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musicologie.org —— 27e année,

Jean-Luc Vannier — Professeur au département de musique de l’Université Rennes 2, Joseph Delaplace publie aux éditions Classiques Garnier, dans la collection « Musicologie » dirigée par Philippe Vendrix, un ouvrage intitulé « Musique et Inconscient ». Sous-titré « Du mythe à la répétition », l’opus qui compte 251 pages comprend un appareil critique des noms propres ainsi qu’une imposante bibliographie répartie en ouvrages généraux, en écrits de Sigmund Freud et de Jacques Lacan auxquels viennent s’ajouter de multiples « chapitres d’ouvrages ». Autant dire que l’auteur, exigeant et minutieux, ne s’embarque pas sans biscuit.
Le pianiste Dimitri Malignan, à la Scots Kirk Paris
La compositrice Thérèse Brenet est décédée le 6 septembre 2026 à l'âge de 90 ans
Alfred Caron
Alain Lambert
Frédéric Léolla
Frédéric Norac
Michel Rusquet
Michaël Sebaoun
Jean-Luc Vannier
Jean-Marc Warszawski

On sait que Liszt considérait Schubert comme un frère en musique.
Il lui vouait une admiration profonde, qu’il a exprimée non seulement par ses célèbres transcriptions des Lieder, mais aussi par son engagement à faire connaître une œuvre encore largement méconnue après la mort de Schubert.
L’histoire les a ainsi naturellement associés.
Pourtant, ce n’est pas cette filiation qui a guidé mon choix. Ce qui m’intéresse est plus profond.
Enfant unique, j'ai très tôt éprouvé cette solitude intérieure que je retrouvais, sans pouvoir encore la nommer, dès mes premières leçons de piano. Avec le temps, je l'ai comprise comme une chance : celle d'accéder à une profondeur de sentiment qui me semblait traverser les plus grandes œuvres.

Alfred Caron — Avec ce Crépuscule des dieux en version de concert, s’achevait un cycle wagnérien initié en 2021 à l’initiative du Festival de Dresde, visant à aborder le Ring avec les armes de la musicologie. Un groupe d’universitaires, soutenu par le festival et le Packard Human Institute, y repensait, au delà des traditions, l’interprétation de ce monument du répertoire, sur le plan instrumental, vocal et orchestral. Le résultat doit beaucoup à leur travail de recherche basé sur la totalité des sources connues de l’époque de la création, mais tout autant, sans doute, à la volonté de Kent Nagano1, qui en a assuré la pérennité et la réalisation concrète.

Jean-Marc Warszawski — Voici un programme aussi rare que problématique : les suites pour violoncelle seul de Johann Sebastian Bach avec accompagnement de piano de Robert Schummann.
Schumann n’a pas été le seul à se confronter à cet exercice, car ces suites, n’étaient pas imaginables tel que, au concert, à cette époque dite romantique. Après avoir arrangé avec piano les sonates pour violon seul de Bach et les avoir publiées en six volumes chez Breitkopf & Härtel, il s’attelle, à la mi-mars 1853, en s’appuyant sur l’édition de Friedrich Dotzauer (les présentant comme des exercices) à l’arrangement des suites pour violoncelle, qui pour lui formaient un tout cohérent avec les pièces pour violon seul.

