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Encyclopédie de la musique, index « L »

L : Sigle de la numérotation des œuvres de Domenico Scarlatti selon A. Longo. La numérotation de R. Kirkpatrick  (K) lui est aujourd'hui préférée.

La : Nom de la sixième note de la gamme de do majeur. Dans le système ancien ce nom désignait la sixième et dernière note de l' hexacorde (six notes). Le troisième la en partant du plus grave (la³) est la note de référence pour l'accord des instruments de musique, elle donne le diapason.

La flûte enchantée (opéra de Mozart)

Lai (s. m.)

Lamentation : Texte des versets bibliques du prohète Jérémie sur la destruction de Jerusalem en — 586. Ils dont un choix est chanté dans la liturgie catholique le jeudi, vendredi et samedi saints ( leçons de ténèbres). Ils forment les trois premières leçons de chaque journée. Les lamentations sont constituée de 22 versets chacun. Les quatre premiers ont des acrostiches de l'alphabet hébreux qui permettent de se répérer dans le texte. Le cinquième chapitre ne porte pas d'acrostiches.

Lamento (s. m. de italien : plainte, lamentation) : Pièce de musique à caractère plaintif et douloureux. C'est une lamentation fubèbre en musique. Pour commémorer la mort d'un personnage ( lamento sur la mort de Charlemgne, 814). Dans les drames liturgiques, le planctus, les larmes qu'on verse sur la mort du Christ est un lamento. Au XVIe siècle, le madrigal explore les ressources expressives du lamento et au Au XVIIe siècle, dans l'opéra italien (mais aussi l'oratorio), le lamento devient une forme singulière

Lanciers (quadrille des lanciers) : Quadrille (danse) formé de cinq contredanses : le tiroirs ; les Lignes ; les Moulinets ; les Lanciers. Chaque figure dure 24 mesures sauf la troisième qui en comporte 16.

Ländler (Landler) (mot allemand) : Danse de caractère populaire attestée au XVIIIe siècle en Autriche mais aussi en Allemagne du Sud et en Suissse alémanique. Elle est à trois temps (3/8 ou 3/4) de mouvement lent (valse). On lui donne parfois le nom de Tyrolienne en français.

Langage musical : Expression musicologique assez évasive qui désigne l'ensemble des techniques utilisées dans une œuvre, un ensemble d'œuvres, par un ou plusieurs compositeurs, dans un lieu, au cours d'une époque etc.

Langeleik : Instrument de la musique populaire de Norvège attesté au XVIe siècle. Sorte de Cithare longue et étroite équipée d'une caisse de résonance, comportant une corde mélodique et plusieurs cordes sympathiques (résonantes).

Langeleik

Large (adj.)  : Nom d'une sorte de note dans nos vieilles musiques, de laquelle on augmentoit la valeur en tirant plusieurs traits non seulement par les côtés, mais par le milieu de la note, ce que Muris blâme avec force comme une horrible innovation [Jean-Jacques Rousseau, dict. de musique]

Larghetto (de l'italien, diminutif du mot largo) : plus lent que le mouvement largo - anglais : somewhat quicker and lighter than largo - allemand : kürzer und schneller als Largo

Largo (mot italien = largement) : Mouvement lent - anglais : broad - allemand : breit

Largo assai ( italien ) : extrêmement lent - anglais : very slow - allemand : sehr langsam

Lauda (s. f., italien. Pluriel  : laude, laudi) : Chant populaire italien de caractère religieux privé (non liturgique) attesté en Italie entre les XIII e et XVIII e siècles. Au XIIIe siècle en Italie, des confréries laïques (Laudantes ou laudési, chanteurs de laudes), s'appliquant à chanter les louanges de la Vierge, en faisaient leurs chants de prières ou de procession. C'est un chant de ferveur. Il est monodique, syllabique, comporte des strophes et une ritournelle. Il n'est pas composé dans les modes d'église, les paroles sont plutôt en italien qu'en latin. La lauda tombe en désuétude au XV e siècle. Au siècle suivant, on compose de nouveau des laude en polyphonie, puis elles sont dramatisées en dialogues avec des textes puisés dans les Écritures.

Laudes (latin : louages) : Prière au Christ du matin (font suite aux matines), les laudes sont une des heures les plus importantes et les plus anciennes de la journée liturgique, avec la prière du soir. C'est la prière qui salue la levé du jour, la création et du renouvellement de la lumière.

