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Musique pour orgue et violon d'Ermend Bonnal (1860-1944)

Ermend Bonnal, Media Vita. Vincent Grappy (orgue), Christophe Giovaninetti (violon) : Légende, symphonie d'après « Media Vita », Improvisation, Paysages euskasiens, Après la tourmente. Hortus 2016 (HORTUS 132).

4 septembre 2016, par Jean-Marc Warszawski ——

La belle époque, c'est l'explosion des formes, des couleurs, des sons, un feu d'artifice dont l'apogée  sera le tremblement, pour les uns scandaleux, du Sacre du Printemps de Stravinsky, avant de  sombrer en chute libre, malheureusement avec envie, dans l'horreur des explosions bien moins vitales de la Première Guerre mondiale. Une débâcle de civilisation.

C'est aussi l'époque où les querelles entre l'ancien et le nouveau se sont fondues dans une vision historiciste de l'art, c'est-à-dire que le temps historique est devenu un critère esthétique. Le mélomane a été prié soit d'apprécier la tradition des maîtres du passé, soit celle du futur, pour nourrir son plaisir quant à lui présent. Une histoire comme elle se faisait à l'époque, celle des princes — dont les cours sont à Paris, New York, Berlin, Londres, Vienne — et de leurs batailles, aboutissant à une hiérarchisation des artistes excluant de l'histoire et des répertoires bien des artisans au bel ouvrage.

C'est le cas d'Ermend Bonnal né en 1880 à Bordeaux, ayant étudié à partir de 1897, au Conservatoire national de Paris avec Charles-Wilfridd Bériot (piano), Alexandre Guilmant (orgue), et Gabriel Fauré (composition). Organiste, il fait des remplacements à des tribunes importantes, en a deux en titre dont Saint-Médard, accompagne les films muets.  Il est par la suite nommé directeur du Conservatoire national de Bayonne. Loin des miasmes de la capitale diront les optimistes, enterrement de première classe diront les réalistes. Il revient à paris où il est nommé titulaire de l'orgue de Sainte-Clothilde, en remplacement de son ami, comme lui bordelais, Charles Tournemire décédé en novembre 1939.  Il est nommé peu avant sa mort, inspecteur général de l'enseignement musical.

Il laisse un important catalogue d'œuvres inspirées pas les traditions du Pays basque, de la musique pour piano, musique de chambre, pour orchestre, et pour orgue son instrument. Par plaisir ou pour l'alimentaire, il compose  aussi, sous un pseudonyme, des musiques de bal, tango, valses, fox-trot, et beaucoup de pièces de piano destinées aux enfants, dont certainement les siens.

Ce cédé présente des œuvres très rares à l'enregistrement pour orgue et en première mondiale pour orgue et violon.

Légende, de 1910, à l'origine pour piano et violon arrangé par Vincent Grappy, que le compositeur, dans le sillage de Debussy et dans l'inspiration du temps veut « purement imprécise … œuvre de rêverie et de visions d'un poète dans les ruines d'un château féodal ».

La symphonie pour orgue, d'après le « Media Vita », un repons de plain-chant délaissé, achevée en mai 1932, remporte le Prix de la Société des amis de l'orgue, contre les œuvres présentées par André Fleury (le créateur du Prix en 1930),  et Daniel-Lesur. Dans le jury on dénombre Nadia Boulanger, Gabriel Pierné, Maurice Emmanuel, Florent Schmitt, Arthur Honegger.

L'Improvisation de 1907, à l'origine également pour piano et violon, dédicacée à son père, ferblantier et violoniste, son premier professeur.

Les Paysages euskariens, pour orgue, pastorale colorée de thèmes basques, sans folklorisme, au dernier mouvement virtuose.

Après la tourmente (la Grande Guerre), pour violon et orgue, dédicacée à la reine Élisabeth de Belgique.

Vincent Grappy a étudié l'orgue avec François-Henri Houbart, Marie-Claire Alain, puis Louis Robilliard, et le clavecin avec Olivier Baumont et Bob van Asperen. Il est titulaire de l'orgue de la cathédrale de Blois. Il enseigne l'orgue, le clavecin et la musique d'ensemble au conservatoire de Vierzon.

Après des études musicales en France, en Roumanie, et en Allemagne, il joue au sein de l'Orchestre de Paris, fonde en 1984 le Quatuor Ysaÿe, puis en 1995 le Quatuor Élysée. Il figure sur une abondante discographie et a joué avec les ensembles et les musiciens les plus en vue.

Biographie d'Ermend Bonnal

Jean-Marc Warszawski
4 septembre 2016

 

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