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Stefano Bagliano et le Collegium Pro Musica jouent Vivaldi-Chédeville

Vivaldi - Chédeville, Complete Recorder Sonatas from « Il Pastor Fido, Collegium Pro Musica : Stefano Bagliano (flûte à bec), Alberto Pisani (violoncelle), Fabiano Martignago (flûte à bec basse), Andrea Coen (clavecin). Brilliant Classics 2015 (95077).

24 juin 2016, par Alain Lambert ——

Le mystère Nicolas Chédeville ! Né dans l'Eure à Sérez, en 1705, et mort à Paris en 1782, il est le « cadet » d'une fratrie de musiciens, Pierre Chédeville (1694-1725) et Esprit Philippe Chédeville (1696-1762).

Son grand oncle, Louis Hotteterre, facteur d'instruments à vent, tient la musette et le hautbois à l'Orchestre de l'Opéra. Après sa mort en 1732, Chédeville hérite de son pupitre.

Dans cette période très pastorale du siècle des Lumières, Nicolas Chédeville  réécrira même Les saisons de Vivaldi, en s'inspirant principalement du Printemps, en multipliant les  variations, y ajoutant de la vielle à roue et de la musette, la petite cornemuse baroque. Et aussi deux saisons supplémentaires, La moisson et Les plaisirs de la Saint-Martin, devenues sous sa plume  Les saisons amusantes en 1739.

Variations habituelles en France. Son compatriote normand Michel Corrette fera de même avec un concerto pour violon,  Les sauvages dont il illumine la mélodie de Rameau dans le premier mouvement, avant de glisser un air de Rousseau à la flûte dans le second, histoire de mettre un terme musical à la querelle des bouffons.

En 1737, Chédeville a publié six sonates sous le nom de Vivaldi, Il Pastor Fido, chez l'éditeur Jean-Noël Marchand, et vu la notoriété du Vénitien, les bénéfices partagés furent peut-être plus intéressants.

En 1990, nous dit en anglais le livret, Philippe Lescat a trouvé un document de 1749 confirmant de la part de l'éditeur la contrefaçon.

Le Collegium Pro Musica mené par Stefano Baglioni à la flûte baroque, donne une version épurée, sans vielle ni musette, de cette œuvre  de Chédeville, plus personnelle que Les saisons amusantes, cette superbe relecture  vivaldienne.

Le jeu croisé du violoncelle, de la flûte basse, du clavecin ou de l'orgue, met parfaitement en valeur la musicalité du soliste, et la gravité insouciante de ces sonates, malgré la gaieté intermédiaire des allegros, courantes et autres gigues.

Alain Lambert
24 juin 2016

 

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Vendredi 24 Juin, 2016 18:41