Actualités musicales

jeudi 21 mars 2013

Clavecin Jacob Kirckman, Londres 1761.

21 mars 2013Musiques nouvelles et mélange des genres

Journées d'étude 21 et 22 mars 2013, paris

L'évolution ultra-contemporaine des « musiques nouvelles » manifeste une tendance croissante au mélange et à l'hybridation. À la suite des courants musicaux nés dans les années 1970 et 1980 par la division de grands mouvements en constellations de genres, les pratiques musicales n'ont cessé, jusqu'à aujourd'hui, de se renouveler dans un rapport paradoxal de continuité et de rupture avec l'héritage - parfois assumé, parfois renié - des mouvements dont elles sont issues. Les sous-genres postpunk, par exemple, sont autant de dérivés d'une conception multiple du précepte punk : indus, punk rock, no wave, synthpop...

Depuis les années 2000, ce phénomène s'est accéléré : couplant des formes musicales hétérogènes et mixant des codes d'univers différents, les pratiques contemporaines se réinventent par assemblages, recherchant l'inédit, le « détonant ». Les combinaisons stylistiques sont toujours plus complexes et touchent des sphères musicales de plus en plus larges. Si auparavant elles pouvaient se limiter au domaine de l'expérimentation underground des musiques « indépendantes », ces pratiques se généralisent aujourd'hui à l'ensemble des productions musicales dites « populaires ». À la fois source de création et vecteur de visibilité, internet est sur ce point déterminant puisqu'il permet de diffuser de manière a priori peu hiérarchisée un éventail varié d'offres culturelles, et ainsi de saisir et de mixer pratiques et goûts selon le principe de « neutralité du réseau ». Perpétuellement connecté grâce aux nouvelles technologies à des univers sémiotiques disparates, le musicien multiplie les collages, reprises, fragmentations...

Gothabilly, cybergrind, fidget house, ska-core sataniste, witch house, rock alternatif latino, gothic rap, metal pirate (ou folk occitan, celte), troll metal... Les exemples récents d'hybridations intégrant une multiplicité d'influences musicales, visuelles et/ou chorégraphiques (Bernie dance, industrial dance...) sont très nombreux. Outre ces sous-genres spécialisés qui se développent par particularismes croissants, quelques grands courants fonctionnent par associations transversales, à l'instar de la noise music. Underground et bruitiste, celle-ci se caractérise par un mélange de plusieurs genres expérimentaux emprunts tout à la fois des domaines « savant » et « populaire », dont la musique électroacoustique, les musiques improvisées et postpunk. De leur côté, les courants londoniens apparus au début des années 2000 tels que le dubstep ou le grime mêlent également une grande variété de styles : dub, hip hop, jungle, drum & bass pour le premier ; rap, UK garage et dancehall pour le second. Ces quelques exemples qui permettent de saisir l'ampleur et la complexité de ces processus ouvrent de nouvelles pistes de réflexion.

Avec quels outils conceptuels et épistémologiques aborder ces pratiques dont le sens apparaît d'emblée polyvoque (caractère symbolique, parodique, citationnel, expérimental...) ? Les études sociologiques et ethnographiques consacrées aux mouvements musicaux des années 2000 peuvent-elles offrir sur ce point une approche conceptuelle inédite ? Sur le terrain, quelles méthodes d'enquête seraient les plus appropriées pour appréhender cette pluralité sémantique ? Jusqu'à quel point la complexité de ces pratiques actuelles demande-t-elle de repenser les fondements méthodologiques de ces approches ?

Enfin, les études pragmatiques peuvent-elles nous permettre de dépasser l'alternative théorique, heuristiquement faible, opposant l'innovation avant-gardiste aux catégorisations « postmodernes » ?

Axes de recherches

- Comment restituer dans le champ théorique la multiplicité des pratiques nouvelles ? Les concepts mêmes d'« hybridation » et de « mélange des genres » ne sont pas sans poser problème. La notion de « croisement » conservant l'idée d'un rapport entre des formes préconstituées rend-t-elle vraiment compte des phénomènes décrits, qui tiennent semble-t-il davantage d'une logique de la multitude que d'une dialectique de la rencontre ?

