Actualités musicales

vendredi 5 avril 2013

piano et violon

5 avril 2012Opéra et cinéma (jounées d'étude)

 

Journées d’études coorganisées par le CELLAM (EA 3206) de l’Université de Rennes II ; le Centre de recherches en littérature et poétique comparées (EA 3931) de l’Université Paris-Ouest Nanterre ; l’équipe CIMArtS – ELLIADD (EA 4661) de l’Université de Franche-Comté ; et le CRLC (EA 4510) de l’Université Paris-Sorbonne

Besançon 5 avril 2013
Nanterre 18 octobre 2013

Comité d’organisation :

Aude Ameille, Pascal Lécroart, Timothée Picard et Emmanuel Reibel

À la fin du XIXe siècle, Thomas Edison prophétisait, à partir de l’invention de son « kinetograph » : « Je crois que, dans les années à venir, […] des opéras pourront être donnés au Metropolitan de New York sans qu’ils diffèrent en rien de l’original, mais avec des artistes et des musiciens morts depuis longtemps. »[1] Plus d’un siècle après, devant de tels propos, on peut s’amuser à la fois de leur pertinence et de leur approximation, alors que certaines salles de cinéma du monde entier se font inversement aujourd’hui le relais en direct de représentation du Metropolitan opera… Un point néanmoins est incontestable : le cinéma reste aussi inséparable de l’opéra qu’il l’était à ses débuts à travers des interactions institutionnelles, techniques, esthétiques, génériques, formelles et humaines multiples qui paraissent constamment à la fois se répéter et se réinventer.

C’est pour répondre à cette perspective riche et multiple des relations entre l’opéra et le cinéma que le CELLAM (EA 3206) de l’Université de Rennes II, le Centre de recherches en littérature et poétique comparées de Paris-Ouest Nanterre (EA 3931), l’équipe CIMArtS – ELLIADD (EA 4661) de l’Université de Franche-Comté et le CRLC (EA 4510) de l’Université Paris-Sorbonne ont décidé de collaborer à l’organisation de différentes actions qui se situent dans le sillage des recherches et publications sur les rapports entre musique et cinéma, parallèlement à un ensemble de manifestations organisées en 2013 à la Cité de la musique de Paris.

Le 15 février, l’Université de Rennes II consacre ainsi une journée à Verdi / Wagner au cinéma, en complément du colloque dédié aux deux compositeurs dont on célèbre le bicentenaire de la naissance. Parallèlement, à Rennes, du 11 au 17 février 2013, le festival « Cinéma et opéra » (troisième édition du festival « Transversales cinématographiques » : cinéma et arts) comportera rétrospectives, rencontres et conférences publiques, avec la participation, sous réserve, de Jacques Martineau, Frédéric Mitterrand, et Benoit Jacquot. De plus, la thématique « Opéra et cinéma » sera le fil conducteur de toute la saison de l'Opéra de Rennes et d'une partie de l'Orchestre de Bretagne en 2012-2013, incluant la projection de la Carmen de Feyder sur une musique d'Antonio Halffter, accompagnée en direct par l'Orchestre de Bretagne. Cet événement devrait donner lieu à une retransmission sur Ciné-classique et servira de base, en partenariat avec la Cinémathèque française, à un documentaire, « Carmen au cinéma » pour Arte, occasion de proposer une journée d'étude consacrée à la question des adaptations de Carmen au cinéma, pour laquelle un appel à communications spécifique sera rédigé.

Besançon et Nanterre entendent, complémentairement, organiser deux journées d’études en 2013 qui se focaliseront l’une sur une période allant des débuts du cinéma jusqu’aux années cinquante, l’autre, à l’inverse, sur la période contemporaine. Ce sera un moyen d’élargir, en amont et en aval, le terrain d’étude en dehors de la période intermédiaire mieux connue qui a vu notamment les plus célèbres réalisations de films-opéras. L’Université de Rennes organisera à son tour, en 2014, une dernière journée sur les phénomènes d’inscription de l’opéra au cinéma qui fera, plus tard, l’objet d’un autre appel.

