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musicologielundi 10 octobre 2016

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Nicolas Horvath sur orbite des mondes raréfiés de Glass

Philipp Glass : Glassworlds

Philip Glass, Glassworlds (4) : Love, Nicolas Horvath (piano) : The hours, Modern Love Waltz, Notes on a Scandal, Music for Fifths. Grand Piano 2016 (GP 692).

10 octobre 2016, Par Jean-Marc Warszawski ——

Nicolas Horvath, pianiste et compositeur qui semble, heureusement pour lui et nous,  avoir un peu de mal à entrer dans le rang, continue, avec ce quatrième album, à enregistrer les mondes pianistiques de Philip Glass, dont on fêtera les quatre-vingts ans l'an prochain.  Nicolas Horvath, qui aime les expériences scéniques, a d'ailleurs passé la nuit du 1er au 2 octobre 2016 à la philharmonie de Paris pour jouer l'intégrale des œuvres pour piano du compositeur américain.  Que les nationalistes ne prennent pas ombrage, fin juin 2015, le pianiste a passé la nuit à la Maison de la radio pour interpréter les Vexations composées en 1893 par Érik Satie, qui consistent en 840 reprises d'une  phrase musicale, pour une durée selon le tempo qui varie 12 et 24 heures.

Au programme de cet album qui ne dure pas toute la nuit, mais qu'on peut faire tourner plus de 840 fois, Nicolas Horvath a choisi The Hours, œuvre en 14 numéros, composée en 2002 pour le film du même nom de Stephen Daldry. À l'origine, cette œuvre qui fut remarquée et applaudie a été composée pour un quatuor à corde (un seul violon et une contrebasse) avec piano. Les arrangements pour piano sont de Michael Riesman (le pianiste de la création) et Nico Muhli.

La Modern Love Waltz date de 1977, n'est pas une musique de film, mais une musique radiophonique, pour la lecture d'un roman de Constance Dejong : Modern Love (elle sera la librettiste de l'opéra Satyagraha, créé par Philip Glass à Rotterdam en 1980). C'est une des premières œuvres de Glass restées au répertoire des pianistes.

Notes on a scandal, est également une musique (fêtée) de film, celle, en 2006, de  de Richard Eyre, inspiré du roman de Zoë Heller. La partition originale a été transcrite pour piano en 2007 par le compositeur. Il s'agit ici du premier enregistrement mondial.

La musique de Philip Glass n'est ni minimaliste ni répétitive, il serait difficile de dire par rapport à quoi elle le serait, même si la répétition modulaire en est un élément de formalisation essentiel. Personnellement nous préférons penser à la contraction de la musique tonale qui commence à s'opérer avec Brahms puis l'expressionnisme, une musique à l'image d'un monde qui ne se développe plus et ressasse ses poncifs, une espèce d'indifférence, comme les dernières notes de Wozzeck, l'opéra de Berg. Une manière de continuer à planer après le camisolage de la fureur bienheureuse des années 1968.

Pour Nicolas Horvath, le thème de ce cédé est l'amour. Contemplatif ? Routinier ?

The Hours, 1. « The Poet Acts » (plage 1)

 

The Hours

1. The Poet Acts

2. Morning Passages

3. Something She Has to Do

4. "For Your Own Benefit"

5. Vanessa and the Changelings

6. "I'm Going to Make a Cake"

7. An Unwelcome Friend

8. Dead Things

9. The Kiss

10. "Why Does Someone Have to Die?"

11. Tearing Herself Away

12. Escape!

13. Choosing Life

14. The Hours

15. Modern Love Waltz.

16. Notes on a Scandal.

17. Music in Fifths.

 

Jean-Marc Warszawski
10 octobre 2016

 

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