Launeddas : Triple chalumeau de la musique populaire de Sardaigne. Il a peut-être existé chez les Étrusques, en Égypte ou en Phénicie. Les trois tuyaux sont de longueur différente. Le plus long (tumbu) sert à jouer le bourdon. Le Tuyau moyen (mankosa) est percé de 5 trous, il est accouplé au tuyau le plus long. Le tuyau le plus court (mankosedda), indépendant est également percé de 5 trous — Voir : Associazione Culturale Sonus de Canna

Lǎutar (roumain) : Musicien populaire roumain, Tzigane ou citadin, chef de petit ensemble et à l'origine luthiste, aujourd'hui plutôt violoniste.

Le carnaval des animaux, de Camille Saint-Saëns

Leçons de Ténèbres : Dans la tradition catholique, les leçons constituent les offices de lectures (en l'absence des sacrements). Les Leçons de ténèbres son les lectures faites aux matine du Tridum saint, c'est à dire les jeudi, vendredi et samedi saints Office de ténèbres

Lectrin = lutrin (vieux)

Legato (italien = lié) : Sur la partition, le légato est indiqué par une liaison. Il s'agit de réaliser la section mélodique marquée legato en articulant les notes les unes aux autre de manière a éviter tout silence. C'est à dire qu'il faut exécuter les notes dans leur durée maximale, sans  que le passage d'une note à l'autre ait d'incidence. C'est l'opposé du Staccato, qui en réduisant la durée des notes, ménage un silence entre elles.

Exemple de legato à la partie des altos
dans l'ouverture de Tannhäuser de Richard Wagner

Légère (musique légère) : Ce terme, certainement impropre dans son étymologie, désigne la musique de divertissement et de distraction qu'on distingue de la musique savante (dite aussi musique sérieuse), le jazz ou les musiques dites populaires.

Légèrement (adv.) : Ce mot indique un mouvement encore plus vif que le gai, un mouvement moyen entre le gai et le vite ; il répond à peu près à l'italien vivace [Jean-Jacques Rousseau, dict. de musique].

Lemme (s. m.) : Silence ou pause d'un temps bref dans le rythme catalectique [Jean-Jacques Rousseau, dict. de musique]

Lentamente ( italien ) : lentement - anglais : slowly - allemand : langsam

Lento, tardo ( italien ) : lent - anglais : slow - allemand : langsam

Lerida :  Refrain de chanson satirique qui date du siège de Lerida, en Catalogne, siège que le prince de Condé fut obligé de lever. On donna pendant le XVIIe siècle le nom de lerida à tout couplet satirique.[dict. La Chartre, 1893)

Lentement (adv.) :Ce mot répond à l'italien largo, et marque un mouvement lent ; son superlatif très lentement marque le plus tradif de tous les mouvements [Jean-Jacques Rousseau, dict. de musique].

Leitmotiv (s. m. allemand = motif conducteur) : motif ou thème musical singulier faisant référence à une idée, un personnage, un sentiment, un objet etc. et qui se répète au cours de l'œuvre. Le leitmotiv structure les poèmes symphoniques et les opéras. Il a été employé de manière structurelle et systématique par Richard Wagner — On peut appeler leimotifun motif musical qui se répète souvent au cours d'une œuvre sans aucune référence extra-musicale.


Richard Wagner. Lohengrin, motif du Graal (ouverture)

Lento (italien = lent) :  Mouvement plus lent que l'adagio et plus rapide que le larghetto. Le métronome indique 52 à 65 pulsions par minutes (il s'agit de mouvement et non pas de battue)

Les solistes XXI (ensemble vocal)

Lettres : Les lettres de l'alphabet ont été et sont utilisées en musique. Aujourd'hui les anglos-saxons nomment les notes par des lettres.

Syllabes latines

do

mi

fa

sol

la

si

Lettres anglos-saxonnes

c

d

e

f

g

a

b

L'octave la plus basse est académiquement notée an majuscules = A B C etc.  la suivante en minuscules = a, b, c etc.,  la troisième minuscules bis = a', b', c', etc., puis ter a'', b'', c'' etc.

