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musicologiemardi 11 octobre 2016

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Les ondes et corpuscules de la flûtiste Yuriko Kimura et du pianiste Matthieu Roffé

Onde-Corpuscule, Yuriko Kimura (flûte), Matthieu Roffé (piano). Roffé 2016 (R002), distribution Hybrid'Music.

Enregistré au studio de Meudon le 3 avril 2015.

11 octobre 2016, par Jean-Marc Warszawski ——

Matthieu Roffé est hexagonal de l’Est, plus exactement de Lorraine, où il étudie le piano de classique à jazz au Conservatoire de Metz, puis vient prendre l’air de la capitale au Conservatoire de Paris. Il enseigne le piano Jazz au Conservatoire de Lausanne, dirige dans cette même ville un institut de jazz.  Il écume les scènes internationales avec différentes formations, le onze-têtes de jazz progressif Systematic Endectet qu’il dirige, au sein de No Square Quartet, ou avec le Chamber Metropolitan Trio (avec le batteur Thomas Delor et le contrebassiste Damien Varaillon). Il est également compositeur.

Yuriko Kimura vient de Cipango, où selon José Maria de Heredia, routiers et capitaine allaient  conquérir le fabuleux métal murissant dans ses mines lointaines, reprenant le nom que Marco-Polo donnait à une île qu’on nomme aujourd’hui Japon. Elle est diplômée à l’Université de Kunitachi, puis, vient prendre l’air de la capitale française,  engrange plusieurs prix au début des années 2000, participe à plusieurs enregistrements discographiques, se jazzifie, multiplie les expériences y compris en théâtre improvisé. Elle rencontre Matthieu Roffé au Conservatoire de Saint-Maur (elle forme avec lui le Yuriko Kimura Quartet). Elle est également compositrice.

Leur Duo a fait de grandes tournées au Japon en 2013 et 2014. Les musiciens revendiquent dans leurs compositions mêlées dans ce cédé, évidemment le jazz,  mais aussi  des inspirations françaises et japonaises. Mathieu Roffé y ajoute une réflexion de physique ondulatoire, sur le rapport des ondes et des molécules, paysage plutôt métaphysique, qui donne le titre de cet enregistrement.

On est en fait dans une élégante atmosphère debussyste, Syrinx s’y intègre naturellement (l’Allemande de la célèbre partita BWBV 1013, de Bach aussi, par contraste). Un Debussy non pas inspiré par le ragtime, mais par un jazz plus moderne, dont on peut sentir un souffle de liberté, tout de même poliment retenu, en finesse et évocation, sans vraiment s’installer, comme d’ailleurs la brise marine de la mer de Chine qui balaie en douceur la voilure Debussyste.

 

Mizaru, Kikazaru, Iwazaru (Matthieu Roffé), extrait, plage 5.

 

1. Le soleil se lève (YK).

2. Jardins suspendus (MR).

3. Merci, merci, merci (YK).

4. Syrinx (Claude Debussy).

5. Mizaru, Kikazaru, Iwazaru (MR).

6. L'illusion pour flûte en sol (YK).

7. Allemande de la Partita BWV 1013 (Johann Sebvastian Bach).

8. Le désordre dans la chaussure (MR).

9. Furusato (YK).

10. Kinkaku (MR).

11. Hinomaru (YK).

 

 

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ISSN  2269-9910

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Mardi 11 Octobre, 2016 16:52