Alfred Caron — Raphaël Pichon s’est fait une spécialité des recompositions d’œuvres perdues ou inachevées, voire totalement imaginées. En 2017, il nous avait déjà donné un « opéra » inédit de Purcell, Miranda, compilé avec des extraits des maskes du compositeur. Plus récemment, après le Requiem de Mozart relu par Romeo Castelluci en 2019, il recréait un Samson de Rameau entièrement recomposé par ses soins. Il revient cette fois avec Zaïde, opéra inachevé du jeune Mozart, rebaptisé Le Chemin de la Lumière
Four Texts, Many Songs: Mignon Settings in Interdisciplinary Dialogue, 24-26 September 2027, Weimar
Fourteenth Biennial International Conference on Music Since 1900, 7-9 July 2027, Melbourne
Muwashshah, zajal, and the Early European lyric, 25-26 February 2027, Palermo
The Archival Impulse: Textures of Reality in the Arts, 6th December 2026, Crawley
Human-AI collaboration: human agency and intentionality, 1–3 December, 2027, Oslo
New Sources and Tools in lauda Research, 20–21 October 2026, Rome
Jean-Marc Warszawski — Voici un ouvrage bien inattendu, mais qui peut répondre à des attentes. On comprend qu’un archiviste paléographe soit attiré par la traduction latine et ramène ainsi du travail à la maison. Mais pourquoi faire des gammes sur les écrits d’Athanasius Kircher (1602-1680), sur un latin que nous supposons difficile et pédant, vu le personnage, qui appartiennent aujourd’hui à la bibliothèque de l’ésotérisme au même titre que ceux d’un Robert Fludd, bibliothèque encore fréquentée et alimentée par les amatrices et amateurs des mondes parallèles, des secrets perdus, frissonnants au souffle de l’immatérialité et du surnaturel.
Au fil des années, j'ai interprété, et interrogé les œuvres que le compositeur Alain Fourchotte a écrites pour la flûte.
Dans un catalogue riche en pièces de musique de chambre, d'ensemble, ou pour orchestre, doté de musique vocale, pourquoi cet important corpus dédié à la flûte ? et notamment aux flûte(s) seule(s) ? Qu'est-ce qui inspire le compositeur ? La sonorité, les timbres particuliers ? Leurs diverses symboliques (comme chez Debussy) ? Est-ce une connaissance approfondie, intime, des techniques ? Y a-t-il hommage, filiation à des pièces antérieures, lesquelles ?
Frédéric Léolla — Les mises en scène incongrues et maladroites, voire idiotes, commencent à devenir une tradition du Festival de Bayreuth. Celle de Jay Scheib pour Parsifal ne déroge pas à la règle : elle est bêtement banale avec ses vidéos parfaitement inutiles (dont une sorte d’opération chirurgicale qui dure bien vingt bonnes minutes), ses manquements au livret faussement provocants (Titurel transformé en une sorte de vampire, Klingsor se limitant à marcher sur des talons aiguilles pour montrer sa perversité), ses costumes qui éveillent une triste sensation de déjà vu, ses décors encombrants (souvent les chanteurs doivent partir en fond de scène pour chanter), et la piètre direction d’acteurs et de mouvements de masses…
Johann Sebastian Bach, Lillian Gordis (clavecin), Partita no 6, Suite anglaise no 6, 6 préludes et fugues, Artalinna 2025.
Frédéric Léolla — Parmi ses souvent injustes reproches à Meyerbeer, Wagner parlait d’« effets sans cause », en référence aux coups d’éclat qui semblent sortir de nulle part et dont le seul but serait d’épater le public. Les gens du marketing connaissent bien cela… C’est pourtant le mot qui me venait sans cesse à l’esprit lorsque j’assistais à la mise en scène de Rienzi de Wagner par Alexandra Szemeredy et Magdolina Parditka : des panneaux qui s’ouvrent et se referment, de grands écrans vidéos (la vidéo est banalement omniprésente, comme dans toutes ces productions qui se veulent
Alain Lambert — histoire du blues à travers les enregistrements phonographiques commence avec James Reese Europe qui apporta le jazz en Europe justement. Il s’agit alors entre 1914 et 1919 de fanfares sans improvisations entre rag et blues. Le premier enregistrement de jazz en 1917 est celui de l’ensemble blanc de Nick La Rocca, dont on sait que les membres se sont formés dans les orchestres noirs de La Nouvelle-Orléans et n’ont fait que leur emprunter leur musique, quoi qu’en dise La Rocca.