Particularité allemande : si = h ; si bémol = b

Au Moyen-Âge, dans les tables de solmisation, le clavier des notes, sur deux octaves et demie (la tessiture décente à l'église) étaient indiquées par des lettres majuscules pour l'octave basse, des minuscules pour les suivantes, et des doubles minuscules = G, A, B, C, D, E, F, g, a, b, c, d, e, f, gg, aa, bb, cc, dd (pas de «si»). Mais la solmisation correspondante état indiquée par les syllabes latines.

Lever la jambe : Danser le chahut (dict. Lachartes 1893)

Liaison : 1.Ligne courbe ambrassant deux ou plusieurs notes, prescrivant un jeu legato (voir ce terme plus haut), lié. Le mouvement d'une note à l'autre ne provocant aucun silence. — 2. Ligne courde rejoignant deux notes de même hauteur (deux mêmes notes). Cette liaison est une ligature qui indique qu'il faut laisser durée des notes  sans les rejouer.

Tableaux d'une exposition de Modest Mousorgski (1874)

Dans cette exemple les quatre liaisons du dessus sont des indication de jeu legato. Les trois dernières liaison concernent des notes détachées (surmontées d'un trait) ou staccato et détachées (surmontées d'un point et d'un trait). Ce sont formellement des indications contradictoires. Il s'agit alors d'intention de jeu, de phrasé et de respiration. La liaison qui lie les deux premières notes, après le silence dans la portée du haut indique qu'il faut tenir le 1 noire et une croche, c'est à dire jusqu'au fa de la double croche

Jean-Jacques Rousseau, dict. de musique :  LIAISON , s. f. II y a liaison d'harmonie et liaison de chant. La liaison a lieu dans l'harmonie lorsque cette harmonie procède par un tel progrès des sons fondamentaux, que quelques-uns des sons qui accompagnoient celui qu'on quitte demeurent et accompagnent encore celui où l'on passe : il y a liaison dans les accords de la tonique et de la dominante, puisque le même son fait la quinte de la première et l'octave de la seconde: il y a liaison dans les accords de la tonique et de la sous-dominante, attendu que le même son sert de quinte à l'une et d'octave à l'autre : enfin il y a liaison dans les accords dissonants toutes les fois que la dissonance est préparée , puisque cette préparation elle-même n'est autre chose que la liaison. (Voyez PRÉPARER.)
La liaison dans le chant a lieu toutes les fois qu'on passe deux ou plusieurs notes sous un seul coup d'archet ou de gosier, et se marque par un trait recourbé dont on couvre les notes qui doivent être liées ensemble. Dans le plain-chant on appelle liaison une suite de plusieurs notes passées sur la même syllabe , parceque sur le papier elles sont ordinairement attachées ou liées ensemble. Quelques-uns nomment aussi liaison ce qu'on nomme plus proprement syncope. (Voyez SYNCOPE.)

Liban (musique et musicologie au Liban)

Liber Argumentorum & Liber specierum(anonyme sur la musique XIe)

Libera (chanter le libera) : Chanter la prière des morts. Latinisme. Libera est l'impératif du verbe liberare, délivrer.

Libero ( italien ) : libre - anglais : free - allemand : frei

Libretailleur (s. m.] : Librettiste sans talent, qui taille dans le répertoire d'autrui (dict. Lachartre 1893)

Licence ( s. f.) :  Liberté que prend le compositeur, et qui semble contraire aux règles , quoiqu'elle soit dans le principe des règles ; car voilà ce qui distingue les licences des fautes. Par exemple , c'est une règle en composition de ne point monter de la tierce mineure ou de la sixte mineure à l'octave. Cette règle dérive de la loi de la liaison harmonique , et celle de la préparation. Quand donc on monte de la tierce mineure ou de la sixte mineure à l'octave , en sorte qu'il y ait pourtant liaison entre les deux accords, ou que la dissonance y soit préparée, on prend une licence; mais s'il n'y a ni liaison ni préparation, l'on fait une faute. De même c'est une règle de ne pas faire deux quintes justes de suite entre les mêmes parties, surtout par mouvement semblable; le principe de cette règle est dans la loi de l'unité de mode. Toutes les fois donc qu'on peut faire ces deux quintes sans faire sentir deux modes à-la-fois , il y a licence, mais il n'y a point de faute. Cette explication étoit nécessaire, parceque les musiciens n'ont aucune idée bien nette de ce mot licence. Comme la plupart des règles de l'harmonie sont fondées sur des principes arbitraires, et changent par l'usage et le goût des compositeurs, il arrive de là que ces règles varient , sont sujettes à la mode, et que ce qui est licence en un temps ne l'est pas dans un autre. Il y a deux ou trois siècles qu'il n'étoit pas permis de faire deux tierces de suite , surtout de la même espèce ; main-tenant on fait des morceaux entiers tout par tierces. Nos anciens ne permettoient pas d'entonner diatoniquement trois tons consécutifs; aujourd'hui nous en entonnons sans scrupule et sans peine autant que la modulation le permet. II en est de même des fausses relations de l'harmonie syncopée, et de mille autres accidents de composition, qui d'abord furent des fautes, puis des licences, et n'ont plus rien d'irrégulier aujourd'hui [Jean-Jacques Rousseau, dict. de musique]

