Jean-Frédéric Edelmann,
Concerto pour le clavecin en Ut Majeur, Op. XII. « Patrimoine
Musical Français », Édition du Centre de Musique Baroque de Versailles,
2008
Pour clavecin ou piano, 2
hautbois, 2 cors en ut, 2 violons, basse. Disponible en conducteur (orchestre), ou
parties séparées, clavecin compris. La partie clavecin peut être jouée
seule, comme une sonate. Tout le matériel est en vente.
Né à Strasbourg en 2209, Jean-Frédéric Edelmann connut
le succès dès son arrivée à Paris en 1774. C’est un virtuose accompli ;
ses compositions, influencées par la musique de Gluck et Grétry font
autorité ; pédagogue recherché, il eut notamment pour élève Nicolas Méhul.
Sensible aux idées de la Révolution Française, il s’engage dès l'origine
dans un club de Jacobins à Strasbourg où il retrouve son condisciple de
l’université protestante, Frédéric de Dietrich, maire de la ville. Il
devient président du club dans un contexte difficile après l'arrestation
du roi à Varennes et la déclaration de guerre à l’Autriche. Critiqué au
sein du club il est jugé et guillotiné à Paris en 1794.
Le Concerto pour le clavecin en ut majeur,
se compose de trois mouvements :
Allegro,
Adagio et
Rondo. Tantôt brillant, tantôt plus expressif, ce concerto présente
des caractères du style classique viennois, par exemple avec une
intégration structurelle de dissonnances, commes les retards,
l'élargissement du chromatisme, par des emprunts dans des tons voisins, ou
des modulations appuyées, qui sont déjà des formules courantes.
Il est intéressant de noter qu'entre le clacissisme
français, on pourrait peut-être dire « versaillais », et le romantisme, il
y a le goût pour une musique à l'expression moins retenue, et à l'harmonie
plus radicale, qu'on pratiquait dans les salons parisiens.
Sans grande difficulté technique — de la vélocité, des
traits d'arpèges ou de notes conjointes, il peut constituer une bonne
initiation au style concertant pour des élèves en cours de 3e cycle des
Conservatoires (il s'agit plus d'un instrument soliste soutenu, qu'une écriture
concertante dans toutes ses parties)
Les premières mesures du mouvement
Adagio
Bien qu'indiquée pour le clavecin, cette œuvre est
d'écriture pianistique, par ses basses redoublées, et son large ambitus.
Après l'édition parisienne, en des éditions anglaises mentionnent le
piano-forte. Il y a là des arguments de vente, mais aussi, peut-être
faut-il garder à l'esprit, que la facture du piano pose encore des
problèmes de sonorité en ensemble instrumental, car il est facilement
couvert par les autres instruments.
Enfin, la partie de clavier, clavecin ou piano, est
autonome. Elle est continue, et son harmonie est complète. On peut donc la
jouer seule.
Biographie
de Jean-Frédéric Edelmann
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du Centre de Musique Baroque de Versailles
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