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La première journée, tournée vers les cinquante premières années du cinéma, sera organisée le vendredi 5 avril 2013 à Besançon, ville de naissance des frères Lumière.

Né comme spectacle populaire au sein des attractions, le cinéma a indéniablement cherché à conquérir le rang d’art en se construisant une filiation à l’opéra, vu comme le comble de l’art par sa prétention à les totaliser. Dès ses débuts, il a concurrencé l’opéra en lui reprenant certains de ses sujets : Faust inspire Méliès pour Faust aux enfers en 1903 et La Damnation du docteur Faust (1904). De 1900 à 1907, Alice Guy entreprend en France, par le procédé du « phonoscène », le tournage de Carmen (douze scènes), Mireille (cinq scènes), Mignon (sept scènes) et Faust (vingt-deux scènes), que Noël Burch considère comme le premier film parlant (réalisation d’un peu plus d’une heure au total). En Italie, le répertoire lyrique fait également l’objet de multiples réalisations de films muets, accompagnés de musiques adaptées des oeuvres originales, variables selon les lieux et leurs moyens. En Allemagne, en 1924, Fritz Lang présente, contre, tout contre Wagner, ses propres Nibelungen et, en 1925, Robert Wiene propose un Chevalier à la rose pour lequel Strauss a accepté d’adapter la partition de son opéra. Institutionnellement, il est intéressant de relever qu’en France, Jacques Rouché a fait représenter à l’Opéra six grandes réalisations cinématographiques accompagnées en direct par l’orchestre jouant une partition spécialement composée pour le cinéma[2]. En 1926, le procédé américain du « vitaphone » s’impose et, avant Le Chanteur de Jazz, permet une adaptation de Dom Juan avec une musique de compilation réalisée par William Axt. L’avènement du cinéma parlant confortera naturellement ces relations, et le genre du film-opéra s’impose progressivement : Paillasse de Leoncavallo, produit par Fortune Gallo, inaugure officiellement le genre en 1931, avant que Carmine Gallone, en Italie, s’en fasse une spécialité. Louise, film d’Abel Gance réalisé avec l’aval et la collaboration de Gustave Charpentier, sort en 1939.

Plus globalement encore, l’esthétique cinématographique emprunte à l’opéra. Noël Burch écrit ainsi à propos des films muets : « Avec sa partition musicale ininterrompue, le film muet est une sorte de spectacle lyrique, où la voix figure en tant que gestuelle, la parole en tant que graphie. Et ces déplacements évoquent précisément ceux de l’opéra, où le verbe s’efface dans le chant, les silences deviennent chants d’orchestre, et l’intrique se lit… dans les notes du programme »[3]. On ne sera donc pas surpris du fait que les premiers théoriciens du cinéma vont chercher du côté de l’opéra la référence capable de faire saisir la valeur artistique de cet art nouveau, à la fois dans ses ressemblances et ses divergences. Le Gesamtkunstwerk wagnérien, l’idée de « synthèse des arts », les moyens offerts par les concepts de « mélodie continue » ou de « leitmotiv » vont offrir à toute l’histoire du cinéma des outils théoriques majeurs bien au-delà de la seule question de la musique de film. De là à faire du cinéma la véritable réalisation du projet wagnérien, il n’y a qu’un pas : « Le cinéma offre, à une échelle jamais atteinte, la possibilité rêvée par un Wagner, de pouvoir organiser sur un rythme l’ensemble de la réalité », écrit ainsi Michel Chion[4].