Alain Lambert — Le premier jour, après la grande traversée inaugurale à marée descendante, les Normands nomades de Nor'mad, Deny, Vincent, Jacky, Simon, ouvrent le festival sous le grand chapiteau de 1 200 places au complet. Issus de Mes Souliers Sont Rouges, ils en perpétuent l’esprit festif et la musique énergique et chamarrée. Des arrangements nouveaux pour les chansons anciennes ou récentes, des instruments endiablés, des chœurs profonds… Quand le concert touche à sa fin, le public bat le rappel, mais avec la marée de coefficient 95, le temps sur l’île est compté. Tant pis, ils seront à Barfleur à la fin du mois.
Les Écossais de Capercaillie font leur spectacle de façon un peu routinière, jouant souvent leurs reels et leurs gigues à l’unisson, sans développer les rares arrangements folk rock ébauchés ici ou là. Dommage. Sur la route du retour, les traverseux croisent un vieux gréement échoué là juste pour embellir la balade. Il repartira à la marée haute.
Philippe Chamouard, Quatre pièces pour orchestre, Nürnberger Symphoniker sous la direction de Léo Warynsky. Indésens-Callioppe 2026 (IC 110).
Son père était employé au service de l'enregistrement et de l'expédition à la Banque impériale et royale ainsi qu'au Bureau de la comptabilité de la Cour.
Vers 1779 (il est âgé de sept ans), Ignaz von Mosel commença l'apprentissage du violon, entre autres, peut-être avec Joseph Fischer [Ludwig Fischer] (1745-1825), qui travailla pour le théâtre de la cour de Vienne entre 1780 et 1783.
Son père mourut en en 1784.
En 1788, Mosel entra dans l'administration publique au sein de la Direction impériale et royale du tabac et des droits de timbre.
Il se maria une première fois avec Marianne von Haunalter, ils eurent une fille, Barbara.
En 1797, il entra au service de la Bancal-Staatsbuchhaltung (comptabilité de la Banque d'État) royale, avant de rejoindre l'Obersthofmeisteramt
Il fut l'élève de A. Bott, premier violoniste de l'orchestre de la cour de Kassel, et de Louis Spohr.
En 1853, il émigra à New York, où il fut, de 1855 à 1868, second violon du quatuor fondé à l'instigation du compositeur William Mason, pour animer des soirées de musique de chambre : Theodore Thomas (premier violon), Joseph Mosenthal (second violon), George Matzka (alto), Carl Bergmann (violoncelle), remplacé un an plus tard, en 1856, par Frederik . Bergner, premier violoncelle de l'Orchestre philharmonique de New York.
Né le 28 septembre 1679 à Kamnik (Slovénie), mort le 22 ? avril (inhumé le 24 avril) 1742 à Ljubljana.
On ne sait rien de sés études et de sa formation.
Il fut vicaire de la cathédrale de Ljubljana de 1706 à 1715, et confesseur du doyen de la cathédrale Dolničar (Thalnitscher).
De 1715 à sa mort, il fut puis curé à Igu, près de Ljubljana, jusqu’à sa mort.
Le 31 août 1741, à Tomišlje — où il avait fait construire une nouvelle église entre 1720 et 1724 —, il fonda un bénéfice auquel il légua également sa bibliothèque assez riche.
Il créa également une institution pour les élèves à Ljubljana.
Le témoignage de quatre oratorios nous est parvenu : Diva Magdalena poenitens (Sainte Madeleine pénitente), Pastor bonus(Le Bon Pasteur), Christus bajulans crucem (Le Christ portant la croix), David deprecans pro populo (David priant pour son peuple), et celui d'un mélodrame : Mater dolorosa (Mère des Douleurs). Il ne reste rien de son œuvre musicale.
Les Arches en Jazz 6e édition Port-Bail-sur-Mer les 17, 18, 19 et 20 septembre 2026, festival proposé par Jazz et Musiques en Cotentin.
Jeudi 17 septembre 2026, 20 h 30, Cinéma Le Rialto, Rue de la Libération, La Haye : Projection du film Let’s get lost de Bruce Weber un documentaire magistral sur la vie tourmentée du trompettiste Chet Baker, 5,50 € .
N o u v e a u t é s
juillet - 2026
Delphine Vincent, Pauline Milani (direction), Les silences de la musique : écrire l’histoire des compositrices, « Érudition », Slatkine, Genève 2024.
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Cahiers Maria Szymanowska (8) : Parler d'art. Société Maria Szymanowska - Numilog, Paris 2026 [240 p. ; ISBN : 978-2-487646-04-9 ; 20,00 € / 13.99 €].
Meredith Monk, Une voix mystique (Entretiens avec Jean-Louis Tallon), Le mot et le reste, Marseille 2022
Guy Sacre, 13 impromptus, Durand, Paris 2025 [28p. ; DF 01658600 ; niveau de difficulté : 4].
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ISSN 2269-9910