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Jean-Jacques Rousseau
Consolations des
misères de ma vie

Jean_Jacques Rousseau

 

Par Alain Lambert

 

Jean-Jacques Rousseau, Consolations des misères de ma vie. Ensemble Alba, Quantum 2012 (QM 7067).

Dans le deuxième dialogue de Rousseau, juge de Jean-Jacques, vers 1773, le musicien-philosophe [voir notre article] inventorie « un acte entier » de son opéra Daphnis et Cloé, une « seconde musique presque en entier » du Devin, « plus de cent morceaux de musique en divers genres, la plupart vocale avec des accompagnements ». Quant à son travail de copiste, il compte « six mille pages de musique de harpe, de clavecin ou solo et concerto de violon » en six ans.

S'il existe aujourd'hui plusieurs versions disponibles de son opéra Le Devin du Village, le tricentenaire de l'an passé [voir notre entretien avec Rousseau], bien discret, aura au moins servi à la parution de ce disque, réalisé à partir de documents conservés par l'Abbaye de Chaalis / Institut de France.

Ces chansons, en italien et en français, sont extraites d'un recueil édité en 1781 par le marquis de Girardin, qui, ayant entendu Rousseau décrire ainsi sa longue passion pour la musique, lui avait donné ce titre : Consolations des misères de ma vie.

Jean-Louis Petit connait bien la partition du Devin,  l'ayant arrangée pour une petite formation instrumentale. Il a écrit des arrangements sobres et classiques, en respectant « la ligne mélodique du chant » propre au  musicien  et à ses héritiers : Gluck, qui travailla avec lui à son arrivée en France, et Mozart, dont le précoce Bastien et Bastienne est une adaptation du Devin du village. Le duo L'ivresse d'amour, entre autres, en est une belle illustration.

À part Rousseau pour un texte, les paroliers sont très divers, peu connus ou très célèbres (François 1er, Shakespeare, Métastase, Clément Marot...).

Le trio à cordes Alba : Bruno Lhuissier, Wissem Ben Ammar, Héléne Huchet, fort bien entouré du clarinettiste Martial Hugon, du flûtiste Jérôme Vaan Wynsberge, du ténor Georges Wanis et de la soprano Marie-Bénédicte Souquet, donne vie à ces chansons.

Souvent simples et faciles à retenir, elles annoncent, tout comme le Devin, cette tradition populaire, non plus simplement orale, à l'origine sans doute de l'opérette et plus tard de la comédie musicale.

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27 mars 2013

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