Lichanos (s. m) : C'est le nom que portoit parmi les Grecs la troisième corde de chacun de leurs deux premiers tétracordes, parceque cette troisième corde se touchoit de l'index, qu'ils appeloient lichanos. La troisième corde à l'aigu du plus bas tétracorde, qui étoit celui des hypates, s'appeloit autrefois lichanos hypaton, quelquefois hypatondiatonos, enharmonios, ou chromatike, selon le genre. Celle du second tétracorde, ou tétracorde des moyennes, s'appeloit lichanos-méson, ou mésondiatonos, etc. [Jean-Jacques Rousseau, dict. de musique]

Lied (mot allemand = chanson) : Ce mot en allemand désigne ce qui est chanté. En musique, dans la pratique courante, ce mot désigne plus ou moins les romances romantiques et aussi elles des époques suivantes.

Liées>(adj.) : On appelle notes liées deux ou plusieurs notes qu'on passe d'un seul coup d'archet sur le violon et le violoncelle, ou d'un seul coup de langue sur la flûte et le hautbois, en un mot toutes les notes qui sont sous une même liaison [Jean-Jacques Rousseau, dict. de musique]

Ligature (s. f.) : Dans la notation médiévale ou grégorienne, il s'agit de la réunion de deux ou plusieurs neumes entre eux par un trait de plume, et constuituent des indications rythmiques. ——   Jean-Jacques Rousseau, dict. de musique : C'étoit dans nos anciennes musiques l'union par un trait de deux ou plusieurs notes passées, ou diatoniquement , ou par degrés disjoints sur une même syllabe. La figure de ces notes, qui étoit carrée, donnoit beaucoup de facilité pour les lier ainsi; ce qu'on ne sauroit faire aujourd'huiqu'au moyen du chapeau, à cause de la rondeur de nos notes. La valeur des notes qui composaient la ligature varioit beau-coup selon qu'elles montoient ou descendoient, selon qu'elles étoient différemment liées, selon qu'elles étoient à queue ou sans queue, selon que ces queues étoient placées à droite ou à gauche, ascendantes ou descendantes, enfin selon un nombre infini de règles si parfaitement oubliées à présent, qu'il n'y a peut-être pas en Europe un seul musicien qui soit en état de déchiffrer des musiques de quelque antiquité.

Ligne (s. f) : Les lignes de musique sont ces traits horizon-taux et parallèles qui composent la portée, et sur lesquels, ou dans les espaces qui les séparent , on place les notes selon leurs degrés. La portée du plain-chant n'est que de quatre lignes; celle de la musique a cinq lignes stables et continues , outre les lignes postiches qu'on ajoute de temps en temps au-dessus ou au-dessous de la portée pour les notes qui passent son étendue. Les lignes, soit dans le plain-chant, soit dans la musique, se comptent en commençant par la plus basse. Cette plus basse est la première ; la plus haute est la quatrième dans le plain-chant, la cinquième dans la musique. (Voyez PORTÉE.) [Jean-Jacques Rousseau, dict. de musique]

