Schuncke mourut le 7 décembre 1834, de la tuberculose.
Catalogue des œuvres
1832, opus 3, Sonata, en sol mineur, pour piano, 1. Allegro, 2. Scherzo, 3. Andante sostenuto, 4. Finale, dédicacée à Robert Schumann (Jules Wunder, Leipzig 1834).
1834, opus 7, Divertissement brillant, pour piano, dédicacé à Madame Caroline de Hoeslin.
1634, opus 9, Caprice, en do majeur, pour piano, dédicacé à Clara Wieck (Jules Wunder, Leipzig, v. 1834, J.W.6).
1833, opus 10, Caprice, en do mineur, pour piano, dédicacé à Frédéric Chopin (Jules WSunder, Leipzig, 1636, J.W.7)-.
1834, opus 11, Rondeau brillant, en mi bémol majeur, pour piano, dédicacé à Mademoiselle Charlotte Fink.s.d., Adagio et Rondo en sol majeur, pour piano.
s.d., Air suisse varié, pour piano.
s.d., Capriccio, pour piano.
s.d., Die entschlafende Liebe, pour voix et piano.
s.d., Due Divertimenti, pour piano.
s.d., Fantaisie, pour piano.
s.d., Marcia funebre, pour piano.
s.d., Mit goldner Saiten voller Töne, pour 3 voix et piano.
s.d., Mutterliebe, pour voix et piano.
s.d., opus 1, Scherzo capricciosos, pour piano.
s.d., opus 2, Variations quasi fantaisie brillantes sur une thème originale.
s.d., opus 5, Fantasie brillante, en mi majeur, pour piano.
s.d., opus 6, Allegro passionato, en la mineur, pour piano.
s.d., opus 8, Fünf Lieder, 4. Gretchens Lied; 2. Die Erwartung, 3. Die Laube, 4. Ich möchte dir wohl sagen, 5. Der Jüngling am Bach.
s.d., opus 12, Divertissement brillant sur des motifs allemands, en si bémol majeure, pour piano, dédicacé à Madame Caroline de Hoeslin, née baronne d'Eichthal. (Kistner, Leipzig, 1834) .
s.d., opus 13, 2 pièces caractéristiques, en si bémol mineur et do mineur, pour piano à quatre mains, dédicacées à Monsieur de Fleischmann (Leipzog, Hofmeister ; Paris, Richault)
s.d., opus 14, Variations brillantes sur la valse funèbre de Franz Schubert, pour piano et orchestre, dédicacées à Madame Henriette Voigt (Breitkopf und Härtel, Leipzig 1834).
s.d., opus 15, Rondeau, en re majeur, pour piano.
s.d., Petit Rondeau, en do majeur, pour piano à quatre mains.s.d., Petites variations, pour piano et violon, en do majeur.
s.d., Valse rapide, pour piano.
s.d., Rondino précédé d’une Introduction, pour piano.
s.d., Rondino précédé d’une Introduction, pour piano.
s.d., Rondo brilliant, en sol majeur, pour piano à quatre mains.
s.d., Sieben Lieder, 1. Wiegenlied, 2. Lied der Hirtin, 3. Das Sehnen, 4., Die Bethenden, 5., Erster Verlust, 6., Erlkönig, 7. Lebe Wohl.
s.d., Six Preludes, pour piano.
s.d., Six Preludes, pour piano.
s.d., Variations VII, pour piano.
s.d., Vier Lieder, pour voix et piano : 1. Frühlingslied ; 2. Der Jüngling am Bache, 3. Des Kindes Wunsch, 4. Gretchens Lied.
Bibliographie
Kind Cooper Ruskin, Robert Schumanns Engster Jugendfreund : Ludwig Schuncke (1810-1834) Und Seine Klaviermusik (thèse), University of North Carolina 1995, Winston-Salem, NC, 1997.
Principe Renato, Ludwig Schuncke, l’alter ego di Schumann. Per il bicentenario della nascita di Robert Schumann, dans « Civiltà Musicale », Vicchio di Mugello, Florence 2011, p. 63–65.
Jean-Marc Warszawski
5 novembre 2026


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ISSN 2269-9910.

Jeudi 5 Novembre, 2026