Si le monde du cinéma a donc eu besoin, pour s’affirmer, de l’autorité et du prestige de l’opéra, réciproquement le cinéma intéresse les musiciens : dans une période où s’affirme une crise de l’art lyrique, il apparaît comme une voie nouvelle digne d’être explorée. L’idée qu’il pourrait être « la grande expression lyrique de l’art d’aujourd’hui », comme le déclare Maurice Ravel en 1933, est alors une sorte de lieu commun qui souffre néanmoins du décalage avec la réalité d’une production essentiellement commerciale. Il est rare que le monde du cinéma accepte de faire sa place au musicien, même si des exceptions heureuses existent qui valent la peine d’être étudiée. De leur côté, Claudel et Milhaud dans Le Livre de Christophe Colomb, conçu dès 1927-28 et créé comme opéra à Berlin en 1930, intègrent à la mise en scène des projections cinématographiques qui serviront également à constituer une séquence de la Lulu d’Alban Berg.

Consacrer une journée d’études à la question des rapports entre opéra et cinéma, de ses débuts aux années cinquante, serait ainsi l’occasion, au-delà de la simple histoire du cinéma, en particulier du muet au parlant, ou de la question de la musique de film, perspectives qui ont fait l’objet d’une multitude de publications, de rencontrer d’autres problématiques :

- Quels sont les liens institutionnels et humains qui se sont construits dès cette époque entre monde de l’opéra et monde du cinéma ? Comment certaines collaborations ont-elles pu naître dans cet esprit ? Quelles oeuvres en sont issues ?

- Quels rapports génériques peut-on établir au-delà du seul film-opéra ? En quoi peut-on parler d’interaction entre opéra et cinéma dans cette période ? Les étiquettes de film opératique ou d’opéra cinématographique ont-elles un sens ?

- Quels rapports poétiques et esthétiques peut-on fonder ? Qu’y a-t-il de commun dans leur « mise en scène » ? Que veut dire le cinéma lorsqu’il emprunte ses sujets à l’opéra, mais aussi lorsqu’il fait de l’opéra la matière ou le sujet de telle ou telle scène ? On pourra également s’intéresser aux discours qui se tiennent dans la littérature de cette époque sur opéra et cinéma.

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La seconde journée, organisée à Paris-Ouest Nanterre le vendredi 18 octobre 2013, sera consacrée inversement à la période très récente. Il s’agira de réfléchir cette fois-ci à la manière dont l’opéra intègre en son sein des éléments cinématographiques afin de se renouveler. Le cinéma a en effet pu faire croire, au coeur du XXe siècle, qu’il supplanterait le genre opératique, en reprenant à son compte un grand nombre de ses caractéristiques héritées du romantisme (types de sujets, de personnages et de décors, star-system, etc.) tout en proposant ce divertissement à un prix sans comparaison avec celui de l’art lyrique. En pleine effervescence créatrice depuis trois décennies, ce dernier n’a cependant pas disparu : son pouvoir d’adaptation et ses emprunts de plus en plus fréquents au cinéma y sont peut-être pour quelque chose.

Ainsi, les metteurs en scène intègrent de plus en plus fréquemment des projections cinématographiques à leurs mises en scène d’opéra. Pensons, ces dernières années, au Tristan et Iseult de Peter Sellars et Bill Viola à l’Opéra Bastille en 2005 ou encore au Nez de William Kentridge à Aix-en-Provence en 2011. De plus en plus de cinéastes s’essaient parallèlement à la mise en scène d’opéra : Coline Serreau s’est attelée au Barbier de Séville en 2002 et, tout récemment, à Manon de Massenet (Paris, 2012), Raoul Ruiz à la Médée de Michèle Reverdy (Lyon, 2003), Michael Haneke à Don Giovanni (Paris, 2006), Abbas Kiarostami à La Flûte enchantée (Aix-en-Provence, 2008), Benoît Jacquot à Werther (Paris, 2010).