Limma (s.m.) : Intervalle de la musique grecque, lequel est moindre d'un comma que le semi-ton majeur, et, retranché d'un ton majeur, laisse pour reste l'apotome. Le rapport du limma est de 243 à 256, et sa génération se trouve, en commençant par ut, à la cinquième quinte si; car alors la quantité dont ce si est surpassé par l'ut voisin est précisément dans le rapport que je viens d'établir. Philolaüs et tous les pythagoriciens faisoient du limma un intervalle diatonique qui répondoit à notre semi-ton majeur : car, mettant deux tons majeurs consécutifs, il ne leur restoit que cet intervalle pour achever la quarte juste ou le tétracorde; en sorte que, selon eux, l'intervalle du mi au fa eût été moindre que celui du fa à son dièse. Notre échelle chromatique donne tout le contraire. [Jean-Jacques Rousseau, dict. de musique]

Linos (s. n.) : Sorte de chant rustique chez les anciens Grecs : ils avoient aussi un chant funèbre du même nom, qui revient à ce que les Latins ont appelé ncrnia. Les uns disent que le linos fut inventé en Égypte; d'autres en attribuoient l'invention à Li-nus, Eubéen. [Jean-Jacques Rousseau, dict. de musique]

Lira-tedesca : mot italien pour vielle à roue

Lirone : (Université de Caen)

L'istesso tempo, lo stesso tempo, medesimo tempo ( italien ) : le même mouvement, au même mouvement - anglais : the same speed, the same pace - allemand : im gleichen Tempo, dasselbe Zeitmaß

Litanie (s. f.) : Prière psalmodiée sur des formules mélodiques simples et monotones.

Lithopone (s. m.) : Instrument idiophone à percussion formée de pierres accordées. Il est répandu en Chine et au Moyen-Orient sous diverses formes.

Liturgie (s. f.) : Ensemble des règles qui régissent l'organisation du culte catholique.

Lituus : Trompette en bronze en forme de pipe (comme le cor des Alpes) utilisée au combat par les romain de l'Antiquité. Au XVIIe siècle, on a donné le nom de lituus  au cornet et au cromorne.

Livre ouvert, à livre ouvert, ou à l'ouverture du livre (adv.) :  Chanter ou jouer à livre ouvert, c'est exécuter toute musique qu'on vous présente en jetant les yeux dessus. Tous les musiciens se piquent d'exécuter à livre ouvert; mais il y en a peu qui, dans cette exécution, prennent bien l'esprit de l'ouvrage, et qui, s'ils ne font pas des fautes sur la note, ne fassent pas du moins des contre-sens dans l'expression. (V. EXPRESSION.). [Jean-Jacques Rousseau, dict. de musique]

Livre vermeil de Montserrat : Ensemble de manuscrits de la fin du XIVe siècle, contenant 10 chants et danses d'église.

Livret (s. m.) : On désigne par livret le texte des grandes oeuvres lyriques : opéra, opéra-comique oratorios, passions

Lombard (rythme lombard) : Très utilisé au XVIe et XVIIe siècles, on l'appelait le « rythme boiteux ». Il est la succession d'une brève accentuée et d'une note trois fois plus longue (en englais scotch snap ; en allemand lombardischer Rhytmus)).

Exemple de rythme lombard

Longue (s. f) C'est, dans nos anciennes musiques, une note carrée avec une queue à droite, ainsi q. Elle vaut ordinaire-ment quatre mesures à deux temps, c'est-à-dire deux brèves; quelquefois elle en vaut trois, selon le mode. (Voyez MODE.) [Muris et ses contemporains avoient des longues de trois espèces; savoir, la parfaite, l'imparfaite, et la double. La longue parfaite a, du côté droit, une queue descendante, p ou il. Elle vaut trois temps parfaits; elle s'appelle parfaite elle-même, à cause, dit Muris, de son rapport numérique avec la Trinité. La longue imparfaite se figure comme la parfaite, et ne se distingue que par le mode : on l'appelle imparfaite parcequ'elle ne peut marcher seule, et qu'elle doit toujours être précédée ou suivie d'une brève. La longue double contient deux temps égaux imparfaits; elle se figure comme la longue simple, mais avec une double largeur, Muris cite Aristote pour prouver que cette note n'est pas du plain-chant. Aujourd'hui le mot longue est le corrélatif du mot brève. (Voyez BRÈVE.) Ainsi toute note qui précède une brève est une longue.Jean-Jacques Rousseau, dict. de musique]

Loure (s. f.) : danse française du XVIIe siècle à 6/4 au mouvement modéré —— Jean-Jacques Rousseau, dict. de musique] : Sorte de danse dont l'air est assez lent, et se marque ordinairement par la mesure à 4. Quand chaque temps porte trois notes, on pointe la première, et l'on fait brève celle du milieu. Loure est le nom d'un ancien instrument semblable à une musette, sur lequel on jouoit l'air de la danse dont il s'agit. [Jean-Jacques Rousseau, dict. de musique]

Jean-Sebastian Bach : Loure en sol majeur
de la 5e suite française BWV 816

Louré (adj.) : Jouer à la manière de la loure,  en acentuant et en détachant légèrement les notes.

