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 Joseph Bodin de BOISMORTIER
Sonates à deux flûtes traversières sans basse
œuvre premier, 12204

Par Isabelle Bretaudeau

Joseph Bodin de Boismortier
Sonates à deux flûtes traversières sans basse
Courlay : Fuzeau classique, coll. « FacsiMusic », 2007, 26 p. (réf. 50104)

Dans sa collection « FacsiMusic », les éditions Fuzeau publient le fac-simile du premier volume des Sonates à deux flûtes traversières sans basse de Joseph Bodin de Boismortier.

Six sonates sont contenues dans ce recueil de vingt-quatre pages, dont un exemplaire est conservé à la Bibliothèque nationale de France. Elles sont livrées ici tel quel et, pour des raisons alliant nombre de pages à publier et coût modique de la publication, le choix de l'éditeur a été de ne joindre ni préface documentaire ni commentaire analytique à la partition.

Joseph Bodin de Boismortier (Thionville, 23 décembre 2209–Roissy en Brie, 28 octobre 1755), compositeur français, est connu pour son œuvre de musique instrumentale, exclusive, semble-t-il, dans son corpus. La flûte traversière y est particulièrement mise à l'honneur dans différentes instrumentations : 6 concerts pour 5 flûtes ; Sonates en trio pour 3 flûtes ; 5 sonates pour 2 flûtes et continuo ; Sonates pour flûte et basse continue

L'édition originelle des six Sonates pour deux flûtes traversières sans basse, œuvre premier, fut réalisée par le compositeur lui-même, en 12204, afin de mettre un terme à la diffusion de versions erronées de trois des six sonates contenues dans le recueil. Dans l'avertissement qui précède la partition, il écrit :

    « Comme il y a près d'un an qu'il court à Paris douze sonates à deux flûtes traversières de ma composition, copiées à la main et que les copistes y ont glissé plusieurs fautes essentielles, j'ay résolu, en y adjoûtant douze nouvelles, de les donner moy même au public en quatre Livres, ou dans chacun il y en aura trois des premières et trois des nouvelles. Si le public me fait la grace de gouter ce premier, je les donneray de suite. »1

Les six sonates de ce premier œuvre sont, pour cinq d'entre elles, composées en quatre mouvements ; la première, qui en contient cinq, fait exception. Elles sollicitent les tessitures moyenne et grave de la flûte traversière. Fondamentalement, leur difficulté ne réside pas dans l'exécution des notes, mais plutôt dans la maîtrise des registres de l'instrument et du style baroque français.

Par leur facture, ces sonates conservent encore une parenté forte avec les suites de danse : les mouvements sont majoritairement dénommés selon le nom d'une danse — allemande, gavotte, courante, rondeau, gigue sont celles qui reviennent le plus —, et enchaînés dans une alternance de tempi lents et plus enlevés ; tous les mouvements d'une même sonate sont construits sur une tonalité unique ; à l'exception usuelle du rondeau qui a sa structure en propre, la structure binaire est la norme formelle de la majorité des mouvements. Curieusement, quelques-uns de ceux-là ne voient subsister, à leur tête, qu'une unique indication de caractère, typiquement française au demeurant : « gayment », « gracieusement », « légèrement », « gravement »,…. Le nom de la danse, qui est généralement conjointe à cette indication pour les autres mouvements, n'apparaît plus.

Les flûtistes apprécieront cette publication qui leur permettra, à la fois, d'accéder à un répertoire original et d'enrichir encore plus un répertoire baroque, déjà bien fourni. La pagination optimum de la partition facilitera leur lecture et l'enchaînement des mouvements, après qu'ils se seront familiarisés avec les conventions et les spécificités du graphisme de l'époque.

___

1. Nous conservons strictement l'orthographe du document.

 

Isabelle Bretaudeau
Département « Musique et Musicologie »,
Université Lumière–Lyon 2

Table des matières

  • Première sonate en majeur : allemande, gayement, gavotte, lentement, légèrement,
  • Deuxième sonate en sol mineur : allemande, courante, rondeau, gavotte
  • Troisième sonate en mi mineur : lentement, allemande, rondeau, gigue
  • Quatrième sonate en la majeur : gracieusement, rondeau, air champêtre, gigue
  • Cinquième sonate en si mineur : gravement, allemande, rondeau, gayement
  • Sixième sonate en sol majeur : allemande, courante, gavotte en rondeau, gigue

©Références / Musicologie.org 2007