Le livret subit lui aussi l’influence du septième art. Se développe depuis quelques années une nouvelle catégorie d’opéras qui empruntent leur sujet à des films : Orphée (1993) et La Belle et la bête (1994) de Philip Glass sont des adaptations des deux films de Jean Cocteau ; Teorema (1995) de Giorgio Battistelli s’inspire de Pier Paolo Pasolini ; Romanza (2002) de Sergio Rendine prend sa source dans Les Ailes du désir de Wim Wenders et Lost Highway (2003) d’Olga Neuwirth est composé d’après David Lynch. Sans même partir d’un film, les librettistes sont nombreux à revendiquer une écriture proche de celle d’un script cinématographique, préférant notamment parler de séquences plutôt que de scènes. D’ailleurs plusieurs d’entre eux ont produit des scénarios pour le cinéma (après Marcel Achard qui avait conçu le livret d’Eugène le mystérieux de Jean-Michel Damase en 1964, Pierre Tchernia écrivit celui de La Mélodie des strapontins de Gérard Calvi (1984), Peter Greenaway ceux de Rosa The Death of a Composer (1994) et Writing to Vermeer (1999) pour Louis Andriessen, et Eugène Green celui de L’Amour coupable pour Thierry Pécou (2010). La musique elle-même semble subir l’influence de l’art cinématographique, à en croire Philippe Manoury, par exemple, qui n’hésite pas à employer des termes tels que « profondeur de champ » ou encore « fondu enchaîné » pour parler de sa technique compositionnelle. À tous ces éléments s’ajoutent la métamorphose de la captation vidéographique des spectacles d’opéras et l’évolution de leur diffusion, à travers différents médias (industrie du DVD, retransmissions télévisées, internet, diffusion live dans certaines salles de cinéma).

La période contemporaine permet donc de soulever un certain nombre de problématiques neuves :

- En quoi l’esthétique du cinéma a-t-elle récemment renouvelé l’art lyrique dans ses différentes composantes (musique, livret, mise en scène) ?

- Est-il véritablement possible de dresser un parallèle entre technique musicale dans le genre lyrique et technique cinématographique ? Qu’est-ce que cette similitude révèle du rapport entre ces deux arts ?

- La mode récente des opéras d’après des films traduit-elle une nouvelle conception du livret d’opéra ?

- Quel est le statut des séquences vidéo intégrées dans les mises en scène d’opéra ?

- Les nouveaux moyens de diffusion  de l’opéra, au cinéma ou par le DVD, modifient-ils la réception du genre lyrique (en métamorphosant le rapport à la scène, en rapprochant les interprètes des auditeurs, etc.) ?

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Les projets de communications (titre et résumé de 1000 caractères maximum) sont à adresser, avant le 1er septembre 2012, à Aude Ameille (audeameille@gmail.com), Pascal Lécroart (pascal.lecroart@univ-fcomte.fr) et Emmanuel Reibel (emmanuel.reibel@gmail.com)

1. Cité par Noël Burch, « Du muet, le parlant. Réflexions cursives sur un interrègne », in Christian Belaygues dir., Le Passage du muet au parlant, Toulouse, Cinémathèque de Toulouse/Editions Milan, 1988, p. 31.

2 Le Miracle des loups de Raymond Bernard avec la musique d’Henri Rabaud en 1924, Salammbô de Pierre Marodon avec la musique de Florent Schmitt en 1925, La Croisière noire de Léon Poirier avec la musique d’André Petiot en 1926, Napoléon d’Abel Gance avec une musique partiellement originale d’Arthur Honegger en 1927, Madame Récamier de Gaston Ravel avec la musique de Léon Moreau en 1928, Verdun, Visions d’histoire de Léon Poirier avec la musique d’André Petiot en 1928, enfin La Merveilleuse vie de Jeanne d’Arc de Marc de Gastyne avec la musique d’Henri Février et Marc Delmas en 1929.

3. Noël Burch, « Du muet, le parlant. Réflexions cursives sur un interrègne », dans Christian Belaygue (dir.), Le Passage du muet au parlant, Toulouse, Cinémathèque de Toulouse, 1988, p. 51.

