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Kerson Leong et Wonny Song : jeune duo coréen-canadien

 

Johannes Brahms, première sonate, en sol majeur, opus 78.
Scott Good, And Dreams rush forth to greet the distance.
Maurice Ravel, Sonate en sol majeur.

Paris, Auditorium du Louvre, 12 mars 2015, par Strapontin au Paradis

Le violoniste Kerson Leong. Photographie © D.R.

Le violoniste Kerson Leong étudie au conservatoire d’Ottawa et bénéficie des enseignements de Zakhar Bron à la Kronberg Academy. Parmi les prix qu’il a reçu, le Premier Prix junior du concours Menuhin d’Oslo (2010), celui du National arts Center d’Ottawa (2013) et Révélations Radio-Canada (2014-2015). Le pianiste Wonny Song, né en Corée du Sud, fait ses études au Curtis Institute of Music de Philadelphie puis aux universités de Montréal et de Toronto. Il collectionne lui aussi des prix internationaux, le plus récent étant le prix Canadian Musician Award (2010).

Ce sont donc deux musiciens ayant deux cultures, mais leur interprétation m’a plutôt semblé marquée par un caractère « américain » plus généreux et libre, que le côté « asiatique » méticuleux et méthodique. C’est bien sûr une schématisation simpliste, mais à cette première écoute de leur concert, c’est bien ce que j’ai essentiellement retenu.

Le pianiste Wonny Song. Photographie © BoHuang.

Après un Brahms plat, sans assez de relief nettement souligné tant sur le plan de la dynamique que celui de l’agogique, ils exécutent une œuvre d’un compositeur canadien Scott Good (né en 1972). Des fragments mélodiques se succèdent sans développement apparent, en changeant constamment leurs facettes, du calme à l’excitation frénétique en passant par de nombreuses expressions intermédiaires. Le point culminant se situe à la fin, dans un grand crescendo accéléré, rendant tout d’un coup l’ensemble de la pièce plus vivace et les deux musiciens plus toniques. À la fin, la Sonate de Ravel manque peut-être un peu de finesse et de subtilité dans les détails (les staccatos après de longues notes, dans le premier mouvement, sont joués secs et quelque peu brusques, sans l’impacte que l’on attend d’habitude), mais ils se montrent très performants dans « Perpetuum mobile », avec un jeu presque saccadé.

Pour terminer, ils offrent Après un rêve de Fauré, était-ce pour calmer leur exaltation ? Et grand bravo au violoniste qui a joué toutes les œuvres par cœur.

 

Strapontin au Paradis, 12 mars 2015

 

Présentations de Kerson Leong, Révélation Classique Radio-Canada 2014-2015

 

 

Wonny Song jouant les Tableaux d’une exposition de Moussorgski (extraits)

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