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24 préludes de Chopin par Maxence Pilchen

Chopin, 24 préludes opus 28, par Maxence Pilchen, Paraty 2015 (Paraty 115131). Enregistré en juin 2014 à la Ferme de Villefavard.

Par Strapontin au Paradis @ ——

Titulaire du prix Maurice Leblanc de Bruxelles qui récompense les jeunes espoirs, Maxence Pilchen a commencé très tôt à jouer en public, notamment à l'âge de 11 ans au concours télévisé des jeunes solistes de la RTBF. Plus tard, il a bénéficié aux États-Unis de l'enseignement de Byron Janis. Il est aujourd'hui soutenu par la Fondation Safran pour la Musique.

Pour son premier enregistrement, il a choisi Chopin avec lequel il entretient une relation musicale particulière. Sa biographie nous apprend qu'il a travaillé sur des pianos anciens du xixe siècle pour s'approprier les nuances et la subtilité du répertoire, non seulement de Chopin, mais aussi d'autres compositeurs, afin de les expérimenter sur des instruments modernes. Ces efforts sont perceptibles dans ce disque. Son approche ne consiste pas à faire sonner le piano moderne, mais de savoir, nous semble-t-il, comment rendre l'intériorité créatrice du compositeur, quitte à limiter la riche résonance que permet l'instrument moderne. Ainsi, son discours est extrêmement limpide et précis, comme on peut l'entendre dans les préludes en sol majeur, en majeur, ou en fa♯ mineur. Cette clarté n'est certainement pas étrangère à la prise de son extrêmement claire et sans réverbération inutile.

Dans son interprétation, la ligne mélodique est par ailleurs mise en avant de manière très naturelle, en toute simplicité, particulièrement dans les préludes en mi mineur, en la majeur ou en la♭majeur.

On appréciera également la douce violence (mais intérieurement profonde) des préludes en sol♯ mineur, en mi♭mineur ou en ♭majeur (partie médiane) ; le plein lyrisme des préludeq en fa♯ majeur et ♯majeur ; ainsi que le désespoir fougueux de ceux en si♭ mineur, fa mineur et mineur ; une grande fraîcheur se dégage des préludes en mi♭ majeur et si♭ majeur… Chaque pièce est ainsi caractérisée de façon juste et appropriée, conférant à l'ensemble une grande diversité que l'on peut reconnaître dans toutes les œuvres du compositeur, comme dit Maxence Pilchen lui-même : « Ils (les préludes) révèlent Chopin tout entier. »

Si on peut formuler un reproche, ce sera le fait qu'il n'y a aucune mention concernant le piano utilisé, tandis que l'interview de l'artiste dans le livret aborde longuement le sujet du piano de Chopin et le travail de Pilchen sur des pianos anciens.

Strapontin au Paradis
3 septembre 2015

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