4. Michel Chion, La Musique au cinéma, Paris, Fayard, « Les chemins de la musique », 1991, p. 91.

 

5 avril 2012Time Stands Still: Notation in Musical Practice

Wesleyan University, 5–6 April, 2013

Notation is one of the richest, most mutable, and complex areas ofmusical practice, in which composition, theorization, writing, and performance all converge. This festival-conference will bring together musicologists, performers, composers, and theorists to consider the nature of notation in the early 21st century.

Time Stands Still combines talks, workshops, discussions, and musical performances. Featured composers include Mark Applebaum, Pauline Oliveros, Michael Parsons, and Wesleyan composers Anthony Braxton, Ronald Kuivila, and Paula Matthusen. The Vocal Constructivists, a London-based choral group, will be the ensemble-in-residence. An edited volume is planned.

Proposals for papers should include a 300-word abstract, name and institutional affiliation, if any. Abstracts should provide the topic background, research questions, scholarly aims, a summary of content, and significance.

Suggested areas:

• notational conventions, including graphic, text, and hybrid scores

• cultural context: who reads and how we read

• contemporary practices: composers, performers, computer use, and public space

Performers are invited to submit proposals for a guest concert on April 6. Please include a brief biography of the artist(s), a description of the proposed work, and timing. Performances should be entirely self-sufficient, apart from standard large instruments (percussion, piano) and sound reinforcement. Other electronic needs should be specified.

Duration of presentations:

  • Individual papers: 20 minutes, followed by 10–15 minutes of discussion
  • Musical works: up to 10 minutes duration

Please send proposals and any queries to Jane Alden: jalden01 at wesleyan.edu. A preliminary program is available at
http://notation.conference.wesleyan.edu/

Application deadline:
November 1, 2012.

Successful participants will be notified by Dec 1, 2012. The conference programme will be announced by December 15, 2012.

 

5 avril 2012Musiciennes en duo, compagnes, sœurs ou filles d’artistes

 

Le Mans, vendredi 5 & samedi 6 avril 2013

Journées d’étude proposées par le CReIM (Cercle de Recherche Interdisciplinaire sur les Musiciennes), l’Université du Maine et le Centre de Recherches Historiques de l’Ouest [CERHIO, UMR 5268], avec l’appui du CERHIC de Reims, de Patrimoines et Langages Musicaux [PLM, EA 4087, Paris-Sorbonne], de la Délégation Départementale Sarthe aux droits des Femmes et des collectivités locales, Ville du Mans et Conseil régional des Pays-de-la-Loire…

Dans une perspective d'histoire du genre, l’objectif de ces journées d’étude est de toujours mieux éclairer la place des femmes dans les processus de création et de pratique artistique, hier et aujourd'hui. Comme l’ont illustré les travaux récents des historiens, musicologues et sociologues — notamment dans le cadre des cinq journées du CReIM qui se sont tenues entre 2010 et 2012 —, la place des artistes de sexe féminin, et tout particulièrement des musiciennes, apparaît minorée dans le cadre général des études sur les œuvres et la vie culturelle. En dépit d’un apport indéniable à la création artistique, leur absence des grandes monographies ou des études de cas les rend invisibles, en limitant souvent leur rôle à celui de muse ou d’inspiratrice.

Prenant le contre-pied de cette approche réductrice, l'angle retenu pour ces rencontres consiste à observer les liens des musiciennes avec les artistes qui, dans leur entourage immédiat, furent leurs alliés, leurs rivaux, leurs modèles ou leurs complices. Ces journées d’étude se proposent d’analyser de quelles manières les musiciennes ont articulé leurs rapports à cet entourage, afin de repérer à la fois les obstacles et les échecs, mais aussi les atouts, les victoires et les succès rencontrés par les femmes sur le chemin de l’épanouissement musical, hier et aujourd’hui : quelle place pour la musicienne au sein d’un "duo" d’artistes ? En quoi la relation de couple influe-t-elle — ou non — sur la création et la pratique musicales féminine ???

