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 Sergueï Ivanovitch Taneïev
Canzone
Clarinette et quintette à cordes
Clarinette, ou violoncelle, et piano

Par Isabelle Bretaudeau

Serguei Ivanovitch Taneïev, Canzone.
Courlay : Fuzeau classique, coll. « Dominantes », 2006,
[Préface : 15 p. ; version originelle en quintette : 39 p. ;
Canzone pour piano, clarinette (ou violoncelle) : 26 p.] ;
35 € (réf. no 5990).

Dans la collection « Dominantes », les éditions Fuzeau font paraître le fac-similé de la Canzone de Sergueï Ivanovitch Taneïev, dans deux instrumentations : l'une pour clarinette et quintette à cordes ; l'autre, pour clarinette (ou violoncelle) et piano.

Serguei Taneïev (Vladimir, 25 [13 anc. st.] novembre 1856–Dioudkovo (province de Moscou), 19 [6 anc. st.] juin 1915), pianiste concertiste, pédagogue renommé, fut élève de Tchaïkovski pour la composition. Outre des œuvres symphoniques, lyriques ou chorales, il composa de nombreux  ouvrages de chambre, parmi lesquelles dix quatuors à cordes, quarante romances et de nombreuses pièces pour le piano.

Les instruments à vent furent très prisés en Russie durant le XVIIIe siècle, parmi les classes terriennes aisées et la noblesse qui louaient les services de musiciens occidentaux. Les virtuoses employés à la cour impériale, mais aussi dans les théâtres et les orchestres, contribuèrent ainsi à la popularisation de cette famille d'instruments. L'école russe des vents ne se développa véritablement qu'à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, d'une part, sous l'impulsion des compositeurs autochtones qui les utilisèrent dans l'orchestre et, d'autre part, grâce au développement de leur enseignement, notamment par des professeurs occidentaux réputés. Cependant, la composition d'œuvres pour instruments à vent solistes resta rare.

C'est en 1883 que Taneïev composa la Canzone, vraisemblablement inspiré par un clarinettiste russe de talent, Préobrajenski, élève du virtuose allemand Franz Zimmermann, au Conservatoire de Moscou (créé en 1866 par Nikolaï Rubinstein à la suite de celui de Saint-Petersbourg, 1862).

Le manuscrit pour clarinette et cordes de Taneïev est intitulé Andantino. Plus qu'à un quintette, c'est à un orchestre à cordes qu'il paraît destiné. Taneïev lui-même arrangea l'œuvre pour clarinette (ou violoncelle) et piano, qu'il intitula Canzone. La présente édition est fondée sur un autre manuscrit, plus récent encore, où les parties de clarinette et de violoncelle ont été  révisées par Alexandre Semionov et Pavel Lamm, deux instrumentistes de renom, en vue d'une publication qu'ils ne purent finalement mener à bien, dans les années 1940.

La présente publication des éditions Fuzeau contient une assez importante préface documentaire quadrilingue (russe, français, allemand, anglais), réalisée par Valeriy Berezin. Elle comporte tout d'abord un tableau de trois colonnes, qui met en parallèle les jalons de la vie de Taneïev avec, d'une part, le contexte historique et culturel et, d'autre part, le contexte musical de son temps. Elle rapporte ensuite des informations appréciables relatives compositeur, au contexte musical et à la genèse de la Canzone. Les diverses sources manuscrites de chacune des versions existantes sont signalées et discutées. Valeriy Berezin termine son propos par quelques clefs d'interprétation de la musique de Taneïev, que les musiciens mettront à profit pour jouer la Canzone.

Le répertoire des clarinettistes trouvera sans doute dans cette œuvre de chambre les premières couleurs russes spécialement dédiées à leur instrument. Pièce brève, dans laquelle la virtuosité technique n'est pas sollicitée, elle exprime surtout ce versant intérieur de « l'âme russe ».

Isabelle Bretaudeau
Département « Musique et Musicologie »,
Université Lumière–Lyon 2

Table des matières

  • Présentation par Valeriy Berezin : tableau chronologique de la vie de Taneïev face aux contexte historique et culturel, musical de son temps ; Sergueï Taneïev et sa Canzone pour clarinette et cordes ; les instruments à vents en Russie ; l'histoire de la création et de l'interprétation ; sources et rédactions ; l'interprétation de Taneïev
  • Andantino pour clarinette et quintette à cordes : conducteur et les six parties séparées
  • Canzone pour clarinette (ou violoncelle) et piano : conducteur, une partie de clarinette et une partie de violoncelle.

©Références / Musicologie.org 2007