- Les évolutions musicales récentes et leur modes de fonctionnement permettent également d'analyser des phénomènes d'ordre culturel, politique et économique, débordant le cadre strict de la musique. Des spécificités propres aux nouvelles technologies - notamment la complexité de l'interface internet et la circulation des informations sur le réseau - aux enjeux de globalisation, en passant par l'importance des prises de position « idéologiques » ou « communautaires », les musiques émergentes brassent de nombreux paramètres. Dans quelle mesure peut-on dès lors penser, en s'appuyant sur le motif du mélange des genres, le lien musique - société ?

- Ces hybridations ont également une portée esthétique : quels types d'objets produit l'association de codes hétérogènes au sein d'un univers de diffusion multimédiatisé ? Selon quels critères ou quelles règles, implicites et explicites, s'effectue le mélange des styles ? Ces perspectives sont utiles à l'analyse intrinsèque de l'oeuvre, et peuvent amener à réinterroger, dans leur articulation pragmatique, les notions de « kitsch », d'« originalité » et de « nouveauté ». Quelle lecture historique peut permettre, par ailleurs, de saisir l'évolution esthétique de ces phénomènes, tant au niveau de la production que de la réception ?

- La réflexion sur le mélange des genres est enfin l'occasion d'apporter un éclairage à la fois ethnographique et sémiologique sur la manière dont les acteurs envisagent leur pratique musicale. Se positionnent-ils dans un rapport d'héritage, de jeu de codes, de rupture ? Et selon les cas, comment le « message » est-il transmis aux auditeurs ?

Dans cette perspective, ces journées d'étude seront articulées sur une série de rencontres entre spécialistes de diverses disciplines : musicologues, sociologues, anthropologues, ethnomusicologues, historiens, sémiologues, esthéticiens et philosophes. En parallèle des communications individuelles, il s'agira donc de laisser une large place aux tables rondes afin d'ouvrir un espace d'échange autour de questions transversales.

Propositions de communications

Objet : mélange et hybridation dans les musiques nouvelles (2000-2012).
Date limite de soumission : 10 septembre 2012
Les propositions (2000 signes espaces compris) devront être accompagnées d'une courte notice
biographique, et seront à envoyer à l'adresse suivante : je.musiquesnouvelles@gmail.com
Organisation : Sarah Benhaïm – Maël Guesdon
Centre de recherche sur les arts et le langage (CRAL – EHESS)
96 Bd Raspail 75006 - Paris
01 53 63 56 23 - http://cral.ehess.fr

 

21 mars 2013« Mouvement du corps et de l'âme » Salle Cortot à Paris

 

mouvement du corps et de l'âme

 

Depuis dix ans, l'association EMuNa anime son cycle « Rencontres sans frontières », met en résonance tous les arts avec la musique affirmée comme « langage » universel.

En 2012, EMuNa a proposé 2 concerts :

« Amore e Morte » avec la soprano Norah Amselem dans quelques quelques uns des plus beaux airs d'opéra.

« De Vivaldi à Piazzolla », avec la violoniste baroque Amandine Beyer et son ensemble, dans un voyage à travers les « Quatre Saisons ».

Cette nouvelle rencontre d'EMuNa, annoncera le printemps autour de la danse : « Mouvement du corps et de l'âme ».

Jeudi 21 mars 2013, 20h30
Paris, Salle Cortot

Mouvement du corps et de l'âme

avec

Julie Cherrier (soprano)
Mihi Kim (flûte)
Naaman Sluchin (violon)
Sébastien van Kuijk (violoncelle)
Laurence Oldak (piano)
CathyBisson (choréographe)
Olivier Dauriat (arrangements)

Sergueï Prokofiev
Roméo et Juliette (extrait)

Claude Debussy
Syrinx

Franz Schubert
Variations sur « Trockene Blumen »

Ernest Chausson
Poème de l'amour et de la Mer

Johann Sebastian Bach
Variations Goldberg
arrangées pour violon, alto, violoncelle et danse

Pablo Sarasate / Georges Bizet
Carmen Fantaisie

Astor Piazzolla
Tango

 

L'association EMuNa (Eveil, Musique, Nature) est une association 1901. Salle Cortpt, 78 rue Cardinet, Paris 75017 (métro Malesherbes).