Au-delà des emblématiques Fanny Mendelssohn et Clara Schumann, il s’agira d’étudier les relations qu'ont tissées les musiciennes de toutes les époques, avec des artistes en tous genres (hommes ou femmes et quel que soit l'art pratiqué), dont elles furent compagnes, conjointes, sœurs, ou filles, que ces relations soient de l’ordre de l’équilibre, de la complémentarité, de l’émulation, de la rivalité, de la soumission, de l’effacement, de l’auto-censure...

Comité d’organisation : Caroline Giron-Panel (BnF), Sylvie Granger (CERHIO UMR 5268, Université du Maine), Bertrand Porot (CERHIC, Université de Reims).

Comité scientifique : CReIM http://www.creim.fr/

Lieux des débats : Le Mans, auditorium du Musée d’Archéologie et d’Histoire (Carré Plantagenêt) et amphithéâtre de l’École Supérieure des Beaux-Arts Tours-Angers-Le Mans (ESBA TALM), tous deux situés dans le centre historique de la ville, à proximité immédiate de la Cité fortifiée.

à savoir : Le Mans est à 55 minutes de Paris-Montparnasse en TGV, à 2 heures de Reims, à 3 heures de Lyon ou de Lille…

Les propositions de communications seront envoyées avant le 15 décembre 2012, accompagnées d’un résumé de 2 000 à 3 000 signes et d’un titre explicite, simultanément aux trois adresses suivantes :

caroline.panel@gmail.com
Sylvie.Granger@univ-lemans.fr
bertrand.porot@univ-reims.fr

Cet appel est ouvert aux doctorant.e.s et jeunes chercheurs / chercheuses.

La publication des communications est prévue sur le site du CREIM (après passage en comité de lecture). À consulter : http://www.creim.fr/

 

5 avril 2012Imagining Sound in the Early Nineteenth Century

Cornell University, April 5-6.

Call for Papers

The nineteenth century exhibited a particular fascination with sound and its powers of suggestion. Even as composers were guided by the possibilities afforded by their instruments--the piano in particular--they in turn expanded and redefined the sonic palettes that were available to them, spurred by their inner hearing to explode the limits of orchestration and virtuosity. At times, this inner sound-world swelled past the boundaries of physical and instrumental reality so that it could only be realized in the imagination.

The present conference seeks to think creatively about how traces of the nineteenth-century sonic imagination might be sought and in turn provide an opportunity to reassess our relationships to the repertoire of that period. We welcome proposals dealing with the conference's overarching theme, but we envision that the following topics will emerge as central concerns:

- Early nineteenth-century approaches to sound; the relation between real and imagined sounds

- Nineteenth-century conceptions of earlier music

- Representations of musical sounds and experiences in literature

- Musical sounds invoked by visual representation and journalistic writings

We welcome presentations featuring various formats (lecture demonstration/performance, research paper, etc.) and methodologies (aesthetics, music analysis, music history, performance practice, sound studies, etc.). It is our hope that the conference will generate a wide-ranging yet focused dialogue. To this end, we will ask presenters to share their papers with other participants three weeks before the conference in preparation for a panel discussion.

Keynote addresses will be given by Scott Burnham (Princeton University), Thomas Grey (Stanford University), John Hamilton (Harvard University), and Roberto Poli (New England Conservatory).

Abstracts and proposals (with musical examples) not to exceed 500 words must be submitted by January 15th, 2013 via email to imaginingsound2013 at gmail.com. Paper presentations may not exceed 20 minutes; lecture demonstrations/performances, 30 minutes. Acceptance notices will be sent around February 1st. Drafts of accepted papers must be submitted by March 15th. For more information, please visit our website: http://www.imaginingsound.com

 

5 avril 2012Poètes vos papiers ! Colloque en hommage à Léo Ferré

Vendredi 5 avril 2013 (de 14h à 19h), samedi 6 avril 2013 (de 9h à 13h), au Musée d'Aquitaine de Bordeaux.

