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Compagnie 14:20 « Ellipse et magie nouvelle » : le plus magique cabaret du monde

La Renaissance Mondeville, 2 avril 2016, par AlainLambert ——

 

Les musiciens ouvrent le spectacle, en duo, une mélopée un peu orientale qui permet à Madeleine Cazenave au piano et Matthieu Saglio au violoncelle de montrer leur qualité d'improvisation, de jonglage avec les notes en somme. Ce qui distingue le nouveau cirque de l'ancien. Les animaux dressés ont été oubliés. Et les musiciens capables de toutes les aventures musicales, y compris la vieille fanfare traditionnelle, sont venus poétiser les anciens numéros proposés, ici le travail du mime, du montreur d'ombre, du jongleur.

Le clown parodique, Greg Lakovic, n'a pas besoin de musique, il en produit assez avec ses doigts et en faisant rire le public du samedi, grands et petits, qui aime bien cet humour décalé et un peu trash.

Le danseur mi hip hop mi mime, Aragorn Boulanger, sur la trame du piano, se fige quand la lumière s'éteint, réapparaît ailleurs, ou décompose le mouvement dans un effet stroboscopique de vieux film, mais peut être pas assez accentué. Sa seconde partie, La Chute, avec violoncelle cette fois, sur fond clair ou sombre, négatif et positif, est plus aboutie.

Le jongleur de balles lumineuses, Étienne Saglio, crée dans le noir des effets stellaires impressionnants, lumineux et démultipliés.  Il reviendra,  accompagné du piano, jongler avec une fine planche de polystyrène qui l'amène à tournoyer comme un derviche dans son grand manteau.

Incroyable aussi le jongleur d'ombres chinoises. Philippe Beau passe de l'une aux autres en les transformant selon le principe du morphing, pendant que la pianiste improvise sur une Gnossienne de Satie. Le premier moment est  si parfait que le second devient presque superflu, même si la magie opère toujours, dans les jeux de masques avec son visage, et les cadrages insolites.

Un intermède de jonglage musical au violoncelle, par la magie de l'enregistrement simultané. A la première voix, par le jeux des pédales,  s'ajoute une seconde, puis une troisième qui l'efface, dans un processus très élaboré, et d'une grande musicalité, où le solo devient véritablement trio.

Église Saint-Maclou, Rouen, juin 2013.

Sans musique le manipulateur de cartes, Arthur Chavaudret, mais bluffant tout autant, avec  une  réelle aisance, et une complicité totale avec le public qui peut tout suivre sur écran.

Après le second passage du danseur, du clown et du jongleur, sans oublier celui du petit ressort « vivant » échappé du chapeau du magicien,le duo revient pour le morceau final et la présentation de la troupe. Un grand cabaret avec de vrais stars, sans bavardage people, dans le confort d'une  salle familiale.

Une compagnie de Rouen invitée dans le cadre du festival régional de nouveau cirque, Spring, qui repropose ce spectacle au Boucau le 26 avril, dans le Sud-Aquitain.

La Renaissance — avant de terminer sa saison avec les Plateaux Ephémères, dans la rue les 28 et 29 mai — reçoit le 20 avril le Haïdouti Orkestar (ensuite à JSLP à Coutances), puis l'Orchestre régional le 10 mai avec des pygmées Aka en invités (lui aussi auparavant à JSLP avec Airelle Besson et Youn Sun Nah). Voir les infos sur le site.

 Alain Lambert
2 avril 20016

 

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Lundi 4 Avril, 2016 0:59

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