Lourer (v. a. et n.) :  C'est nourrir les sons avec douceur, et marquer la première note de chaque temps plus sensiblement que la seconde, quoique de même valeur.[Jean-Jacques Rousseau, dict. de musique]

Ludus melothedicus (écrit anonyme sur la musique du XVIIIe)

Lur : Instrument à vent en bronze attesté dans les pays nordiques entre les XIIe et VIe siècles av.


lur

 

Luth(s. m.) : Instrument à cordes pincées. Il est caractéristique par la forme bombée et les côtes de sa caisse de résonnance et par l'angle du cheviller par rapport au manche. Sa facture, très ancienne est attestée à l'antiquité.

 

Lutherie & lutherie ancienne

Luthier (s. m.] Ouvrier qui fait des violons, des violoncelles, et autres instruments semblables. Ce nom, qui signifie facteur de luths, est demeuré par synecdoque à cette sorte d'ouvriers, parcequ'autrefois le luth étoit l'instrument le plus commun et dont il se faisoit le plus. [Jean-Jacques Rousseau, dict. de musique]

Lutrin (s. m.) : Pupitre de chœur sur lequel on met les livres de chant dans les églises catholiques. [Jean-Jacques Rousseau, dict. de musique]

Lychanos = Lichanos

Lydien (adj.) : Mode de la musique grecque antique et par analogie et erreur, nom donné parfois depuis le Moyen-Âge au 5e mode d'église ou grégorien ——   Jean-Jacques Rousseau, dict. de musique : Nom d'un des modes de la musique des Grecs, lequel occupoit le milieu entre l'éolien et l'hyperdorien. On l'appeloit aussi quelquefois mode barbare, parcequ'il portoit le nom d'un peuple asiatique. Euclide distingue deux modes lydiens; celui-ci proprement dit, et un autre qu'il appelle lydien grave, et qui est le même que le mode éolien, du, n'oins quant à sa fondamentale. (Voyez MODE.) Le caractère du mode lydien étoit animé, piquant, triste ce-pendant, pathétique et propre à la mollesse, c'est pourquoi Platon le bannit de sa République. C'est sur ce mode qu'Orphée apprivoisoit, dit-on, les bêtes mêmes, et qu'Amphion bàtit les murs de Thèbes. Il fut inventé, les uns disent par cet Amphion, fils de Jupiter et d'Antiope; d'autres par Olympe, Mysien, discipple de Marsyas ; d'autres enfin par Mélampides; et Pindare dit qu'il fut employé pour la première fois aux noces de Niobé.

Lyre (s. f.) :  Instrument cordophone attesté depuis l'antiquité. Il est caractérisé par une caisse de résonance aux forme variée selon les lisux et époques à laquelle sont fixés deux bras qui soutiennent un joug sur lequele les cordes sont fixées.

Lyre sumérienne, 3e millénaire av.

Lyre-guitare (s.f.) : (ou guitar-lyre) Instrument en vogue au XIXe siècle dont la caisse imite la forme de la lyre.

Guitare-lyre J. G. Thielemann, Berlin vers 1800
(Institut de musicologie, Berlin)

Lyrique (adj.) : Qui appartient à la lyre. Cette épithète se donnait autrefois à la poésie faite pour être chantée et accompagnée de la lyre ou cithare par le chanteur, comme les odes et autres chansons, à la différence de la poésie dramatique ou théâtrale, qui s'accompagnoit avec des flûtes par d'autres que le chanteur; mais aujourd'hui elle s'applique au contraire à la fade poésie de nos opéras, et, par extension, à la musique dramatique et imitative du théâtre. (Voyez IMITATION.)

Lytierse : Chanson des moissonneurs chez les anciens Grecs [dictionnaire de la musique Jean-Jacques Rousseau]

 

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