Responsabilité scientifique : ARTES (Université de Bordeaux 3), en collaboration avec l'Observatoire Musical Français (Université Paris-Sorbonne).

Organisation : Pascal Pistone, Julie Mansion-Vaquié.

Il y a vingt ans disparaissait Léo Ferré. Grand nom de la chanson française, il savait allier des textes poétiques et engagés à une musique exigeante, tant du point de vue de l'arrangement que de l'orchestration. Artiste sans concession, paradoxal, doté d'une grande sensibilité, Léo Ferré semble aujourd'hui cependant moins diffusé par les médias que ses contemporains Jacques Brel ou George Brassens.

Le présent colloque - dédié à cet éminent représentant de la chanson française - souhaite s'interroger sur l'oeuvre et l'artiste ainsi que sur des thèmes proches. Léo Ferré, anarchiste déclaré, a été maintes fois censuré. L'engagement dans la chanson française est-il encore réel actuellement ? Ce type de talent peut-il encore émerger dans notre société ? L'intransigeance dont il faisait preuve est-elle encore possible ? À l'époque des featurings de toutes sortes, la préservation de l'oeuvre de Ferré semble garantir une authenticité propre au style : est-ce une vision erronée ? La reprise des chansons de l'artiste peut-elle s'apparenter à un hommage dans chaque cas ?

Léo Ferré a voulu contrôler une grande partie de son oeuvre, de la production à la diffusion (cette activité polyvalente peut être comparée à celle d'un Stockhausen dans le domaine de la musique contemporaine). Quels problèmes fait naître une telle attitude en terme de visibilité et de droits après la disparition de l'artiste ? Cette quête d'indépendance est-elle souhaitable aujourd'hui ? A-t-elle même encore un sens de nos jours ?

Toutes les spécialités proches de la littérature et de la musique sont invitées à venir débattre et polémiquer autour de Léo Ferré : analyse, biographie, critique, esthétique de la réception, gender studies, histoire, interprétation musicale, sciences de l'imaginaire, sociologie, titrologie...

Les projets de communication (titre et résumé d'une dizaine de lignes), assortis d'une courte biographie, sont à adresser à Pascal Pistone (pascalpistone@orange.fr) et à Julie Mansion-Vaquié (jmansionvaquie@gmail.com) avant le 30 janvier 2013

 

5 avril 2012 30e Blues à Salaises

 

jass à salaises

À l'origine, il y a trente ans, une poignée de passionnés ont eu envie de partager avec les uns et de faire découvrir aux autres le blues. Jackie Crouail, aujourd'hui maire de Salaise-sur-Sanne, était alors conseiller municipal et participait déjà à cette aventure.

Cette équipe a lancé, en mars 1984, un « Mois du blues » avec à l'affiche Benoit Blue Boy, Memphis Slim, Mojo Band et Paul Personne, alors bien peu connu encore.

Au fil des années Blues à Salaise est devenu une « Nuit du Blues », puis un festival… à l'époque où l'on ne connaissait que le « Cahors Blues Festival » dans ce domaine.

Depuis, le Festival s'est étoffé avec un concert de Gospel en clôture, un concert jeune public le mercredi après-midi, des ateliers pour les écoles, une exposition à la médiathèque Elsa Triolet, des stages pour les guitaristes amateurs, mais aussi des apéritifs musicaux dans les bars de la région…

Pour célébrer cet anniversaire, la nouvelle édition du Salaise Blues Festival se déroulera vendredi 5, samedi 6 et dimanche 7 avril 2013 au foyer Laurent Bouvier.

Retour aux sources, Paul Personne en sera l'invité d'honneur, 30 ans après avoir joué à Salaise pour la première édition.