 

21 mars 2013Le printemps de l'Orchestre Poitou-Charentes

 

Orchestre Poitou-Charentes

 

L'Orchestre Poitou-Charente, sous la direction de Jurjen Hempel et avec la violoniste Gille ùapap, déploiera ses pupitres à Poitiers le 21 mars, à Rochefort le 22, et à Angoulême le 23.

Le programme débutera une œuvre d'un compositeur contemporain, Marc Monnet, qui sera suivie par le second conderto pour violon et orchestre de Prokofiev.

En deuxième partie le public pourra entendre la symphonie n° 2 en do majeur op. 61 de Robert Schumann.

 

21 mars 2013Jurjen Hempel

 

 

jurjen hempelJurjen Hempel fait des études de direction avec David Porcelijn et Kenneth Montgomery au Conservatoire d'Utrecht. Pendant ses études, il a été assistant de Edo de Waart, Hans Vonk et David Robertson. Sur l'invitation de Seiji Ozawa, il se perfectionne dans la direction d'orchestre à Tanglewood où il a travaillé avec Bernard Haitink, Seiji Ozawa et Lorin Maazel.

Il a remporté un prix du 1er concours Sibelius en 1996 à Helsinki.

En 1997, Jurjen Hempel a été pendant trois saisons asistant de Valery Gergiev avec le Rotterdam Philharmonic Orchestra. En Mai 1997, il dirige cet orchestre au Concertgebouw d'Amsterdam, après le Hague Residentie Orchestra.

Il travaille avec le London Sinfonietta, le Asko Ensemble, le Nieuw Ensemble, le Netherlands Wind Ensemble, l'Ensemble Contrechamps à Genève, le Schönberg Ensemble et l'Orkest de Volharding… Il est également le directeur musical Netherlands Youth Orchestra.

Il a Salomé de Richard Strauss pour le Gergiev Festival en remplacement de Valery Gergiev, puis Théâtre Mariinsky de Saint-Petersbourg, et au New Israeli Opera à Tel Aviv en juin 1998.

Au printemps 2004, il a dirigé Shadowtime de Brian Ferneyhough à la Biennale de Munich.

Jurjen Hempel a dirigé dernièrement le Netherlands Radio Philharmonic Orchestra, le Helsinki Philharmonic Orchestra, le Finnish Radio Symphony Orchestra, le Tapiola Sinfonietta, l'Orchestre Philharmonique de Liège, l'Orquestra Nacional do Porto, l'Orchestre symphonique de Bâle, le Bochum Sinfoniker et le Iceland Symphony Orchestra, le BBC Symphony, le BBC Scottish, le Rotterdam Philharmonic Orchestra.

En 2005, il est nommé directeur musical de l'ensemble Contrechamps, En Août de la même année, il fait ses débuts au BBC Proms au Royal Albert Hall avec le BBC Symphony Orchestra.

En 2006, il a dirigé Don Giovanni avec l'Opera Zuid company.

En France, il a dirigé l'Orchestre National Bordeaux Aquitaine, l'Orchestre Poitou-Charentes et l'Orchestre Régional d'Auvergne.

Jurjen Hempel a enregistré pour Decca/Argo, Composer's Voice, Elektra Nonesuch et Point Music.

21 mars 2013Gilles Apap

 

Gille ApapGilles Apap est apprécié non seulement pour ses interprétations virtuoses d'œuvres clés du répertoire classique, mais également pour l'intérêt qu'il porte à de nombreuses musiques traditionnelles comme le fiddle irlandais, la musique tsigane, l'American old-time ou la musique traditionnelle de l'Inde. Il les interprète avec la même passion, la même joie et la même intensité que Bach, Mozart ou Ravel.

Né en Algérie en 1963, il a grandi à Nice où il a été l'élève d'André Robert, de Gustave Gaglio (Conservatoire de Nice) et Vera Reynold au Conservatoire national supérieur de. Il achève sa formation à l'âge de 19 ans et se rend aux USA pour suivre des cours au Curtis Institute avant de prendre le poste de Premier Violon à l'Orchestre Symphonique de Santa Barbara, qu'il occupe jusqu'en 2003.

