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Walter Johann
1496-1570

Blankenmüller Johann ; Walther, Johannes

Walter Johann

Blankenmüller Johann ; Walther, Johannes

Né à Kahla, en Thuringe, en 1496 ; mort à Torgau, 25 mars 1570.
Compositeur et poète.

Selon un document daté du 12 février 1599 qui complète son testament du 1er avril 1562, son nom de famille était Blanckenmüller. Écolier pauvre, il aurait été adopté par un citoyen de Kahla et avait poursuivi ses études sous le nom de Johann Walter.

Il affirme avoir reçu une éducation musicale dès son plus jeune âge. Il a probablement été enfant de chœur pendant ou après sa scolarité aux écoles latines de Kahla et de Rochlitz.

Il commença à étudier à Leipzig au semestre d’été 1517, où il fut peut-être l’élève de Georg Rhau (1488-1548).

Entre 1521 et 1525, il est basse et compositeur dans la Hofkapelle du prince-électeur (Kurfürst) de Saxe Friedrich III « des Weisen », qui séjourne généralement à Altenburg, Torgau et Weimar. Le prince décède le 5 mai 1525.

Avec le maître de chapelle Conrad Rupsch, Johann Walter fut en octobre et novembre 1525 à Wittenberg, pour conseiller de Martin Luther dans la préparation de la Messe allemande.

Suite à la dissolution de la Hofkantorei en 1526, Walter perdit son poste, bien que Luther et Philipp Melanchthon aient plaidé en sa faveur auprès du nouveau prince électeur, Johann I « der Beständigen », qui toutefois lui fit accorder un vicariat à vie, à l’église collégiale d’Altenburg. Walter y organisa fin 1527-début 1528 la première Kantorerie de la ville avec le chœur scolaire.

Au début de l’année 1530, il entra officiellement au service de l’école pour animer les services religieux dans l’église Sainte-Marie. 1531, les inspecteurs de Torgau décrètent qu’il doit enseigner la musique aux garçons et organiser le chant dans l’église paroissiale.

En 1535-1536, la Kantorei reçut finalement le soutien du prince électeur Johann Friedrich I « der Großmütigen », il participa pour la première fois au culte de la cour en 1542 ainsi qu’en 1544 à l’inauguration par Luther de la première église protestante au château de Torgau.

En 1532, il obtient une maison à Torgau et des droits de citoyen.

En 1535, l’électeur autorise une subvention annuelle de 100 thalers pour la nouvelle Kantorei.

Bien qu’il soit resté à Torgau jusqu’en 1550-1552 à la tête de la 1re Hofkantorei, ce n’est probablement qu’en 1553-1554 qu’il a été responsable de la musique liturgique à Dresde lors d’au moins trois festivités particulières. En tant que gnésio-luthérien (défense de la doctrine de la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie), partisan de Matthias Flacius et de Nik, il se fit mettre à la retraite en août 1554 et retourna à Torgau, où il exprima sa position critique vis-à-vis de la politique ecclésiastique par des écrits doctrinaux et polémiques, ainsi que sa gratitude envers les anciens princes héritiers, en leur dédicaçant des compositions et des poèmes.

L’importance de Walter pour l’histoire de la musique repose sur son Geystliches gesangk Buchleyn, publié pour la première fois en 1524, et sur son organisation de la musique ecclésiastique pour plusieurs villes et résidences de Saxe, en particulier Torgau et Dresde. Le recueil de cantiques était destiné aux jeunes, qui étaient encouragés à utiliser un répertoire spirituel plutôt que des chants profanes afin de s’exercer au mode de vie chrétien et à sa musique. Le succès du recueil de cantiques est confirmé par ses nombreuses nouvelles éditions et continuations. Dès le 20 juin 1526, alors qu’il contenait 38 arrangements allemands et seulement cinq latins, Melanchthon écrivait que Walter avait « créé l’hymne qui est tellement utilisé aujourd’hui », et le 7 juillet 1547, il déclarait que la musique de Walter était la plus chantée à Wittenberg.

L’influence dans le cantorat luthérien s’est prolongée jusqu’à nos jours par son successeur Mattheus Le Maistre (vers 1505-77), ainsi que de Michael Praetorius (1571-1621), Heinrich Schütz (1585-1672) et Johann Sebastian Bach (1685-1750).

Johann Walter, extraits du Geystliches gesangk Buchleyn, par David Erler, Mirko Ludwig, Hermann Oswald, Ulfried Staber, Chamber Bremen Weser-Renaissance, sous la direction de Manfred Cordes.
Johann Walter, Ein feste Burg ist unser Gott, Johann-Walter-Kantorei Kahla.

Écrits relatis à la musique

Lob und Preis der löblichen Kunst musica: durch Johan Walter (préface de Luther)

Lob und Preis der himmlischen Kunst musica

Verba des alten

Éditions modernes

SCHRÖDER OTTO (1860-1946) & SCHNEIDER MAX (1875-1967) & BRAUN WERNER (1926-....), & STALMANN JOACHIM (éd.), Œuvres complètes [6 v.]. Bärenreiter, Kassel 1953-1973

Lob und Preis der Löblichen Kunst. Fac-sim., Bärenreiter, Kassel 1938 ; volume IV des éd. des imprimés de G. Rhau, Bärenreiter, Kassel 1960.

Catalogue des œuvres musicales

1524, Geystliches gesangk Buchleyn

1540, 8 psaumes, 7 voix.

1544, Cantio, 7 voix.

1552, Ein schöner geistlicher und Christlicher Berckreyen … Herzlich tut mich erfrewen.

1577, Magnificat octo tonorum, 4–6 voix.

1561, Ein newes Christlichs Lied, 4 voix.

1566, Das christlich Kinderlied D. Martini Lutheri Erhalt uns Herr, 6 voix.

1568, Verbum caro factum est, 5 voix.

1540, 8 Magnificat, 4 voix.

sd. 17 motets, Magnificat.

1542, 26 fugues, dans les huit tons, à 2 et 3 voix.

sd. Passio secundum Matthaeum.

sd. Passio secundum Johannem.

Bibliographie

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plume 4 Jean-Marc Warszawski
Dictionnaire des écrits relatifs à la musique
Novembre 1995-31 mars 2023
Révision mars 2025.


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