Cette année comme chaque année, la programma-tion a l'ambition de satisfaire les puristes mais aussi de séduire les novices. Du made in France ou des pointures américaines, du traditionnel ou de l'électrique, de jeunes artistes ou de vieux briscards de la scène, le Salaise Blues Festival est un joyeux mélange de tout cela où la qualité reste le principal fil conducteur.

Au programme

vendredi : Florence Tissier (France), Heritage Blues Orchestra (USA).

Heritage blues orchestra

Samedi : Giroux & Henaux (France), Paul Personne (France).

Dimanche : Golden Gate Quartet.

 

 

 

5 avril 2012Il Barbiere di Siviglia de Rossini à L'opéra de Tours, 5, 7, 9 avril

 

le barbier de Séville

 

Le titre original était Almaviva, ossia l'Inutile Precauzione (Almaviva ou la Précaution inutile) pour éviter un titre déjà utilisé. Opéra-comique en 2 actes et quatre scènes sur un livret de Cesare Sterbini d'après Beaumarchais. Créé au Téatro Argentina de Rome le 20 février 1816, sous la direction de Rossini.

L'action se passe à Séville au xviiie siècle. Le vieux docteur Bartolo veut épouser sa pupille Rosine, mais Rosine est amoureuse du comte Almaviva. Ils bénéficient de la complicité du barbier Figaro, qui introduit Almaviva sous divers déguisement chez le vieux docteur. Il faut compter avec le jésuite Basile sur lequel il ne faut pas trop compter.

Orchestre Symphonique Région Centre- Tours
Choeurs de l’Opéra de Tours
Direction Vincent de Kort

Il Conte Almaviva, Manuel Nunez-Camelino
Figaro, Pierre Doyen
Rosina, Romie Estèves
Bartolo, Luciano Di Pasquale
Basilio, Jean Teitgen
Berta, Sophie Fournie

Mise en scène, Gilles Bouillon
Décors & scénographie, Nathalie Holt
Costumes, Marc Anselmi
Lumières, Marc Delamézière
Dramaturgie, Bernard Pico

 

Présenté en italien, surtitré en français. Tarifs : série E+ (de 7 € à 60 €). Réservations : 02 47 60 20 20
http://www.operadetours.fr

 

5 avril 2012Le Sacre du printemps par les Siècles, un siècle après ! (2 avril au Théâtre de Caen)

par Alain Lambert ——

 

les siècles

Si ça avait été le 1er avril, j'aurais pu reprendre le compte rendu de Gustave Doret sur le 13 mai 1913 [transcrit et annoté par Yvan Beuvard pour musicologie] : Il est triste de songer qu'à notre époque, un public qu'on dit éduqué, ait empêché par sa grossièreté une manifestation dont la sincérité ne peut être mise en doute. Qu'ayant entendu l'œuvre, ce public la couvre d'outrages et de sifflets, c'est son droit. Mais qu'il refuse d'entendre la partition et qu'il ne supporte pas que les gens bien élevés l'écoutent jusqu'au bout afin de se faire un jugement, voilà qui est intolérable.

Bien sûr, le public de ce  2 avril 2013, à quelques exceptions près, a beaucoup apprécié et applaudi. Il n'a même pas été étonné par la rumeur digne d'un John Cage qui, pendant la demi-heure où il s'installait, émanait des musiciens faisant de même, s'installant, s'échauffant, s'accordant, bavardant, laissant fuser des bribes musicales. (+) lire la suite

 

 

5 avril 2012Revue de presse musicale du 5 avril 2013

 

(FR3 Bourgogne) L'augmentation des droits d'inscription au Conservatoire de Dijon ne fait pas l'unanimité

(La Croix) Le noir rayonnement de Claude à l'Opéra de Lyon

(La Nouvelle République) La folle nuit heure par heure

(AFP/Le Point) La Scala de Milan annule une représentation de Macbeth pour grève

(AFP/Voilà) Les Rolling Stones annoncent une mini-tournée en Amérique du Nord

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