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La Sorcière de midi d'Antonín Dvořák, chez Salamandre

Dvořák, La sorcière de midi, Orchestre philharmonique tchèque sous la direction de Jiří Bělohlávek, Vincent Figuri (récitant). Salamandre 2015 (602).

10 septembre 2016, par Jean-Marc Warsazwski ——

Pour Antonín Dvořák, le rêve américain s'achève en 1895. Le Conservatoire national de musique de New York peine à payer les 15 000 dollars annuels prévus, dans l'espoir que le Praguois fonde une musique américaine. Il se réinstalle donc à Prague, reprend son poste de professeur au Conservatoire, et compose deux poèmes symphoniques (sur quatre en 1896), une cantate, une chanson, sur des textes d'inspiration populaire que Karel Jaromír Erben (1811-1870) a publiés sous le titre Florilège de poèmes nationaux, en 1853 et 1861. Parmi les quatre poèmes choisis figure « La sorcière de midi », le plus court des quatre.

Si les poèmes symphoniques n'intègrent pas les vers du poète, Antonín Dvořák les a toutefois suivis de près, a même donné aux thèmes le rythme de la versification. Il prend un soin particulier aux détails narratifs, alors qu'en général le poème symphonique s'attache aux climats d'ensemble, ce qui pour effet de fragmenter la forme. L'orchestration somptueuse, de tradition allemande, fait place à quelques effets inspirés de l'impressionnisme français.

L'œuvre a été entendue à Prague le 3 juin 1896, par l'Orchestre du Conservatoire en répétition, sous la direction d'Antonín Bennewitz, elle a été créée à Londres, le 21 novembre 1896, sous la direction de Henry Joseph Wood.

Une mère qui ne vient pas à bout des caprices et colères de son enfant le menace d'appeler non pas au père Fouettard, mais à la sorcière de midi, et celle-ci apparaît. La mère défend son enfant. Quand le père entre du travail des champs, il trouve la mère évanouie et son fils mort.

Ayant déjà travaillé sur cette œuvre et sur le poème de Karel Jaromír Erben avec l'Orchestre de Paris, sous la direction de Marek Janowski, Vincent Figuri, musicien récitant, s'est rendu compte de la facilité d'adaptation du récit.

Pour la musique, il a choisi un enregistrement de l'Orchestre philharmonique tchèque de 1994, et propose trois versions : française, allemande, italienne, complétées par une version purement orchestrale.

Ce cédé original et fort bien réalisé s'adresse aux enfants, avec une introduction qui donne quelques indications d'écoute.

Vincent Figuri et Salamandre on déjà produit deux autres cédés remarqués et récompensés : Le bûcher d'hiver de Prokofiev, et avec l'ensemble Calliopée, un cédé consacré à des œuvres de Bohuslav Martinů (salué par Télérama, Diapason, Classica).

Par une belle matinée ensoleillée...

 

Jean-Marc Warszawski
10 septembre 2016

 

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