En 1985, il remporte le premier Prix de musique contemporaine au Concours international Yehudi Menuhin. Par le suite, les deux artistes travaillent ensemble sur un projet de film produit par Arte, autour du troisième concerto pour violon de Mozart, dirigé par Yehudi Menuhin. Malheureusement celui-ci décède quelques jours avant le début du tournage, Gilles Apap termine le film in Memoriam Sir Yehudi Menuhin.

Gilles Apap se produit comme soliste, et parfois comme chef d'orchestre en Amérique du Nord et du Sud mais aussi dans la plupart des pays d'Europe. Il joue dans de grands festivals internationaux tels ceux de Tokyo, Adelaïde, Paleo, Mito, Rheingau, Dresde, Ludwigsburg, Würzburg.

Ses partenaires au piano sont Éric Ferrand N'Kaoua et Mihaela Ursuleasa. Il a créé en 2002 un ensemble de musique de chambre « Colors of Invention » avec lequel il tourne dans le monde entier. Ce quatuor réunit autour de Gilles Apap, Myriam Lafargue (accordéon), Ludovit Kovac (Cymbalum), et Philippe Noharet (contrebasse).

Arte a d'ores et déjà consacré à Gilles Apap deux films réalisés par Bruno Monsaingeon. En 2003, le Bayerischer Rundfunk et Arte en réalisent un troisième tourné aux USA et en Inde et intitulé Apap Masala – Voyage au bout de l'Archet.

Gilles Apap enregistre d'abord pour SONY Classical avant de fonder en 1999 son propre label Apapaziz Productions pour lequel il a déjà enregistré 7 sédés. Le plus récent Sans orchestre avec The Colors of Invention.

 

21 mars 2013Les caprices de l'improvisation dans la musique savante. Rencontre au Centre de documentation de la musique contemporaine

Jeudi 21mars 2013n Centre de documentation de la musique contemporaine.

L'improvisation s'est invitée dans des styles musicaux savants au
cours de la seconde moitié du XXe siècle et ses modes de fonctionnement piquent la curiosité. Ses champs d'investigation sont divers ; l'improvisation participe, entre autres, aux interrogations relatives à la composition, au modelage des pratiques éducatives, à l'accompagnement de la naissance des arts numériques, et ce, sous différentes formes allant du solo jusqu'au sein d'ensembles préexistants et structurés comme l'orchestre.

Par ailleurs elle a développé ses propres directions, particulièrement avec l'improvisation générative.

La prise en compte de cet aspect ontologique face à une hétérogénéité de manifestations est sans doute un des caractères les plus marquants de l'improvisation aujourd'hui.

10h. De l'improvisation dans la musique savante contemporaine (Pierre Albert Castanet).

10h30. De l'improvisation dans les pratiques musicales chinoises (François Picard).

11h15. Vinko Globokar and improvisation an all-inclusive engagement (Dragana Stojanović -Novičić)

11h45. L'improvisation dans la transmission institutionnelle (Frank Kuntz)

12h15. Improvisation Libre: tabula rasa ou mémoire en réseau. L'exemple de la classe d'improvisation générative du CNSMDP (Alexandros Markéas)

14h30. L'improvisation comme manifestation du lyrisme (Patrick Otto)

15h Libre association d'idées: la poïésique de Bernard Lubat (Jean-Luc Tamby).

15h30 Les performances d'improvisation dans la culture ethno-pop : le cas Tagaq (Sophie Stevance).

16h15 Improvisation et musique électroacoustique : vers une redéfinition du support musical (1960-2000) (Cyril Delhaye).

16 h 45 L'instrument improvisé. Perspectives ouvertes par les technologies pour la constitution du dispositif de jeu dans le temps de la performance (Frédéric Dufeu).

18 h Table ronde animée par Anne Montaron, avec la participation de Lori Freedman, Joëlle Léandre, François Rossé, Alain Savouret.

Cdmc, 16 place de la Fontaine-aux-Lions, 75019 Paris. 01 47 15 49 86. http://www.musiquecontemporaine.fr

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